Crenicichla de l’Iguazu : Crenicichla iguassuensis

Crenicichla iguassuensis, Haseman, 1911

 

Confirmé comme espèce issue d’Argentine par Casciotta, J, A. Almirón, L. Ciotek, P. Giorgis, O. Říčan, L. Piálek, K. Dragová, Y. Croci, M. Montes, J. Iwaszkiw et A. Puentes (2016):

Les Crenicichla du Río Iguassu sont particulièrement difficiles à identifier, car en plus de Crenicichla iguassuensis, Crenicichla tesay et une nouvelle espèce encore non décrite sont aussi des spécimens occasionnels avec des lèvres bien développées.

Cela signifie qu’au sein d’une même espèce, il peut y avoir une série de formes qui semblent ne pas appartenir à la forme de la tête, mais qui font néanmoins partie de la même espèce.

Crenicichla iguassuensis, semble se satisfaire d’un bac de 400 à 500 litres dont il faudra assurer des renouvellements partiels d’eau régulier et surtout il faudra lui offrir une filtration très puissante, supérieure à 10  fois le volume du bac.

Son comportement agité et turbulent, sa grande bouche laissent à penser que cette espèce pourrait présenter des problèmes dans un plus bac de dimensions plus réduites ou peut être avec moins avec un mouvement de brassage de l’eau.

Description

Crenicichla iguassuensis se distingue des autres espèces par la combinaison suivante de caractéristiques principales:

  • la présence de rayures suborbitales bien marquées,
  • les flancs avec 4-6 points en dessous de la ligne latérale supérieure,
  • l’extrémité arrière se prolonge au-dessus de corps de pédoncule caudal parsemé de nombreuses taches irrégulières et absence de rayures verticales sur les flancs.

C’est une espèce de taille moyenne à grande qui peut atteindre la longueur standard de 25 cm.

Le corps est allongé et sa hauteur correspond à 4 à 5 fois dans la longueur standard.

Le nez est court.

Dans certains cas, la mâchoire inférieure peut dépasser légèrement la mâchoire supérieure.

La ligne latérale est divisée à proximité du flanc de Mita. La nageoire dorsale  a de 21 à 22 rayons épineux et de 9 à 12 rayons mous et sa partie molle pourrait se terminer en un point. La nageoire anale a 3 rayons épineux et 8 à 9 rayons mous.

Les nageoires pectorales sont arrondies et les pelviennes sont pointues. La nageoire caudale est arrondie.

La couleur d’arrière-plan est grise.

Les écailles de la ligne latérale sont plus claires que les autres. La tête a une bande pré orbitale de couleur grise foncée entre l’œil et le nez et une bande suborbitale entre l’œil et le pré opercule. Cette ligne suborbitale est de couleur noire.

Les flancs ont 4 à 6 points en dessous de la ligne latérale supérieure, le plus postérieur s’étendant sur le pédoncule caudal. Le corps est parsemé de nombreuses taches irrégulières. Il n’a pas de rayures verticales sur les flancs.

Le corps est parsemé de nombreuses taches irrégulières. Il n’y a pas de rayures verticales sur les flancs du poisson. Les nageoires dorsale, anale et caudale sont couvertes de nombreuses taches sombres.

La nageoire caudale a une tache sombre, bien séparée de la base de la nageoire caudale, entourée d’un anneau de couleur claire.

G: Male                                                                                                 H: Femelle

La femelle est plus petite, plus claire que le mâle. Résistant avec des poissons de taille proche. L’agressivité intraspécifique n’est notée que pendant la période de frai.

Comme pour les autres Crenicichla, la croissance des alevins est rapide. La durée de de vie est estimée entre 2-2,5 ans.

 

Eau

Température située entre 22-26 °

dH : 6-10 °,

Le pH de l’eau sur le site de prélèvement est d’environ 7.

 

Élevage

La maturité sexuelle a lieu avant l’année. Ils apparaissent dans un aquarium commun. En tant que substrat, des abris sont utilisés dans l’aquarium. Les parents prennent soin de leur progéniture.

Les créneaux diffèrent dans le corps allongé du brochet et la bouche profondément coupée. Jusqu’à récemment, de nombreuses espèces de ces poissons nous ont été importées, mais pour la  plupart des aquariophiles, elles semblent trop grandes ou «inappropriées» même pour les grands aquariums.

Les poissons de ce genre préfèrent exister dans les grottes, les grottes et les abris, où ils se reproduisent. Il est préférable d’avoir beaucoup de goulots d’étranglement longs créés en utilisant des tuyaux en PVC.

Ces poissons atteignent une longueur de 25 cm à l’âge adulte, ce sont des poissons prédateurs. Le bac qui accueillera ces poissons devra disposer d’une filtration puissante et d’une aération auxiliaire qui l’est tout autant. Des remplacements hebdomadaires de l’eau, jusqu’à 20-25%, devront être effectués.

Pour commencer avec de  jeunes spécimen, l’aquarium pourra avoir une taille minimale de 100 litres à condition d’être équipé d’une variété suffisante d’abris. Comme pour les autres espèces de Crenicichla, les mâles sont souvent assez agressifs entre eux et se battent parfois farouchement.

Les autres cohabitants de l’aquarium, pendant le frai, sont expulsés du site de manière assez vive. Pour ces cichlidés, il faut impérativement aménager des abris appropriés, dans lesquels les poissons pourront aller se réfugier en pénétrant  seulement à travers une entrée étroite.

A l’instar des autres Crenicichla, il  est souvent très difficile de créer un couple harmonieux, qui se reproduira et sera durable à cause de l’agressivité du mâle.

Crenicichla iguassuensis aime les fonds sableux et rocheux, il vit de préférence dans les zones d’environ 80 cm de profondeur.

 

 

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Crenicichla iguassuensis

Les nouveaux Crenicichla d’Argentine

Les nouveaux cichlidés d’Argentine….

Le genre Crenicichla est actuellement reconnu comme étant le genre de cichlidés le plus riche en espèces en Amérique du Sud, en comptant au moins 85 espèces valides.

Au Brésil, ces poissons sont populairement connus comme « coccinelles », « jacundâs » et « poisson-savon » et distribués à travers l’est presque tous les bassins hydrographiques des Andes, des bassins côtiers du Venezuela et de la Guyane à la rivière Argent en Argentine. On les trouve dans la plupart des rivières de l’Amérique du Sud.

Ainsi, ce n’est pas moins de quatorze nouveaux Crenicichla, découverts plus ou moins récemment et non décrits qui ont été récemment considérés comme pouvant être des espèces valables. Dans ce contexte, un travail de spécialistes a été initié avec pour objectif d’améliorer la connaissance de la diversité de ce genre et définir des caractères appropriés pour distinguer et décrire les espèces, dans le but de résoudre les problèmes taxonomiques qui se posent.

Au final après recherches et études, ce sont treize espèces qui sont reconnues comme valides:

  • Crenicichla britskii

  • Crenicichla haroldoi

  • Crenicichla hu

  • Crenicichla iguassuensis

  • Crenicichla jaguarensis

  • Crenicichla jupiaensis

  • Crenicichla lepidota

  • Crenicichla mandelburgeri

  • Crenicichla semifasciata

  • Crenicichla tesay

  • Crenicichla vittata

  • Crenicichla yaha

  • Crenicichla ypo

Une variation intra-spécifique liée aux lèvres hypertrophiées a été trouvée chez trois espèces de rio Iguaçu:

  • Crenicicha iguassuensis
  • Crenicicha tesay
  • Crenicichla sp. « IGUAÇU »

 

 

A suivre : Le biotope d’origine – La rivière Iguazu

Une nourriture vivante : Les cloportes !

Une nourriture vivante : Les cloportes !

Mais qu’est-ce qui rend si appétissant, aux yeux de nos poissons, ce petit animal qui par nature est un marcheur impénitent, et qui n’est absolument pas tenté par les sports aquatiques ?

Les cloportes appartiennent à la grande classe des crustacés, plus connus pour ses représentants aquatiques, parmi lesquels, pour confirmer la règle, il constitue l’exception remarquable de terrien convaincu…

Plus sérieusement, ils font partie de l’ordre des Isopodes et de la famille des Oniscidés.

On les distingue par le nombre de segments des antennes et la forme des pattes arrière, plus quelques autres caractéristiques… L’identification précise des espèces reste une affaire de spécialistes mais ce qui permet de nous en sortir, c’est que les poissons sont encore plus mauvais que nous quand il s’agit de classification ; celle-ci se bornant à distinguer ce qui se mange de ce qui ne se mange pas.

Ils possèdent six à sept paires de pattes bien visibles, auxquelles il faut ajouter deux paires d’antennes : Pour un poisson difficile de résister.

Ils pondent des oeufs d’où sortent de minuscules cloportes. Une caractéristique qui nous intéresse, puisque selon l’âge et l’espèce, il est possible de trouver des sujets de quelques millimètres à plus de deux centimètres. De quoi satisfaire quasiment tous les appétits.

Où les trouver ?

Prioritairement sous le bois mort, et sous les amas de végétaux. Il est aussi possible de les trouver sous les déchets mêlant le végétal à l’animal. Par contre, il ne s’attaque jamais au bois sain (donc aucun risque pour votre salle à manger Louis XVI). En cherchant bien, on en trouve aussi bien au centre des grandes villes qu’en rase campagne (ce qui en dit long sur leur capacité d’adaptation).

Les cloportes sont de petits détritivores. De ce fait, ils ne sont pas strictement végétariens mais le plus souvent omnivores.

Avant de commencer à parler de l’élevage, il faut préciser que les cloportes, bien qu’étant détritivores, ne vivent pas dans la pourriture. Par conséquent, un élevage ne doit dégager aucune odeur (avantageux pour le cas d’un élevage en intérieur…). Si tel n’était pas le cas, cela dénoterait d’un déséquilibre du milieu qui ne pourrait que leur nuire.

Ils aiment les lieux humides mais fuient l’eau ; pourtant il en vaut mieux trop que pas assez !!! En effet, dans un lieu trop humide, ils arrivent à se réfugier en hauteur et à survivre. Par contre, dès que le milieu devient trop sec, le taux de mortalité est très important, voir total.

Le récipient idéal pour commencer un petit élevage doit avoir des bords lisses et abrupts. Si vous utilisez un récipient trop plat, n’oubliez pas de le recouvrir d’une moustiquaire afin d’éviter les promenades (le cloporte étant généralement mal perçu sur le tapis du salon !).

Disposez au fond une fine couche de terre (2 à 3 cm) sur laquelle vous placerez des morceaux de carton ondulé, du vieux bois non traité (très important) et des feuilles mortes.

Ensuite, arrosez de façon à ce que la terre soit bien humide. La température idéale pour l’élevage se situe au alentour de 20°C.

Obligatoirement, il vous faudra oublier votre élevage pendant au moins deux mois et ne surtout pas y toucher (les cloportes étant très sensible au stress). Par contre, le bruit ne les dérange pas.

Du côté de la nourriture, vous obtiendrez les meilleurs résultats en complétant la cellulose (bois…) avec une coupelle de nourriture lyophilisée en flocon pour poisson.

Il faudra compter, quand même, au moins deux mois avant de commencer à voir courir des tas de petits cloportes partout et encore autant pour qu’ils grandissent ; mais le jeu en vaut la chandelle. Avec ces petits animaux, vous obtiendrez une nourriture de qualité, qui redonnera à vos pensionnaires l’instinct de la prédation.

Quoi de plus attractif qu’un petit cloporte gesticulant de toutes ses pattes ?

Les cloportes géants de l’Atlantique ….ne vous trompez pas de cloporte !!!!!!

Avant d’aller acheter ce poisson !!!! [Article n°6]

Avant d’aller acheter ce poisson !!!!

La famille des lépidoptères, Lepisostidae, remonte à la période géologique du Crétacé, qui a commencé il y a environ 145 millions d’années. C’était un temps où la Terre avait un climat relativement chaud, et les niveaux élevés de la mer ont abouti à de nombreuses mers intérieures peu profondes qui étaient peuplées de reptiles marins maintenant éteints.

Cette famille de poissons anciens comprend sept espèces vivantes présentes dans des milieux frais, saumâtres et parfois marins en Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Continuer la lecture

Tout sur …Terminalia catappa : L’utilisation en Aquariophilie [2ème partie]

L’utilisation de Terminalia catappa

DANS LES AQUARIUMS et en AQUACULTURE

Les poissons captifs développent assez souvent des infections ou des troubles des écailles et des téguments qui les rendent fragiles et obligent les éleveurs à utiliser des antibiotiques. Les éleveurs de poissons tropicaux (surtout en Asie) ont essayé de récréer des conditions qui se rapprochent du naturel en ajoutant des débris végétaux au fond des bacs.  L’ajout de feuilles sèches de Badamier parait très efficace, elles libèrent progressivement leur contenu en substances phénoliques (tanins, flavonoïdes, acides-phénols) ce qui assainit l’eau, interagit sans doute sur le mucus de l’épiderme des poissons et améliore leur résistance aux infections. Continuer la lecture

Groupe Crenicichla scottii – Crenicichla prenda

Crenicichla prenda – Lucena & Kullander, 1992.

AVERTISSEMENT : On trouve très peu d’informations sur ce poisson découvert récemment et finalement peu importé et surtout peu répandu dans le monde de l’aquariophilie.

Description

Ces Crenicichla diffèrent par la forme de leur qui est plus allongées que les autres « brochets » et sa bouche qui est profondément découpée.

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Tout sur ….Terminalia catappa [1ère partie]

Terminalia catappa

Considérée comme étant une plante aux vertus extraordinaires de phytothérapie, et à ce titre les plus grands éleveurs de poissons tropicaux du monde, les aquariophiles en générale, utilisent Terminalia catappa dans la plupart de leurs aquariums de reproduction et de maintenance depuis plusieurs années.

La Catappa, c’est la feuille miracle en aquarium !

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Crenicichla Ypo

Crenicichla ypo Casciotta, Almirón, Piálek, Gómez & Oldrich Rícan, 2010 

Crenicichla ypo a été décrite pour la science en 2010 , par les ichtyologistes Jorge Casciotta , Adriana Almirón , Lubomír Piálek , Sergio Gómez etOldrich Rícan . 2

Il a été capturé en février 1986 par Sergio Gómez et d’autres.

Description

Ce poisson, un Cichlidé d’Argentine, hérite d’un nom d’espèce d’après le mot « Mbya guarani ypo » qui signifie littéralement « habitant de l’eau ». Crenicichla ypo a été décrite en octobre 2010 et les différences notables avec d’autres espèces des poissons du genre sont la présence de 6-8 taches irrégulières le long de la ligne latérale supérieure, l’absence de taches sombres dispersés sur les flancs, le faible nombre (47-55) d’écailles E1, et une mâchoire inférieure légèrement en saillie.

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La saga du Lepisosteus : Lequel de ces poissons vais-je acheter ? [5ème partie]

Lequel de ces poissons vais-je acheter ?

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Vous n’auriez pas du acheter ce poisson !!! [4ème partie]

Vous n’auriez pas du acheter ce poisson !!! [4ème partie]

Une maintenance à maîtriser…..

L’acquisition d’un tel animal impose une certaines prise de conscience et un engagement de la part du futur propriétaire pour faire vivre décemment ce type de poisson, s’en occuper dignement et surtout ne pas provoquer de catastrophes écologiques en relâchant, en particulier, ce type de poisson dans nos rivières où il pourrait rapidement s’adapter et même proliférer.

Ce danger est malheureusement bien réel, tout comme d’autres !

Un peu partout dans le monde, les populations se mobilisent pour lutter contre, parfois, l’irresponsabilité de certaines personnes et en particulier celle de certains aquariophiles. Par, eux Etats Unis, le gouvernement américain s’est mobilisé et a décidé de combattre l’invasion de la rascasse en encourageant les pêcheurs de tous types (amateurs et professionnels), les plongeurs à pêcher cet intrus. Pourtant, malgré tous ces efforts louables, rien n’y fait et les populations de rascasse continuent de croître atteignant même des records : plus de 700% d’augmentation dans certaines régions !

En même temps, l’aire de répartition démographique de cette espèce ne cesse de s’agrandir avec toutes les conséquences connues et encore inconnues sur les espèces indigènes qui sont la proie de ces prédateurs.

Plus près de nous en France, ces comportements irresponsables sont à l’origine de phénomènes identiques dont les conséquences ne sont pas encore bien mesurables….et les scenarios « catastrophe du cinéma hollywoodien » pourraient ne plus être des fictions dans quelques années.

Depuis des siècles, nous domestiquons et élevons toutes sortes d’animaux comme compagnons ou, comme c’est le cas en aquariophilie, pour le plaisir. Ces animaux font maintenant partie d’un grand nombre de familles du règne animal et ne sont plus seulement les traditionnels animaux domestiques bien connus!

La conservation des animaux exotiques est un sujet qui est la source de grands débats depuis de nombreuses années. Avec Internet et l’accès à une multitude de média (magazines et publications scientifiques…), la participation à des associations de tous azimuts, les propriétaires d’animaux jouissent d’un accès à l’information sans égal. D’autre part, aujourd’hui, les détaillants et l’industrie alimentaire, vétérinaire proposent aux propriétaires de ces animaux des produits faciles à manipuler et plus adaptés.

Toutes ces mesures profitent à l’animal, à son propriétaire et à toute la communauté dans une certaine mesure.

La « Bête des Vosges » serait enfin découverte ?

L’irresponsabilité des aquariophiles peut aussi porter sur l’abandon de plantes qui deviennent elles aussi des espèces invasives !

Tout le monde a en mémoire ces petites tortues aquatiques vertes qui étaient amassées dans les aquariums des animaleries dans les années 80 et qui se vendaient souvent avec un petit récipient en forme de « haricot » pour vivre des semaines de calvaire en situation de malnutrition dans une eau souillée et souvent trop froide, avant l’issue fatale.

Ces pauvres tortues n’ont pas toutes eu un sort funeste, certaines ont rencontré des propriétaires responsables, de vrais passionnés de tortues respectueux de leur biologie et de leur mode de vie. D’autres ont au contraire connu l’irresponsabilité dont l’être humain est parfois capable et se sont retrouvées lâchement abandonnées dans les cours d’eau et les étangs de toutes les régions de France.

Parfois, même s’ils offrent une compagnie appréciée, les animaux peuvent contribuer directement ou indirectement à la santé de leurs propriétaires. Dans certains cas, les propriétaires ne comprennent ou n’acceptent pas la responsabilité qui est la leur  qui est à vie et qu’exige un animal fut-il de compagnie ou de « collection ».

Originaire en réalité des Appalaches, cette espèce a été massivement reproduite dans des fermes d’élevage du sud des USA pendant de nombreuses décennies et c’est ce qui lui a valu son nom trompeur. Ce très bel animal a des besoins fort rudimentaires et il jouit d’une faculté d’adaptation surprenante. C’est pourquoi il a été classé en tant qu’espèce invasive en France alors que le climat y est pourtant très différent de celui rencontré dans son aire naturelle de répartition.

En outre, certains propriétaires ignorent ou plus souvent négligent leurs responsabilités à l’égard de ces animaux, n’en maîtrisent pas la maintenance causant ainsi des troubles de toutes sortes et souvent lourdes de conséquences non maîtrisées.

Avant donc de s’engager sur la maintenance d’un Lepisosteus (ou tout autre animal), il convient de bien considérer les critères suivants :

  • La possession de cette espèce de poisson doit être documentée et étudiée par le futur propriétaire qui devra bien mesurer les exigences relatives à l’élevage et aux soins vétérinaires d’un tel poisson.
  • Le propriétaire devra s’assurer que la possession de ce poisson n’est pas de nature à générer des risques particulier pour sa santé, celle de son entourage et la sécurité publique.
  • Le propriétaire devra être conscient du fait que s’il relâche ce type de poisson en milieu naturel (France) il risque de mettre en danger les espèces indigènes sauvages.
  • Le propriétaire devra savoir que certaines espèces sont régies par la Convention sur le commerce international des espèces de faune de et Flores sauvages menacées d’extinction (CITES). Dans ce cas particulier, le Lepisosteus n’en fait pas partie mais sachant que cette espèce a particulièrement souffert de prédation de la part de l’homme, sa conservation devra être réfléchie.

En Thailande

 

Relâchés par des aquariophiles peu scrupuleux, tous ces animaux peuvent survivre dans les rivières européennes. … La présence de poissons d’eau douce sud-américains en Europe s’explique par la bêtise de propriétaires indélicats, totalement irresponsables, qui relâchent des individus devenus  trop encombrants…

Lisez ce document avant de vous faire plaisir avec ce poisson !

MAIS, ne mettez pas n’importe quoi dans dans vos aquariums !