Vous ne devez absolument pas acheter ce poisson !!! [3ème partie]

Troisième partie ou épisode de cette saga sur les poissons crocodiles et l’enthousiasme qu’ils créent pour les aquariophiles, les pécheurs ou tout simplement n’importe quel individu qui un jour en a rencontré !

….et malheureusement, l’enthousiasme qui est porté à ces animaux n’est pas toujours de nature à les préserver !

Comme tout animal d’exception, il ne laisse pas insensible et son rapport avec l’être humain est fatalement compliqué et le conduit souvent à l’issue fatale : l’extermination.

Pourtant, tout dans son comportement montre que ce n’est pas un monstre sanguinaire assoiffé de sang comme pourrait le décrire le cinéma hollywoodien, c’est effectivement un prédateur aquatique, attiré par la capture de poissons destinés à son alimentation et le reste du temps, c’est un animal tranquille qui vit sa vie de poisson !

Maintenant, pour les aquariophiles, la question qui se pose est :

Est-il possible de maintenir cet animal dans un aquarium et dans l’affirmative, dans quelles conditions jugées correctes ?

ou alors :

Vous ne devez absolument pas acheter ce poisson !!!

Il y a plusieurs espèces de ce poissons prédateurs, de nombreux pêcheurs les considèrent comme des ravageurs qui ne font que s’attaquer aux espèces de gibier et entraver la population dans une pêcherie donnée. Les espèces dites «nuisibles», telles que l’aiglefin et la tête de serpent, se sont fait un nom en tant tant qu’espèces agressives dans l’eau, mais l’espèce la plus historiquement et écologiquement controversée est l’impressionnant « gar alligator ».

Le gar alligator n’est-il rien de plus qu’un tueur violent de poissons de chasse populaires, ou les pêcheurs devraient-ils donner à ce fossile vivant tout le respect et la considération qu’une telle icône de l’évolution mérite ?

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Vous ne devriez vraiment pas acheter ce poisson !!! [2ème partie]

 

Vous ne devriez vraiment pas acheter ce poisson !!!!

 

 

La saga du « poisson crocodile » continue ….

Habitat et cycle biologique

On le trouve donc dans divers types d’habitats, depuis les grands lacs et les rivières jusqu’aux affluents, aux marigots et aux mares paresseux, bien qu’il tende à montrer une préférence pour les masses d’eau plus grandes et à basse altitude.

Le Lépisosteus tacheté habite habituellement les bassins clairs et tranquilles et les eaux de retenue des ruisseaux, des rivières et des lacs où la végétation aquatique est abondante. Au printemps, les adultes se déplacent vers les eaux peu profondes et à végétation dense pour se reproduire. Le frai a lieu à la fin du printemps ou au début de l’été parmi la végétation enracinée et les herbiers d’algues. Les mâles atteignent la maturité sexuelle à deux ou trois ans et les femelles à trois ou quatre ans.

Besoins en matière d’habitat et besoins biologiques

  • Du frai jusqu’au stade embryonnaire (sac vitellin)

Le frai a lieu au printemps (mai et juin), lorsque la température de l’eau atteint de 21 à 26 °C, dans des eaux peu profondes (moins d’un mètre) où se trouve une végétation aquatique dense, comme des marais et des zones riveraines inondées (Goodyear et coll., 1982; Scott et Crossman, 1998, Snedden et coll, 1999; Cudmore-Vokey et Minns, 2002).

Dans la baie Rondeau, on a observé des Lépisosteus tachetés en train de frayer sur des lits de végétaux aquatiques constitués, entre autres, de myriophylle (Myriophyllum sp.) et de potamot crépu (Potamogeton crispus) (B. Glass, comm. pers., 2009). Les œufs fertilisés démersaux et collants, qui prennent la forme de masses visqueuses, se fixent à la végétation aquatique et aux débris (Coker et coll., 2001, COSEPAC, 2005), puis éclosent dans la semaine (Cudmore-Vokey et Minns, 2002). Les Lépisosteus nouvellement éclos sont caractérisés par la présence d’un organe adhésif sur leur museau (Simon et Wallus, 1989) et, bien qu’ils soient capables de nager, ils demeurent souvent à la verticale, fixés à des végétaux aquatiques ou à d’autres objets. Le sac vitellin est absorbé lorsque les individus ont atteint une longueur totale d’environ 17 mm ou plus – d’après un taux de croissance de 1,3 à 1,7 mm/jour (Alfaro et coll., 2008); le sac vitellin serait absorbé au bout d’environ 10 à 13 jours.

  • Larves (jeunes de l’année)

Les jeunes de l’année demeurent au site de frai jusqu’à ce que leur sac vitellin soit absorbé, après quoi ils se dispersent et commencent à s’alimenter (Simon et Wallus, 1989), tout en demeurant dans les zones littorales peu profondes (moins d’un mètre) où se trouvent des végétaux et des substrats de boue, de limon et de sable (Goodyear et coll., 1982).

  • Juvénile (de l’âge 1 jusqu’à la maturité sexuelle [2-3 ans pour les mâles; 3-4 ans pour les femelles])

Aucune donnée n’a été publiée sur les besoins en matière d’habitat des Lépisosteus tachetés juvéniles; cependant, il est probable que ces besoins soient semblables à ceux des jeunes de l’année et des adultes.

  • Adultes

Au Canada, on observe le Lépisosteus tacheté adulte dans les eaux chaudes et peu profondes (de 0 à 5 m) des milieux humides côtiers du lac Érié où pousse une végétation abondante (Lane et coll., 1996); aucune donnée sur l’habitat du site de capture du lac East n’est disponible. De façon générale, les individus de l’espèce préfèrent les bassins calmes, les bras morts et les baies où se trouvent une végétation aquatique abondante (Parker et McKee, 1984; Page et Burr, 1991) ou des branches submergées (Snedden et coll., 1999). La végétation dense procure le camouflage nécessaire au Lépisosteus tacheté et le dissimule à la vue de ses proies potentielles (Coen et coll., 1981); comme le Lépisosteus tacheté est un prédateur qui chasse à l’affût, la présence d’une végétation dense est essentielle à son alimentation. Les sites de capture dans le lac Érié présentaient une végétation dense, qui comprenait notamment les espèces suivantes : nénuphar (Nuphar sp.), massette (Typha sp.), élodée du Canada (Elodea canadensis), potamot (Potamogeton sp.), chara (Chara sp.), myriophylle, vallisnérie américaine (Vallisneria sp.) et cornifle échinée (Ceratophyllum sp.) (Parker et McKee, 1984; B. Glass, pers. comm., 2009).

En Oklahoma, le Lépisosteus tacheté est principalement associé aux végétaux suivants : renouée amphibie (Polygonum sp.), potamot, myriophylle et carmantine (Justicia sp.) (Tyler et Granger, 1984). Les substrats de prédilection du Lépisosteus comprennent le limon, l’argile et le sable (Lane et coll., 1996). Les sites où des Lépisosteus tachetés ont été capturés au Canada présentaient des profondeurs, d’après le disque de Secchi, allant de 0,3 à > 3 m, des concentrations d’oxygène dissous allant de 9 à 11 mg/L et des températures de l’eau allant de 15 à 17 °C (en septembre) (Parker et McKee, 1984).

Les déplacements journaliers et saisonniers du Lépisosteus tacheté ont été étudiés en Louisiane par Snedden et coll. (1999). Le Lépisosteus tacheté se déplace beaucoup plus au printemps, lorsque la température de l’eau et les niveaux d’eau s’élèvent. De grands domaines vitaux sont établis au printemps, d’ordinaire dans les plaines d’inondation submergées où le Lépisosteus tacheté trouve un habitat adéquat pour le frai et l’élevage.

En été, à l’automne et en hiver, les domaines vitaux sont d’ordinaire plus petits (moyenne de 6,6 ha) (Snedden et coll., 1999). Toutefois, environ le tiers des Lépisosteus tachetés suivis ont établi des domaines vitaux beaucoup plus importants (médiane de 265 ha), habituellement à une distance considérable des sites de capture initiaux (Snedden et coll., 1999).

Ces nouveaux domaines vitaux étaient situés dans des plaines d’inondation saisonnières et dans des marais fortement végétalisés affichant un débit faible, voire nul. Sauf au printemps, le Lépisosteus tacheté est plus actif la nuit, ce qui, estime-t-on, coïncide avec sa période d’alimentation.

 

Rôle écologique du Lépisosteus

Le Lépisosteus tacheté est l’un des prédateurs les plus abondants dans les habitats d’eau peu profonde et de structures complexes du sud des États-Unis (COSEPAC, 2005) et est considéré comme un élément clé du réseau trophique (Snedden et coll., 1999); dans les secteurs où ils sont abondants sur le plan local (p. ex. baie Rondeau), il peut également jouer un rôle écologique clé.

Le Lépisosteus tacheté est principalement un prédateur piscivore qui chasse à l’affût et qui se nourrit également d’écrevisses et d’insectes aquatiques (COSEPAC, 2005). En Ontario, Scott (1967) a déterminé que la perchaude (Perca flavescens) et les ménés (cyprinidés) représentaient une part importante de son régime alimentaire. Comme le Lépisosteus tacheté a tendance à demeurer près de la surface, les espèces‑proies qui occupent ces zones sont plus vulnérables à la prédation (Ostrand et coll., 2004). En outre, le Lépisosteus tacheté peut vivre dans des eaux ayant de faibles concentrations en oxygène, ce qui lui permet de s’alimenter dans les secteurs évités par d’autres prédateurs (Burleson et coll., 1998; Snedden et coll., 1999). Le Lépisosteus tacheté cohabite avec le Lépisosteus osseux dans la baie Long Point, le parc national de la Pointe-Pelée et la baie Rondeau, mais est absent de nombreux habitats adéquats du sud-ouest de l’Ontario où le Lépisosteus osseux est abondant (N.E. Mandrak, données non publiées); d’autres études sont nécessaires pour que l’on puisse déterminer les interactions interspécifiques entre ces espèces.

Aux États-Unis, le Lépisosteus tacheté est un hôte connu d’une moule perlière d’eau douce, Glebula rotundata, moule dont le cycle biologique comprend un stade larvaire parasitaire obligatoire, d’ordinaire sur un poisson-hôte (Parker et coll., 1984) et, par conséquent, peut-être l’hôte de moules d’eau douce dans les eaux canadiennes.

En outre, d’autres espèces de Lépisosteus sont des hôtes connus de certaines espèces de moules d’eau douce vivant au Canada. Par exemple, le Lépisosteus osseux est l’hôte de l’anodonte commune (Pyganodon grandis) (D. Woolnough, Université Trent, comm. pers., 2007).

On pensait que les œufs du Lépisosteus tacheté étaient toxiques pour certaines espèces (Scott et Crossman, 1998), mais des études récentes ont démontré que l’ichtyotoxine des œufs de Lépisosteus pouvait ne pas agir en tant que mécanisme de protection contre les poissons prédateurs (Ostrand et coll., 1996).

Tout sur le « poisson crocodile » – toutes espèces 

La Morphologie du Poisson-Gar.

Les Lépisosteusidés sont un genre relativement grand, ce sont des poissons allongés allant de 50 cm à 4 m de long.

Leurs écailles forment une sorte d’armure, les protégeant des autres prédateurs, les écailles sont semblables en dureté à nos ongles, dures comme de la kératine. Elles sont aussi tranchantes, ne brosser jamais un poisson-gar à contre-écaille, les amérindiens utilisaient leurs écailles pour faire leurs pointes de flèche. Le poisson alligator est un poisson allongé, avec un museau long et étroit.

Ces poissons ont la vessie natatoire modifiée en vessie gazeuse, ça leur permet de respirer à la surface, car ces poissons vivent en eaux troubles et parfois, très peu oxygéné, en effet, au Texas, le courant dans les bras morts est très faible et avec la chaleur, l’oxygénation de l’eau minime. C’est en venant respirer à la surface qu’il crée un grand remous, ce qui trahit sa présence aux pécheurs qui veulent attraper ce type de poisson en trophée, certaines variétés allant jusqu’à 4 mètres de long.

Identification

Prenons le Lépisosteus osseux, c’est un grand poisson allongé et cylindrique qui mesure habituellement entre 60 et 90 cm. Le museau est typiquement mince, très effilé au bout arrondi et muni de nombreuses petites dents acérées.

Les narines sont disposées au bout du museau, qui dépasse largement la mâchoire inférieure. Les nageoires sont marquées de grands points foncés. La nageoire dorsale, unique, haute mais à base courte, est insérée loin en arrière. La caudale est arrondie. Les écailles sont modérément grandes, épaisses, osseuses (ganoïdes), non-imbriquées mais articulées avec rainures et languettes, formant ainsi une véritable armure.

On compte 61 à 65 écailles le long de la ligne latérale. Les vertèbres des Lépisosteus sont remarquables et uniques en ce qu’elles sont convexes à l’avant et concaves à l’arrière.

L’adulte est brun ou vert foncé sur le dos et les flancs supérieurs, les faces latérales sont vert pale ou argent mêlé de blanc en dessous. Le corps porte des taches éparpillées d’égales grandeurs, surtout à partir des pelviennes vers l’arrière. Les jeunes portent une longue bande latérale sinueuse, brune ou noire, à partir du museau jusqu’à la caudale. Cette bande disparaît graduellement par endroit en laissant de gros points.

Dimorphisme sexuel

Pour déterminer le dimorphisme sexuel chez le lépisosté tacheté (Lepisosteus oculatus), la variation de la longueur standard, de la masse, de la longueur du museau, de la largeur du museau et de la profondeur corporelle a été comparée entre les sexes par analyse de covariance. Les femelles étaient significativement plus longues et avaient des museaux plus longs lorsque les effets de la variation de la masse, de la largeur du museau, de la profondeur corporelle et de l’âge étaient pris en compte. L’analyse de la fonction discriminante (AFD) a fait la distinction entre les sexes avec une précision de 78% sur 159 spécimens prélevés sur le terrain en utilisant la longueur standard et la longueur du museau. En utilisant les coefficients du DFA, le sexe de 65 spécimens de musée a été prédit avec une précision de 85%. La longueur standard sexuellement dimorphique est probablement liée aux différences de taille des gonades entre les mâles et les femelles. Les raisons du dimorphisme de la longueur du museau ne sont pas évidentes. Cette étude démontre l’existence d’un dimorphisme sexuel chez le lépisosté tacheté.

Les femelles ont un corps plus long et un museau plus allongé, ont des gonades de plus grande taille que les mâles par unité de masse corporelle. Leur grand museau pourrait améliorer le succès de chasse, ce qui indique peut-être que les femelles ont des besoins alimentaires plus importants.

Capacités respiratoires

Les Lépisosteus, comme cette espèce, ont la capacité de respirer l’air à la surface grâce à la modification de la vessie natatoire en vessie gazeuse : l’épithélium s’y est soulevé en replis richement vascularisés, permettant des échanges gazeux en milieu aérien.

Ce poumon primitif leur permet de survivre aisément dans les étangs d’eaux stagnantes, les marécages et les canaux dans la partie sud de leur aire de répartition, voire de survivre plusieurs heures hors de l’eau.

Prédation et parasitisme

Ce sont surtout les juvéniles de l’espèce qui subissent la prédation, en particulier par des poissons plus gros. Les adultes, de par leur grande taille et leurs écailles ganoïdes, ont peu de prédateurs, sauf éventuellement lorsqu’ils sont hors de l’eau. Dans les régions les plus au sud de la présence du Lépisosteus, des observateurs ont relevés des prise de Lépisosteus osseux par les alligators (Alligator mississippiensis), mais des études suggèrent qu’il ne s’agit alors que d’événements opportunistes. (McCormack, 1967).

Le Lépisosteus osseux peut être parasité par des trématodes, des cestodes, des nématodes, des acanthocéphales et par des crustacés. Il est aussi l’hôte du glochidium d’une moule de commerce importante, Lampsilis teres. Ainsi, on infecte artificiellement les Lépisosteus pour propager la moule.

 

Régime alimentaire

Écrevisses, petits poissons et d’insectes aquatiques,

Les Gars sont des prédateurs embusqués se nourrissant de petits poissons et de crustacés aquatiques dans la nature.

Il peut parfois être difficile d’inciter les poissons capturés dans la nature et nouvellement introduits en bac à accepter des aliments morts, même si la plupart apprendront à le faire après une courte période de famine.

Après un court laps de temps, la plupart des petits individus accepteront des aliments congelés à base de viande comme les crevettes, les poissons-lions, etc., tandis que les plus gros spécimens pourront se voir offrir des poissons entiers comme la truite ou les sprats.

Il faut seulement nourrir les juvéniles tous les jours pour ne pas entraver leur croissance et favoriser le nanisme. Mais comme le poisson grandit, réduisez la fréquence; un adulte ne nécessite qu’un ou deux repas par semaine au maximum.

Dans les cas extrêmes, il peut ne pas y avoir d’autre choix que d’utiliser des poissons nourriciers vivants pendant la période initiale, mais il faut souligner que cela n’est conseillé que lorsqu’un individu a accumulé suffisamment de masse corporelle pour tenter une période de famine.

Cette espèce ne devra jamais être nourrie avec de la viande de mammifère comme le cœur de bœuf ou le poulet car certains des lipides et autres composés organiques contenus dans ces viandes ne peuvent pas être correctement métabolisés par les poissons, entraînant un dépôt excessif de graisses et même une dégénérescence organique à long terme.

Sauf dans les cas extrêmes décrits, il n’y a pas non plus de réel avantage à utiliser les poissons d’engraissement en raison du risque de maladie ou d’introduction de parasites.

Reproduction.

Jusqu’à ce jour, elle est impossible dans un aquarium et difficile/exceptionnelle dans un bassin extérieur.

Les mâles sont sexuellement matures vers 3 ou 4 ans, les femelles ne le sont que vers 6 ans. La longueur est alors d’environ 522 mm et le déclenchement du fraie printanier est lié à des facteurs de température de l’eau (environ 15°) ainsi qu’aux effets de la photopériode. Le fraie atteint son apogée à la mi-mai,  à des températures de 21°C à 26°C.

La montaison (migration des poissons) coïnciderait avec les crues de printemps : en effet, les Lépisosteus fraient en groupe à la fin du printemps, d’avril à août selon les régions, en eau douce, dans les régions peu profondes des lacs et des grandes rivières. Ils utilisent un nid rudimentaire, sans le construire réellement, à une profondeur de 2 pieds (60 cm) sur fond recouvert de tiges courtes de plantes aquatiques.

Durant la fraie, une femelle est habituellement accompagnée de 2 à 4 mâles, jusqu’à 15. Lorsque la femelle est prête, elle les entraîne dans un mouvement elliptique une quinzaine de minutes avant la ponte. Pendant ce temps, les mâles frôlent du museau les surfaces ventro-latérales de la femelle et remontent fréquemment à la surface. Finalement, le groupe se stabilise, la tête en bas avant de libérer violemment les œufs et le sperme. Une femelle pond en moyenne 27,800 œufs (jusqu’au record de 77,156 œufs chez un Lépisosteus de Floride de 142 cm). Lépisosteus osseux ne fait preuve d’aucune attention parentale, mais des études ont montré qu’il pouvait pondre dans les nids de l’achigan à petite bouche (Micropterus dolomieu), le mâle de l’achigan protégeant alors les œufs du Lépisosteus en plus des siens. (Goff, 1984).

Une grosse femelle, suivie de près par trois à cinq mâles beaucoup plus petits, nage lentement dans une zone de végétation dense. Elle y pond ses œufs en s’ébattant dans l’eau peu profonde. Les œufs benthiques, adhésifs et ovales (environ 2,5 mm de diamètre), sont retenus en grappe par une substance gélatineuse transparente et se fixent à la végétation aquatique.

Jusqu’à 20 000 œufs peuvent être déposés par une seule femelle lors d’un tel événement.

Les œufs sont de grande taille, 2 à 3 mm et de coloration vert foncé. Ils sont visqueux et se collent à la végétation aquatique peu après la ponte. La femelle va lâcher une grappe d’œufs verdâtres, et s’en ira lâcher d’autres grappes aux alentours. Le mâle éjecte alors son sperme, dans l’eau, la rendant blanchâtre Aucun prédateur n’y touchera, car ces œufs sont empoisonnés. Un humain peut en mourir, s’il en ingère. Seuls les poissons – et encore pas tous – peuvent en manger. Ce caractère vénéneux ajoute à la mauvaise réputation du Lépisosteus. Les œufs éclosent en 3 à 9 jours dans des eaux chaudes. Les œufs éclosent donc au cours de la semaine suivant la ponte. Les larves nouvellement écloses se caractérisent par un organe adhésif sur le museau, des yeux pigmentés de forme ovale et un sac vitellin ovoïde et allongé. Les larves de Lépisosteus tachetés ont une pigmentation foncée sous-cutanée sur la face dorsale.

Les jeunes Lépisosteus mesurent 8 à 10 mm à l’éclosion et possèdent un bourrelet adhésif qui leur permet de se fixer à la végétation jusqu’à ce qu’ils aient consommé le sac vitellin (vers 9-11 jours). Ils mesurent alors 18 à 20 mm, peuvent se maintenir à l’horizontale, prennent leur première respiration aérienne et commencent à se nourrir.

Bien qu’elles soient capables de nager, les larves demeurent souvent à la verticale, relativement inactives, fixées à des structures submergées par leur museau adhésif. Le sac vitellin est résorbé lorsque les individus ont atteint une taille supérieure à 17,6 mm.

Par la suite, les jeunes lépisosteus tachetés commencent à se disperser pour se nourrir. Les  juvéniles atteignent une longueur de 250 mm après la première année de vie.

Les jeunes croissent très rapidement, jusqu’à 6 fois plus vite que tout autre espèce de poissons d’eau douce de l’Amérique du Nord : des études en aquarium ont montré qu’ils gagnaient ainsi 3,3 mm et 1,8 g par jour pourvu que la nourriture soit abondante (Riggs and Moore, 1960). Le Lépisosteus osseux peut ainsi atteindre une taille considérable, le record de pêche étant un spécimen d’1,8 m et de 22,8 kg, capturé au Texas le 30 juillet 1954.

Il existe une différence de croissance selon les sexes : les femelles croissent plus rapidement, atteignent une taille plus importante et vivent plus longtemps que les mâles. Si le ratio mâles/femelles atteint 262/100 en début de vie, il tombe à 8/100 à 10 ans. Ainsi, les femelles peuvent atteindre 20 ans quand les mâles ne dépassent à peine la dizaine d’années. Le record de longévité serait de 36 ans en captivité (fishbase)

Aquarium

Volume minimum : 5000 L

Uniquement dans les grands aquariums pourvus d’une eau de bonne qualité et propre. La composition n’a aucune importance.

Il est nécessaire d’avoir un  très grand aquarium, un 5000 litres n’est pas trop grand, le mieux c’est un bassin extérieur de 15000 litres avec une eau claire, riches en végétaux, au fond limoneux et argileux, mais aussi souvent sableux.

Des branches submergées, enchevêtrements de bois mort constituent un abri de repos diurne compléteront l’environnement de vie de votre gar.

 

Eau

En aquarium, le débit d’eau sera relativement peu élevé, fourni et pas trop fort.

L’éclairage n’est pas très lumineux : une lumière tamisé convient parfaitement.

  • Température: 12 – 28 ° C
  • pH: 6.0 – 8.0
  • Dureté: 90 – 357 ppm
  • Gh : entre 10 et 20
  • Kh : entre 5 et 15
  • Nitrite maximum(NO2) : 0.3
  • Nitrate maximum(NO3) : 150

Comportement général : Un prédateur efficace.

Le Lépisosteus tacheté est un prédateur, principalement piscivore qui chasse à l’affût, solitaire sauf en période de fraie.

On les appelle Lépisosteus crocodiles à cause de leur « sale gueule », qui en passant comporte plus de 500 dents. Ils ont quelque chose du crocodile qui fait que l’on n’a pas envie de mettre la main dans sa gueule. En effet, une fois sa proie en gueule, le Poisson-alligator ne la lâche plus, il attend patiemment que la proie s’épuise pour l’avaler.

Ses dents sont recourbées comme celle du crocodile pour retenir sa proie en s’enfonçant dans la chair.

Ce poisson attaque comme le brochet européen, il va choisir sa proie, lentement, méticuleusement, il va s’approcher masquant son aura prédatrice, et au dernier moment, va attaquer la malheureuse proie. Il ne la lâchera pas, et va l’avaler, après avoir raffermi sa prise dans sa gueule. Il peut être cannibale avec de petits Lépisosteus.

Ce poisson est exclusivement carnivore. Son régime alimentaire est composé principalement d’autres poissons, d’oiseaux, de petits mammifères, d’amphibiens et de reptiles.

Il ne mangera pas les cadavres, ne mange que du vivant, le produit de sa chasse, il faut alors qu’il soit habitué dès tout petit à manger du mort ou des granulés. Enfin, avec ses narines sur son rostre, le Lépisosteus en général est très attentif aux odeurs, parfumer sa nourriture à l’ail peut être profitable.

Il est évidement préférable de le garder seul, ou avec des poissons non agressifs et de la même taille qu’il ne peut pas tenir dans sa bouche.

Il s’adapte à tous les grands aquariums et ne fera pas trop d’histoires si ses copains de jeu sont au moins de sa taille. Il est doté d’une énorme vessie natatoire qui lui permet de consommer l’air.

  • Agressivité : 10/10
  • Poisson territorial : Non
  • Vie en banc : Oui

Comportement de chasse.

Plus actif la nuit que le jour, il chasse à l’affût dans les hauts fonds tranquilles et herbeux des eaux chaudes de lacs ou de grandes rivières pour capturer plusieurs espèces de poissons : perchaude, crapets et achigans (Centrarchidae), meuniers et suceurs (Catostomidae), perches et dards (Percidae), barbottes et barbues (Ictaluridae) et Cyprinidés. Le Lépisosteus complète son régime par des grenouilles, des petits mammifères (musaraigne), des crustacés… Les très petits Lépisosteus se nourrissent d’invertébrés, surtout de larves d’insectes aquatiques. Ils deviennent très rapidement piscivores, les poissons constituant 59 à 88 % du régime alimentaire de l’adulte.

Contrairement aux autres Lépisosteus qui mangent des organismes vivants et morts, le Lépisosteus osseux ne consomme que des proies vivantes et n’est donc pas considéré comme un nécrophage.

Suite à différentes observations, à différents moment, et avec plusieurs sortes de proies, il semble que lors de l’introduction de la proie dans le bac, le Lépisosteus mette un bon moment avant de s’en rendre compte, ou feigne de ne pas la voir ce qui laisse l’impression qu’il ne chasse pas à vue mais se sert de son odorat. Suite aux vibrations d’affolement, ou phéromones de stress générés par la future proie ; le Lépisosteus devient très excité et suis le parcours de la proie dans tout le bac avant de s’en rapprocher.

Quand il a définitivement choisi sa proie, la nage devient plus calme, comme s’il était absolument sûr de pouvoir l’attraper. Il arrive parfois que la proie lui échappe, ce qui prouve que cette chasse est loin d’être facile même pour ce prédateur.

L’approche est donc très lente, discrète autant que possible car le Lépisosteus essaye de venir tout à côté, jusqu’à ce qu’au moins la moitié de la longueur du bec soit parallèle au corps de la proie, et ensuite lorsqu’il est presque à toucher, il balance sa tête de côté, par un mouvement ultra rapide, et un claquement de bec aussi rapide.

La proie est saisie, en générale par l’arrière du corps, voire parfois par la caudale.

Les dents pointues et fines, orientées vers l’arrière, ne vont plus lâcher la proie.

La proie peut se débattre, il ne lâchera pas. Sa proie prise dans sa bouche, sa nage redevient très rapide, et il plonge tout au fond du bac pour se poser au sol. Petit à petit, il va assurer sa prise, et au bout d’un bon quart d’heure lorsque la proie est complètement épuisée et ne résiste plus, le Lépisosteus va faire tourner petit à petit le poisson dans ses mâchoires pour pouvoir l’avaler la tête en premier. La gorge se distant un peu ce qui lui permet d’avaler des proies assez grosses par rapport à la largeur de la gueule.

Même maintenu en captivité, son instinct de chasseur reste identique et conforme à celui du spécimen sauvage. A force de patience et d’accoutumance, il s’apprivoise et peut manger la plupart du temps, des éperlans décongelés.

C’est un poisson préhistorique – qui paraît primitif de prime abord – existant depuis des millions d’années. Ils sont si vieux qu’on trouve même des fossiles de ces poissons.

 

Vous ne devriez pas acheter ce poisson !!! [1ère partie]

 

VOUS NE DEVRIEZ PAS ACHETER CE POISSON !!!!

Attention, vous avez devant les yeux une machine à manger !

 

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Krobia sp. « Oyapock » – Kullander & Nijssen 1989

Crobia « Oyapok » ou  » Krobia sp. « Oyapock » – Kullander & Nijssen 1989

 

Sous-ordre : Percoidei (percidiform), Famille : Cichlidae, Sous-famille : Cichlasomatinae, Tribu : Cichlasomatini.

Cette espèce de Krobia a été redécouverte seulement vers 1989 et les scientifiques se demandent encore si ce cichlidé a été décrit plus tôt.

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Ponte de Geophagus sp. Read Head Tapajos F1 – Photos de SEB45

Tout le déroulement d’une ponte de Geophagus sp. Read Head Tapajos F1 surpris par un membre du forum « http://cichlidamerique.bb-fr.com/ » : SEB45

Crenicichla groupe Acutirostris – Crenicichla tigrina

Image

Crenicichla tigrina, Ploeg & Jégu & Ferreira, 1991

Distribution

Rapides de Rio Trombetas, Para, Brésil.

Type Localité: Trombetas, à l’embouchure de Rio Igarapé Caxipacore, Pará, Brésil.

Cette espèce n’est connue seulement du Rio Trombetas en Amazonie brésilienne.

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Crenicichla Groupe lugubris – Crenicichla sedentaria

Crenicichla sedentaria – Kullander, 1986

Poissons d’eau douce benthopélagiques tropicaux (Froese et Pauly 2013). Lors d’un échantillonnage effectué en juillet 2005, Palacios et al. (2008) ont trouvé cette espèce dans les habitats ravinés du bassin de la rivière Bajo Pachitea.

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Groupe Crenicichla lugubris – Crenicichla lugubris

Crenicichla lugubris, Heckel – 1840

Crenicichla lugubris, en milieu naturel – Venezuela

Un cichlidé ressemblant beaucoup à cette espèce, Crenicichla lugubris, a été décrit par Heckel en 1840. Dans la description de Heckel, il n’y a aucune mention d’une bande lumineuse dans la dorsale, mais c’est une caractéristique typique des femelles qui est régulièrement observée chez l’autre espèce de ce groupe.

Selon une opinion récente (Kullander & Nijssen, 1989), CRENICICHLA lugubris ne se trouve que dans le système Corentin, à la frontière entre le Surinam et la Guyane britannique, dans la rivière Essequibo, dans le Rio Branco et dans le Rio Negro inférieur.

Outre les conformations morphologiques, la prétendue répartition de l’espèce (Manaus) suggère également qu’il s’agit ici du vrai Crenicichla lugubris. Le motif de coloration, pour autant que l’on puisse le considérer comme tel, consiste en un gris clair uni sur le corps et un peu de pigment rouge sur les nageoires ventrales. Pendant la période de reproduction, qui a généralement lieu en hiver, le poisson change complètement de vêtement et l’on pourrait penser qu’il s’agit d’un cichlidé entièrement différent. La partie inférieure de la tête devient jaune et orange, les nageoires ventrales deviennent rouge vif, tandis que les zones sombres et violettes sont visibles sur le flanc.

Comme dans la plupart des Crenicichla, la région ventrale de la femelle devient plus claire avec quelques teintes rougeâtres. Malheureusement, on ne sait rien, d’un point de vue aquariophile, sur la coloration mâle ou sur celle des juvéniles, puisqu’une seule femelle a été exportée.

 

 

Répartition

  • Amérique du Sud: le bassin amazonien, les rivières Branco, Negro et Uatumã au Brésil; rivières Essequibo et Branco en Guyane; rivière Corantijn au Suriname.

    

  • Amérique du Sud: Bassin de l’Amazone, dans les rivières Branco, Negro et Uatumã au Brésil; La rivière Essequibo et la rivière Branco au Guyana; Corantijn River au Suriname.
  • Amazonie, Amazonie Centrale (Solimoes), Nègre, Basse Negro, Branco
  • Amazonie, Amazonie Centrale (Solimoes), Negro
  • Amazon, Basse Amazonie, Uatumã

  • Les eaux de la Guyane, les rivières côtières des Guyanes, Essequibo
  • Les eaux du Guyana, les rivières côtières des Guyanes, les rivières côtières du Suriname, Corintijns

 

Biotope

Il habite les deux principaux canaux des rivières et des lacs, des lagunes et des criques dans les eaux blanches ou noires.

Niveau de natation: Base – Moyen

 

Synonymie

  • Spottail pike cichlid, spottail brochet
  • Crenicichla funebris Heckel, 1840
  • Cychla rutilens Jardine, 1843
  • Cichla rutilens Jardine, 1843
  • Cychla rutilans Jardine, 1843

 

Espérance de vie

Pas de données.

 

Description

Les espèces du groupe Crenicichla lugubris sont les plus gros membres du genre, avec un nombre élevé d’épines et de nombreuses petites écailles le long de la ligne latérale.

Ce groupe est divisé en deux sous-groupes.

Le premier sous-groupe englobe ces espèces avec 110 (ou plus) sortes d’échelles sur la ligne horizontale E1. En général, ils possèdent aussi un nez émoussé et ont un motif de couleur ontogénétique drastique. Dans ce sous-groupe auquel appartiennent Crenicichla lugubris, Crenicichla adspersa, Crenicichla lenticulata, Crenicichla strigata, Crenicichla cincta, Crenicichla johanna (avec 90-110 échelles), Crenicichla rosemariae, Crenicichla marmorata et Crenicichla sp. « Venezuela » La plupart de ces espèces quand il s’agit de jeunes ont à l’esprit une caractéristique piquetée, ce modèle est visible en Crenicichla adspersa, Crenicichla lenticulata, Crenicichla marmorata, Crenicichla johanna  et Crenicichla strigata.

Le deuxième sous-groupe a été répertoriée Ploeg (1991) et des espèces qui comprennent comme ayant museau pointu se caractérisent, ils sont « dorsoventralement » comprimés ne présentent pas un changement radical ontogénétique dans le motif de couleur et sont comprises entre 80 à 110 écailles sur la ligne horizontale E1. Dans ce sous-groupe auquel ils appartiennent: Crenicichla acutirostris, Crenicichla Jegui, Crenicichla multispinosa, Crenicichla percna, Crenicichla phaiospilus,   Crenicichla ternetzi et Crenicichla  vittata. Les juvéniles de ce sous-groupe ne présentent apparemment pas de points sur la tête.

Forme :

Genre typique avec un corps de forme très hydrodynamique, comprimé latéralement, à corps allongé et robuste, de faible hauteur, à nageoire caudale arrondie à lancéolée.

Coloration :

Les espèces du groupe de Crenicichla lugubris sont le sexe le plus coloré, cette espèce particulière a plusieurs formes de couleur, sont les plus courantes que la couleur de base ou jaune (grisaille détails sur les différences sexuelles).

Couple – Crenicichla lugubris

La couleur de base varie du gris au jaune. Les femelles ont une fine ligne blanche juste en dessous du bord externe de la nageoire dorsale et leur ventre est rose.

Les mâles, d’autre part, n’ont pas ces caractéristiques, ils sont légèrement plus longs et moins colorés.

Taille :

Le maximum selon la référence 36,377 de Fishbase est de 24 cm S.L. (longueur standard), mais les spécimens dépassant 30 cm T.L. (longueur totale).

Différences sexuelles :

Elles ne sont visibles qu’à l’âge adulte.

Les femelles ont une fine ligne blanche juste en dessous du bord extérieur de la nageoire dorsale et le ventre est rose.

Femelle Crenicichla lugubris

Les mâles, au contraire, ne possèdent pas ces caractéristiques sont légèrement plus longs et moins colorés.

Male Crenicichla lugubris

Au stade adulte, Les femelles obtiennent au stade adulte cette fine ligne blanche juste en dessous du bord externe de la nageoire dorsale et, en outre, leur ventre est rose.

Le mâle a une bande blanche sur la nageoire dorsale. Les femelles sont plus colorées.

Aquarium

La maintenance est possible à partir d’un aquarium d’une capacité de 400 litres pour un couple seul : c’est le strict minimum,  mais les Crenicichla lugubris ont besoin de bacs aux dimensions énormes si on veut conserver plusieurs spécimens et ces bacs doivent impérativement être aménagés avec des abris en fonction de leur taille.

Filtration :

La filtration sera aussi en rapport avec la taille de ces bacs de grandes dimensions et le volume de filtration devra atteindre au minimum 3 fois le volume de l’aquarium.

Changements d’eau :

Ces poissons supportent mal une eau de moyenne à mauvaise qualité, en particulier avec une haute teneur en azote, par conséquent, un remplacement fréquent de l’eau est nécessaire.

Oxygénation/brassage :

De même, s’agissant de poissons habitués à évoluer dans des rivières, il conviendra à veiller à une bonne (forte) oxygénation de l’aquarium qui les accueille.

Taille de l’aquarium :

Les conditions d’élevage idéales privilégieront comme il se doit l’emploi d’un aquarium d’un grand format et donc d’une taille optimale : 180 cm x 60 cm x 90 cm => 1000 litres.

Il est recommandé d’utiliser du sable comme substrat : En effet, cette espèce a hérité de la triste et bien réelle réputation des cichlidés de se comporter certainement comme un bulldozer en essayant de modifier votre décor que vous veniez d’organiser !

Décoration :

La décoration sera essentiellement constituée de troncs et de grosses pierres formant des grottes et des cachettes. Connaissant le gout de ces poissons aux manœuvres de terrassement, il faudra veiller à ne pas mettre des éléments de décoration qui pourraient basculer et provoquer un accident au sein du bac

Vous pouvez utiliser les racines pour créer des grottes, les poissons aiment avoir une place à laquelle ils peuvent reculer.

Les plantes doivent être solides, de préférence en pots ou bien enracinées.

 

Eau

  • pH compris entre 5,5 et 6,5,
  • GH égal ou inférieur à 6 ° DH.
  • Température: Entre 26ºC – 30ºCRENICICHLA

 

 

Alimentation

À la fois carnivore et herbivore, une variété de régimes différents et assez riches devrait leur être fournie.

Dans la nature, en véritables prédateurs, ils attendent dans leurs abris pour attraper des poissons de petite et moyenne taille qu’ils capturent lors d’une attaque fulgurante.

Il ne faut pas oublier qu’ils sont donc essentiellement carnivores, même si nous pouvons nous pouvons progressivement les habituer à la nourriture congelée et même la nourriture sèche qu’il conviendra d’humidifier avant la distribution, il est essentiel d’avoir des cultures vivrières vivantes.

Ce sont des poissons carnivores, il ne faut pas l’oublier mais moyennant de la patience et des conditions optimales de maintenance, il sera possible de les habituer à la nourriture congelée et même à une palette étendue de nourritures. Il est très important de leur fournir de façon régulière de la nourriture vivante.

Une nourriture différenciée contenant des pellets ou des flocons de bonne qualité pour les cichlidés peut, à termes, leur être apportée moyennant une phase d’adaptation comme cela a été dit. Des aliments vivants ou congelés tels que les larves de moustiques ou d’Artémia, les crevettes et les palourdes et les aliments végétaux sous forme d’algues ou de spiruline seront aussi facilement acceptés et constituent un excellent apport alimentaire.

 

 

Comportement

Comportement des espèces propres: Extrêmement agressif

En revanche, il est modérément agressif avec d’autres espèces, à conditions qu’elles soient aussi grandes, au péril et risque que les poissons introduits dans le bac de Crenicichla lugubris fassent rapidement et définitivement partie de leur repas du jour !

Il faut conserver à l’esprit que le comportement intraspécifique de Crenicichla lugubris est toujours très agressif.

 

 

Reproduction

Un couple reproducteur aurait besoin d’un aquarium spécifique d’au moins 400 litres, serait monogame et se reproduirait dans des cavités.

Peu de rapports d’élevage en captivité. On pense que la ponte a lieu dans un lieu discret choisi par le couple reproducteur.

Suivant les observations faites en milieu naturel et à l’instar des autres Crenicichla, il semble qu’ensuite ces poissons prennent grand soin de leur frai et de la progéniture engendrée.

Après la ponte, la femelle reste à côté de la ponte tandis que le mâle observe le territoire environnant.

Le développement des œufs est relativement lent. L’éclosion a lieu environ cinq jours après la ponte. La nage libre des alevins arrive à son tour après une semaine de vie des larves et s’effectue toujours sous la surveillance étroite et attentive des parents. Il faut donc compter environ un total de 12 jours après la ponte pour voir apparaitre les jeunes alevins !

Les juvéniles ont un livrée caractéristique qui est constituée de points et de lignes noires sur un fond clair et souvent blanc.

Nota : L’une des particularités de ces grandes espèces est le comportement social des juvéniles, qui, lorsqu’ils ont encore le motif caractéristique des taches et des raies, sont très paisibles et cherchent à entrer en contact les uns avec les autres.

La cohésion d’un groupe peut être si forte qu’ils chassent conjointement les intrus de leur territoire. Dans l’habitat naturel, cela peut être le devoir des parents, qui gardent leur progéniture pour une période de six mois ou plus. Après environ un an, la période peut varier en fonction des espèces et des conditions, le changement de couleur a lieu. Un changement concomitant dans leur comportement est perceptible, et des escarmouches parmi les membres du groupe sont fréquemment vues. Dans les citernes de plus de 150 cm, ces piques rebelles peuvent toujours être maintenues ensemble, à condition qu’elles soient égales en taille.

Comme pour les autres Crenicichla, pour l’éleveur, la difficulté majeure consistera et la première difficulté à vaincre pour se lancer dans la reproduction, consistera à constituer, parmi un groupe de Crenicichla lugubris, un couple harmonieux en raison de l’agression croissante du mâle, en particulier chez les poissons plus âgés.

Comme la plupart des grands cichlidés et des autres Crenicichla, les Crenicichla lugubris sont monogames, c’est-à-dire qu’ils se reproduisent par couple apparié dans le territoire qu’ils se seront choisis dans un aquarium. Cela pourra parfois conduire à des querelles au sein du couple qui s’est pourtant choisi. La distinction entre les sexes reste toujours assez difficile car les extensions régulièrement observées des nageoires non appariées chez les mâles d’autres espèces ne sont pas visibles chez Crenicichla. En général, les femelles ont cependant une bande ou zone plus claires dans la partie supérieure de la nageoire dorsale.

Malheureusement, une reproduction réussie, en captivité, de l’un de ces grands Crenicichla n’a pas encore eu lieu (à vérifier – sous toute réserve), bien que l’on ait observé un comportement de « garde parentale » effectué par  des femelles avec des œufs mûrs. Il est fort probable que certains facteurs environnementaux sont à l’origine de l’échec de ces reproductions qui ne peuvent être que partiellement réalisées dans un aquarium, car ils jouent un rôle crucial. Ce serait bien dommage qu’à l’avenir, nous ne soyons pas en mesure d’élever ces magnifiques cichlidés, car, dans le cas opposé nous devrions continuer à dépendre entièrement des importations de ces superbes poissons.

 

Anecdote d’un revendeur aquariophile

Nous avions reçu des Crenicichla lugubris du Venezuela en trois tailles. Il est étonnant de voir à quel point ces poissons changent radicalement de couleur au cours de leur ontogenèse. 

L’ontogenèse (ou ontogénie) décrit le développement progressif d’un organisme depuis sa conception jusqu’à sa forme mûre, voire jusqu’à sa mort. En biologie du développement, ce terme s’applique aussi bien aux êtres vivants non-humains qu’aux êtres humains mais on le retrouve aussi dans le domaine de la psychologie du développement où l’ontogenèse désigne le développement psychologique d’un individu depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte et plus généralement, pour désigner les transformations structurelles observées dans un système vivant qui lui donne son organisation ou sa forme finale.

En biologie de l’évolution, on contraste souvent l’ontogenèse, l’histoire d’un individu particulier, et la phylogenèse, l’histoire évolutive de l’espèce à laquelle appartient cet individu.

 Les juvéniles qui ont l’allure typique et modèle en forme de « frites» sont des poissons qui semblent apeurés et en danger lorsqu’ils sont seuls. Puis le poisson arrivés à l’âge de la puberté, ils ne voient leurs congénères que comme des concurrents et essaient de les mordre et de les tuer chaque fois qu’ils ont l’occasion de le faire. 

Finalement, ces poissons deviennent sexuellement matures et forment des couples qui vivent le plus souvent en paix et en harmonie pendant de longues périodes. 

La variété Orinoco de CRENICICHLA lugubris a une grande quantité de rouge dans la coloration. Cette population présente également beaucoup de taches sur le visage, ce qui peut entraîner une confusion avec CRENICICHLA lenticulata qui vit dans la même région. 

CRENICICHLA Lugubris « Orinoco » est l’une des plus grandes espèces du genre et peut atteindre une longueur d’environ 50 cm. C’est donc un sujet magnifique pour les aquariums très grands ou publics.

Commentaire général

Espèce attrayante et colorée, à croissance très rapide et aux espèces agressives, une très grande cuve est requise. Il peut être particulièrement agressif contre sa propre propension. Il doit être nourri avec d’autres cichlidés de grande taille ou une seule espèce. Chaque poisson qui est assez petit pour tenir dans votre bouche va probablement manger (il y a de grandes bouches). Du sable granulaire fin est recommandé sur le plateau. Il creuse probablement le décor. Les plantes, les roches et les racines peuvent être utilisés comme décor. Les plantes doivent être intactes, peuvent être plantées dans un pot ou leurs racines peuvent être fixées une fois.

Vidéos

https://youtu.be/ESAvzwOGAiY

https://youtu.be/_5VNccrbkXU

http://hdvidzpro.me/video/Crenicichla

CRENICICHLA CF LUGUBRIS « MANCHADA » ; https://youtu.be/U8NO7-9pSSM

https://youtu.be/YbZ0ITYfty4

Galerie photos

Références citées

  • Günther, A.; 1862; « Catalogue des poissons dans le British Museum Vol IV »; Londres.
  • Heckel, J.; 1840; « Neue Flussfische brasiliens nach den Beobachtungen und Mitteilungen des Ent.deckers beschrieben de Johann Natterer »; Ann. Mus. Nat. Vol. 2; pp 327-476.
  • Kullander, SO & Nijssen, H. 1989; « Les cichlidés du Surinam ». Leiden.
  • Pellegrin, J.; 1904; « Contribution à l’étude anatomique, biologique et taxonomique des poissons de la famille des Cichlides » Mem. SoCrenicichla zool. France, 16; pp 41-399.
  • Ploeg, A. 1987;  » Crenicichla marmorata Pellegrin, 1904 du bassin du Rio Trombetas, Brésil, nouvelle description illustre »; Rev.p. Aquariol ; 14 (3); pp 85-88.
  • Regan, CT ; 1905; « Une révision des poissons des genres cichlidés sud-américains Crenacara, Batrachops et Crenicichla « ; ProCrenicichla zool. SoCrenicichla Londres; pp 152-168.
  • Stawikowski, R. & Werner, U. 1988; « Die Buntbarsche der neuen Welt Südamerika ».

Articles sur ces poissons :

http://www.cichlidae.info/article.php?id=78
http://cichlidae.com/article.php?id=122
http://www.geocities.com/napaValley/549 … ubris.html

http://193.10.57.60/Map/OccurrenceMapList.php?genus=Crenicichla&species=lugubris

Groupe Crenicichla lugubris – Crenicichla lenticulata

Crenicichla lenticulata – Heckel, 1840

Les Crenicichla lenticulata sont à la fois l’un des membres les plus attrayants du genre Crenicichla, et aussi généralement l’un des plus agressifs. Ils font partie du groupe Lugubris, et sont les plus grands membres du genre Crenicichla.

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