Réparer un aquarium sans déchausser les vitres

Cet épisode calamiteux, nous l’avons tous connu !

…avec des effets et conséquences divers suivant la nature et l’emplacement  de l’aquarium !

Cet article va répondre aux interrogations légitimes de tout aquariophile ayant vécu ce mauvais moment et voulant le surmonter grâce aux conseils qui suivent.

Par Sylwingeï

Je me permets du coup de présenter ma méthode de réparation déjà publiée sur un forum que certains connaissaient certainement. Je tiens à avertir tous les lecteurs  que ce n’est probablement pas la meilleure façon de procéder, de mon avis, loin de là, mais  grâce à elle, mon 450 litres tient comme ça depuis 3 ans, sans problèmes et je viens de la réutiliser pour réparer pour deux vieux bacs qui m’avaient lâchés tout récemment.

J’ai souvent entendu ces propos  ;

« Oui,  mais pour un bac faut tout déchausser….gnagnagna« 

et

 » Tu verras mais dans deux semaines, big monster va avoir la chiasse…« .

CF réparation de big monster, les chroniques !
Donc avant de commencer, il me faut avouer :

« OUI ce n’est pas la meilleure technique pour réparer un bac surtout que le final est tout sauf esthétique mais pour moi qui n’a que faire de ça c’est très bien et cela ne m’oblige pas à appeler un gars qui sait s’y prendre car même après avoir vu comment faire je n’ai ni le matériel ni le temps les capacités et le courage de tout faire« .

Mon 450 litres tient comme ça depuis maintenant une bonne paire d’année et plus et c’est pas pour autant qu’il fuit ou qu’il se fragilise bien au contraire. Libre à vous donc de suivre ou ne pas suivre mais le tutoriel est tout aussi valable pour un démontage complet l’ensemble du matériel et de la méthode à procéder est là, vu que c’est pareil.

Un conseil aussi concernant l’achat d’un aquarium d’occasion.

Hormis l’aquarium neuf acheté sur un coup de tête, pour de plus vieux aquariums souvent restés à sec pendant longtemps, parfois des mois et plus (on estime que passé une semaine le joint commence déjà à se raidir). Je conseille plus que vivement de le réparer. Dans le meilleur des cas, on évite ainsi un accident quelques semaines plus tard comme cela m’est arrivé !

Dans le pire das cas, si la réparation a bien tenu, le bac est à nouveau « clean » pour ses 20 prochaines années !

 

MAIS, avant de commencer, il faut rassembler le matériel…

Comptez environ 70-90 € pour tout acheter dans mon cas ça m’a coûté une cartouche de silicone ayant tout le reste.

Sinon faîtes-vous le prêter.

  • Un cutter solide type MAGNUSSON à lame remplaçables. Il est compliqué de le manier dans les coins mais sa lame peux se retirer et servir d’outil idéale pour finir le travail et même détartrer je l’utilise surtout au début pour retirer le plus gros ou déchausser une vitre. La lame est solide mais attention elle coupe (et fort!) et n’est pas indestructible donc pas de torsion inutile de même un peu de rouille poubelle on achète un jeu de lames neuves. Avec le manche il permet d’avoir une prise solide avec la lame seule ça permet de bien finir les coins mais si vous déchaussez les vitres pas besoin de vous donner tout ce mal.

  • Une cartouche de silicone (SOUDAL SPECIAL AQUARIUM) même si certains font avec un silicone plus conventionnel, je préfère ne pas tergiverser dessus et prendre une colle de qualité. En revanche oublier les colles à pare-brise, c’est merdique et inadapté, donc une source de problèmes futurs.
  • Un pistolet à silicone (en gros sans cet outil vous ne pouvez pas utiliser les cartouches, CQFD.)

  • Un masque de chirurgien : c’est important si vous faites ces travaux en intérieur, protégez vous et pensez à aérer le local.

  • Des gants « anti-coupures » si vous êtes maladroits !
  • De l’acétone +  du papier « essuie tout » de type SOPALIN.
  • Des Tréteaux ou un meuble pour poser l’aquarium dessus, idéalement à hauteur du nombril.

Matériel optionnel

  • Un aspirateur puissant, de préférence, pas celui de la maison mais plutôt un aspirateur de chantier ou,un qui ne craint plus grand chose !
  • Une « Gomme magique Mr PROPRE »,
  • Du vinaigre (ou acide chlorhydrique) + des lames de rechanger pour le cutter.

Etape 1 : Le grand nettoyage

Sur mon 80 litre, le « doyen », la vitre a cèdé et ne tenait plus,  je l’ai donc directement arrachée.

C’est la méthode la plus facile !


Avant d’envisager la pose du nouveau joint, il convient de redonner un peu d’éclat à l’aquarium surtout si celui-ci à pas mal vécu.

Il convient de retirer tout grain de sable à l’intérieur du bac et au minimum de le laver succinctement. Pour cela vous pouvez vous aider d’un aspirateur pour voiture par exemple (pas l’aspirateur à main de « CAR GLASS » mais un gros « maousse-costaud » !) sinon votre aspirateur de maison, sans la brosse, fera l’affaire.
Vous pouvez aussi en profiter pour le détartrer. La gomme magique en enlève pas mal mais pour les gros dépôts la lame de cutter est d’une grande aide. Pour les dépôts vraiment récalcitrants le vinaigre chauffé attaque bien.

La solution ultime passe par l’emploi de l’acide chlorhydrique.

Faire cela jusqu’à ce que vous estimez le bac suffisamment propre. Bien rincer également si vous lavez à l’eau du robinet pensez à bien l’essuyer. Portez un masque car l’odeur du vinaigre et/ou de l’acide peut s’avérer irritante dans un espace clos tel surtout qu’on a la tête dans l’aquarium !.

 

Etape 2 : le ratissage
Ici commence réellement le gros du travail. Le but est de retirer un maximum de joint jusqu’à ce qu’il n’en reste presque plus à l’exception de la jointure. Comme je suis un flemmard j’utilise l’aspirateur pour ensuite retirer le joint fraîchement coupé. Je le fais des deux côtés à savoir côté intérieur et extérieur.

Vous pouvez aussi si vous le souhaitez changer la vitre avant si vous estimez que celle-ci est trop pourrie et que vous voulez mieux voir dedans. Rien de bien compliqué n’importe quel magasin propose du verre à la découpe mais il convient de respecter ces règles.
Mesurez au MILLIMÈTRE près la vitre car aucune erreur n’est permise !
N’achetez ni une vitre moins épaisse ni une vitre plus épaisse, il est possible de se fournir jusqu’à 10 mm d’épaisseur sans trop de soucis. Un carreau coûte généralement entre 35 et 100 € le m² jusqu’à 6 mm. Cela diffère grandement d’un magasin à un autre car souvent dans la facture finale, il faut rajouter le trait de coupe.
Vérifiez bien avant emballage que la vitre correspond bien à vos mesures j’ai vu tellement d’erreurs maintenant qu’interdiction ou pas j’exige de voir mon carreau avant son emballage et je contrôle scrupuleusement que les mesures sont correctes avec mon mètre-ruban.
Pensez également à demander un polissage des côtés sinon votre vitre sera aussi tranchante qu’un rasoir! et une écharde en verre c’est chiant, douloureux et bien casse-« troufiniouf » ensuite à retirer.

Pour les vitres neuves, mieux vaut porter des gants lors de la manipulation.
En image : un 60 litres dont les joints ont étés arrachés, je n’ai plus qu’à passer l’acétone.

Comment décoller la vitre ?

Généralement un aquarium est conçu comme suit : Une vitre en guide de fond et les vitres collées dessus pour les côtés ce qui assure une surface parfaitement plane. Le mieux pour décoller ce genre de vitre est de décoller les côtés (s’il y a des renforts, il faudra, bien entendu, les décoller en premier) et d’attaquer ensuite calmement en bas en inclinant la vitre sans trop forcer. Si les côtés son correctement faits, en général, la vitre s’incline sans grande résistance et quelques coups de cutter finissent le travail.

Précaution importante ne forcez pas et éviter à tout prix de toucher les côtés des vitres. Une vitre peut encaisser un gros impact en son centre en revanche les côtés se fêle vite et se fissure avec extrême facilité !

J’ai déjà détruit une vitre de cette façon qui heureusement était destinée à être remplacée : cela va très vite et la prudence est donc de mise.

Précaution importante : Il faudra enlever toutes les traces du vieux silicone à cet endroit  car il en va de la stabilité de la future vitre.

Une fois le ratissage fini, il ne doit rester qu’un mince film.

Pour l’avoir il faudra l’attaquer avec de l’acétone vous en trouverez dans n’importe quel magasin de bricolage. Avec un papier « essuie tout » de type SOPALIN, il suffit de le mouiller avec le produit et le passer dans toutes les jointures afin de « laver » la surface. Il convient de le faire des deux côtés. En raison du caractère très volatile de l’acétone le mieux reste de faire cette étape dehors. Une fois le nettoyage fait on peut presque immédiatement passer à l’étape finale.
Si vous vous mettez de l’acétone sur les doigts, plongez-les dans l’eau. Même si ce n’est pas un produit douloureux et agressif, il assèche sérieusement les mains. Avoir une bassine d’eau à côté n’est pas une précaution inutile.

Il faut aussi renouveler régulièrement le SOPALIN qui s’assèche très vite.
Cette étape est impossible à zapper car cela permet de dégraisser proprement la surface et d’ôter les résidus de joints restants !

 

Etape 3 : Recoller

Pour recoller le bac, voici le procédé mis en œuvre.

Recoller d’abord dans le sens intérieur du bac puis avec votre doigt plaquer légèrement le boudin de silicone dans les angles. Vous pouvez aussi remettre les renforts latéraux si le bac en possède. Pour les 80 cm qui en sont dépourvus je conseille fortement d’en mettre un surtout s’il n’est pas destiné à être cloisonné et que vous ne remettez pas l’encadrement en plastique qui casse souvent lors du démontage de toute façon.
Si vous décidez de changer la vitre, il suffit de remettre du silicone sur les côtés et de placer la vitre.

Il peut être nécessaire de la maintenir avec des sangles ou des serre-joints.)

En revanche je conseille de ne pas remettre immédiatement les renforts et attendre 2-3 jours que la vitre prenne avant de les installer. J’en profite aussi pour placer ma vitre qui sert de cloison.
Retourner le bac et faire à l’identique l’autre côté ensuite laisser le bac comme ça une à deux bonnes semaines.

Si vous avez du joint Silicone éparpillé sur les vitres : Pas de panique, laissez-le sécher, il viendra tout seul avec la lame de cutter après 1 jour de séchage.
Placer le bac dans une pièce fraîche et humide car pendant le séchage de la colle silicone, l’odeur du silicone qui s’évapore est vraiment abjecte et irritante pour le gosier donc c’est mieux de pas l’avoir au pied du lit non plus.
Si le bac possède un encadrement plastique sur le bas, je conseille de ne pas le recoller et de le placer une fois les joints séchés cela vous évitera un arrachage de cheveux si une intervention est nécessaire à l’avenir.
S’il n’en possède pas, il vaut mieux poser un support sur son meuble comme de la mousse à parquet ou du polystyrène si vous supportez son charmant bruit infernal.

En images : La reconstruction d’un 60 litres face intérieure. Je place un boudin de silicone uniforme dans les coins puis je tasse légèrement avec mon doigt (bien vérifier qu’aucune bulle d’air se forme).

Vous pouvez enduire votre doigt de liquide vaisselle pour étaler la colle.

Face extérieure, je dispose une mince couche de colle que j’écrase ensuite.

Le bac reconstruit.

Et mon 80 litres « doyen » : J’en ai profité pour placer une cloison au centre afin de le compartimenter en deux. Cette cloison aura le même effet qu’un renfort. J’ai également remis la vitre déchaussée à sa place.

Avertissement : Pour retirer le silicone reste sur vos doigts, un bon SOPALIN suffit. N’allez pas sous l’eau ou le silicone s’étale et colle encore plus!!!!!

De même avant d’utiliser son doigt pour encoller et lisser la colle, lavez-vous les mains et essuyez-les avec du SOPALIN pour retirer la graisse de vos mains !

 

Etape 4 : La mise en eau

Avant d’aménager définitivement il vaut mieux le remplir d’eau et placer du SOPALIN partout.

Pourquoi ?

Tout simplement car si le bac fuit à nouveau cela se voit immédiatement avec le SOPALIN et cela permet de s’assurer que le bac est parfaitement étanche.

Veillez donc à ne pas le mouiller en remplissant l’aquarium !

Après deux semaines, je déclare le bac apte je le vide pour le bouger puis je le remplis à nouveau le plus vite possible : il est conseillé là encore de ne pas laisser traîner entre la phase de test et la phase définitive.

Sylwingeï

Crenicichla Reticulata semifasciata

Crenicichla semifasciata, Heckel,1840

Crenicichla semifasciata a été découvert dans le rio Paraguai à « Caiçara » (en face de Cáceres, Mato Grosso, Brésil) et il a été signalé dans le rio Paraguai et dans la partie inférieure du rio Paraná en aval du barrage hydroélectrique d’Itaipu, mais il est considéré comme absent dans la partie supérieure du Rio Paraná et dans le bassin Rio Uruguai.

C’est l’un des membres le plus connu de la famille (Frog Head Pikesfamily) Crenicichla, précédemment appelée « genre Batrachops ». C’est un poisson qui se montrera agressif dans un aquarium mais enrichissant et attractif par son comportement.

Crenicichla semifasciata est le représentant le plus méridional du groupe réticulata, distribué dans le bassin versant du Rio Paraguay au Brésil, au Paraguay et au nord de l’Argentine. Plus récemment, cette espèce a été exportée de la province argentine de Formosa.

 

 

Cette espèce ressemble plus à une « grenouille » que les trois autres, avec son museau court et sa tête large. Vus de dessus, les adultes ressemblent à des microphones, à cause de la forme de leur tête circulaire et de leur corps progressivement effilé.

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Crenicichla chicha

Le genre Crenicichla est considéré comme l’une des espèces de cichlidés sud-américains les plus riches, en effet, il comprend plus de 84 espèces valides…et d’autres sont encore à découvrir sinon décrire.

Crenicichla chicha – mâle adulte

Crenicichla chicha fait partie de ces poissons récemment découverts.

Au Brésil, ces poissons sont communément appelés « coccinelles », « poissons-savon » et « jacundas », des termes communs servant à nommer sans trop de distinctions les différents Crenicichla. Ces derniers se trouvent dans la plupart des eaux de drainage des rivières d’Amérique du Sud tropicales à tempérées.

Crenicichla chicha, cette nouvelle espèce, est présente dans les eaux rapides composées de substrats rocheux que l’on trouve dans le rio Papagaio et ses affluents, bassin supérieur du Rio Tapajós, Mato Grosso, Brésil.

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Crenicichla Saxatilis lepidota – 2 ème partie

Crenicichla lepidota, Heckel, 1840

Le Crenicichla lepidota a été décrit par HECKEL en 1840. D’autres noms communs sont connus tels que « Crenicichla à deux points » ou « Cabeza amargua » (tête amère).

Les Crenicichla lepidota sont des prédateurs agressifs et voraces qui ne conviennent pas aux bacs communautaires, mais ils sont reconnus par les aquariophiles comme étant l’un des poissons les plus intéressants capables d’inspirer deux formes d’émotions chez les amateurs: soit l’amour obsessionnel, soit l’indifférence totale.

La première partie de l’article vous a ouvert l’appétit et donner envie d’en savoir plus sur ce poisson majestueux ….

Alors à vos claviers, tablettes, smartphones….et bonne lecture !

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Crenicichla Saxatilis lepidota – 1ère partie

Crenicichla lepidota, Heckel, 1840

Le Crenicichla lepidota a été décrit par HECKEL en 1840. D’autres noms communs sont connus tels que « Crenicichla à deux points » ou « Cabeza amargua » (tête amère).

Les Crenicichla lepidota sont des prédateurs agressifs et voraces qui ne conviennent pas aux bacs communautaires, mais ils sont reconnus par les aquariophiles comme étant l’un des poissons les plus intéressants capables d’inspirer deux formes d’émotions chez les amateurs: soit l’amour obsessionnel, soit l’indifférence totale.

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Crenicichla Lugubris marmorata – 2 ème partie

Crenicichla Lugubris marmorata, PELLEGRIN 1904 & PLOEG 1991

Pendant des années, les cichlidés du genre Crenicichla ont été ignorés, voire évités, par une majeure partie des adeptes de l’aquariophilie et les spécialistes des cichlidés. Pourtant, les Crenicichla sont parfaits pour ceux qui possèdent des bacs de grandes dimensions et un goût prononcé pour les poissons orignaux.

La première partie de l’article vous a ouvert l’appétit et donner envie d’en savoir plus sur ce poisson majestueux ….

Alors à vos claviers, tablettes, smartphones….et bonne lecture !

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Crenicichla Lugubris marmorata – 1 ère partie

Crenicichla Lugubris marmorata, PELLEGRIN 1904 & PLOEG 1991

Préambule

Pendant des années, les cichlidés du genre Crenicichla ont été ignorés, voire évités, par une majeure partie des adeptes de l’aquariophilie et les spécialistes des cichlidés. Pourtant, les Crenicichla sont parfaits pour ceux qui possèdent des bacs de grandes dimensions et un goût prononcé pour les poissons orignaux.

En revanche, oubliez d’emblée la maintenance de ces poissons si vous n’êtes pas prêts à consentir des sacrifices financiers, risquer de déboires…pour leur maintenance, pour leur fournir une alimentation riche et adaptée à leurs besoins et, au final, pour réussir leur reproduction. Continuer la lecture

Crenicichla Reticulata cyclostoma

Crenicichla cyclostoma, Ploeg, 1986

Ce Crenicichla de 10 cm environ habite le fond des ruisseaux tropicaux du bassin des Tocantins inférieurs, en Amazonie. Ces poissons sont des animaux très dépendants, habitants de la rivière et particulièrement sensibles à leur biotope et ses environs, ce qui explique que la dévastation des forêts riveraines impacte leur survie. Comme tous les Crenicichla, ce sont de bons parents qui savent aussi prodiguer des soins parentaux complexes.

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ElTofi : La vraie mise en service du bac…et FIN ?

LA POPULATION DU BAC

Mais quelle est donc la population qui habite un tel bassin intérieur ?

 Là, les avis divergent avec une force qui frise parfois le ridicule !

Je me suis fait littéralement « allumer » sur l’un ou l’autre forum pour cause d’hérésie !

En fait, il semble qu’un tel bassin doive correspondre quant à sa population aux rêves des autres, pas à ceux de son propriétaire.

Quelques aquariophiles francophones sont allés jusqu’à taxer ma construction de délire futile, si je n’y mettais pas telle ou telle population qui ne leur convenait à eux, bien sûr.

Amusant, non ?

Ok, j’anticipe drôlement, mais le sujet est quand même intéressant : sur la base de ce que j’ai lu et vu sur le net, je pense que ce bac fera l’affaire pour un couple ou un trio de Potamotrygons de taille raisonnable. Je suis très attiré par les leopoldi, les henlei mais j’ai lu que c’étaient les raies les plus agressives. Il reste encore  les Pearl…

J’imagine que les Menchacai sont hors de propos, compte tenu de leur taille.

Pour la population annexe, même si on a encore bien du temps, je renonce aux Cichlas qui sont définitivement trop grands pour être raisonnables, je pense… il y aura des Panaques L191 (en grossissement dans mon 720 litres en ce moment) et sans doute un Osteoglossum ferreira seul.

Ce qui serait déjà pas mal… éventuellement une population de cichlidés ?

 Allez, on ouvre le feu des réponses, critiques, idées, propositions…

 Au final, la population de ce bassin tend vers un compromis sud-américain composé de :

  • 4 Panaques schaeferi (cadeau d’une amie qui s’est rendu compte de leur taille adulte)
  • 6 Panaques sp L191 « broken lines nigrolineatus »
  • 7 Cichla kelberi
  • 13 Myleus schomburgkii (dont 2 adultes récupérés chez un ami)
  • une paire d’Astronotus occelatus adultes, F2 d’une souche sauvage d’Iquitos, Pérou
  • 4 Osteoglossum biccirhosum
  • 1 Potamotrygon leopoldi mâle (perdu 2 petites femelles cet automne, 1 nouvelle toute petite femelle est en cours de grandissage dans le 720 litres du salon)
  • 1 Acanthicus hystrix
  • 2 Acanthicus adonis (récupéré en janvier 2013, suite à un décès)
  • 1 Potamotrygon henlei mâle (idem)
  • 1 Osteoglossum ferreirai (idem)
  • et d’une poignée de poissons sp « fonds de bac » dont je n’ai pas pu me séparer :
  • 9 Chromobotia macracanthus
  • 1 Epalzeorynchus bicolor

J’avais un rêve de Phractocephallus et de Pseudoplatystoma… mais ces « gros chats » sont définitivement déraisonnables, même pour un volume comme le mien…

Après tout, ne dit-on pas : « Un bac, quelle que soit sa taille initiale, est TOUJOURS trop petit » ?

REFERENCES

AquAgora : le topic entier de l’histoire, soit plus de 130 000 lectures et 1 500 réponses.

  • http://forum.aquagora.fr/24/ramnagement-de-la-fish-room-et-grand-bac-raies/0/

Cichlidsforum : le topic dédié CF, plus de 42 000 lectures et 300 réponses.

  • http://www.cichlidsforum.fr/viewtopic.php?f=29&t=27127

Des liens sur de gros bacs:

 

VIDEOS

5 octobre 2010

  • https://youtu.be/2eurfUurn84

6 octobre 2010

18 mars 2011

  • https://youtu.be/T_2UFIkuaBA

23 mars 2011

la version 2 de la vidéo virtuelle, cette fois-ci, sans le coin des armoires bleues…

  • https://youtu.be/0aHNXvvuN_g

8 avril 2011

Version finale du bac, tel qu’il sera construit, étant donné que je ne parviens pas à vendre ce 1600 litres, je vais le démanteler pour récupérer les vitres principales.

  • https://youtu.be/qOC8kHkoWDU

Mois de Mars 2013

Mois d’Avril 2013

3 Novembre  2015

Des Cichlas et des Arowanas qui ont faim après 4 jours d’absence du patron, ça donne ça :

6 novembre 2015

La première, d’une paire de Myleus schomburgkii en pleine ponte… ça doit pas être si souvent qu’on peut voir ça aussi bien :

  • https://youtu.be/rKtQocfrgCQ

La seconde, comme demandé, du nourrissage de soirée (le 2ème du jour, donc… ils sont moins fusées et agressifs), vu en gros plan, juste sous la surface :

Année 2016

Mois d’Octobre 2016 : 10000L sur une demi colline

  • https://youtu.be/AcP7df_Q-xE
  • https://youtu.be/NS3d4fypCZw

22 décembre 2016

  • https://youtu.be/dZUqA0lIYdM

31 décembre 2016

Les Cichlas, les Myleus et le dernier mâle psychopathe Potamotrygon ont rejoint le bassin 15 000 litres du Tropiquarium de Servion (http://www.tropiquarium.ch) où ils nagent avec des caïmans à lunettes pour leur plus grand bonheur et le mien.

Ce changement m’a permis récemment de faire un virage au niveau de la population du bac, avec pour objectif de mettre en avant un gros banc  de Pterophyllumaltum.

Ci-joints 2 vidéos prises hier depuis l’intérieur de la cuve, où j’ai profité pour mettre 2-3 bacs à fleurs avec des plantes qui serviront principalement à nourrir les Uarus et les Heros.

  • https://youtu.be/j93evUvrjfE
  • https://www.dailymotion.com/d6189c7a-764b-486d-be30-11ee9d522265

Mois de Janvier 2017

juin 2017

Mois de Janvier 2017

  • https://youtu.be/j93evUvrjfE

Mois de Juin 2017

  • https://youtu.be/RTIUqD_IHHQ

Une petite vidéo prise hier depuis l’intérieur de la cuve, où j’ai profité pour mettre 2-3 bacs à fleurs avec des plantes qui serviront principalement à nourrir les Uarus et les Heros (sp fonds de cuve, récupérés ici et là)

20 Mai 2018

21 Mai 2018

  • http://www.piranhas-forum.fr/viewtopic.php?f=14&t=123&start=370

A posteriori, et l’expérience nous rendant tous beaucoup plus intelligents, il aurait été plus efficace de placer les prises électriques sur l’avant du bassin, et non pas contre le mur du fond, dans le « mur végétal ».

  • 1 Arowana silver femelle, 105 cm
  • 3 Arowana silver juvéniles, 25-30 cm
  • 3 Acanthicus (dont 2 adonis et 1 hystrix, à moins de 50 cm chacun)
  • 4 Panaqueschaeferi, +50 cm
  • 6 Potamotrygon leopoldi « black diamond », femelles, entre 30 et 40 cm chacune
  • 3 Astronotus sp « Peru » (ceux de Patrick DeRahm, passés chez Valentin, puis revenus)
  • 6 Leporinus styermarki
  • 2 Leporinus cfgossei (pas sûr de l’ID)
  • 3 Uarus amphiacanthoides
  • une poignée d’Ancistrus sp arrivés sous forme de larves mouillées dans une racine qui est restée 2 jours hors du bassin, pleine d’eau… ils pondent en continu et fournissent de la nourriture vivante en petite quantité aux prédateurs.

et…

  • 5 Cichlapiquiti (très) juvéniles, environ 12-14 cm

Pour mes Arowanas, j’en ai perdu un (mâle dominant) parce qu’il a sauté hors du bassin une nuit. Le second mâle dominé a été donné à Aquatis (ils n’avaient que des femelles) dans le cadre de l’échange contre les 6 raies Leopoldi femelles que je leur ai pris en mars 2017.

Pour faire l’affaire, je leur ai aussi donné 4 de mes Panaques sp L191 adultes. Les 3 autres sont partis chez un copain qui a un bac  adapté.

Il me reste la dernière femelle Arowanas, agée de 7 ans, mesurant 105 cm et ayant un léger Drop Eye, ainsi que les 3 nouveaux juvéniles (25 cm) que j’ai trouvé ce printemps.

J’avais viré les Cichlakelberi parce qu’ils me bouffaient les nouveaux nés raies. J’ai tenté durant quelques mois de les remplacer avec une population importante de « petits » cichlidés : Pterophyllum altum, Heros, Uarus et Geophagus winnemilleri. Mais la difficulté à trouver l’équilibre dans la nourriture entre gros prédateurs (raies et Arowanas) et petits mangeurs lents (tous les autres) ne me satisfaisait pas, et soyons francs, j’aime les Grosses Bêtes !!!

Du coup, j’ai vendu les altums à Aquatis, donné les Geophagus à un copain, et vendu en bourse les Heros.

Initialement, j’avais dans l’idée de faire grandir les 6 femelles leopoldi (jusqu’à 80 cm de disque) et de leur adjoindre un mâle ultérieurement, quitte à échanger 2 femelles pour un beau mâle… Mais quand je vois la difficulté à écouler des reproductions en Suisse et en Europe (CITES, entre autres, mais aussi marché quasi-inexistant), je change mon fusil d’épaule et je vais garder uniquement le groupe de femelles pour leur seule beauté et taille.

Du coup, je voulais trouver un gros Cichlidé comme espèce phare. Sans avoir pu résoudre le problème du Cichlatemensis (pas trouvé de souche fiable), je me suis rabattu avec plaisir sur le Tucunaré Azul (Pavon Azul, Cichlapiquita) qui est aussi un très beau bébé de +/- 80 cm adulte.

Le sable est un thème important pour les raies, et je me suis décidé après plusieurs essais à utiliser du sable « AMAZONAS » issu du commerce aquariophile.

C’est assez cher, mais mes poissons aussi et les sables trouvés en jardinerie ou même dans la nature ne me satisfaisaient pas car ils étaient trop souvents abrasifs, plein d’impuretés, voir de morceaux de quartz ou de verre.

Ces dernières années, j’ai rempli en plusieurs fois le fond du bassin de plus de 400 kg de sable (par sac de 10 kg). Mais à chaque nettoyage/siphonnage de fond, j’en perds un peu. La chambre d’eaux usées de ma maison est d’ailleurs un cimetière à sable et nouilles de céramique.

L’entreprise de curetage qui vient la semaine prochaine, avec ce qu’elle néttoyer va pouvoir ouvrir une succursale aquario/terrario !

19 septembre 2018

  • http://www.piranhas-forum.fr/viewtopic.php?f=14&t=123&start=370
  • https://youtu.be/vavxL7-08zQ

Tout ça pour ça, me direz-vous ?

Mais quelle est donc la population qui habite un tel bassin intérieur ?

Là, les avis divergent avec une force qui frise parfois le ridicule !

Je me suis fait littéralement « allumer » sur l’un ou l’autre forum pour cause d’hérésie !

En fait, il semble qu’un tel bassin doive correspondre quant à sa population aux rêves des autres, pas à ceux de son propriétaire. Quelques aquariophiles francophones sont allés jusqu’à taxer ma construction de délire futile, si je n’y mettais pas telle ou telle population (qui leur convenait à eux, bien sûr).

Amusant, non ?

Christophe Girardet alias ElTofi

ElTofi : Ce qu’il reste encore à faire….

Calculs théoriques et déformation réelle

Je peux donc finalement remplir mon bassin mais pas encore entièrement. Je me suis fixé de la faire  à 70%. Selon les calculs simulés de mon ami Stefan, ingénieur dans la branche, la déformation probable de la vitre, prise sur 3 côtés et sans renfort final sur le haut,  devrait atteindre 6 à 8 mm à plein volume.

C’est un calcul imparfait, car j’ai entré les paramètres comme si ta vitre était sertie dans le béton.

Il faut faire le test car la pose d’un renfort inox en T est prévu au début décembre et parce que la source de financement est sèche et morte : il va falloir se refaire une santé avec les salaires de fin d’année.

Je remplis donc à environ 7000 litres.

Le chauffage fonctionne parfaitement.

Je mets en route les filtres gravitaires OASE BioSmart 14000 et les pompes de brassage TUNZE: Tout va bien.

Vérification du « bombé » de la vitre : ça a l’air un peu trop arqué même si théoriquement, le coefficient de rupture de mon verre est à 30.

Selon calcul de Stefan, je suis à 18 pour une déformation de 6-8 mm A seulement 70% de remplissage d’eau, je mesure déjà les 8 mm de déformation.

Au vue de la taille adulte et du comportement de sauvages des Cichlas et des Osteoglossum, je ne peux pas prendre le risque : La pose du renfort est obligatoire dès le mois de décembre et je mets tout en  » Stand-by » du point de vue technique, jusqu’à cette date.

 

Réflexions sur le peuplement du bac & Améliorations potentielles….

Mais ça ne m’empêche pas de commencer à faire cycler le bassin.

J’y introduis des poissons rouges juvéniles, qui devraient assez rapidement servir de proies vivantes aux Cichlas des leur introduction : Encore une mauvaise idée, parce que si les poissons rouges juvéniles remplissent parfaitement leur mission d’aide au cyclage, dans une eau à 26°C, ils explosent en taille.

Quand je fais rentrer les premiers Panaques, à début octobre, les poissons rouges juvéniles ont déjà doublé en taille

Quand, à fin novembre, les Cichlas juvéniles (8 cm) les rejoignent, les poissons rouges font plus de 13 cm, 18 cm pour les plus gros !

Pas de doute, il va falloir les pêcher pour les sortir.

C’est une autre aventure épique qui commence et qui m’a vu tester plusieurs méthodes de pêche sans grand succès.

  • La pêche à la ligne a bien fonctionné pour les 3 premiers qui se sont jetés sur l’appât. Mais les 7 autres ont vite compris l’astuce.
  • J’ai tenté la nasse métallique : les jeunes Myleus s’y sont jetés, pas les poissons rouges.
  • Je me suis finalement résigné à vider à nouveau le bassin à son niveau « mur » (soit environ 4500 litres) pour entrer en cuissardes dans le bassin, épuisette à brochet dans une main et carrelet de rabattage de l’autre : Après 2 heures de pêche rocambolesque, j’ai eu raison de 7 poissons rouges !

Qui a dit que les poissons rouges n’étaient pas intelligents ?

Fin novembre, arrivent donc :

  • 7 Cichlas kelberi juvéniles,
  • 11 Myleus schomburgkii
  • 3 Osteoglossum fraîchement débarrassés de leur vitelin.

Ces minuscules poissons sont ridicules dans le volume à disposition. Le bassin a l’air vide et c’est bien ainsi.

Fin décembre, j’effectue un  complément de commande avec un Acanthicus hystrix juvénile (20 cm),  introduction des loches clowns qui saturaient le 720 litres du salon et un groupe de Myleus spp. donnés par un ami.

Les améliorations techniques

Le renfort inox

Décembre est aussi pour moi l’occasion d’installer  finalement ce renfort profilé T en inox. J’apprends à mes dépends que l’inox s’usine plus difficilement que l’aluminium.

Pour le meulage aux bonnes dimensions de la barre initiale de 6 mètres, pas de problème : en 2 coups de meule, un disque d’abrasion pour éliminer les ébarbures, c’est fini.

Pour la partie « percement », c’est plus compliqué et je me découvre des capacités de jurons de charretiers insoupçonnées.  J’ai brûlé 7 mèches avant de comprendre que je faisais mal quelque chose, mais quoi ?

Renseignements pris, il faut retenir 3 choses capitales à connaître impérativement avant de percer dans de l’inox :

  1. Il faut de l’huile de coupe.
  2. Il faut une mèche spécifique, à vitesse lente, et angle faible.
  3. Il faut une pression continue, sans interruption, et délicate et donc idéalement utiliser une perceuse à colonne.

Ces aléas passés, mon renfort est prêt à etre posé ce qui me permet d’envisager sa mise en place dans les meilleurs délais. Ce renfort supérieur absorbera la déformation de la vitre.

Le problème, voyez-vous, c’est que la vitre de récupération du 1600 litres, même si elle est placée sur la partie haute de la colonne d’eau, est dimensionnée pour une hauteur d’eau de 70 cm, y compris renforts de cerclage. Or, dans cette configuration, elle n’aura qu’un renfort plaqué-siliconé contre elle et sera vissée dans le mur béton pour absorber cette déformation.

Le renfort servira également à protéger la vitre d’un choc arrivant par le haut, par exemple lors du passage d’éléments de décor, d’intervention dans le bac, etc…

Le renfort inox est installé avec un joint de silicone séché qui nécessite encore 3 jours d’attente.

On peut enfin envisager  de remplir ce bassin  à 100 % !

Au moment de le faire, l’émotion est à son comble : 11 500 litres d’eau, compteur à l’appui,  ça fait un joli volume… et une déformation réelle bien plus grande qu’escomptée, même avec le renfort !!! je mesure une déformation de 14mm au point le plus faible !

Il est inacceptable de prendre pareil risque !

Je suis contraint de réajuster donc le niveau d’eau après quelques semaines de fonctionnement aux alentours de 115 cm de hauteur d’eau. Dans cette dernière configuration, la déformation semble acceptable, avec le 6-8 mm.

Ce qui me laisse tout de même près de 10 000 litres bruts d’eau dans la cave : c’est amplement suffisant pour faire grandir de beaux poissons.

Éclairage du bac et du mur végétal

Assez rapidement, je suis revenu des rampes HQI qui avaient deux défauts rédhibitoire :

  • leur consommation/rendement
  • leur angle d’éclairage orienté vers le bas.

3 août 2011

3 nouvelles photos, rampes installées. Le rendu est, comment dire ? très, très bleu. Mais il n’est  pas désagréable et pour s’en assurer, il faudra voir quand le bac sera en eau.

A gauche une SilverSun 2 x 150W HQI en 14’000 k + 2 x 54 W en T5 « actinique » + 3 spots LED « clair de lune »

A droite, un spot HQI 250 W en 20’000 k dont le rendu est encore plus bleu.

oui, je sais, il faut encore que je fixe le vilain cordon de câbles noirs au plafond, pour que ça fasse un peu plus propre  : chaque chose en son temps, je n’ai pas tous les outils à demeure ou en ma possession.

j’ai joué comme un petit fou avec les prises (échange des prises « euros françaises » pour les « suisses »), avec les minuteurs et les rallonges…

A défaut de rampes Lumirium qui simulent l’aube, le midi et le crépuscule, j’ai joué aussi avec les minuteurs pour obtenir différentes phases :

  • Lever du soleil :  06h00 à 09h00 en LED bleu
  • Journée : 08h00 à 18h00 en HQI 2 x 150W (rampe gauche)
  • Plein midi : 12h00 à 20h00 en HQI 1 x 250W (rampe droite)
  • Couchant : 17h00 à 21h00 en T5 2 x 54W (rampe gauche) et 18h00 à 22h00 en LED bleu.

J’ai cherché une solution qui puisse éclairer mon mur végétal (qui a bien forci entre septembre 2011 et septembre 2012) sans me coûter une fortune en consommation électrique.

Je me suis naturellement orienté vers les projecteurs LED utilisés par exemple pour les éclairages publics ou les stations service.

Deux projecteurs en LED Cree assemblés en Chine, mais fourni par un électricien régional à prix coûtant, me délivrent 28 000 lumens, en 6500 kelvin, pour à peine 280 W de consommation électrique.

Je peux les orienter sur leur socle comme je le souhaite, et leur faible consommation me promet de récupérer mon investissement à l’achat en moins de 2 ans.

Portes coulissantes

Toujours pour préserver au mieux la nécessaire humidité, mais sans qu’elle ne se répande dans tout le sous-sol, j’ai aussi installé des rails suspendus, sur lesquels sont fixés des panneaux de plexiglas, sur des chariots de roulement.

Cette cloison mobile en 6 éléments de 100 x 100 cm me permet  d’une part de cloisonner l’humidité là où elle est nécessaire, et d’autre part d’éviter qu’un Arowana ne se retrouve sec au sol le matin.

Il s’agit en effet de poissons qui sautent à une hauteur impressionnante quand ils chassent.

 

Filtration mécanique et brassage « flux large »

Si les deux filtres gravitaires ont chacun une capacité théorique suffisante pour filtrer un « bassin à koïs » lourdement chargés de 7 000 litres, je pensais donc qu’avec quelques aménagements, ils seraient parfaits pour mon bassin de 10 000 : erreur de jugement.

Malgré les deux amoncellements de pierres volcaniques (support bactérien) que j’ai rajouté par dessus les pompes de remontée, malgré la couche de sable relativement importante qui sert également de fixateur pour les bactéries, il me reste le problème de la turbidité.

Au vu des gros consommateurs d’oxygène et des gros producteurs de « sciure de bois » (voir point suivant), j’ai besoin d’une excellente capacité de filtration mécanique. En effet, les sédiments produits par les Panaques principalement, mais également par les raies, se soulèvent à chaque passage d’un poisson un peu agité. Ces sédiments sont repris par les pompes de brassage TUNZE flux large et mis en suspension permanente… si cela donne un aspect fort naturel à l’ensemble, ce n’est pas optimal pour saisir de belles images des habitants…

J’ai donc complété la filtration biologique par une filtration mécanique « à sable », via un gros filtre à piscine, qui fonctionne uniquement en mécanique, 12 heures par jour, en alternance 1 heure sur 2. Cet « extracteur de sédiments » permet de garder une eau cristalline, et allège le travail des filtres biologiques par extraction anticipée.

J’ai également augmenté le débit horaire des pompes en passant de 3 x 8.5 m3/h à 1 x 20 m3/h complétés  par 2 x 8.5 m3/h. En orientant les flux de manière à obtenir une zone de remous centrale, où il m’est facile de siphonner les déchets accumulés après quelques jours de fonctionnement.

Autres équipements 

63 m2 de panneaux solaires en toiture me réduisent de 50% ma facture électrique annuelle depuis juillet 2016. On parle quand même, pour l’entier de la maison, de 13’000 kWh par an. A 23 centimes de CHF, je vous laisse faire le calcul.

Renouvellement d’eau à 100% par semaine, en goutte à goutte, par surverse. Complété occasionnellement par un BackWash sur le filtre mécanique, à hauteur de 3500 litres.