Archives de l’auteur : pifaumage
Bourse aux poissons et oiseaux à Reims le 27 Mars 2022
Bourse aquariophile le 13 mars 2022 à Faulquemont
Les mycobactérioses des poissons transmissibles à l’homme…
Les mycobactérioses des poissons transmissibles à l’homme sont probablement sous-diagnostiquées. Plusieurs outils permettent de les dépister et d’identifier les mycobactéries responsables.
Certaines mycobactéries qui infectent ou colonisent des poissons sont transmissibles à l’homme, provoquant des lésions cutanées dont l’évolution est parfois invalidante.
Elles sont fréquemment observées et probablement sous-diagnostiquées chez les poissons d’aquarium et, dans une moindre mesure, d’élevage.
Des traitements antibiotiques existent pour l’homme, mais ils sont longs et ne préviennent pas toujours les séquelles.
Chez les poissons, en raison de la persistance des mycobactéries dans le milieu aquatique, de l’absence de traitements efficaces et du caractère chronique de la maladie, les conséquences sont souvent sévères et nécessitent le plus souvent un vide sanitaire après l’élimination des animaux infectés.
Des mesures de prévention de la contamination sont également indispensables.
Bourse aquariophile le 12 mars 2022 à Argenteuil
Kihnichthys ufermanni – 1er article
Kihnichthys ufermanni – ALLGAYER, 2002

Kihnichthys ufermanni, le cichlidé Usumacinta, est une espèce de cichlidé trouvé dans le système du Rio Pasión, un affluent de la rivière Usumacinta à Petén, situé au Guatemala.
Cette espèce est le seul membre connu de son genre, mais plusieurs de ses caractéristiques, en particulier ses dents de ciseau, sont partagées avec le genre Cincelichthys ce qui pourrait à moyen termes conduire à fusionner les deux genres en un seul, mais, à ce stade, la question n’est pas encore entièrement résolue ni tranchée.

Le nom générique de « Kihnichthys » rend hommage à l’ichtyologiste guatémaltèque Pablo Herman Adolfo KIHN PINEDA tandis que le nom spécifique rend hommage à l’aquariophile allemand, et ami de Robert ALLGAYER, Alfred UFERMANN qui est décédé en 2000.
–
Méthode WALSTAD – Les plantes
Les plantes compatibles avec la méthode WALSTAD
En règle générale, ce sont des plantes à croissante lente ou très lente !
- Alternanthera (Toutes variétés)

- Ammannia sp bonzaï
Herichthys tamasopoensis – 4ème partie
Herichthys tamasopoensis, ARTIGAS AZAS, 1993
De nombreux aquariophiles et plus particulièrement des cichlidophiles ont entendu parler de la ville de Tamasopo, dans l’État mexicain de San Luis Potosí.
Tamasopo est situé dans les contreforts de la Sierra Madre Oriental, dans la région de Huasteca, du nom du peuple indien indigène de la région.
Tamasopo est célèbre pour ses cascades enchanteresses dans une forêt tropicale luxuriante
Le Rio Tamasopo est un affluent du Rio Panuco.
Les cascades de Tamasopo se trouvent à proximité, un groupe de trois cascades qui forment une cascade qui tombe violemment dans un puits de 5 mètres de profondeur, sur les rives duquel se trouvent de belles plages.
Tamasopo est un lieu touristique populaire dans les montagnes, bien connu pour ses cours d’eau pittoresques, ses cascades, ses belles piscines d’eau minérale bleue et ses cavernes où l’on peut nager et profiter de la fraîcheur de l’eau contrastant avec l’air chaud.

Xiphophorus montezumae.
Certains aquariophiles ont certainement même entendu parler du Rio Tamasopo et peuvent même être familiers avec l’un des beaux poissons qui vivent dans ces eaux, le « sabre de Montezuma » (Xiphophorus montezumae).
Mais il y a d’autres joyaux nageant dans ces eaux et ce n’est pas celui-là qui nous intéresse.

C’est un cichlidé qui a été négligé pendant de nombreuses années, jusqu’à ce que Juan Miguel ARTIGAS AZAS l’examine de plus près et se rende compte qu’il s’agissait de quelque chose de différent, en fait d’une nouvelle espèce de cichlidé non décrite.
Jusqu’à ce jour, chose incroyable, personne n’y avait prêté attention.

Finalement, Juan Miguel ARTIGAS AZAS a décrit ce poisson comme Herichthys tamasopoensis en 1993.

Juan Miguel ARTIGAS AZAS.
Les Herichthys tamasopoensis appartiennent à la même famille que le seul cichlidé originaire des États-Unis, le cichlidé du Texas (Herichthys cyanoguttatus), mais ils sont plus petits et font environ la moitié de la taille de ce poisson, ont un corps plus mince, et sont beaucoup plus paisibles.
Herichthys tamasopoensis est magnifiquement marqué avec des centaines de taches semblables à des perles sur tout son corps de couleur olive à grise, et il a sept taches noires le long de ses flancs, mais quand ces poissons sont en tenue de reproduction, ils brillent vraiment.
Les taches deviennent presque comme des rayures et, chez certains spécimens, tout le flanc, du milieu du dos au pédoncule caudal, devient presque noir.
La moitié avant du corps prend une teinte bleu pâle éclatante et chez les mâles, les joues et la dorsale deviennent rouge rosé.
Certains mâles matures développeront également une bosse nucale enflée sur la tête.
Avec des couleurs comme celles-ci et un comportement beaucoup plus civil que leurs cousins du Texas, c’est une merveille qu’ils ne soient pas plus populaires chez les cichlidophiles.
Le cichlidé du Rio Tamasopo se trouve, évidemment, dans le Rio Tamasopo, où l’eau est claire et coule sur des rochers et du gravier.
Dans ce lieu magique, Herichthys tamasopoensis semble privilégier l’eau propre et bien oxygénée au pied des cascades.
A savoir que le Rio Tamasopo est principalement rocheux et ne possède pas beaucoup de plantes aquatiques endémiques, mais les roches sont couvertes d’algues et d’aufwuchs, qui se trouvent être les aliments préférés du cichlidé Tamasopo.

Plus en aval, on trouve également dans le Rio Ojo Frio, le Rio Gallinas et enfin le Rio Pánuco.
Tout au long de son aire de répartition, la température de l’eau varie d’assez chaude à fraiche, ce qui montre que cette espèce n’est pas très exigeante quant à la température de l’eau.

L’eau des Rio dans lesquels évolue Herichthys tamasopoensis est riche en minéraux avec un pH de 7,8 à 8,0, ce qui explique qu’en captivité et en aquarium, Herichthys tamasopoensis préfère une eau plus dure et plus alcaline.
La maintenance de cette espèce de cichlidé n’est pas exceptionnelle mais elle s’adresse à l’aquariophile un peu expérimenté et surtout soucieux de se lancer dans l’élevage d’un cichlidé atypique et demandant quelques précautions pour son élevage.

Bourse aquariophile le 6 mars 2022 à Nancray
Bourse aquariophile le 6 mars 2022 à Nancray
Bourse aquariophile le 6 mars à Florange
Paraneetroplus gibbiceps – Article n°1 (Répartition & Taxonomie)
Paraneetroplus gibbiceps – STEINDACHNER, 1864
La plupart des cichlidés néotropicaux occupent des habitats lentiques dans les rivières et les ruisseaux; mais il existe également un certain nombre d’espèces rhéophiles moyennement à fortement adaptées.
La diversité des cichlidés s’explique à la fois par les soins avancés du couvain, leur morphologie particulière, leur adaptation physiologique aux milieux dans lesquels ils vivent et par bien d’autres critères qui font la richesse et expliquent l’engouement que ces cichlidés suscitent chez les aquariophiles.
Ces dernières comprennent entre autres de nombreuses espèces de Crenicichla et les genres Teleocichla et Retroculus, qui sont distribués principalement dans les hauts plateaux brésiliens et guyanais, mais l’Amérique du sud n’est pas la seule à compter ce type de poisson : il en existe aussi en Amérique centrale !
La majorité des cichlidés néotropicaux se nourrissent d’une variété d’invertébrés et de certaines matières végétales, parmi toutes ces espèces, il en existe quelques-unes appartenant au genre méconnu « Paraneetroplus ».
Ces espèces se sont spécialisés pour vivre dans leur biotope et présentent des caractères physiques particuliers, souvent proches de certains cichlidés africains.

Paraneetroplus gibbiceps est l’une des ces espèces, parfaitement méconnue du grand public des aquariophiles, parfois maintenu par quelques cichlidophiles curieux et à l’affut de la nouveauté et du poisson qui sort du commun.

La maintenance de cette espèce est aussi particulière et exigeante, ce qui explique aussi sa faible diffusion dans le monde aquariophile.
Bref, une découverte de Paraneetroplus gibbiceps s’imposait !


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.