Bourse aquariophile à SERVON SUR VILAINE le 3 mars 2019

La bourse est ouverte de 10h00 à 17h00, le samedi 2 mars 2019 à Servon sur vilaine. 

 

Un méga bassin dédié aux Kois….avec des cichlidés

Salut
Je ne savais pas trop ou présenter ce projet un peu “fou” mais bon dans le pire des cas je le bougerais de place…
Je le mets aussi sur le forum afin qu’il serve d’expérience aux autres et pour que les déboires que j’ai vécues ne se reproduisent avec d’autres passionnés qui tenteraient cette aventure.
La genèse de ce projet
En effet, en 2017, j’ai été à nouveau victime de la malveillance des voisins dans mon bassin d’environ 25 000 litres.
Cela m’était déjà arrivé en 2010, quand quelqu’un de malintentionné avait balancé un bidon de ROUND UP dans le bassin.
La raison supposée de ce vandalisme serait le “chant des grenouilles” ayant élus domicile autour de mon bassin : je peux pas y faire grand chose !
Ce vandalisme ne s’est pas arrêté à cet acte lâche et cruel ; Cette-fois ils y ont carrément été au CYANURE et au DIMETHOATE  !
Ce sont les conclusions de l’enquête qui ont déterminées ces deux produits assez violents dont la dispersion avait provoqué valu d’ailleurs une bonne odeur de chlore et le “tournis” à tous les habitants du quartier entier.

 

Aujourd’hui je ne connais toujours pas l’auteur de ces actes …..

Bien décidé à dire et faire comprendre à mes voisins indélicats à quel point “je vous emmerde”, j’ai décidé à mon tour de monter dans la provocation et offrir le bassin de 25 000 litres aux grenouilles et offrir un logement plus décent à une nouvelle couvées de kois et de poissons-rouges.

Le bassin de 25 000 litres avant le début des travaux.

J’ai donc mûrit un projet d’un méga-bassin de 60 mètres cubes assortis d’une filtration en proportion avec la nouvelle taille du future bassin.
Maintenant que faire exactement ?

J’avais déjà un filtre et un lagunage de 3 000 litres pour ce bassin de 25 000 litres.

Pas question de me défaire du bassin de 25 000 litres : Il est hors de question de le retirer !

Du coup, voici ce que j’ai choisi de faire :

  • Construire le futur bassin derrière le premier : Comme cette partie est tout le temps inondée et ne sert à rien , autant s’en servir utilement !
  • Hors-sol il n’y a pas le choix. Dans la configuration finale je suis parti dans l’idée de conserver le 25 000 litres quand j’ai littéralement craqué pour le Notropis chrosomus.
  • La filtration fonctionne par débordement. En débordant à un endroit précis le 60 000 litres alimentera une filtration de type “hybride”. En gros, je concilie les deux avantages, à savoir, le lagunage et une filtration plus conventionnelle faite avec des brosses et tapis japonais.

Cette filtration est d’environ 10 000 litres donc 4 500 litres dédié au lagunage et le reste en artificiel (brosses et tapis japonais).

Filtre multichambres EDOUNA

Filtre multichambres SHARK

Ce que j’estime largement plus. Un simple filtre à bassin type EDOUNA ou SHARK aurait été suffisant mais je préfère une filtration que je concevrais et qui a fait ses preuves.

Le commencement des travaux
J’ai commencé par construire un premier bac à plantes de 3000 litres en remplacement de l’ancien. Je n’avais pas le choix, je devais les replanter et l’ancien lagunage fait en bois était franchement en sale état. Cela a permis à l’ancien bassin de continuer à vivre malgré l’empoisonnement sévère.

Viens ensuite la fosse. Après avoir creusé sur 20 cm de profondeur, je constate qu’il m’est impossible d’attaquer à la pelleteuse et finalement, j’ai fini le reste de la fouille en creusant à la main (environ 4 mètres par 3 quand même) et en m’aidant d’un motoculteur et de la hache.

 

Mes pauvres bras…. quand j’y repense !

Merci là période de sécheresse de 2017, si le temps avait été et humide et pluvieux, ce travail fastidieux aurait été pire à réaliser car la glaise, ici, se serait transformer en chewing-gum.

L’hiver est ensuite arrivé et la pluie qui va avec !

On a simplement posé un treillis de fondation de maison au fond  du trou et on a monté les murs jusqu’au niveau du sol.

Pendant l’hiver je me suis contenté de remettre de la terre sur les murs afin qu’elle se tasse le plus possible et assure la stabilité de l’ensemble à venir. Cela m’a quand même permis de faire un schéma définitif de la filtration.

Une fois le printemps revenu, je perds encore presque un mois à virer toute l’eau accumulée au fond de mon ouvrage.

C’est seulement, en mai que je peux enfin attaquer…

C’est la que des disputes vont commencer avec mon père qui m’aide dans ces travaux.

Pour moi du parpaing de 10 qui n’est même pas banché ne tiendra pas le choc mais pour lui si j’ai fais un lagunage de 3000 litres avec alors je peux en faire autant pour mon bassin qui en fera 20 de plus.

On parle quand même de 60 000 litres, et même plus !
Malgré tout et ce désaccord, il continue à m’aider et et pose ses fondations: 1 mètre  de profondeur et pose tous les 50 cm d’une tige en acier de 20 mm.

Ensuite il continue de monter les blocs à ce stade j’ai décidé d’arrêter les frais sachant très bien ce qui allait se passer. Il prend quand même la peine de faire un ceinturage toutes les deux rangées.

Le résultat….après 3 jours de travail acharné !

Pour la suite j’ai décidé d’utiliser une bâche. Cela aura d’ailleurs été très salvateur pour ce qui va suivre. La bâche est intéressante car il s’agit de POLYEX / XAVAN. J’en entendais parler depuis un petit moment mais dans le monde des bassins c’est la résine  SIKAFLEX ou l’EPDM qui prime et non une vulgaire bâche qui s’apparente plus à une bâche de chantier qu’une bâche de bassin.

Mais quelques tests sur une chute comme un lâcher de parpaing à 5 mètres de haut sans lui causer le moindre dégât donne un bel aperçu. Même une EPDM n’a jamais produit un tel résultat.

Autre avantage avec une feutrine j’en aurais eu pour à peine 500€ quand en EPDM, j’en aurait eu pour près de 4000€.

Beaucoup me feront le reproche de ne pas avoir résiné pour avoir un bassin en béton mais je n’en voulais pas.

C’est ensuite que pendant 3 semaines je file en caserne.

A mon retour surprise…

Rapidement je constate des bizarreries.

Le mur de devant est curieusement trois fois plus épais et pourquoi cette bâche est devenue marron “caca” ?

C’est finalement ma mère qui avoue et prouve que cette-fois l’élève à vu plus juste que le maître.

Le mur de devant aura cédé d’un seul bloc c’est uniquement l’ancienne fontaine qui l’aura empêché de terminer sa course dans l’ancien bassin. Dans sa chute le mur du fond et celui du filtre ont aussi lâchés dans le même temps. C’est avec des amis  de mon père, portugais et spécialisés en piscine que l’ensemble a été refait. Au passage, ils ont également agrandit les plans initiaux : le bassin sera passé à 7 mètres et la fosse aura été doublée. Difficile de mesurer le litrage actuel avec exactitude.
Et concernant la bâche elle n’a plus rien à prouver vu qu’elle n’aura pas été trouée  ou presque , à l’endroit où une ferraille sera sortie pour la poignarder !

Mais sinon elle a été capable de retenir à elle seul les 60 000 litres d’eau. Au moins je sais ce que ça vaut même si je ne me risquerais pas en pleine terre.

J’aurait eu ensuite 2-3 déboires de plus mais rien de bien méchant.

  • Plusieurs poissons qui ont décidés de faire le grand saut : c’est assez frustrant d’avoir recours à ce grillage pour empêcher qu’ils sautent mais c’est ça ou rien. Au moins, ça barre aussi l’accès au filtre vu que les poissons allaient dans le filtre pour pondre.
  • Mes plantes décimées alors qu’avant j’avais aucun soucis du coup ça fait presque vivier à kois  !

Mais bon, je boude pas mon plaisir.

Le bac après mesure approximatif ferait entre 60 000 et 72 000 litres : C’est un beau bébé même quand cela reste un bassin assez classique.
Le système de filtration est “à débordement”. Il est assuré par deux SUN SUN CEF  30000 et une pompe de 21 000 litres/Heure l’eau est pompée du 25 000 litrees dans le 60 000 litres et par effet de gravitation, l’eau ruisselle dans le filtre à cinq chambres.

 

La Population du bassin

Le 25 000 litres est peuplé d’environ :

  • 150 Notropis chrosomus,
  • 6 Gymnogeophagus terrapurpura
  • 8 Macropodes hongkonensis
  • une centaines de tani types et golds.
Fiche technique Gymnogeophagus terrapurpura

Le printemps me dira ce qui a survécu.

Malgré une brève saison les tani et macropodes se sont reproduits.
Dans le 60 000 litres il y a 8 kois et 120 poissons rouges de toute sortes que je récupères des boules. Certains font une taille pouvant atteindre jusqu’à 35 cm.

Quand ils ont la place la taille suit.

La filtration

Il y a également 6 loches baromètres mais ont probablement finies dans l’autre bassin en passant par la filtration.

Loche baromètre

Ce débordement paraît mince mais 1 cm seulement suffit pour ne pas avoir de fuite car la bâche du bassin chevauche celle de la chambre. Chaque chambre possède une bâche dédiée. C’est un système relativement simple mais infaillible.

Son seul défaut : les poissons se prennent pour des saumons.

Il faut que je bricole un système pour ne plus qu’ils puissent s’échapper.
Autre constat : Les excréments des poissons !

C’est un engrais miracle.

Chaque printemps c’est 80 kg d’engrais totalement gratuit qui sont produits.

Cette filtration ne tourne pas de Novembre à Mars, c’est assez logique les poissons ne sont pas nourris en saison froide, ils hibernent.

Pour éviter un autre sabotage, rien à faire, car de toute façon il n’est pas bien compliqué de rentrer dans ce jardin, il donne ensuite sur un immense terrain à l’américaine : une sorte de parc fermé ou sont regroupées une centaine de maisons.

Il y a des barbelés mais ce n’est pas très difficile de lancer un bidon dans le bassin à partir de la clôture !

En effet, chaque année, je retrouve 2-3 batteries de voiture quand je cure le bassin au printemps.
Il y a bien une camera de surveillance, mais par 4 fois, on me l’a arraché ou elle a servi de cible à la carabine à plombs : C’est peine perdue !
En 2015 l’affaire avait été portée devant les tribunaux mais à trois reprises, je n’ai pas été mis en tort pour ce bassin les grenouilles ne sont pas maintenues en captivité elles sont libres d’aller ou bon leurs semblent.

Du coup en 2017 ce qui devait arriver arriva !
Le bassin est fini mais au printemps il est prévu que les portugais viennent faire des travaux car avant l’hiver ils avaient décidé de casser le déversoir pour le refaire au printemps : il faudra consolider le dernier mur qu’ils ont décidé de conserver car ce n’est du parpaing de 10.
L’enquête concernant l’empoisonnement est toujours en cours mais j’ai peine à croire qu’acheter de l’insecticide agricole pour cerisier (interdit aujourd’hui d’ailleurs) et surtout du cyanure passe inaperçu !

J’ai la nette impression que les forces de l’ordre en ont strictement rien à foutre. Déjà que pour la plainte ça été difficile d’en faire une…

Réparer un aquarium sans déchausser les vitres

Cet épisode calamiteux, nous l’avons tous connu !

…avec des effets et conséquences divers suivant la nature et l’emplacement  de l’aquarium !

Cet article va répondre aux interrogations légitimes de tout aquariophile ayant vécu ce mauvais moment et voulant le surmonter grâce aux conseils qui suivent.

Par Sylwingeï

Je me permets du coup de présenter ma méthode de réparation déjà publiée sur un forum que certains connaissaient certainement. Je tiens à avertir tous les lecteurs  que ce n’est probablement pas la meilleure façon de procéder, de mon avis, loin de là, mais  grâce à elle, mon 450 litres tient comme ça depuis 3 ans, sans problèmes et je viens de la réutiliser pour réparer pour deux vieux bacs qui m’avaient lâchés tout récemment.

J’ai souvent entendu ces propos  ;

Oui,  mais pour un bac faut tout déchausser….gnagnagna

et

Tu verras mais dans deux semaines, big monster va avoir la chiasse…“.

Donc avant de commencer, il me faut avouer :

OUI ce n’est pas la meilleure technique pour réparer un bac surtout que le final est tout sauf esthétique mais pour moi qui n’a que faire de ça c’est très bien et cela ne m’oblige pas à appeler un gars qui sait s’y prendre car même après avoir vu comment faire je n’ai ni le matériel ni le temps les capacités et le courage de tout faire“.

Mon 450 litres tient comme ça depuis maintenant une bonne paire d’année et plus et c’est pas pour autant qu’il fuit ou qu’il se fragilise bien au contraire. Libre à vous donc de suivre ou ne pas suivre mais le tutoriel est tout aussi valable pour un démontage complet l’ensemble du matériel et de la méthode à procéder est là, vu que c’est pareil.

Un conseil aussi concernant l’achat d’un aquarium d’occasion.

Hormis l’aquarium neuf acheté sur un coup de tête, pour de plus vieux aquariums souvent restés à sec pendant longtemps, parfois des mois et plus (on estime que passé une semaine le joint commence déjà à se raidir). Je conseille plus que vivement de le réparer. Dans le meilleur des cas, on évite ainsi un accident quelques semaines plus tard comme cela m’est arrivé !

Dans le pire das cas, si la réparation a bien tenu, le bac est à nouveau “clean” pour ses 20 prochaines années !

 

MAIS, avant de commencer, il faut rassembler le matériel…

Comptez environ 70-90 € pour tout acheter dans mon cas ça m’a coûté une cartouche de silicone ayant tout le reste.

Sinon faîtes-vous le prêter.

  • Un cutter solide type MAGNUSSON à lame remplaçables. Il est compliqué de le manier dans les coins mais sa lame peux se retirer et servir d’outil idéale pour finir le travail et même détartrer je l’utilise surtout au début pour retirer le plus gros ou déchausser une vitre. La lame est solide mais attention elle coupe (et fort!) et n’est pas indestructible donc pas de torsion inutile de même un peu de rouille poubelle on achète un jeu de lames neuves. Avec le manche il permet d’avoir une prise solide avec la lame seule ça permet de bien finir les coins mais si vous déchaussez les vitres pas besoin de vous donner tout ce mal.

  • Une cartouche de silicone (SOUDAL SPECIAL AQUARIUM) même si certains font avec un silicone plus conventionnel, je préfère ne pas tergiverser dessus et prendre une colle de qualité. En revanche oublier les colles à pare-brise, c’est merdique et inadapté, donc une source de problèmes futurs.
  • Un pistolet à silicone (en gros sans cet outil vous ne pouvez pas utiliser les cartouches, CQFD.)

  • Un masque de chirurgien : c’est important si vous faites ces travaux en intérieur, protégez vous et pensez à aérer le local.

  • Des gants “anti-coupures” si vous êtes maladroits !
  • De l’acétone +  du papier “essuie tout” de type SOPALIN.
  • Des Tréteaux ou un meuble pour poser l’aquarium dessus, idéalement à hauteur du nombril.

Matériel optionnel

  • Un aspirateur puissant, de préférence, pas celui de la maison mais plutôt un aspirateur de chantier ou,un qui ne craint plus grand chose !
  • Une “Gomme magique Mr PROPRE”,
  • Du vinaigre (ou acide chlorhydrique) + des lames de rechanger pour le cutter.

Etape 1 : Le grand nettoyage

Sur mon 80 litre, le “doyen”, la vitre a cèdé et ne tenait plus,  je l’ai donc directement arrachée.

C’est la méthode la plus facile !


Avant d’envisager la pose du nouveau joint, il convient de redonner un peu d’éclat à l’aquarium surtout si celui-ci à pas mal vécu.

Il convient de retirer tout grain de sable à l’intérieur du bac et au minimum de le laver succinctement. Pour cela vous pouvez vous aider d’un aspirateur pour voiture par exemple (pas l’aspirateur à main de “CAR GLASS” mais un gros “maousse-costaud” !) sinon votre aspirateur de maison, sans la brosse, fera l’affaire.
Vous pouvez aussi en profiter pour le détartrer. La gomme magique en enlève pas mal mais pour les gros dépôts la lame de cutter est d’une grande aide. Pour les dépôts vraiment récalcitrants le vinaigre chauffé attaque bien.

La solution ultime passe par l’emploi de l’acide chlorhydrique.

Faire cela jusqu’à ce que vous estimez le bac suffisamment propre. Bien rincer également si vous lavez à l’eau du robinet pensez à bien l’essuyer. Portez un masque car l’odeur du vinaigre et/ou de l’acide peut s’avérer irritante dans un espace clos tel surtout qu’on a la tête dans l’aquarium !.

 

Etape 2 : le ratissage
Ici commence réellement le gros du travail. Le but est de retirer un maximum de joint jusqu’à ce qu’il n’en reste presque plus à l’exception de la jointure. Comme je suis un flemmard j’utilise l’aspirateur pour ensuite retirer le joint fraîchement coupé. Je le fais des deux côtés à savoir côté intérieur et extérieur.

Vous pouvez aussi si vous le souhaitez changer la vitre avant si vous estimez que celle-ci est trop pourrie et que vous voulez mieux voir dedans. Rien de bien compliqué n’importe quel magasin propose du verre à la découpe mais il convient de respecter ces règles.
Mesurez au MILLIMÈTRE près la vitre car aucune erreur n’est permise !
N’achetez ni une vitre moins épaisse ni une vitre plus épaisse, il est possible de se fournir jusqu’à 10 mm d’épaisseur sans trop de soucis. Un carreau coûte généralement entre 35 et 100 € le m² jusqu’à 6 mm. Cela diffère grandement d’un magasin à un autre car souvent dans la facture finale, il faut rajouter le trait de coupe.
Vérifiez bien avant emballage que la vitre correspond bien à vos mesures j’ai vu tellement d’erreurs maintenant qu’interdiction ou pas j’exige de voir mon carreau avant son emballage et je contrôle scrupuleusement que les mesures sont correctes avec mon mètre-ruban.
Pensez également à demander un polissage des côtés sinon votre vitre sera aussi tranchante qu’un rasoir! et une écharde en verre c’est chiant, douloureux et bien casse-“troufiniouf” ensuite à retirer.

Pour les vitres neuves, mieux vaut porter des gants lors de la manipulation.
En image : un 60 litres dont les joints ont étés arrachés, je n’ai plus qu’à passer l’acétone.

Comment décoller la vitre ?

Généralement un aquarium est conçu comme suit : Une vitre en guide de fond et les vitres collées dessus pour les côtés ce qui assure une surface parfaitement plane. Le mieux pour décoller ce genre de vitre est de décoller les côtés (s’il y a des renforts, il faudra, bien entendu, les décoller en premier) et d’attaquer ensuite calmement en bas en inclinant la vitre sans trop forcer. Si les côtés son correctement faits, en général, la vitre s’incline sans grande résistance et quelques coups de cutter finissent le travail.

Précaution importante ne forcez pas et éviter à tout prix de toucher les côtés des vitres. Une vitre peut encaisser un gros impact en son centre en revanche les côtés se fêle vite et se fissure avec extrême facilité !

J’ai déjà détruit une vitre de cette façon qui heureusement était destinée à être remplacée : cela va très vite et la prudence est donc de mise.

Précaution importante : Il faudra enlever toutes les traces du vieux silicone à cet endroit  car il en va de la stabilité de la future vitre.

Une fois le ratissage fini, il ne doit rester qu’un mince film.

Pour l’avoir il faudra l’attaquer avec de l’acétone vous en trouverez dans n’importe quel magasin de bricolage. Avec un papier “essuie tout” de type SOPALIN, il suffit de le mouiller avec le produit et le passer dans toutes les jointures afin de “laver” la surface. Il convient de le faire des deux côtés. En raison du caractère très volatile de l’acétone le mieux reste de faire cette étape dehors. Une fois le nettoyage fait on peut presque immédiatement passer à l’étape finale.
Si vous vous mettez de l’acétone sur les doigts, plongez-les dans l’eau. Même si ce n’est pas un produit douloureux et agressif, il assèche sérieusement les mains. Avoir une bassine d’eau à côté n’est pas une précaution inutile.

Il faut aussi renouveler régulièrement le SOPALIN qui s’assèche très vite.
Cette étape est impossible à zapper car cela permet de dégraisser proprement la surface et d’ôter les résidus de joints restants !

 

Etape 3 : Recoller

Pour recoller le bac, voici le procédé mis en œuvre.

Recoller d’abord dans le sens intérieur du bac puis avec votre doigt plaquer légèrement le boudin de silicone dans les angles. Vous pouvez aussi remettre les renforts latéraux si le bac en possède. Pour les 80 cm qui en sont dépourvus je conseille fortement d’en mettre un surtout s’il n’est pas destiné à être cloisonné et que vous ne remettez pas l’encadrement en plastique qui casse souvent lors du démontage de toute façon.
Si vous décidez de changer la vitre, il suffit de remettre du silicone sur les côtés et de placer la vitre.

Il peut être nécessaire de la maintenir avec des sangles ou des serre-joints.)

En revanche je conseille de ne pas remettre immédiatement les renforts et attendre 2-3 jours que la vitre prenne avant de les installer. J’en profite aussi pour placer ma vitre qui sert de cloison.
Retourner le bac et faire à l’identique l’autre côté ensuite laisser le bac comme ça une à deux bonnes semaines.

Si vous avez du joint Silicone éparpillé sur les vitres : Pas de panique, laissez-le sécher, il viendra tout seul avec la lame de cutter après 1 jour de séchage.
Placer le bac dans une pièce fraîche et humide car pendant le séchage de la colle silicone, l’odeur du silicone qui s’évapore est vraiment abjecte et irritante pour le gosier donc c’est mieux de pas l’avoir au pied du lit non plus.
Si le bac possède un encadrement plastique sur le bas, je conseille de ne pas le recoller et de le placer une fois les joints séchés cela vous évitera un arrachage de cheveux si une intervention est nécessaire à l’avenir.
S’il n’en possède pas, il vaut mieux poser un support sur son meuble comme de la mousse à parquet ou du polystyrène si vous supportez son charmant bruit infernal.

En images : La reconstruction d’un 60 litres face intérieure. Je place un boudin de silicone uniforme dans les coins puis je tasse légèrement avec mon doigt (bien vérifier qu’aucune bulle d’air se forme).

Vous pouvez enduire votre doigt de liquide vaisselle pour étaler la colle.

Face extérieure, je dispose une mince couche de colle que j’écrase ensuite.

Le bac reconstruit.

Et mon 80 litres “doyen” : J’en ai profité pour placer une cloison au centre afin de le compartimenter en deux. Cette cloison aura le même effet qu’un renfort. J’ai également remis la vitre déchaussée à sa place.

Avertissement : Pour retirer le silicone reste sur vos doigts, un bon SOPALIN suffit. N’allez pas sous l’eau ou le silicone s’étale et colle encore plus!!!!!

De même avant d’utiliser son doigt pour encoller et lisser la colle, lavez-vous les mains et essuyez-les avec du SOPALIN pour retirer la graisse de vos mains !

 

Etape 4 : La mise en eau

Avant d’aménager définitivement il vaut mieux le remplir d’eau et placer du SOPALIN partout.

Pourquoi ?

Tout simplement car si le bac fuit à nouveau cela se voit immédiatement avec le SOPALIN et cela permet de s’assurer que le bac est parfaitement étanche.

Veillez donc à ne pas le mouiller en remplissant l’aquarium !

Après deux semaines, je déclare le bac apte je le vide pour le bouger puis je le remplis à nouveau le plus vite possible : il est conseillé là encore de ne pas laisser traîner entre la phase de test et la phase définitive.

Sylwingeï

Bourse aquariophile à PONT DE CHERUY le 3 février 2019

Bourse aquariophile à ANTIBES le 3 février 2019

L’Association Aquario-Passion organise sa bourse aquariophile annuelle et le 16ème Salon azuréen d’aquariophile et de terrariophile 2 et 3 Fevrier 2019 le samedi 2 et le dimanche 3 février 2019.

facebook: groupe Facebook Aquario-passion

Sitewww.aquario-passion.com

Renseignements et réservations :
Aquario-passion au 04 93 33 50 53 (entre 18h30 et 21h SVP).
E-mail sur site www.aquario-passion.com ou titus06@9online.fr ou aquariopassion06@gmail.com

Bourse aquariophile le 3 février 2019 à RIS-ORANGIS

L’ARA 91 profite de ce début d’année, pour vous présenter ces meilleurs vœux pour 2019.

Par ailleurs, le club vous informe que la bourse se tiendra le dimanche 03 Février 2019.


Vous trouverez tous les renseignements nécessaire sur le site www.ara91.fr dans la rubrique “notre bourse”.

La liste des poissons sera communiqué dans les prochains jours.

Contact :

Association Rissoise d’Aquariophilie

Gymnase Boulesteix

Rue des Fauvettes

Ris Orangis 91130

DOSSIER GENERALITES SUR LA FILTRATION – 4ème partie

LES TRAITEMENTS ÉPURATOIRES DANS LES STATIONS D’ÉPURATION…et l’AQUARIOPHILIE !

Ces traitements, en général assez peu connus, sont une chaîne de 4 phases qui peuvent être effectuées de différentes manières. Toutes les installations d’assainissement des eaux usées reposent sur tout ou partie de cette chaîne. Les explications ci-dessous sont aussi générales que possible.

Prétraitement

Les installations d’assainissement des eaux usées assurent toujours un prétraitement. Il s’agit de retirer mécaniquement les éléments les plus accessibles.

 => Transposé au milieu aquariophile, c’est typiquement ce qui se fait avec :

  • le “peigne” de la colonne d’eau d’un filtre extérieur à décantation

ou

  • la crépine d’un filtre interne ou extérieur

 

Les étapes du prétraitement. 

Le dégrillage retient les solides de taille importante. Il y en a deux, un grossier pour les objets volumineux et un autre plus fin (environ 10 à 20 mm). A savoir, les déchets, appelés « refus de dégrillage » sont soit incinérés, soit envoyés en décharge. En aquariophilie, ces déchets sont éliminés par le lavage des masses filtrantes !

Vient ensuite le dessablage qui permet d’éliminer des solides fins grâce à leur poids sans prendre encore le temps d’une décantation. On fait passer l’eau dans un canal à une vitesse modérée pour que le sable et les graviers tombent au fond. Ceux-ci peuvent être réutilisés ou mis en décharge selon la qualité du lavage auquel ils seront soumis.

Le déshuilage/dégraissage consiste à enlever les matières flottantes en surface. L’injection de bulles aide à séparer les matières grasses de l’eau. On parle de déshuilage pour une séparation liquide – liquide et de dégraissage pour une séparation solide – liquide. Les matières ainsi recueillies seront incinérées ou mises en décharge, elles auraient nuit au traitement biologique.

Ce qui se fait à l’échelle d’une station d’épuration ne peut pas vraiment être reproduit, étape par étape dans les filtres de nos aquarium : ces opérations ne sont “distinctes” et différentiables mais elles sont toutes accomplies lors du passage de l’eau dans le filtre.

 

Traitement primaire (sans ajout de réactifs) ou physico-chimique (avec ajout de réactifs)

Ce traitement consiste en la séparation des matières insolubles, par une décantation assistée ou non par des ajouts de réactifs. Il se produit la même chose à grande échelle que dans le bécher des photos ci-contre : les matières en suspension (MES) coulent. Plus elles sont fines et plus c’est long, d’où l’ajout de réactifs pour accélérer le processus.

On utilise l’une ou l’autre méthode selon le type d’installation : le traitement primaire pour les techniques extensives et le traitement physico-chimique pour les techniques intensives. Cette dernière est plus chère et plus efficace.

Les MES plus lourdes que l’eau tombent au fond.

Il faut plutôt éviter d’avoir recours à cette méthode qui fait appel à des traitements chimiques.  Certains fournisseurs proposent pourtant des “compléments” pour la filtration qui seront utilisés en cas exceptionnels et avec précaution.

Généralement ces produits sont connus sous l’appellation de “Conditionneurs d’eau”.

 La liste est longue et le coût d’emploi de ces produit est très variable !

 

Les réactions du traitement physico-chimique :

On provoque la coagulation avec des sels métalliques (Fe3+, Al3+). Ils ont des charges positives et se lient aux particules à charges négatives. Cela forme des particules un peu plus grosses et surtout neutres, qui vont donc arrêter de se repousser les unes les autres.

=> Cette démarche ne peut etre effectuée en aquarium : c’est un circuit fermé et un lieu de vie.

Ensuite, la floculation consiste à ajouter des polymères qui vont jouer le rôle de colle entre les éléments tellement petits qu’ils ne pouvaient pas couler assez vite.

A la fin de cette étape, on obtient des boues primaires ou des boues physico-chimiques, voir des boues mixtes si la station utilise les deux méthodes.

=> En aquarium, il faudra rechercher la réalisation d’une floculation naturelle grâce à une circulation maîtrisée de la vitesse de l’eau.

Plusieurs facteurs entrent en compte :

a. La température

b. La vitesse d’agitation et le temps de floculation : Le temps de floculation paramètre évolue de la même manière que la vitesse d’agitation. Il faut une durée suffisamment importante pour que toutes les particules se rencontrent et puisse s’agglomérer, mais pas trop grande non plus pour éviter le phénomène inverse, et la remise en suspension de ces particules.

c. Le pH

d. La dose de coagulant : Ce facteur ne doit pas être pris en compte dans un aquarium.

 

Traitement secondaire (épuration biologique)

Cette phase vise en particulier les éléments eutrophisants comme l’azote et le phosphore, sans oublier le carbone, constituant de base des matières organiques. On reproduit artificiellement ou non le phénomène naturel d’autoépuration de l’eau grâce à des bactéries.

La présence de mauvaises bactéries (ou l’absence des bonnes souches) peut provoquer notamment :

  • Un faible rendement biogaz du digesteur anaérobie
  • Une mauvaise floculation et sédimentation
  • Un excès de bactéries filamenteuses
  • Un excès en phosphore
  • Un faible rendement d’élimination de l’azote (NH4, NO3)
  • La production d’odeurs désagréables
  • Un excès de consommation de réactifs chimiques
  • Dans un digesteur anaérobie, une production de mousses

Il y a généralement trois façons de rétablir un bon traitement. Premièrement, en modifiant les réglages d’exploitation, et en attendant que les bonnes souches colonisent à nouveau le milieu. Deuxièmement, en éliminant complètement les micro-organismes en place lorsque la première solution n’a pas fonctionné. Attention, cette méthode est peu recommandée, car la biomasse mettra encore plusieurs jours à se développer, donc l’eau ne sera pas correctement traitée pendant cette période.

La troisième solution consiste à injecter des bactéries spécialement sélectionnées, cultivées et multipliés, pour qu’elles reprennent l’avantage sur les bactéries indésirables présentes dans le milieu.

C’est la présence des différents polluants qui favorise le développement des bactéries adaptées à leur dégradation.

Certaines sont aérobies, c’est-à-dire qu’elles ont besoin d’oxygène pour vivre et remplir leur tâche, donc pour accélérer le processus, on peut aérer l’eau. On utilise aussi des bactéries anaérobies (qui n’ont pas besoin d’oxygène) pour certaines réactions.

Les disques biologiques sont placés en série sur des axes en rotation lente, partiellement immergés pour être aussi en contact avec l’air.

Les disques biologiques sont placés en série sur des axes en rotation lente, partiellement immergés pour être aussi en contact avec l’air.

Il y a deux types de méthodes

  • Les cultures libres, où les bactéries évoluent librement dans l’eau, par exemple les boues activées ou le lagunage,
  • Les cultures fixes, où les bactéries sont fixées sur un support, par exemple les disques biologiques, les filtres à sable ou les lits bactériens.

Dans les lits bactériens, les pores de la pouzzolane servent de refuges aux bactéries épuratrices.

Il y a aussi des cultures fixées sur des supports fins, par exemple les filtres à sable biologiques.

 

Le lagunage naturel (aérobie)

Le rayonnement solaire est la source d’énergie qui permet la production de matière viva

nte par les chaînes alimentaires aquatiques (chaînes trophiques).

L’épuration des effluents est réalisée essentiellement par des bactéries aérobies dont l’oxygénation est assurée par l’action chlorophyllienne de végétaux qui participent aussi à la synthèse directe de la matière organique.

 

Le lagunage aéré

Contrairement au lagunage naturel où l’oxygène est fourni par la photosynthèse et le transfert à l’interface eau/atmosphère, dans le cas du lagunage aéré l’oxygène est produit artificiellement (aérateurs mécaniques, insufflation d’air…).

A la différence des “boues activées”, il n’y a pas de recirculation de la culture bactérienne. C’est donc un procédé intermédiaire entre le lagunage naturel et les procédés biologiques traditionnels.

Le traitement se compose de deux types de lagunes :

  • Lagune d’aération

et

  • Lagune de décantation.

 

Le lagunage anaérobie

Les lagunes « anaérobies » sont des bassins assez profonds où la dégradation a lieu en l’absence d’oxygène. Pour garantir cette condition la profondeur du bassin doit être de l’ordre de 2,5 à 5 m. L’eau n’est ni aérée ni agitée ni chauffée. La dégradation anaérobie produit du CO2 et du méthane. Ces lagunes permettent une première réduction importante (jusqu’à 60%) des eaux usées.

Dans ces lagunes, le rendement d’épuration escompté dépend essentiellement du développement d’une fermentation méthanique. Il n’est de ce fait applicable que sur des effluents à fortes concentrations et, le plus souvent, à titre de prétraitement avant un deuxième stade d’épuration de type aérobie.

La BIOMASSE : L’énergie de demain ?

Les principes fondamentaux de ce système d’épuration sont surtout utilisés en climat tropical.

Le lagunage à haut rendement : C’est une technique particulière où l’épuration des eaux usées est obtenue grâce à une production algale particulièrement intensive. Dès sa création, le lagunage à haut rendement a été considéré non seulement comme une technique d’épuration des eaux usées, mais aussi comme un procédé de production d’une biomasse algale d’intérêt alimentaire, permettant donc une valorisation des eaux usées des villes et des industries agroalimentaires. Le lagunage à haut rendement offre aujourd’hui certainement le plus grand potentiel de développement biotechnologique basé sur les micro-algues.

Le traitement secondaire s’achève par une dernière décantation, on récupère alors les boues essentiellement composées de bactéries. Dans le cas des boues activées, une partie de ces boues de décantation est remise en amont pour apporter la population de bactéries nécessaires dans les cuves d’aération.

Les phases de traitement primaire et secondaire produisent des boues d’épuration à très forte teneur en eau. Après un traitement visant pour l’essentiel à baisser leur teneur en eau et à stabiliser les boues primaires (par fermentation ou par compostage), les boues d’épuration liquides, pâteuses, solides ou sèches sont envoyées à leur destination finale : l’épandage agricole, la mise en décharge ou l’incinération.

La pouzzolane est une roche volcanique. La pouzzolane est un excellent support de filtration polyvalent puisqu’elle assure à la fois une fonction mécanique et biologique. Son principal intérêt, c’est de ne jamais devoir la remplacer alors que les mousses usagées doivent être rincées et changées à périodicité régulière.

La lagune anaérobie peut être utilisée pour traiter les effluents résiduaires urbains ou industriels. La pollution décantable des effluents urbains forme des boues qui sont peu à peu digérées par voie ana­érobie (minéralisation de la matière organique et dégagement de CO2, CH4 et H2S). Il est utilisé en traitement primaire pour éliminer la partie organique décantable des effluents urbains et la pollution organique soluble facilement assimilable des effluents résiduaires industriels (surtout agro-alimentaire).

Du fait des processus de fermentation anaérobie mis en jeu, ce procédé n’est applicable que pour des effluents relativement concentrés (domestiques et industriels) et n’est efficace qu’à partir d’une température de 15 °C et optimale au-delà de 25 °C.

Les risques de nuisances olfactives existent dès que les concentrations en sulfates dépassent quelques dizaines de mg · L–1 (une concentration de 100 mg · L–1 doit être considérée comme haute). Des solutions de couverture des bassins avec ou sans récupération du biogaz sont développées pour éliminer ces nuisances.

Le lagunage anaérobie est envisageable dans des sites suffisamment isolées et sous des conditions climatiques favorables de type méditerranéennes à tropicales.

=> En aquariophilie, cette technique est difficilement applicable, en revanche, elle peut s’appliquer dans le cadre d’un bassin extérieur.

 

Traitement tertiaire (traitement complémentaire ou affinage)

Le traitement tertiaire consiste essentiellement en une désinfection de l’eau juste avant rejet, parfois aussi en un affinage préalable du traitement précédent. Il est effectué de manière très variable, allant d’un simple ajout d’eau de javel ou de chlore justement dosé à un passage sous des lampes à UV.

Certains encore utilisent de l’ozone (un gaz fabriqué sur place car il est instable), d’autres stockent l’eau dans des bassins peu profonds favorisant l’action du soleil.

=> En aquariophilie, ces opérations ne sont pas réalisables…malheureusement !

…on ne peut retenir que l’emploi d’une lampe à ultraviolet !

C’est une méthode douce et naturelle qui n’utilise aucun produit chimique. Les UVs détruisent les bactéries et micro-organismes qui résident dans l’eau. Ils empêchent leur prolifération et vous offrent une eau dépourvue de risques microbiens. Souvent, la filtration par UV est utilisée dans le traitement de l’eau de pluie.

En effet, l’eau peut être propice à la prolifération des micro-organismes. Cette eau peut également contenir les déjections de certains être-vivants. Cela peut être nocif et provoquer une couleur et odeur étrange de l’eau.

Pour que ce traitement soit possible, il faut que la qualité de l’eau soit compatible pour laisser passer les rayons UV. Les principaux paramètres à prendre en compte sont au nombre de sept.

Il faut évaluer :

  • la transmittance de l’eau, c’est la transparence de l’eau face au rayonnement UV émis à 254 nm,
  • la couleur, plus une eau sera claire, plus le rayonnement UV pourra la traverser,
  • sa turbidité, plus elle sera faible, moins le rayonnement UV émis sera freiné ou détourné de son chemin,
  • la teneur en fer et en manganèse de l’eau, qui sont des sels métalliques pouvant précipiter sur les gaines protectrices des lampes,
  • la teneur en matières organiques, qui peut absorber la lumière UV à 254 nm
  • le caractère plus ou moins entartrant de l’eau.

Pour que le système soit efficace, il doit être en fonctionnement en continu mais sur une courte période de 48/72 H par exemple.

Une stérilisation complète de l’eau n’est pas souhaitable car l’eau doit rester biologiquement active. La simple diminution du nombre des cellules nuisibles (germes, bactéries, virus..) est tout à fait acceptable et suffisante. Les bactéries sont très utiles dans les processus de décomposition, c’est une des raisons pour lesquelles on n’emploiera pas ces appareils de façon continue et permanente dans les aquariums.

Un usage intensif et continu pourra également faire perdre aux poissons leur pouvoir de résistance aux infections bactériennes.

Crenicichla Reticulata semifasciata

Crenicichla semifasciata, Heckel,1840

Crenicichla semifasciata a été découvert dans le rio Paraguai à “Caiçara” (en face de Cáceres, Mato Grosso, Brésil) et il a été signalé dans le rio Paraguai et dans la partie inférieure du rio Paraná en aval du barrage hydroélectrique d’Itaipu, mais il est considéré comme absent dans la partie supérieure du Rio Paraná et dans le bassin Rio Uruguai.

C’est l’un des membres le plus connu de la famille (Frog Head Pikesfamily) Crenicichla, précédemment appelée « genre Batrachops ». C’est un poisson qui se montrera agressif dans un aquarium mais enrichissant et attractif par son comportement.

Crenicichla semifasciata est le représentant le plus méridional du groupe réticulata, distribué dans le bassin versant du Rio Paraguay au Brésil, au Paraguay et au nord de l’Argentine. Plus récemment, cette espèce a été exportée de la province argentine de Formosa.

 

 

Cette espèce ressemble plus à une “grenouille” que les trois autres, avec son museau court et sa tête large. Vus de dessus, les adultes ressemblent à des microphones, à cause de la forme de leur tête circulaire et de leur corps progressivement effilé.

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