15 éme salon de l’Aquariophilie et Terrariophilie à Antibes le 5 et 6 mai 2018

Mis en avant

Samedi 5 et Dimanche 6 Mai 2018, l’association Aquario-passion organise sa 18ème Bourse aux Poissons et Coraux, dans le cadre du 15ème  Salon Azuréen de l’Aquariophilie et de la terrariophilie.

Programme :
08.00 – 11.00 : Accueil des Poissons et Coraux
10.00 : Ouverture salon au public
12.00 – 13.00 : Contrôle sanitaire de la bourse
13.00 : Ouverture de la bourse aux membres AP et AFC (vente des Poissons et Coraux)
13.15 : Ouverture de la bourse au public (vente des Poissons et Coraux)
18.00 : Fermeture du Salon
Uniquement Dimanche 6 Mai 2018
17.00 : Tirage des gagnants des bons de soutien à l’Association
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Organisé par l’association Aquario-Passion. Sur place, les visiteurs trouveront poissons et plantes d’eau douce, poissons marins et coraux, reptiles, araignées, et matériels divers. De nombreux aquariophiles et terrariophiles, amateurs ou professionnels, présenteront animaux et matériels. Chaque jour, une bourse aux poissons d’élevages amateurs se déroule à partir de 13h15. Une tombola est aussi organisée avec vente de bons au profit de l’association (tirage au sort le dimanche à 17h)
Buvette et restauration sur place en continu. Entrée libre.
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Renseignements et réservations :
Aquario-passion au 04 93 33 50 53 (entre 18h30 et 21h SVP).
E-mail sur site :

www.aquario-passion.com ou titus06@9online.fr ou aquariopassion06@gmail.com

Site

http://www.antibesjuanlespins.com/fr/evenements/15e-salon-azur%C3%A9en-daquariophilie-et-de-terrariophilie

JOURNÉE AQUARIOPHILE avec BOURSE AUX POISSONS à Marseille – septembre 2018

Les nouveaux Crenicichla d’Argentine : Crenicichla taikyra

Crenicichla taikyra, Casciotta, Almirón, Aichino, Gómez, Piálek & Říĉan, 2013

  

Description

Crenicichla taikyra, une nouvelle espèce, a été découvert dans le Rio Paraná, en Argentine.

Cette espèce se distingue principalement des autres espèces du genre Crenicichla par la combinaison de caractères suivants :

  • une bande suborbitale bien développée,
  • absence de points noirs épars sur les flancs.
  • des dents molariformes sur les mâchoires du pharynx (cet état de caractère est apparu plusieurs fois chez des espèces non apparentées).

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BIOTOPE : La rivière Iguazu au Brésil

Un biotope extraordinaire : La rivière Iguazu

La rivière Iguaçu, connue dans le monde entier pour la beauté de ses chutes, a, comme démontré dans ce livre (voir PDF), une autre chose précieuse qui doit être reconnue comme exceptionnelle par l’humanité: le taux élevé d’endémisme de son ichtyofaune.

Il est montré que 70% des espèces de poissons ne se trouvent nulle part ailleurs sur la planète. Ceci, en même temps que est un privilège pour la région, c’est aussi un sujet de profonde préoccupation.

 

La rivière Iguazu (en portugais: Rio Iguaçu [.i.u iɡwasu], espagnol: Río Iguazú [ri.o iɣwasu] également appelé Rio Iguassu) est une rivière au Brésil et en Argentine.

C’est un affluent important de la rivière Paraná. La rivière Iguazu a une longueur de 1 320 kilomètres (820 milles) et un bassin versant de 62 000 kilomètres carrés (24 000 milles carrés).

L’Iguazu est originaire du Parc d’État Serra da Baitaca, créé en 2002, dans les montagnes côtières de la Serra do Mar, dans l’État brésilien du Paraná.

Pour 1 205 kilomètres (749 mi), à sa confluence avec la rivière San Antonio, l’Iguazu coule vers l’ouest à travers l’État de Paraná, au Brésil.

En aval de la confluence, la rivière Iguazu forme la frontière entre le Brésil et la province argentine de Misiones. Continuant vers l’ouest, la rivière tombe d’un plateau, formant les chutes d’Iguazu. Les chutes se trouvent dans les parcs nationaux du Brésil, du parc national d’Iguaçu et de l’Argentine, dans le parc national d’Iguazú. Il se déverse dans le fleuve Paraná au point où se rejoignent les frontières de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay, une zone connue sous le nom de « Triple Frontier ».

Malheureusement l’occupation du bassin hydrographique Iguaçu est parmi les plus touchés par ces facteurs. Ses sections haute et moyenne reçoivent énormément pollution urbaine et industrielle, tandis que la partie basse est modifiée par des réservoirs. En même temps, des prospections réalisées dans le bassin du Paraná que ce bassin contient, proportionnellement, le plus grand nombre d’espèces introduites. Leur participation, comme on le verra dans la liste des espèces de ce travail, représente près de 30% du total.

Les activités agricoles et d’élevage ont un impact sur l biotope d’origine de ces poissons. La présence de source de pollution a été observée tout le long du cours de la rivière, car, en plus de la pollution liée à l’agriculture (utilisation des pesticides, ordures…), il existe d’autres sources de pollution diffuses.

Compte tenu de l’importance de la rivière Iguaçu, il devient vital que les autorités locales accordent une plus grande attention aux activités communautaires présentes sur la rivière et les autorités doivent s’efforcer d’atténuer les impacts causés par différentes activités humaines.

 

Faune de l’Iguazu

Peixes do baixo rio Iguaçu

Environ 100 espèces de poissons sont originaires de la rivière Iguazu et plusieurs espèces non décrites sont connues. La plupart des espèces de poissons dans la rivière sont des poissons-chats, des characiformes et des cichlidés.

Environ 70% sont endémiques, qui sont en grande partie liés aux chutes, servant à la fois de foyer pour les espèces rhéophiles et d’isolant les espèces au-dessus et au-dessous.

Cela signifie également que, à l’exception de la Steindachneridion melanodermatum menacée dans la partie inférieure, les grands poissons migrateurs connus dans une grande partie du bassin du Paraná sont naturellement absents d’Iguazu.

Près d’une trentaine d’espèces introduites se trouvent dans la rivière, dont environ un tiers provient d’autres continents (comme la carpe, l’achigan à grande bouche, le tilapia et le silure africain) et le reste d’Amérique du Sud (dorade, Cichla kelberi, pacu, Brycon hilarii, Prochilodus lineatus et Odontesthes onariensis).

Crenicichla de l’Iguazu : Crenicichla iguassuensis

Crenicichla iguassuensis, Haseman, 1911

 

Confirmé comme espèce issue d’Argentine par Casciotta, J, A. Almirón, L. Ciotek, P. Giorgis, O. Říčan, L. Piálek, K. Dragová, Y. Croci, M. Montes, J. Iwaszkiw et A. Puentes (2016):

Les Crenicichla du Río Iguassu sont particulièrement difficiles à identifier, car en plus de Crenicichla iguassuensis, Crenicichla tesay et une nouvelle espèce encore non décrite sont aussi des spécimens occasionnels avec des lèvres bien développées.

Cela signifie qu’au sein d’une même espèce, il peut y avoir une série de formes qui semblent ne pas appartenir à la forme de la tête, mais qui font néanmoins partie de la même espèce.

Crenicichla iguassuensis, semble se satisfaire d’un bac de 400 à 500 litres dont il faudra assurer des renouvellements partiels d’eau régulier et surtout il faudra lui offrir une filtration très puissante, supérieure à 10  fois le volume du bac.

Son comportement agité et turbulent, sa grande bouche laissent à penser que cette espèce pourrait présenter des problèmes dans un plus bac de dimensions plus réduites ou peut être avec moins avec un mouvement de brassage de l’eau.

Description

Crenicichla iguassuensis se distingue des autres espèces par la combinaison suivante de caractéristiques principales:

  • la présence de rayures suborbitales bien marquées,
  • les flancs avec 4-6 points en dessous de la ligne latérale supérieure,
  • l’extrémité arrière se prolonge au-dessus de corps de pédoncule caudal parsemé de nombreuses taches irrégulières et absence de rayures verticales sur les flancs.

C’est une espèce de taille moyenne à grande qui peut atteindre la longueur standard de 25 cm.

Le corps est allongé et sa hauteur correspond à 4 à 5 fois dans la longueur standard.

Le nez est court.

Dans certains cas, la mâchoire inférieure peut dépasser légèrement la mâchoire supérieure.

La ligne latérale est divisée à proximité du flanc de Mita. La nageoire dorsale  a de 21 à 22 rayons épineux et de 9 à 12 rayons mous et sa partie molle pourrait se terminer en un point. La nageoire anale a 3 rayons épineux et 8 à 9 rayons mous.

Les nageoires pectorales sont arrondies et les pelviennes sont pointues. La nageoire caudale est arrondie.

La couleur d’arrière-plan est grise.

Les écailles de la ligne latérale sont plus claires que les autres. La tête a une bande pré orbitale de couleur grise foncée entre l’œil et le nez et une bande suborbitale entre l’œil et le pré opercule. Cette ligne suborbitale est de couleur noire.

Les flancs ont 4 à 6 points en dessous de la ligne latérale supérieure, le plus postérieur s’étendant sur le pédoncule caudal. Le corps est parsemé de nombreuses taches irrégulières. Il n’a pas de rayures verticales sur les flancs.

Le corps est parsemé de nombreuses taches irrégulières. Il n’y a pas de rayures verticales sur les flancs du poisson. Les nageoires dorsale, anale et caudale sont couvertes de nombreuses taches sombres.

La nageoire caudale a une tache sombre, bien séparée de la base de la nageoire caudale, entourée d’un anneau de couleur claire.

G: Male                                                                                                 H: Femelle

La femelle est plus petite, plus claire que le mâle. Résistant avec des poissons de taille proche. L’agressivité intraspécifique n’est notée que pendant la période de frai.

Comme pour les autres Crenicichla, la croissance des alevins est rapide. La durée de de vie est estimée entre 2-2,5 ans.

 

Eau

Température située entre 22-26 °

dH : 6-10 °,

Le pH de l’eau sur le site de prélèvement est d’environ 7.

 

Élevage

La maturité sexuelle a lieu avant l’année. Ils apparaissent dans un aquarium commun. En tant que substrat, des abris sont utilisés dans l’aquarium. Les parents prennent soin de leur progéniture.

Les créneaux diffèrent dans le corps allongé du brochet et la bouche profondément coupée. Jusqu’à récemment, de nombreuses espèces de ces poissons nous ont été importées, mais pour la  plupart des aquariophiles, elles semblent trop grandes ou «inappropriées» même pour les grands aquariums.

Les poissons de ce genre préfèrent exister dans les grottes, les grottes et les abris, où ils se reproduisent. Il est préférable d’avoir beaucoup de goulots d’étranglement longs créés en utilisant des tuyaux en PVC.

Ces poissons atteignent une longueur de 25 cm à l’âge adulte, ce sont des poissons prédateurs. Le bac qui accueillera ces poissons devra disposer d’une filtration puissante et d’une aération auxiliaire qui l’est tout autant. Des remplacements hebdomadaires de l’eau, jusqu’à 20-25%, devront être effectués.

Pour commencer avec de  jeunes spécimen, l’aquarium pourra avoir une taille minimale de 100 litres à condition d’être équipé d’une variété suffisante d’abris. Comme pour les autres espèces de Crenicichla, les mâles sont souvent assez agressifs entre eux et se battent parfois farouchement.

Les autres cohabitants de l’aquarium, pendant le frai, sont expulsés du site de manière assez vive. Pour ces cichlidés, il faut impérativement aménager des abris appropriés, dans lesquels les poissons pourront aller se réfugier en pénétrant  seulement à travers une entrée étroite.

A l’instar des autres Crenicichla, il  est souvent très difficile de créer un couple harmonieux, qui se reproduira et sera durable à cause de l’agressivité du mâle.

Crenicichla iguassuensis aime les fonds sableux et rocheux, il vit de préférence dans les zones d’environ 80 cm de profondeur.

 

 

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Crenicichla iguassuensis

Les nouveaux Crenicichla d’Argentine

Les nouveaux cichlidés d’Argentine….

Le genre Crenicichla est actuellement reconnu comme étant le genre de cichlidés le plus riche en espèces en Amérique du Sud, en comptant au moins 85 espèces valides.

Au Brésil, ces poissons sont populairement connus comme « coccinelles », « jacundâs » et « poisson-savon » et distribués à travers l’est presque tous les bassins hydrographiques des Andes, des bassins côtiers du Venezuela et de la Guyane à la rivière Argent en Argentine. On les trouve dans la plupart des rivières de l’Amérique du Sud.

Ainsi, ce n’est pas moins de quatorze nouveaux Crenicichla, découverts plus ou moins récemment et non décrits qui ont été récemment considérés comme pouvant être des espèces valables. Dans ce contexte, un travail de spécialistes a été initié avec pour objectif d’améliorer la connaissance de la diversité de ce genre et définir des caractères appropriés pour distinguer et décrire les espèces, dans le but de résoudre les problèmes taxonomiques qui se posent.

Au final après recherches et études, ce sont treize espèces qui sont reconnues comme valides:

  • Crenicichla britskii

  • Crenicichla haroldoi

  • Crenicichla hu

  • Crenicichla iguassuensis

  • Crenicichla jaguarensis

  • Crenicichla jupiaensis

  • Crenicichla lepidota

  • Crenicichla mandelburgeri

  • Crenicichla semifasciata

  • Crenicichla tesay

  • Crenicichla vittata

  • Crenicichla yaha

  • Crenicichla ypo

Une variation intra-spécifique liée aux lèvres hypertrophiées a été trouvée chez trois espèces de rio Iguaçu:

  • Crenicicha iguassuensis
  • Crenicicha tesay
  • Crenicichla sp. « IGUAÇU »

 

 

A suivre : Le biotope d’origine – La rivière Iguazu

Le concours de paysages aquatiques « CAPA 2018 »

Inscrivez vous au concours CAPA 2018…..il ne reste que 7 jours !!!

J’ai acheté un Lepisosteus pour mon aquarium !!!

J’ai introduit un monstre dans mon aquarium !!!

Toute la question est maintenant de savoir si mon aquarium est capable de l’accueillir …

Comme cette saga d’articles sur les Lepisostus et Atractosteus l’a montré, acquérir un ou plusieurs Lepisosteus ou éventuellement Atractosteus est un engagement non sans conséquences et surtout plus responsabilisant qu’un simple poisson rouge qui pour autant ne mérite pas d’être négligé, lui non plus !

Au premier abord, les plus rigoureux diront que ce n’est pas un poisson  ou un animal à mettre en aquarium et quand on observe les conditions de maintenance que pourraient proposer bon nombre d’aquariophiles, il n’est pas faux de donner raison à ces personnes. Pourtant, moyennant certains équipements, il est possible de le faire !

Malgré la grande taille que l’alligator Gar peut atteindre, ces poissons sont conservés comme poissons d’aquarium, bien que de nombreux poissons étiquetés comme « alligator Gar » dans le commerce d’aquarium sont en fait des espèces plus petites. Le véritable « Alligator Gar » a besoin d’un très grand aquarium ou d’un étang, et de vastes ressources afin qu’ils prospèrent en captivité.

C’est souvent aussi un poisson populaire pour les aquariums publics et les zoos.

Dans certains pays, il est illégal de garder des Gars comme animaux de compagnie, et souvent ils finissent à l’étal des poissonneries.

Mais, s’il a été exterminé pendant longtemps, s’il continue à être péché traditionnellement ou pour le plaisir, une prise de conscience s’est établie pour la conservation de cette espèce et les USA commencent à protéger cet animal extraordinaire.

Les alligators sont très recherchés pour les aquariums privés, particulièrement au Japon. Selon certains rapports, le grand alligator Gar pourrait rapporter jusqu’à 40 000 dollars américains dans ce que certains considèrent comme le «marché noir japonais».

En juin 2011, trois hommes de Floride et de Louisiane ont été inculpés d’enlèvement illégal d’un alligator sauvage de la rivière Trinity au Texas, et d’avoir tenté de les envoyer au Japon pour des collectionneurs privés.

Les inculpations résultaient d’une opération d’infiltration secrète par des agents spéciaux appartenant au US Fish & Wildlife Service, du Texas Parks and Wildlife Department et de la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission.

Les accusations portées contre ces braconniers comprenaient des infractions à trois dispositions distinctes de la Loi LACEY, en particulier :

  • le délit visant à soumettre une fausse étiquette pour le poisson transporté dans le commerce inter-États;
  • le délit de transporter du poisson dans le commerce inter-États en violation de la loi ou de la réglementation de l’État;
  • le délit de transporter et vendre du poisson dans le commerce inter-États en violation de la loi ou de la réglementation de l’État.

Deux des inculpés ont plaidé coupables à un chef d’accusation, et le gouvernement a abandonné les deux autres accusations portées contre eux. Le troisième larron est allé au procès sur les trois chefs d’accusation, a été acquitté pour l’un des chefs d’accusation mais reconnu coupable des deux autres. Le tribunal de district l’a condamné à neuf mois de prison suivis d’une année de liberté surveillée. L’affaire a été portée en appel, et le 15 avril 2014, la cour d’appel a confirmé le jugement du tribunal de district.

Pourtant, un sentiment fervent et anti-Gariste considérable subsiste toujours dans les mentalités, surtout sur les lacs où les pêcheries qui croient que moins de Gars donnera plus de poissons. Mais, de plus en plus, les pêcheurs et les archers-pêcheurs considèrent le Gar alligator du Texas comme quelque chose à gérer et à entretenir.

Présents dans 14 États, les alligators Gar ont été soit éradiqués dans certains états, soit encore présents dans  11 d’entre eux. Seuls le Texas, la Louisiane et le sud du Mississippi ont une population naturellement autosuffisante appréciable. Et le Texas a le plus grand Gar : un record de 279 livres !

La rivière Trinity est considérée comme la meilleure pêcherie de «trophées» au monde, attirant les pêcheurs du monde entier. Les efforts visant à protéger le Gar du Texas de la surexploitation ont commencé seulement récemment. En 2009, la Texas Parks and Wildlife Commission a adopté la première limite de toute sorte pour le louveteau alligator, imposant une limite de prise d’un poisson par jour.

Cette règle s’est avérée impopulaire dans certains milieux. Mais selon les meilleurs renseignements recueillis par le Texas Parks and Wildlife Department, la récolte de l’alligator était suffisamment faible pour empêcher le déclin de la population. Mais les inquiétudes quant à la vulnérabilité de l’alligator Gar lors de leurs pontes irrégulières ont incité l’agence à revoir le règlement.

À la demande de la Commission des parcs et de la faune du Texas, TPWD a proposé une règle qui permettrait au directeur exécutif de l’agence d’interdire temporairement de prendre ou de tenter de prendre un alligator Gar dans une région où le Gar fraie. La fermeture ne pouvait durer plus de 30 jours. La recherche de la population de l’alligator Gar dans la partie centrale de la rivière Trinity a révélé que, au cours des 21 années de la période de 30 ans, de 1980 à 2010, la reproduction était inexistante ou très faible. Seulement cinq années ont connue une forte reproduction, la plus récente étant en 2007.

Des études récentes suggèrent que les populations sont bien en deçà des niveaux historiques et pourraient diminuer davantage. Dans certains États du Nord, on pense qu’ils ont disparu ou ont été réduits en nombre à des populations non évocables nécessitant des réintroductions dans certains endroits.

De nombreux États ont déjà ou sont en train d’accroître la conservation et la gestion grâce à la réglementation, la restauration de l’habitat et l’empoissonnement.

Le comité technique Alligator Gar est composé de plusieurs organismes d’État, universités et nations qui se consacrent à la conservation, à la recherche et à la gestion du  Gar alligator grâce à la collaboration et au partage de l’information. L’un des principaux efforts du comité technique est d’améliorer la connaissance et la compréhension des Gars alligator et de leur donner un statut.

Pour toutes ces raisons, les Lepisosteus ont été identifiés comme une espèce en péril. Leur conservation doit donc être réfléchie et murie par l’aquariophile !

 

 

 

Parlons d’aquarium….et de Lepisosteus !

Si la question se pose de savoir si certains se sont lancés dans cette conservation, la réponse est bien évidemment : OUI ….mais à quel prix parfois !!!!

En allant sur Internet, on trouve tout y compris des exemples de maintenance surprenants, tel cet aquariophile qui semble avoir « établi un contact » avec son Lepisosteus qu’il caresse sans retenu alors que le poisson semble se laisser faire et pourrait même donner l’apparence d’apprécier le geste.

A en juger par le succès obtenu du nombre de personnes qui ont visionné cette vidéo, les Lepisosteus semblent à leur tour jouir d’un certain succès auprès du public.

Ce qui conviendrait surtout de retenir de cette vidéo c’est l’étroitesse du bac par rapport à la taille du poisson : il doit avoir beaucoup de difficultés pour effectuer un demi et sa nage est quasi stationnaire. Certes si un tel poisson peut passer des heures immobiles à guetter ses proies, il lui faut quand même un minimum d’espace pour nager et se déplacer !

Dans trop de cas, on rencontre ce genre de situation voire parfois pire, en particulier, quand les aquariums sont aussi petits et surtout dépourvus de tout décor, c’est-à-dire sans :

  • place pour évoluer et se cacher,
  • sans substrat,
  • sans plantes
  • sans compagnon(s)

De tels aquariums sont une abomination et une honte pour l’aquariophile qui souvent se rie du propriétaire de poisson rouge avec sa boule en verre !

Pourtant, observés dans leur milieu naturel, ces poissons semblent aimer la végétation et la présence de compagnons. Ces conditions de maintenance peuvent être reproduites dans un volume d’eau plus faible qu’est l’aquarium et seront de nature à rendre la captivité du Lepisosteus plus douce.

Pour ceux qui veulent des volumes plus exigus, s’ils veulent posséder un « poisson crocodile », le recours à la taxidermie est peut la solution à envisager !

Ou une option plus mécanique ?

Trois nouvelles espèces du groupe d’espèces Geophagus brasiliensis découvertes au nord-est du Brésil

Trois nouvelles espèces du groupe d’espèces Geophagus brasiliensis découvertes au nord-est du Brésil, José L. O. Mattos, Wilson J. E. M. Costa, 2018

Préambule

L’ichtyofaune néotropicale est estimée à environ 8000 espèces représentant 25% de la diversité ichtyologique mondiale, incluant à la fois des formes marines et dulçaquicoles. L’essentiel de cette diversité, se trouve réparti dans le vaste ensemble sud-américain. L’histoire de cette biodiversité a commencé immédiatement à la suite de la séparation complète entre l’Amérique du Sud et l’Afrique, à la fin du Crétacé inférieur, il y a environ 100 millions d’années, et résulte d’une série d’événements qui eurent lieu entre le début du Crétacé supérieur et le Miocène supérieur.

L’importance de l’ichtyofaune néotropicale a été remarquée dès le XVIIIe siècle par les premiers voyageurs naturalistes qui ont immédiatement commencé l’inventaire de cette richesse. Au début du XXe siècle, Eigenmann, un des pionniers de l’ichtyologie néotropicale, évaluait l’ichtyofaune du continent sud-américain à 2000 espèces dont 800 pour le bassin de l’Amazone.

En 1969, Géry portait respectivement ces chiffres à 2700 et 1300 espèces. Lors de la deuxième moitié de ce siècle, de gros efforts d’inventaires ont été effectués dans les différents pays si bien que l’ichtyofaune néotropicale est aujourd’hui estimée à environ 8000 espèces représentant environ 25% de la diversité des “poissons” mondiaux, incluant à la fois des formes marines et dulçaquicoles.

…et ces chiffres continuent toujours d’augmenter puisque régulièrement de nouvelles espèces sont découvertes.

UDans leur rapport du WWF Brésil et de l’Institut Mamiraua rendu public le 30 août 2017 à Sao Paulo (Brésil), des chercheurs présentent 381 nouvelles espèces de plantes et d’animaux qui ont été identifiées en Amazonie entre janvier 2014 et décembre 2015.

La liste inclut :

  • 216 plantes,
  • 93 poissons,
  • 32 amphibiens,
  • 19 reptiles,
  • un oiseau
  • 20 mammifères dont deux fossiles,

Ce rapport, qui estime qu’une nouvelle espèce est découverte tous les deux jours en Amazonie, vaste étendue de jungle répartie entre neuf pays d’Amérique du Sud.

Mais la diminution des ressources, la découverte de nouvelles espèces risque de devenir de plus en plus difficile en raison des menaces qui pèsent sur ces dernières : « Toutes les espèces sont situées dans des zones où l’être humain est en train de dégrader l’Amazonie et cela « menace la survie des espèces avant même qu’elles soient découvertes« .

RAPPEL SUR LES GEOPHAGUS

La tribu des cichlidés Geophagini est largement répartie en Amérique du Sud et présente la plus grande diversité parmi les tribus de cichlidés néotropicaux, comprenant 15 genres (López-Fernández et al., 2010). Les espèces incluses occupent un large éventail de niches écologiques et présentent des adaptations morphologiques et comportementales remarquables (López-Fernández et al., 2013, Arbour et López-Fernández 2014). Le genre Geophagus Haeckel, 1940 a été diagnostiqué par la morphologie des vertèbres, comprenant :

  • la présence de côtes épipleurales sur les vertèbres caudales, associées à des expansions de la vessie natatoire,
  • des vertèbres caudales plus nombreuses qu’abdominales (Kullander 1986). Cependant, ces caractéristiques morphologiques ne sont pas partagées par toutes les espèces du genre.

Actuellement, le genre Géophagus a été divisé en trois groupes d’espèces :

  • Genre Geophagus brasiliensis
  • Genre Geophagus altifrons
  • Genre Geophagus steindachneri

Les espèces correspondant au diagnostic générique de Kullander (1986) ont été regroupées dans le groupe des espèces Geophagus sensu stricto, qui comprend les espèces types du genre Geophagus altifrons Haeckel, 1840 et d’autres espèces réparties dans le nord de l’Amérique du Sud, notamment les bassins Amazonas, Orinoco et Parnaíba. Néanmoins, deux groupes d’espèces ne possèdent pas ces caractéristiques morphologiques:

  • le groupe d’espèces ‘Geophagus’ steindachneri, avec une distribution trans-andine entre le sud du Panama et la région de Maracaibo au Venezuela,
  • le groupe d’espèces ‘Geophagus’ brasiliensis géographiquement répandu dans l’est du sud. Amérique, principalement dans la forêt atlantique (Kullander 2003, Mattos et al., 2015).

Des études phylogénétiques récentes (López-Fernández et al., 2010, Ilves et al., 2017) indiquent que ces trois groupes d’espèces ne forment pas une lignée monophylétique et, par conséquent, les auteurs décrivent provisoirement les nouvelles espèces des deux derniers groupes. ‘Geophagus’, utilisant ainsi le nom du genre entre apostrophes pour désigner leur position incertaine (Kullander 1998, López-Fernández et al 2010, Ilves et al., 2017).

Actuellement, le groupe d’espèces G. ‘brasiliensis comprend cinq espèces valides (Kullander 2003, Mattos et al., 2015):

  • iporangensis Haseman, 1911, du bassin de Rio Ribeira do Iguape;
  • itapicuruensis Haseman, 1911, du bassin Rio Itapicuru;
  • obscurus (Castelnau, 1855), de la section côtière du bassin du Rio Paraguaçu (Lucena et Kullander 2006);
  • diamantinensis Mattos, Costa & Santos, 2015 de la partie supérieure du bassin du Rio Paraguaçu;
  • ‘brasiliensis, présent dans une large zone le long des bassins côtiers entre l’État de Bahia, au nord-est du Brésil, et la province de La Plata, au nord-est de l’Argentine (Kullander 2003, Mattos et al., 2015).

La distribution de ce groupe d’espèces couvre une vaste zone de la forêt atlantique et une petite zone de Caatinga, un biome semi-aride du nord-est du Brésil (Mattos et al., 2015). La forêt atlantique est un ensemble d’écosystèmes, de biotopes dont la biodiversité a subi une dégradation et une réduction drastique tout au long de l’histoire de l’occupation humaine et du développement des activités économiques. En conséquence, de nombreuses composantes de sa biodiversité endémique sont actuellement menacées d’extinction. Cette province naturelle d’Amérique du Sud montre un fort taux d’endémisme dans ses fragments restants, hébergeant des espèces endémiques de poissons d’eau douce, notamment les cichlidés.

Quelles sont ces nouvelles espèces ?

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Geophagus rufomarginatus sp. n.,

Geophagus rufomarginatus sp. n., du bassin de Rio Buranhém, se distingue de toutes les autres espèces du groupe par :

  • des lamelles dorsales à bords rouges,
  • la présence de séries longitudinales de petites taches bleu clair entre les épines et les rayons de la nageoire anale,
  • des branchies non denticulées;

Il est étroitement apparenté à G. brasiliensis et G. iporangensis.

 

Geophagus multiocellatus sp. N

Geophagus multiocellatus sp. n., du bassin du Rio de Contas, se distingue de toutes les autres espèces du groupe par :

  • de petites taches bleu pâle avec de minuscules points bleus vifs en leur centre,
  • souvent coalescents (fusionnées) verticalement pour former de courtes barres sur la nageoire caudale.

Geophagus santosi sp. N

 Geophagus santosi sp. n., du bassin du Rio Mariana, se distingue de toutes les autres espèces du groupe en ayant des bandes bleues parallèles aux rayons de la nageoire dorsale et anale sur leurs parties les plus longues.

Geophagus multiocellus et G. santosi appartiennent au même clade de G. itapicuruensis. Le clade composé par les espèces du bassin du Rio Paraguaçu a été retrouvé comme groupe apparenté aux autres espèces du groupe d’espèces G. ‘brasiliensis.

Histoire de l’Aquariophilie au XIXème siècle – Episode 3

Le 19ème siècle : Le siècle des révolutions industrielles

L’évolution des techniques de l’Aquariophilie grâce au développement des connaissances et les aquariums privés.

 ….la naissance de l’Aquariophilie et ses dérivés.

Edward EDWARDS (1803 – 1879) un zoologiste marin, en 1864, s’intéressât à l’observation des formes de la vie marine dans les eaux magnifiques du détroit de Menai, il commença à étudier les habitudes et les caractères des poissons dans leur milieu natif.

Il fut incité à tenter un « arrangement artificiel pour conserver les poissons, en santé, dans l’isolement » afin de pouvoir étudier de plus près leurs habitudes. Par une imitation ou plutôt reproduction des conditions naturelles dans lesquelles les poissons prospèrent, il a réussi à introduire de telles améliorations dans la construction des aquariums qui lui ont permis de conserver ses poissons pendant une période presque illimitée sans changement d’eau.

Son amélioration la plus notable était son «réservoir à fond sombre de la chambre à eau», résultat d’une étude attentive des bassins rocheux, avec leurs fissures et leurs gouffres, dans les rochers des rives du détroit de Menai. Cette amélioration retarda longtemps le goût pour les aquariums domestiques, et le principe du réservoir d’EDWARDS fut adopté avec succès dans tous les grands établissements de ce pays et dans de nombreuses écoles zoologiques continentales et américaines.

« Ceci est l’aquarium, constitué d’un réservoir en verre ou d’une fontaine, généralement de forme oblongue, avec des côtés droits, et d’une taille plus grande ou plus petite, mais cependant de dimensions suffisantes pour admettre un plancher de sable et de pierres, avec quelques les plantes aquatiques, de sorte que les poissons de toutes sortes puissent librement se déplacer dans l’eau au-dessus et au-dessous de ces objets.  »

GOODRICH, 1859

Souvenez-vous….

En 1869 le naturaliste français Pierre CARBONNIER a commencé à élever les premiers poissons exotiques : Macropodus opercularis rapporté de la Chine en 1869 et le Combattant en 1874. Il a également été directeur de l’Aquarium du Trocadéro à l’Exposition française de 1878.

Le succès de l’aquarium en France ne fut pas non plus indéniable : pendant plus d’une décennie, il représenta l’objet des envies et des regards de la part des classes aisées de la société française. Mais cette mode ne dura pas, au début des années 1870, l’aquarium était déjà devenu un objet commun, que les scientifiques s’étaient réapproprié pour leurs études. Il est intéressant de se demander ce qui, dans les comportements culturels et dans les systèmes de représentations des Français de cette période, a pu déterminer ce « moment » de l’aquarium, soit l’ascension fulgurante d’un appareil de laboratoire, puis plus tard et progressivement son oubli.

Avec l’apparition de l’électricité, vers 1880, l’aquarium va connaitre un nouveau développement fulgurant grâce à :

  • L’ampoule qui vient d’être inventée par Mr EDISON qui permet un éclairage continu et à moindre cout,
  • Le chauffage qui s’améliore aussi, on passe des bougies à la lampe à pétrole et ainsi le chauffage est ainsi plus facile à gérer.
  • Aux progrès des transports, et des circuits commerciaux qui se développent, notamment à Hambourg, Anvers, Amsterdam.
  • Alford LLOYD fut un des premiers visiteurs de l’aquarium public de Londres, et inventa le filtre à décantation.

A partir du moment où chaque aquarium pouvait être équipé d’un filtre individuel, une plus grande facilité était procurée aux installations des particuliers.

La ventilation par eau a été, à cette époque l’aspect le plus crucial du développement de l’aquarium.

Les méthodes employées faisaient autant appel à l’ingéniosité qu’aux connaissances technique de l’époque.

Bien que les dispositifs hydrauliques / pneumatiques (avec une fontaine) ou des mécanismes à ressort entraînant une roue à aubes avaient été disponibles dès le début, les nouveaux aquariophiles, enthousiastes et ingènieux, expérimentaient constamment des mécanismes alternatifs, comme les petites machines à vapeur (Buck 1875) ou des dispositifs nouveaux s’appuyant sur les infrastructures croissantes de l’approvisionnement urbain (gaz et électricité).

Adolf SASSE, qui dirigeait le plus grand aquarium de Berlin, fit même un voyage de Berlin à Luèbeck pour étudier l’appareil construit par Heinrich Lenz, directeur de la collection d’histoire naturelle locale, qui utilisa la pression de l’eau du système d’adduction d’eau urbain récemment installé. (Sasse 1878).

Dans le compte rendu que fit Sasse sur ses propres efforts réalisés pour installer cet appareil dans son appartement, il apparut que la mise au point était particulièrement compliquée !

Ce nouvel appareil de ventilation consistait en un tuyau en caoutchouc qui traversait trois pièces et reliait le robinet d’eau de la cuisine aux aquariums. Mme SASSE se plaignit de l’eau coulant jour et nuit, son époux, dut finalement retourner à son ancien système de pompage. Le nouvel appareil avait l’avantage de remplacer l’ancien système de pompe, qui était plutôt volumineux et utilisé pour pulvériser de l’eau ce qui, comme l’a souligné SASSE avait pour avantage  «personne n’était plus heureux que ma femme» ….une fois qu’il fut remisé.

Naissance de ce que l’on appelle aujourd’hui le « CAF » : Coefficient d’Acceptation Féminin ?

Le type de dispositif de ventilation développé par LENZ, plus efficace, ne fut finalement commercialisé qu’à partir de 1908.

Mais ces aquariums restaient encombrants et coûteux, destinés à des amateurs fortunés ; cela ne dura pas, des modèles populaires furent rapidement mis au point.

A noter qu’aux Etats unis, les espèces d’eau chaude sont rares, et l’offre matérielle demeure très limitée.

Aquarium avec filtre à décantation incorporé dans la partie arrière et inférieure du bac (plan incliné).

En Europe, et notamment via le transit de l’aquarium du Havre, les espèces d’eau chaude sont importées, et des circuits propres se mettent en place (tel que l’entreprise Paul Matte à Berlin qui réalise de nombreuses importations dès 1871). Cette prédominance de l’Allemagne se confirmera au début du XXe siècle.

 

Quelle était la façon dont l’aquarium était intégré dans la vie de famille ?

Alors qu’il formait souvent le centre de la maison, dominant les besoins des femmes et des enfants, aucune femme, aucun enfant n’était autorisé à proximité.

Au cours de cette médiation entre les divers intérêts des aquariophiles, des membres de la famille et des propriétaires, l’aquarium est devenu socialement et socialement intégré et l’assemblage techno-naturel s’est développé en astable et une infrastructure de plus en plus prête.

Comme l’aquarium a trouvé un public croissant, un marché a été développé qui a été servi par un nombre croissant de fournisseurs.

 

Les publications, les clubs….

En 1858, apparaît aux Etats-Unis le premier livre traitant uniquement de l’aquariophilie : « The Family Aquarium » de Henry D. BUTLER. La publication de ce livre en fait l’un des premiers livres traitant uniquement d’aquariophilie aux États-Unis.

Dans les années 1870, les premiers clubs d’aquariophiles apparaissent en Allemagne. Le premier club aquariophile américain a été fondé à New York en 1893.

Sous l’impulsion des aquariums publics se développent toute une infrastructure :

  • fournisseurs de matériels,
  • importateurs,
  • ouvrages d’aquariophilie.

Un premier magasin aquariophile voit le jour à Londres grâce à Alford LLOYD.

Dans les années 1850, la mode aquariophile se répandit rapidement en Angleterre et par conséquent, la littérature suit avec de nombreuses publications, et curieusement, beaucoup concerne plus l’eau de mer que l’eau douce.

Ce développement du phénomène « Aquariophilie » suit dans le reste de l’Europe et aux Etats Unis à partir de 1860.

Comme en Grande-Bretagne et en France, les aquariophiles étaient des membres de la classe moyenne disposant des ressources nécessaires en argent, en temps et en éducation.

Au cours de ces années, l’aquarium a trouvé un nouveau public parmi les membres de la classe ouvrière, le nombre de nouveaux aquariophiles s’est progressivement accru et un grand nombre de clubs « prolétariens » ont été fondés.

L’expansion rapide du domaine à la fin du XIXe siècle se manifeste clairement par le nombre croissant de revues spécialisées qui voient le jour ou de formation de clubs. Jusqu’aux années 1870, Der Zoologische Garten,  Zeitschrift für diegesamte Tiergartnerei (Le jardin zoologique, journal pour l’ensemble du domaine de la conservation du zoo), fondé en 1859, était le journal le plus important dans le domaine de la fantaisie animale en Allemagne.

Il fut à l’origine le journal de la société zoologique de Francfort et de son zoo, il devint bientôt la publication centrale pour les jardins zoologiques, l’acclimatation et l’élevage en Allemagne.

En 1876, Zeitschrift fur allenaturwissenschaftlichen Liebhabereien. Verkehrsblatt fürr naturgeschichtlichen Kauf und Tausch (Journal pour tous les loisirs scientifiques et le commerce et le commerce historique et naturel) a est lancé : Il s’est spécialisé dans les besoins des éleveurs privés d’animaux, il servira de plate-forme pour l’échange d’informations pratiques et de lien entre les acheteurs et les vendeurs d’animaux.

SUSSWASSERAQUARIUM (L’aquarium d’eau douce) de Emil BADE, Berlin 1896

En dehors des monographies publiées régulièrement dans les trois pays, seule l’Allemagne a vu se développer des revues hautement spécialisées, orientées vers la pratique, et un réseau national de clubs. Les clubs ont surtout été utilisés comme des plates-formes de communication locales liés par un intérêt commun dans lesquels on cultivait, dans la sociabilité, l’échange de pratiques,  de technologies, de connaissances et surtout d’organismes.

Les revues spécialisées remplissaient cette même fonction à un niveau national et parfois international, reliant les passionnés et le nombre croissant de fournisseurs d’aquariums professionnels.

La conservation et la reproduction des organismes dans les aquariums et les terrariums s’est ainsi développés, les clubs et les journaux ont joué un rôle crucial dans ce développement, dans la stabilisation et la connaissance et technologies accessibles et nécessaires.

Toutefois, à la différence des USA et de l’Allemagne où la poussée de l’aquariophilie domestique est très forte, la mode s’essouffle au Royaume Uni, puis en Allemagne et enfin de façon générale en Europe.

En France, comme dans d’autres pays européens, l’aquariophilie va souvent de pair avec le jardinage, voire le jardinage d’intérieur et le jardinage féminin. On verse ainsi souvent dans le décor (statue immergée, etc.) que dans l’aspect « naturaliste ».

L’Aquarium au service de la Science….entre zoologie scientifique et expérimentale

L’aquarium a littéralement donné vie aux sciences de la vie. Mais la transition des collections de spécimens morts au réservoir de vie qu’est l’aquarium n’a été sans soulevé certains problèmes : Il a eu des conséquences de grande envergure, puisque la garde et l’élevage des animaux n’étaient pas par moi l’activité astrologique et doit faire partie de la vie scientifique.

Il a fallu réorganiser, redéfinir tous les arrangements spatiaux et les horaires de travail pour tenir compte des besoins des animaux et des scientifiques. En revanche, ce qui a été extraordinaire dans ce processus a été la mise ne évidence des enthousiastes académiques et non académiques des personnes  qui travaillaient à la création d’un assemblage techno-naturel pour établir et maintenir des environnements artificiels.

L’imagination des aquariums constituait un tel milieu où les connaissances, les pratiques, les technologies et les organismes étaient développés et diffusés. Le résultat était un processus dynamique dans lequel les besoins des humains et des animaux étaient aussi cruciaux que les aspects de l’esthétique de la classe moyenne urbaine et les conceptions de la nature.

Le laboratoire avec sa diversification dans les espaces fonctionnels doit être considéré à certains égards à la suite de ce processus et l’aquarium en tant que partie intégrante de celui-ci.

L’histoire de l’aquarium montre que non seulement les disciplines les plus appliquées dans les sciences de la vie reposaient lourdement sur la chimio-prophylaxie et le vécu colonialisme, mais aussi dans des domaines comme la zoologie expérimentale.

L’aquarium s’est révélé être une passerelle entre le monde scientifique et celui des amateurs, à la fois comme instrument et environnement, il l’a fait de diverses manières.

Il a apporté une pléthore de nouvelles espèces dans les espaces zoologiques.

Bien que ces animaux vivants en tant que tels aient fait une différence évidente pour les zoologistes comme Weismann, l’aquarium a également affecté la gamme d’organismes de recherche disponibles.

En outre, il a été appliqué pour adapter l’offre d’animaux expérimentaux aux exigences des méthodes de recherche et a servi d’instrument. Etant donné que les conceptions médiocres-esthétiques de la nature et les contraintes matérielles lors de son intégration dans les espaces domestiques et scientifiques ont été cruciales dans son développement, elles ont également influencé la nature qui y est contenue.

Ce ne sera qu’au début du vingtième siècle que l’aquariophilie atteindra  sa vraie dimension : L’aquarium est devenu prêt à l’emploi et des systèmes élaborés pourront être achetés sur le marché.

Alors seulement, après que ses problèmes les plus existentiels auront été résolus et qu’un espace hybride pour les animaux humains et non humains eut été établi, l’aquarium deviendra important pour les scientifiques qui n’étaient pas aussi enthousiastes à sa « naissance ».

Conclusion

Jusqu’au XVIIIème siècle, les scientifiques ou naturalistes étaient essentiellement intéressés par la description physiologique du poisson et du monde marin qu’ils découvraient progressivement. Si dans un premier temps, l’étude des poisson fut faite à partir de cadavre, il apparut très rapidement qu’il était nécessaire de poursuivre et compléter ce type d’étude sur des spécimens vivants afin de mieux connaitre les modes de vie, les mœurs…et stout simplement mieux les observer dans leur milieux naturels.

Pendant longtemps, ces scientifiques ont essayé de trouver un moyen d’effectuer ces observations pour conduire leur recherche en mettant au point divers dispositifs techniques aptes à retenir les organismes vivants à observer tout en les maintenant en vie et si possible en reproduisant au mieux leurs conditions de vie dans le milieu naturel : l’eau.

Ainsi l’invention de l’aquarium n’avait pour but que de reconstituer le plus fidèlement possible l’environnement naturel du poisson. Cette invention à laquelle le nom définitif ne sera attribué qu’au milieu des années 1850, n’avait certainement pas pour but initial de devenir un objet de loisir ou un ornement à la mode à la disposition du grand public.

On peut, sans réserve, parler d’un effet de mimétisme et de masse car au milieu du XIXème, l’aquarium est devenu un véritable phénomène de mode. Cet engouement n’était pas fondé sur le caractère scientifique ou l’étude du milieu sous-marin ou aquatique.

En revanche, on peut penser que l’intention des inventeurs de l’aquarium était d’en promouvoir l’usage, la vulgarisation pour l’étude du monde aquatique. L’engouement qui s’en est suivi, que personne n’avait anticipé, n’a pas été celui prévu : Cet outil de laboratoire et de recherche est très rapidement devenu un objet de luxe, abritant des espèces rares et finalement ne présentant plus aucune dimension scientifique.

Rapidement, comme tout effet de mode qui s’essouffle et « retombe comme un soufflé », il faudra encore attendre quelques décennies, le progrès scientifique et une meilleure connaissance du milieu aquatique pour que naisse vraiment l’aquariophilie moderne telle qu’on la connait aujourd’hui.

Les parutions aquariophiles de juillet-août 2018

Il reste peu de revues spécialisées traitant de l’Aquariophilie en France et si on déplore le fait, il faut avoir le courage de constater que le monde aquariophile n’encourage pas souvent leur existence.

Cette rubrique aura pour but d’encourager les lecteurs du site à consulter ces revues qui sont, malgré toutes les critiques, le reflet de la vie aquariophile.

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  • Pages 12 à 14 : Pour reproduire des cichlidés américains
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