Une nouvelle publication sur un cichlidé encore mal connu des cichlidophiles.
CRENICARA LATRUNCULARIUM – KULLANDER & STAECK, 1990
Le monde fascinant des cichlidés regorge d’espèces aux comportements complexes et aux adaptations remarquables.
Parmi elles, Crenicara latruncularium se distingue par sa discrétion, son élégance et son mode de vie intimement lié aux eaux douces d’Amérique du Sud.

Encore peu connu du grand public et même des aquariophiles, ce petit cichlidé n’en demeure pas moins un sujet d’étude passionnant, tant pour ses stratégies de reproduction que pour son rôle écologique dans les biotopes qu’il occupe.
Cet article se propose de dresser un portrait complet de Crenicara latruncularium, en explorant son habitat naturel, ses caractéristiques morphologiques, son comportement et les conditions nécessaires à son maintien en captivité.
Le genre « Crenicara » regroupe deux espèces de cichlidés généralement originaires des ruisseaux et rivières des bassins de l’Amazone et de l’Essequibo en Amérique du Sud.
En raison de leur apparence, les membres des deux genres, les « Crenicara » et les « Dicrossus », sont parfois appelés « cichlidés damier » ou « cichlidés échiquier » car ces cichlidés présentent plusieurs taches sombres sur les flancs et ne dépassent pas 10 centimètres de longueur.
Il faut aussi savoir qu’autrefois, les membres du genre « Dicrossus » étaient parfois inclus dans le genre « Crenicara ».
A savoir que les cichlidés à damier se divisent désormais en deux genres :
- les espèces élancées du genre « Dicrossus » avec cinq espèces ;
- les espèces au corps trapu du genre « Crenicara » avec deux espèces.
Comme évoqué, seules deux espèces de Crenicara sont actuellement et scientifiquement reconnues et sont :
- Crenicara punctulatum ;
- Crenicara latruncularium.
Ces deux espèces sont difficiles à distinguer car elles se ressemblent beaucoup.
Outre des caractéristiques distinctives, mais invisibles et des différences de coloration peu fiables en raison de la grande capacité de ces poissons à changer de couleur, un seul élément permet une identification fiable sur une macrophotographie nette : le bord d’un petit os situé au-dessus de l’opercule, appelé « supracleithrum ».
Le bord de cet os est toujours lisse chez Crenicara punctulatum, tandis qu’il présente de petites pointes chez Crenicara latruncularium.
Bien entendu, la différence entre les deux espèces de Crenicara ne réside pas simplement dans l’aspect lisse ou dentelé de cet os discret car pour l’aquariophile, qui n’a nullement l’intention de disséquer ses poissons, la question restera posée de savoir s’il détient un Crenicara punctulatum ou un Crenicara latruncularium ?
Crenicara latruncularium est un petit cichlidé originaire d’Amérique du Sud, que l’on rencontre principalement dans les bassins de l’Amazone et de l’Orénoque.
Il fréquente les zones calmes des rivières, les bras morts et les eaux faiblement courantes, souvent riches en végétation et en débris organiques.
Ces milieux lui offrent de nombreux abris et une source abondante de nourriture, constituée principalement de petits invertébrés aquatiques.
Ce poisson se distingue par sa silhouette élancée et son allure discrète.
Sa robe présente généralement des teintes brunâtres à beige, ponctuées de motifs sombres qui lui assurent un excellent camouflage dans son environnement naturel.
Cette coloration cryptique lui permet d’échapper aux prédateurs et de surprendre ses proies.
Malgré son apparence modeste, Crenicara latruncularium révèle une grande richesse comportementale, typique des cichlidés.
De tempérament plutôt calme, il adopte un mode de vie territorial, surtout en période de reproduction. Les couples se forment durablement et montrent un soin parental attentif.
La ponte a lieu sur un support choisi avec soin, comme une pierre plate ou une feuille large.
En aquariophilie, Crenicara latruncularium est apprécié pour son comportement intéressant et sa relative tranquillité.
Il nécessite un aquarium bien aménagé, avec des cachettes, des racines et une végétation dense, afin de reproduire son habitat naturel.
Une eau douce, légèrement acide et une température stable sont essentielles à son bien-être.
Son alimentation doit être variée, incluant des proies vivantes ou congelées, complétées par des aliments secs de qualité.
Encore peu répandu dans le commerce, ce cichlidé demeure une espèce fascinante pour les passionnés souhaitant observer des comportements naturels et un mode de reproduction élaboré.
Sa discrétion et son élégance en font un poisson aussi captivant qu’attachant.
A découvrir !


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