PARACHROMIS DOVII – GÜNTHER, 1864
INTRODUCTION
Maintenir des Parachromis dovii en aquarium privé est sans doute la pratique de l’aquariophilie la plus controversée !
Les polémiques, les échanges et débats sur la maintenance de ces poissons, en aquariophiles sont virulents et enflammés, entre partisans de la maintenance et ceux qui y sont opposés principalement à cause de sa grande taille…
Effectivement quand on voit la taille imposant de ces animaux, il est naturel de se poser des questions avant de faire l’acquisition de ces animaux.

En fait, la première question qui se pose pour tout aquariophile (et que tout aquariophile devrait se poser) qui voudrait se lancer dans la maintenance de ce cichlidé est la suivante :
Est-il possible de garder cette espèce avec succès dans aquarium privatif ou non ?
Dans l’affirmative, une seconde question se pose à nouveau :
Comment faire pour offrir à ce cichlidé un aquarium qui lui permettra de vivre correctement ?
En règle générale, peu d’aquariophiles se posent la question de mettre en service un aquarium qui mesurerait normalement trois à quatre mètres de long…et la perspective d’une telle installation nécessite des moyens et de la réflexion.
Avant d’acquérir ce magnifique poisson, il faut trouver des réponses à ces interrogations et apprendre à connaitre les besoins et caractéristiques de ce poisson hors normes.
Parachromis dovii est la piscivore la plus spécialisée de toutes les espèces de Parachromis.
Parachromis dovii, communément appelé Parachromis dovii, est une espèce recherchée dans le commerce de l’aquarium depuis les années 1970, prisée pour sa coloration frappante allant du bleu métallique aux morphes rouge doré et sa personnalité audacieuse et intelligente qui captive les amateurs expérimentés.
Avec une durée de vie de 25 à 30 ans ou plus en captivité, il nécessite un engagement à long terme de la part des propriétaires.

Son attrait réside dans la transformation spectaculaire qui s’effectue lors de sa croissance, passant de juvéniles présentant des taches complexes à des adultes arborant des teintes vives et une présence imposante ce qui créée son attrait entre autres caractères.
Cependant, le tempérament de l’espèce pose d’importants défis pour la possession d’animaux domestiques, car les adultes présentent un haut niveau d’agressivité et de territorialité, attaquant souvent leurs congénères ou d’autres habitants du bassin.
Cette nature prédatrice le rend adapté uniquement aux aquariophiles avancés capables de gérer de grands aquariums pour s’adapter à sa taille et réduire l’hostilité induite par le stress.

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REPARTITION
DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE
Parachromis dovii a été décrit pour la première fois par GÜNTHER en 1864.
L’aire de distribution géographique de Parachromis dovii est l’Amérique centrale, plus précisément, il est possible de trouver ce poissons dans :
- Le long de la côte pacifique, du fleuve Yeguare au fleuve Bebedero au Costa Rica ;
- Le bassin versant de la côte de l’océan Atlantique qui s’étend depuis le Rio Aguan, au Honduras, jusqu’au Rio Moin, au Costa Rica ;
- Le bassin versant pacifique, dans le Rio Bebedouro ;
- Le bassin versant de la côte de l’océan Pacifique qui s’étend jusqu’au Rio Yeguare[1];
- Au Honduras, jusqu’au Rio Bebedero[2];
- Au Nicaragua dans le Lago de Nicaragua.
On rencontre également une population florissante dans le grand Lac Nicaragua.


Son aire de répartition est assez vaste et s’étend sur trois pays :
- Honduras ;
- Nicaragua ;
- Costa Rica.
Selon son origine, on observe différentes variations de coloration, ce qui a même alimenté les spéculations quant à la découverte d’une géographique nouvelle espèce.
Au Honduras, sa présence a été signalée :
- à La Mosquita (REYES & VASQUEZ, 2009) ;
- dans les bassins versants des Rio Aguán, Rio Sico-Tinto, Rio Plátano, Rio Patuca, Rio Warunta et Rio Coco ;
- sur le versant atlantique (MATAMOROS & Al., 2009).
- Rio Aguan
- Rio Sico-Tinto
- Rio Platano
- Rio Patuca
- Rio Warunta
- Rio Coco
- La Mosquita
Au Costa Rica, cette espèce a été observée dans les bassins versants des Rio Sabogal[3], Rio Medio Queso[4], Rio Pacuare[5] et Rio Tusubres (CASTILLO-PEREZ 2016, BARBOZA & VILLALOBOS, 2018) ;
Dans le Rio Tusubres, la présence de Parachromis dovii a été confirmée sur 46 % des sites échantillonnés (ANGULO & Al., 2017).
- Rio Sabogal
- Rio Sabogal
- Rio Medio-Queso
- Rio Pacuare
- Rio Tusubres
L’étendue de l’aire de répartition de Parachromis dovii est estimée à environ 200 000 km² et forme un polygone convexe minimal calculé autour des données de collecte géoréférencées (GBIF, 2019).
Le Rio Guayambre[6], au Honduras serait la limite occidentale de son aire de répartition, et les rivières de la province de Limón, au Costa Rica constitueraient la limite orientale.

Rio Guayambre.
Entre ces deux points, Parachromis dovii est largement répandue d’une côte à l’autre, y compris dans les Grands Lacs du Nicaragua.
Il est possible que son aire de répartition ait été légèrement étendue par l’intervention humaine, car Parachromis dovii, comme beaucoup d’autres espèces du genre Parachromis, est un poisson comestible très apprécié.

Cette espèce serait également présente sur la côte pacifique du Salvador…à confirmer sachant que cela pourrait être le fruit d’une introduction par l’homme !
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Population/ Description
Historiquement, cette espèce était considérée comme « commune » sur une grande partie du versant atlantique du Costa Rica (BUSSING, 1966).
On soupçonne que sa population actuelle est en déclin dans une grande partie du Costa Rica en raison de la forte pression de la pêche, de l’introduction d’espèces non indigènes et de la dégradation de son habitat due aux changements d’affectation des sols liés au développement agricole et hydroélectrique (ANGULO & Al., 2017).
Cependant, le taux de déclin est inconnu et nécessite des études complémentaires.
Des données d’échantillonnage limitées indiquent une abondance relative de ce poisson à hauteur de :
- 1,8 % dans le fleuve Platano, au Honduras (NAVAS PAREJO & ESCOFET, 2015) ;
- 1,5 à 2,1 % dans le fleuve Estelí, au Nicaragua (RODRIGUEZ PEREZ & CONTRERAS-MACBEATH, 2012) ;
- 0,1 % dans le fleuve Pacuare, au Costa Rica (BARBOZA & VILLALOBOS 2018).
- Rio Pacuare, Costa Rica
- Fleuve Platano, Honduras
- Fleuve Esteli, Nicaragua
Les observations confirmées actuellement, basées sur des enquêtes ichtyologiques menées dans les années 2020, confirment la persistance de Parachromis dovii dans les principales localités autochtones telles que le lac Managua, le Río San Juan et les rivières costaricaines, avec des populations documentées dans les listes de contrôle nicaraguayennes jusqu’en 2023.
Ces enquêtes indiquent une occupation stable dans les bassins versants du Pacifique du Nicaragua au Costa Rica, bien que la cartographie détaillée dans des zones périphériques comme le Honduras se poursuive.
Parachromis dovii est originaire des bassins d’eau douce d’Amérique centrale, se trouvant sur les versants Pacifique et Atlantique, du sud du Honduras jusqu’au sud du Nicaragua et du Costa Rica.
Sur le versant atlantique, son aire de répartition s’étend du Rio Aguán au Honduras au Rio Moín au Costa Rica, tandis que sur le versant Pacifique, elle s’étend du Rio Yeguare au Honduras jusqu’au Rio Bebedero au Costa Rica.
- Rio Bebedero
- Rio Yeguare
- Rio Moin
L’espèce est particulièrement abondante dans les principaux plans d’eau nicaraguayens, notamment le lac Nicaragua (sa localité type), le lac Managua et le système du Río San Juan, où elle habite des lacs, rivières et ruisseaux.
Cette espèce se rencontre dans les cours d’eau, les rivières et les lacs d’eau douce sur l’ensemble de son aire de répartition. Elle occupe une position trophique élevée (WINEMILLER & Al., 2011).
Le plus à l’ouest est le Río Guayambre au Honduras et les rivières les plus à l’est sont les rivières de la province de Limón au Costa Rica.
Entre-temps, Parachromis dovii est largement répandu, d’un océan à l’autre, y compris sur les Grands Lacs du Nicaragua.
Il est certain que son aire de répartition ait été quelque peu élargie par l’activité humaine, car Parachromis dovii, comme beaucoup d’autres Parachromis, est un poisson apprécié à plus d’un titre !
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MILIEU NATUREL & BIOTOPE
Parachromis dovii, communément appelé guapote ou cichlidé loup, préfère les environnements d’eau douce tropicale caractérisés par des rivières, lacs et lagunes à courant lent le long des versants atlantique et pacifique d’Amérique centrale.
Il recherche avant tout un abri.
Les arbres immergés, les troncs d’arbres tombés, les herbiers, les enrochements et les berges des cours d’eau constituent d’excellents refuges.
Sensible à la lumière, il est essentiel de le savoir pour toute personne préparant une sortie de pêche.
Par temps clair et ensoleillé, le bar arc-en-ciel descend en profondeur et reste immobile.
Les matins gris et couverts, lorsque la brume tropicale persiste sur le lac, il remonte en surface et se nourrit plus volontiers.

Durant la saison sèche, lorsque le niveau de l’eau baisse, le bar arc-en-ciel creuse des nids dans les berges vaseuses exposées, juste sous la ligne de flottaison.
Ces nids visibles sont comme une carte de pêche, une fois repérés, ces poissons sont toujours à proximité.
Ces habitats présentent généralement des substrats rocheux ou sablonneux qui soutiennent le comportement de creusement de l’espèce, lui permettant de construire des cavernes pour l’abri et la prédation par embuscade.
Parachromis dovii fréquente les lacs, mais aussi les cours moyens et inférieurs des Ríos.
En fait, Parachromis dovii vit aussi bien dans les rivières que dans les lacs, mais de préférence dans des biotopes rocheux tels que les ruisseaux, bassins, canaux de drainage dans les lacs et les vallées fluviales.
D’autre part, il est possible de trouver Parachromis dovii dans de petites rivières à débit assez rapide mais aussi dans des grandes rivières à débit lent et rapide, et parfois, cette espèce est également présentée dans de grands lacs.
Parachromis dovii se rencontre aussi en eaux profondes, jusqu’à plus de 10 mètres, toujours dans des biotopes avec des fonds rocheux et peu de vase.
Cette espèce vit dans les lacs, mais se développe également dans diverses vallées fluviales, du bas au moyen.
Parachromis dovii est un creuseur/fouisseur assidu.
Parachromis dovii vit dans des cours d’eau dont l’altitude ne dépasse pas 600 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Ce cichlidé vit jusqu’à 600 mètres d’altitude.
La végétation, les troncs submergés et les structures en surplomb offrent un abri essentiel dans ces zones, améliorant l’efficacité prédatrice de ce carnivore de surface.
Les conditions optimales de l’eau pour Parachromis dovii incluent une plage de pH de 7,0 à 8,0 et des températures comprises entre 21°C et 37°C (70°F à 99°F), reflétant les eaux chaudes, neutres à légèrement alcalines de son aire d’origine.
Sa tolérance de températures extrêmes se situe entre 21 et 37°C.
Une dureté modérée de l’eau, jusqu’à 20 dH, est tolérée, bien qu’elle prospère principalement dans les systèmes d’eau douce.
Ces paramètres soutiennent ses besoins physiologiques, y compris l’osmorégulation et les fonctions métaboliques adaptées aux modes de vie potamodromes dans les vallées fluviales et les environnements lacustres.
Dans les microhabitats, Parachromis dovii privilégie les zones proches du littoral et les anses à complexité structurelle, telles que les zones enrichies par des plantes aquatiques et des débris ligneux, qui offrent des cachettes au milieu de débits variables, allant des bassins peu profonds aux courants modérés.
Cette position permet d’accéder à des eaux peu profondes riches en proies tout en minimisant l’exposition aux menaces en eau libre.
Sur le plan écologique, il coexiste avec divers assemblages de cichlidés et d’autres espèces de poissons dans ces habitats, dominant souvent en tant que piscivore au sommet qui influence les réseaux alimentaires locaux par la prédation de petits poissons, crustacés et insectes.
Le sol sous-marin est généralement constitué de sable.
Parachromis dovii se trouve généralement dans des eaux plus claires que la plupart des autres Guapotes.
C’est un vrai piscivore qui doit compter sur la chasse pour survivre et par conséquent, avoir une bonne vue est essentiel pour bien chasser.
Parachromis dovii aime les grands espaces pour évoluer et chasser.
Ce cichlidé semble aussi apprécier un environnement particulièrement riche en végétation.
L’ajout de plantes dans l’aquarium offre de nombreuses cachettes qui atténueront son éventuel stress.
Pour coller au mieux avec son biotope, il sera possible recouvrir le fond du bac de sable de Loire et déposer un amas de pierres de manière à former des grottes.
D’autres espèces de Parachromis, comme Parachromis managuensis, sont également piscivores, mais utilisent une technique de chasse différente.
Parachromis managuensis est un chasseur « passif » qui aspire ses proies, pour ainsi dire.
Ce sont principalement des vivipares.
L’eau trouble lui convient parfaitement.
Parachromis dovii, cependant, est un chasseur actif qui poursuit sa proie et finit par l’attraper avec ses dents de devant, non pas pour rien qu’on appelle « d’attraper les dents ».
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Introductions par l’homme

Cette espèce a été introduite par l’homme a plusieurs endroits, pour diverses raisons et surtout sciemment, notamment pour satisfaire les envies de pêcheurs sportifs :
- Une population introduite est présente dans le Rio Lempa et ses affluents (McMAHAN & Al., 2013) ainsi que dans le lac Guija, au Salvador (E. BARRAZA, comm. pers., 2020) ;
- Cette espèce a également été introduite dans le fleuve Parita, au Panama (VEGA & Al., 2006) toutefois, le statut d’établissement de Parachromis dovii au Panama demeure inconnu ;
- …
- Rio Lempa
- Rio-Lempa (carte)
- Lac Guija
- Lac Guija
- Rio Parita
- Rio Parita
- Rio Parita (carte)
En Amérique centrale, elle a été introduite dans d’autres lacs et rivières, étendant sa présence au-delà des bassins naturels du Pacifique et de l’Atlantique.
Des populations introduites de Parachromis dovii se sont établies en dehors de son aire d’aire d’origine grâce à des activités humaines, telles que les relâchements d’aquariums et les translocations de pêcheries, notamment dans le bassin versant du Río Lempa au Salvador et le réservoir Embalse de Loíza à Porto Rico depuis 2009.

Réservoir Embalse de Loíza à Porto Rico.
Ces introductions mettent en lumière l’adaptabilité de l’espèce mais soulèvent également des inquiétudes concernant les écosystèmes locaux, bien que les impacts spécifiques restent à l’étude.
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TAXONOMIE
Le taxon valide complet avec auteur de cet animal est : Parachromis dovii (GÜNTHER , 1864).
L’espèce a été classée à l’origine sous le protonyme de Heros dovii par GÜNTHER en 1864.
En français, l’espèce porte parfois le nom vernaculaire ou normalisé (nom commun) de : Cichlidé loup ou Guapote.
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CLASSIFICATION TAXONOMIQUE
- Règne : Animalia
- Phylum : Chordata
- Classe : Actinopterygii
- Ordre : Cichliformes
- Sous-Ordre : Labroidei
- Famille : Cichlidae
- Sous-famille : Cichlinae
- Tribu : Heroini
- Genre : Parachromis
- Espèce : dovii
Origine géographique
- Continent d’origine : Amérique centrale (et Caraïbes) ;
- Habitat naturel : Honduras, Costa Rica, Nicaragua.
Famille Cichlidae : la famille Cichlidae, les Cichlidés, regroupe près de 1800 espèces de poissons d’eau douce surtout originaires d’Amérique latine sud et centrale, Mexique et d’Afrique tropicale.
Les Cichlidés sont des poissons, souvent très colorés, et populaires…
Les Cichliformes sont un ordre de poissons intégrant notamment tous les cichlidés, anciennement classés dans l’ordre des Perciformes.
Les Cichliformes composent l’un des ordres composant le clade « Ovalentaria » des poissons téléostéens.
Ce clade contient 3 familles…
Classe Actinopterygii : la classe Actinopterygii, les Actinoptérygiens, est celle des poissons à nageoires rayonnées.
C’est le plus grand groupe de poissons, mais aussi le plus réussi.
Il représente la moitié de tous les vertébrés vivants.
Une taxonomie scientifique avec classification plus développée existe dans le genre « Parachromis » avec le taxon « Parachromis dovii ».
Le genre Parachromis est composé de 5 Cichlidés qui sont tous originaires d’Amérique centrale.
L’aire de répartition s’étend du bassin versant du fleuve Usumacinta, dans le sud du Mexique, à l’ouest du Panama.
En espagnol, les espèces du genre sont appelées « guapotes » signifiant littéralement « belles ».
RAPPEL SUR LES …
Les Parachromis sont des cichlidés prédateurs originaires d’Amérique centrale.
En 2021, on compte cinq espèces décrites selon Fishbase.

Au moins deux espèces dépassent les 50 centimètres à l’âge adulte et ont un positionnement haut dans la chaîne alimentaire des rivières et lacs où elles résident.
Selon FishBase (1 Fev. 2016) :
- Parachromis dovii – GÜNTHER, 1864 ;
- Parachromis friedrichsthalii – HECKEL, 1840 ;
- Parachromis loisellei – BUSSING, 1989 ;
- Parachromis managuensis – GÜNTHER, 1867 ;
- Parachromis motaguensis – GÜNTHER, 1867 ;
Les Parachromis sont faciles à classer et se divisent en deux grands groupes… certains en mentionnent trois.
Premier groupe
Les Parachromis « Jaguars » (managuensis) et les « Dovii » sont les plus robustes et nécessitent donc de grands aquariums.
Les « Jaguars» appelés aussi « Jag » sont plus petits, ils s’intègrent plus facilement dans un aquarium communautaire et sont également les espèces les plus communes.
Leur maintenance est simple et ils peuvent vivre et se reproduire dans n’importe quelle eau propre.
On les trouve principalement au Honduras et au Nicaragua.
À noter que les mâles peuvent atteindre quand même la taille respectable de 40 à 45 centimètres.
Les « Dovii » nécessitent des aquariums plus grands compte tenu de leur taille adulte et sont généralement très agressifs, bien que des exceptions existent.
L’essentiel est bien sûr de veiller à la qualité de l’eau et de limiter au maximum la décoration dans un si petit aquarium.
On les trouve principalement au Nicaragua et au Costa Rica.
Second groupe
Le second groupe comprend :
- Les Parachromis « Multifasciatus », anciennement « Friedrichshtali » ;
- les Parachromis « Motaguense » ;
- les Parachromis « La Cieba » qui sont considérés comme une variante des Multifasciatus… bien que beaucoup estiment qu’ils méritent d’être une espèce à part entière…encore une affaire à faire trancher par les ichtyologues !
Les « Multifasciatus » sont faciles à maintenir et leur entretien est similaire à celui des cichlidés de type Jaguar, en plus petit et avec un emballage jaune vif.
On les trouve du sud du Mexique jusqu’au Guatemala et au Belize.
Les « Motaguense » sont un peu plus délicats et plus sensibles à une mauvaise qualité de l’eau.
C’est l’espèce de Parachromis la plus susceptible de souffrir de ballonnements à l’état juvénile.
Il est important d’inclure beaucoup de fibres dans leur alimentation, comme la chitine provenant de carapaces d’insectes ou un mélange de légumes dans leurs granulés.
Ils vivent également dans des eaux plus courantes.
Ce sont des poissons à croissance moyenne qui atteignent une taille comparable à celle des « Multifasciatus », soit environ 30 centimètres pour les mâles.
Troisième groupe
Le dernier groupe, est celui des Parachromis « Friedrichshtali », anciennement « Loisellei ».
Il s’agit de l’espèce de Parachromis la plus méridionale, que l’on trouve principalement au Costa Rica et au Panama.
C’est également la plus petite espèce, les mâles mesurant en moyenne 25 à 28 centimètres.
Considérés comme les plus dociles, ils peuvent cohabiter plus facilement avec des cichlidés d’Amérique du Nord de taille moyenne et moins agressifs, cela dépend aussi de l’espace disponible dans votre aquarium.
Avant d’appartenir à ce genre, plusieurs espèces sont passées par les genres :
- Cichlasoma ;
- Herichthys ;
- Heros ;
Bien qu’obsolètes, ces nominations peuvent encore être utilisées parfois aujourd’hui.
Chez tous les Parachromis, le corps est recouvert de pigments jaunes et orangées, parfois verdâtres.
Ces poissons possèdent également une grande bouche typique des espèces prédatrices, avec une mâchoire inférieure saillante et des canines proéminentes.
Les Parachromis partagent de nombreuses caractéristiques avec les Caquetaia et les Petenia, des cichlidés originaires d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, mais ces propriétés sont le fruit d’une adaptation similaire au milieu.
Ils sont tous territoriaux avec un comportement qui pourrait rappeler les black-bass d’Amérique du Nord.
Toutes les espèces fréquentent des eaux stagnantes ou à faible courant excepté Parachromis motaguensis qui est rencontré dans les zones de courant.
Les Parachromis ont colonisé une grande variété de biotope, en particulier les lacs, les étangs et les larges rivières.
La reproduction a lieu en couple, et les deux parents protègent la ponte et les alevins.
Ces poissons sont très prolifiques : une ponte donne en général entre 1.000 et 5.000 alevins en fonction des espèces, une ponte de plus de 10.000 œufs a été reportée pour Parachromis managuensis.
Les Parachromis passionnent depuis des décennies une partie de la communauté aquariophile.
Malheureusement, des spécimens de plusieurs espèces, en particulier Parachromis managuensis, ont été relâchés dans la nature.
En zones tropicales et subtropicales, ces poissons ont réussi à se maintenir et à proliférer.
Dans plusieurs de ces régions, ils sont à l’origine de grands déséquilibres écologiques et pourraient participer à l’extinction de plusieurs espèces de poissons et crustacés.
Garder ce poisson nécessite une certaine expertise et un certain soin pour garantir qu’il prospère dans un environnement adapté.
Les Parachromis incarnent à la fois la beauté et la puissance des grands cichlidés centraméricains.
Leur élevage en aquarium peut être une expérience passionnante pour les aquariophiles avertis, à condition de disposer des installations adéquates et d’assumer la responsabilité que représente la détention de tels prédateurs.
Cependant, leur histoire récente rappelle cruellement les dangers des relâchers sauvages.
Avant d’acquérir un Parachromis, il est essentiel de s’assurer de pouvoir l’héberger à vie — ces poissons peuvent vivre plus de 15 ans — et de ne jamais les relâcher dans la nature, sous peine de contribuer à l’effondrement d’écosystèmes déjà fragilisés.
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NOMS
NOM COMMUNS
- Guapote → Guapote Lagunero, Guapote Azul, Guapote Morrudo ;
- Rainbow Bass, Rainbow Bass Guapote ;
- Achigan arc-en-ciel ;
- Cichlide loup ;
- Dovii Cichlidé ;
- Cichlide de DOW ;
- Bar-ciel arc-en-ciel ;
- Rainbow bass ;
- …
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SYNONYMES
- Herichthys dovii – GÜNTHER, 1864 ;
- Héros dovii – GÜNTHER, 1864 ;
- Nandopsis dovii – GÜNTHER , 1864 ;
- Parapetenia dovii – GÜNTHER, 1864.
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ETYMOLOGIE
Bien qu’ils soient réputés pour leur intelligence relativement élevée et leur espérance de vie pouvant durer quelques décennies, ils nécessitent des soins particuliers en raison de leur grande taille et de leur niveau d’agressivité élevé, même selon les standards des cichlidés, ce qui signifie que peu, voire aucun, compagnon de bac est possible.
Le nom du genre « Parachromis » a été établi par Louis AGASSIZ en 1859, dérivé du préfixe grec « para » signifiant « à côté » ou « près », combiné avec « chromis », désignant un type de poisson (peut-être une espèce semblable à une perche), pour indiquer sa ressemblance ou sa parenté avec des cichlidés précédemment classés sous « Chromis ».
L’épithète d’espèce « dovii » rend hommage à John Melmoth DOW (1827–1892), capitaine de navire pour la Panama Railroad Company, naturaliste amateur et explorateur qui a collecté cette espèce type.
Le « w » de son nom de famille a été latinisé en « v » dans la nomenclature binomiale.
Initialement décrite comme « Heros dovii » par Albert GÜNTHER en 1864 dans le cinquième volume du « Catalogue des poissons » au British Museum, l’espèce a ensuite été reclassée dans le genre « Parachromis » pour refléter ses affinités taxonomiques au sein de la famille des Cichlidae.
Parachromis dovii est parfois recherché par des aquariophiles expérimentés.
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ETYMOLOGIE
Le mot « Parachromis » vient du grec et signifie « Para » qui signifie « similaire » et du mot « Chromis » qui lui signifie « poisson ».
Ce mot composé fait probablement référence à la similarité morphologique avec la perche.
Pour le mot « Dovii », il existe deux étymologies possibles pour ce mot.
La première dit qu’elle fait référence au mot « colombe » et signifie « colombe paisible » : cette hypothèse est très peu plausible :
La seconde et certainement la plus réaliste, fait référence au capitaine John M. DOW, naturaliste et collecteur d’un grand nombre d’espèces au Panama.
La raison pour laquelle on écrit « dovii » et non « dowii » est liée aux agissements de GÜNTHER.
Il a d’abord translittéré le nom « DOW » en « Dovius » latin, transformant ainsi le W en V.
Des auteurs ultérieurs, comme MILLER, ont tenté de corriger cette translittération, mais le Conseil international de nomenclature zoologique (ICZN) s’y est opposé.
Bien qu’aucune règle n’impose la latinisation du nom de famille, aucune ne l’interdit non plus, et une fois l’orthographe adoptée, elle ne peut plus être modifiée.
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BIOGRAPHIE
John Helmoth DOW était un marin, un explorateur et un naturaliste.

Né à New York en 1827, il a rejoint la Compagnie des chemins de fer panaméricains.
Plus tard, il a créé une entreprise de transport maritime.
Il effectua son premier voyage vers les côtes d’Amérique centrale en 1851 et continua de travailler dans le cabotage en Amérique centrale et du Sud comme capitaine jusqu’en 1876.
Nommé commandant du vapeur Constitution en 1853, il inaugura le service d’Amérique centrale de la Panama Railroad Company à bord du vapeur Columbus.
Il devint ensuite agent maritime pour la Pacific Mail Steamship Company.
Durant ses années comme agent maritime, DOW fut capturé et pris en otage par le révolutionnaire Pedro PRESTAN en 1885.
John M. DOW fut également l’arbitre dans le différend opposant la Compagnie Universelle du Canal Interocéanique à l’American Contracting and Dredging Company, qui tentaient de construire le canal français de Panama.

John M. DOW mourut à New York en 1892.
Les documents personnels et professionnels de John M. DOW comprennent des contrats de transport maritime et de commerce avec des gouvernements d’Amérique centrale.
Le fonds comprend des documents administratifs, des relevés de cargaison (principalement de café et d’indigo), ainsi que des documents financiers et commerciaux, des rapports annuels, des journaux de bord, des plannings et des codes télégraphiques.
On y trouve également des lettres et des coupures de presse relatives aux événements politiques d’Amérique centrale durant la seconde moitié du XIXe siècle, ainsi que de la correspondance avec des personnalités politiques centraméricaines telles que le général BARRIOS, Rafael ZALDIVAR et Enrico PALACIO concernant la politique des États-Unis face aux tentatives d’unification des pays d’Amérique centrale au sein d’une fédération.
Sont également incluses les correspondances de DOW en tant qu’arbitre dans le cadre du règlement opposant la Compagnie Universelle du Canal Interocéanique à l’American Contracting and Dredging Company en 1887.
Par ailleurs, DOW se consacrait à sa passion pour la nature, explorant les côtes d’Amérique centrale afin de collecter la faune et la flore marines.
Il entretenait une correspondance suivie avec le professeur Spencer BAIRD de la Smithsonian Institution, ainsi qu’avec Osbert SALVIN et L. SCLATER de la Société zoologique de Londres, au sujet de la collecte et du transport de spécimens originaires d’Amérique centrale.
Parachromis vient du grec et signifie « Para » « semblable » et « Chromis » « poisson », faisant probablement référence à la ressemblance morphologique avec la perche.
Nommé d’après le collectionneur du type d’exemplaire John Melmoth DOW, également connu sous le nom de capitaine J. DOW.
La collection de poissons créée par le capitaine DOW (1827 – 1892) représente l’une des premières collections de poissons sur la côte pacifique d’Amérique centrale.
DOW a travaillé pour la Panama Railroad Company pendant 15 ans.
La construction de ce chemin de fer, entre les côtes atlantique et pacifique, fut la raison des premières explorations scientifiques naturelles de la région côtière du Pacifique.
Avant cette époque, il n’y avait aucune raison pour quiconque de se rendre au Panama.
DOW s’intéressait profondément à la science et à la nature, et le temps passé au Panama lui offrit de nombreuses occasions de découvrir la nature encore largement inconnue de M-America.
Nommé d’après le collectionneur du spécimen type, John Melmoth DOW, également connu sous le nom de capitaine J. DOW.
La collection de poissons constituée par le capitaine DOW (1827-1892) représente l’une des premières collections de poissons sur la côte pacifique d’Amérique centrale. DOW travailla pour la Compagnie du chemin de fer du Panama pendant 15 ans.
La construction de cette ligne ferroviaire, reliant les côtes atlantique et pacifique, incita aux premières explorations scientifiques de la région côtière pacifique.
Avant cela, personne n’avait de raison de se rendre au Panama.
Passionné de sciences et de nature, DOW profita de son séjour au Panama pour découvrir la nature encore largement méconnue de l’Amérique centrale.
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Classification et synonymes
Parachromis dovii est classé dans les domaines « Eucaryota », royaume « Animalia », phylum « Chordata », sous-polyvalent « Vertebrata », classe « Actinopterygii », ordre « Cichliformes », famille « Cichlidae », sous-famille « Cichlasomatinae », genre « Parachromis » et espèce « Parachromis dovii » (GÜNTHER, 1864).
Dans la phylogénie des cichlidés d’Amérique centrale, Parachromis dovii appartient à la tribu « Heroini » et est étroitement apparenté à d’autres espèces du genre Parachromis, en particulier Parachromis managuensis, selon des preuves morphologiques et moléculaires combinées qui soutiennent leur monophylie comme des formes prédatrices à grand corps distinctes d’autres genres comme Cichlasoma.
L’espèce a été initialement décrite comme Heros dovii par GÜNTHER en 1864 et a accumulé plusieurs synonymes juniors, notamment :
- Cichlasoma dovii (GÜNTHER, 1864) ;
- Herichthys dovii (GÜNTHER, 1864) ;
- Nandopsis dovii (GÜNTHER, 1864).
Ces synonymes reflètent des placements historiques dans des genres plus larges comme Cichlasoma et Herichthys, qui englobaient divers cichlidés néotropicaux avant que des distinctions plus fines ne soient faites.
La reclassification au genre Parachromis, initialement proposée par AGASSIZ en 1859 mais relancée et formalisée pour ce groupe à la fin du XXe siècle, a été motivée par des études morphologiques mettant en avant des traits uniques tels que la robustesse du corps, la dentition et la structure pharyngée de la mâchoire qui distinguent ces espèces prédatrices d’Amérique centrale des congénères d’autres genres.
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DESCRIPTION
CLE DES ESPECES
Sans objet.
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MORPHOLOGIE
Apparence
Quand on parle de Parachromis dovii, on ne parle pas seulement d’un grand cichlidé, mais d’un cichlidé de taille exceptionnelle, ou plus exactement « énorme » !
Les plus grands mâles Parachromis dovii sauvages peuvent dépasser 70 centimètres de longueur et, bien que les femelles dépassent rarement 50 centimètres, ces tailles sont déjà considérables et conditionnent l’entretien en aquarium…

C’est aussi une espèce très robuste et très puissante, d’où l’un de ses noms communs bien mérité qui lui a été donné « Bar arc-en-ciel », car il représente un défi pour tous les pratiquants de cette modalité en pêche sportive.
A noter que les variantes de Parachromis dovii issues des rivières ont une forme plus étirée que celles des lacs.
Sa caractéristique la plus remarquable se trouve peut-être chez le mâle pendant la saison de reproduction, lorsqu’il développe une protubérance sur le sommet du crâne, appelée bosse nucale.
Les adaptations sensorielles incluent un système de lignes latérales discontinues ou en deux parties, aidant à détecter les vibrations dans les eaux troubles, ainsi que des yeux bien développés adaptés à la chasse dans des conditions de lumière variables.
La coloration varie en vivant mais présente généralement une base brunâtre irrégulièrement marbrée de marques plus foncées, potentiellement accentuées par des éclats métalliques chez les individus éclatants.
Les mâles bien nourris peuvent dépasser 70 centimètres de longueur, et même si les femelles dépassent rarement les 50 centimètres, c’est déjà une taille considérable pour un aquarium.
Il s’agit d’une espèce très robuste et puissante, d’où son surnom bien mérité de « bar arc-en-ciel », car elle représente un défi de taille pour tous les pêcheurs.
Son corps est haut, long et comprimé latéralement, avec une bouche protractile, très semblable à celle du bar à queue jaune (Pterophyllum scalare), mais beaucoup plus grande chez Parachromis dovii.
Le mâle possède des nageoires pointues, tandis que celles de la femelle sont plus arrondies et irrégulières.
Son trait le plus distinctif apparaît peut-être chez le mâle durant la saison des amours, lorsqu’il développe une bosse ou une protubérance nucale.
Il convient également de noter, parmi les caractéristiques morphologiques d’origine, la présence d’une bande noire horizontale marquée et d’une coloration corporelle de base dans les tons bleu-vert chez les spécimens provenant des rivières et des lacs du Honduras et du Nicaragua.
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Anatomie fonctionnelle (très important)
Parachromis dovii possède :
Une mâchoire orale qui est :
- très large, fortement protrusible ;
- Des dents coniques longues.

Cette mâchoire est adaptée à :
- La capture de poissons ;
- La saisie violente des proies.
Une mâchoire pharyngienne robuste qui est armée de dents coniques épaisses qui permettent :
- Le maintien des proies capturées ;
- fragmentation partielle biomécanique de ces proies avant qu’elles ne soient avalées.
⇒ C’est un poisson optimisé pour :
- L’attaque rapide (ambush predator) : L’embuscade est souvent opportuniste, et peut être tendue en se cachant dans un terrier, par camouflage, par un mimétisme agressif ou par l’utilisation d’un piège (par exemple une toile).
Le prédateur utilise ensuite une combinaison de sens pour détecter et évaluer la proie, et pour synchroniser l’attaque.
Les prédateurs en embuscade restent généralement immobiles (parfois cachés) et attendent que leurs proies s’approchent avant de bondir.
- Capable d’exercer une forte pression de morsure ;
- Capable d’ingérer de grandes proies.
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Diversité des prédateurs
Les cichlidés prédateurs d’Amérique centrale peuvent être regroupés en plusieurs types écologiques :
⇒ Super-prédateurs piscivores
- Parachromis dovii ;
- Parachromis managuensis.
Caractéristiques communes :
- Une grande taille (>50 centimètres) ;
- Des dents coniques robustes ;
- Une bouche très large.
Ces espèces sont des « top predator » se nourrissant principalement de poissons.
⇒ Prédateurs opportunistes intermédiaires
- Parachromis friedrichsthalii.
Stratégie remarquable : Comportement de thanatose (simulation de mort) pour capturer des proies.
⇒ Prédateurs benthiques et invertivores
Exemples : genres Vieja, Petenia
Ils se nourrissent de :
- Invertébrés ;
- petits poissons ;
- matière organique.
Ces poissons ont une morphologie/structure robuste offrant une forte résistance mécanique.
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Corps
Le corps est ovale, robuste, légèrement allongé et comprimé sur les côtés.

Il y a un léger gonflement à la nuque.
L’opercule branchial est équipé d’un grand préopercule articulé.
Parachromis dovii présente une forme corporelle allongée mais robuste, typique des cichlidés prédateurs, avec une profondeur corporelle environ trois fois supérieure à la longueur totale hors nageoire caudale, ce qui donne une forme de corps modérément profonde dépassant 50 % de la longueur standard.
La configuration globale permet la nage agile dans les environnements fluviaux et lacustres, complétée par une nageoire caudale tronquée qui améliore l’efficacité de la propulsion en rafale.
Parachromis dovii possède un corps haut, long, latéralement comprimé avec une bouche protractile, très similaire à celle de Pterophyllum scalare, mais en tenant compte du fait que celle de Parachromis dovii est beaucoup plus grande.
Parachromis dovii est un grand poisson au corps trapu pouvant atteindre 72 centimètres de long.
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Ecailles
Les écailles sont cycloïdes, avec de petites écailles sur la poitrine brusquement plus petites que celles du milieu du corps, et deux rangées ou moins entre les lignes latérales supérieures et inférieures.
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Tête
La tête, avec un front concave, est grande et pointue.

Les yeux sont relativement petits et légèrement proéminents.
Devant les yeux se trouve une paire de narines ayant une fonction olfactive.
La bouche est très grande, protractile et avec des lèvres pleines, est placée en position subterminale.

La bouche est dotée de grandes canines qui dépassent de l’arc mandibulaire, de l’arc maxillaire ainsi que du vomer et du palais, tandis qu’à l’intérieur de la cavité buccale se trouvent deux autres mandibules pharyngées équipé de dents robustes et déchirantes.
La tête est remarquablement grande et proéminente, mesurant environ deux et trois cinquièmes de la longueur totale, avec un museau pointu et une mâchoire inférieure très saillie qui confère un profil prédateur.
Sa grande bouche et ses dents imposantes témoignent de son instinct de prédateur vorace.
La lèvre supérieure présente des pseudo-canines dont le nombre diminue progressivement en formation décroissante, tandis que sur la lèvre inférieure, la disposition est inversée.
La lèvre inférieure présente un pli continu dans la ligne médiane, et la joue est couverte de petites écailles disposées de façon irrégulière en environ huit séries.
Les deux mâchoires portent de puissantes dents caniniformes, dont une paire de crocs allongés dans chacune.

La paire supérieure est rapprochée à la ligne médiane, et la paire inférieure séparée, facilitant la capture et le traitement des proies.

Ils possèdent également une dentition pharyngienne bien développée, située dans la gorge, en plus de leurs dents classiques.

L’agencement des muscles de la mastication permet aux doubles mâchoires de bouger indépendamment, ce qui permet au Parachromis dovii de mordre un poisson avec ses canines acérées et de le retenir serré alors qu’il le déchire au mouvement de ses dents œsophagienne.
Parachromis dovii possède :
- Des muscles adducteurs hypertrophiés ;
- Un levier mandibulaire optimisé.
Permettant :
- Une forte puissance de morsure ;
- Une ingestion de grandes proies.
Morphologie fonctionnelle et biomécanique
⇒ Mâchoire orale
Les cichlidés prédateurs présentent :
- Une forte protrusion du Prémaxillaire[7];
- Une large ouverture buccale ;
- Des dents coniques acérées.
Ces particularités morphologiques permettent :
- La capture rapide des proies ;
- La saisie de proies mobiles.

⇒ La mâchoire pharyngienne est spécifique chez les cichlidés, grâce à :
- La fusion des os pharyngiens inférieurs ;
- La dentition secondaire.
Chez les prédateurs, les dents sont coniques → elles permettent le maintien en bouche des proies capturées.
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Nageoires
La nageoire dorsale s’étend sur presque tout le dos et se termine par un large lobe postérieur avec un apex allongé et surélevé et pointue qui s’étend en un long filament.
La nageoire dorsale est de forme trapézoïdale et soutenue par 11 ou 12 épines rigides et fines dont la douzième épine atteignant un quart de la longueur de la tête.
Elle compte 12 ou 13 rayons mous.
Les nageoires pectorales sont trapézoïdales, elles sont larges et avec une marge arrondie.
Les nageoires pectorales sont plus courtes que les nageoires pelviennes, qui sont étroitement entassées avec de longues extrémités filamenteuses.
La nageoire anale est trapézoïdale et soutenue à son tour par 7 à 9 épines rigides et 8 ou 9 rayons mous et d’extensions filamenteuses chez les adultes.

La nageoire anale s’étend de l’anus jusqu’au pédoncule caudal et se termine par un lobe postérieur avec un apex pointu.
La nageoire caudale a une grande forme trapézoïdale, elle présente un bord postérieur légèrement arrondi, sans extensions.
La nageoire caudale est arrondie
Le pédoncule caudal est large et allongé.
Les nageoires ventrales sont triangulaires et se terminent par un apex pointu ;
Le mâle possède des nageoires se terminant en pointe, tandis que chez la femelle elles sont plus arrondies et irrégulières.
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TAILLE & POIDS
La taille de Parachromis dovii est non négligeable, en effet la taille record de Parachromis dovii enregistrée est de 72 centimètres LT pour un mâle.

Les mâles peuvent atteindre une longueur totale maximale de 72 centimètres et peser jusqu’à 6,8 kilogrammes à l’état sauvage, tandis que les femelles atteignent généralement un maximum plus petit, d’environ 40 à 50 centimètres.
Régulièrement, des spécimens pesant près de 7 kilogrammes ont été capturés dans la Laguna de Cote (Costa Rica).
Le taux de croissance de Parachromis dovii est rapide durant les deux premières années de vie, permettant aux juvéniles d’atteindre rapidement des tailles importantes avant de ralentir après la maturité sexuelle, qui atteint environ 20 centimètres de longueur.
En aquarium, ce prédateur restera nettement plus petit que dans son milieu naturel.
C’est peut-être un premier indice quant à son adaptation à la vie en aquarium.
Normalement, les cichlidés grandissent davantage en aquarium, ce qui n’est pas le cas pour Parachromis dovii et ce phénomène semble prouver que ce poissons s’adapte à son milieu de vie.
Par ailleurs, il n’est pas exclu que cette moindre taille des spécimens en captivité par rapport aux poissons sauvages soit aussi le fait du stress qui pourrait bien jouer un rôle important dans ce phénomène.
Autre constat, les individus vivant en rivière sont plus allongés que ceux vivant en lac.
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COLORATION
Il existe deux variations de couleur :
- Une variante verte et blanche issue du Nicaragua ;
- Une variante bleue et jaune issue du Costa Rica.

Parachromis dovii mâle Nicaragua.

Parachromis dovii mâle Costa Rica.
Les femelles du Honduras sont très jaunes et les mâles ont beaucoup de bleu.

Parachromis dovii femelle
Les mâles du Nicaragua sont très bleus, voir turquoise sur le corps, ceux du Costa Rica ont un patron mélanique plus tranché avec du noir avec du doré / bronze en fond et sont plus hauts de corps.
Les couleurs blanche et jaune correspondent à la couleur de base et sont plus visibles chez les femelles.
Le vert et le bleu font référence aux reflets irisés que les mâles, notamment, arborent sur leurs nageoires et leurs joues.
A savoir que la couleur des poissons évolue et change avec l’âge.
Les juvéniles sont argentés avec des bandes transversales noires contrastantes.
Les spécimens adultes acquièrent une couleur dorée, iridescente avec des teintes iridescentes, principalement bleues et vertes.
La livrée des mâles adultes est gris argenté, avec un front gris plomb et un dos bleu clair.

Une forme dorée de Parachromis dovii existe dans le lac Arenal au Costa Rica.
En fait, il existe une différence considérable de livrée entre les jeunes spécimens et les femelles adultes et les mâles adultes.
Qu’ils soient issus de rivière ou d’eaux plus calmes tels que les lacs, les différentes variantes de Parachromis dovii ont une caractéristique morphologique d’origine qui se manifeste par une bande noire horizontale marquée et une coloration de base du corps en tons bleu-vert chez des spécimens de rivières et de lacs du Honduras et du Nicaragua.
Pour autant, il faut retenir que la livrée des jeunes spécimens, des deux sexes, est d’un gris argenté métallique.

En grandissant, les juvéniles présentent un motif plus discret avec des barres verticales sombres et des taches operculaires qui deviennent moins proéminentes chez les adultes.
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Corps
La coloration de base de Parachromis dovii est jaunâtre, beige ou blanc grisâtre.
Le mâle Parachromis dovii arbore un corps d’un jaune doré intense sur un fond argenté moucheté de bleu, de noir et de violet, tandis que la femelle est généralement à dominante jaunâtre.

Chez les femelles, les bandes transversales sur les flancs sont plus nettement développées.
Les deux sexes présentent des nuances verdâtres et rougeâtres sur la tête et à la base de la nageoire dorsale, avec des nageoires et une queue bleu-vert.
Les jeunes individus présentent une coloration argentée avec une bande noire horizontale traversant leur corps.

En grandissant, cette bande noire s’épaissit et leur coloration devient le jaune doré caractéristique de l’adulte.

Sur le côté du corps des poissons, il y a une douzaine de barres transversales sombres, presque noires.
Selon son humeur, le poisson peut également arborer environ huit rayures verticales sombres, ou plus, sur ses flancs.
Leurs flancs présentent de nombreuses petites taches noires irrégulières, disposées en rangées longitudinales, de couleur sombre, gris anthracite ou noir avec des reflets bleuâtres à violets.

Ces points sont irisés tandis que le ventre est jaunâtre ou blanchâtre.
Une bande sombre, parfois divisée en points individuels, s’étend du bord postérieur des yeux jusqu’à un point sombre à la base de la nageoire caudale.
Une autre bande sombre part de la partie inférieure de l’opercule et remonte jusqu’à son angle, puis se prolonge vers l’avant jusqu’au bord inférieur de l’œil.

La ligne latérale est bien visible.
Chez la plupart des spécimens, elle est constituée d’une bande noire continue ou discontinue.
Deux points sombres sont présents à la base des nageoires pectorales.
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Tête
Une tache noire est visible derrière l’angle de la bouche, avec une bande oblique noirâtre s’étendant de l’œil vers la base de la nageoire pectorale, et une bande noire indistincte le long de l’opercule et du côté du tronc.
La tête, le front et la gorge sont plus clairs et tachetés de taches turquoise tandis que le pédoncule caudal est plus foncé.

Sous les yeux, il y a une grande tache de couleur turquoise.
Une grande bande centrale, noire, part de l’œil et atteint l’extrémité du pédoncule caudal.
Sur le côté, on trouve d’autres petites taches sombres, disposées de façon irrégulière, vestiges des bandes aspects transversaux des jeunes.
Les Parachromis dovii ont de grands yeux aux iris bronze.
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Nageoires
Les nageoires sont semi-transparentes avec des reflets légèrement verdâtres ou turquoise intense, toujours tachetées de foncé.

Chez les spécimens d’élevage, les nageoires apparaissent noires ou d’un bleu intense.

Les nageoires sont turquoise avec une tache circulaire sur le bord proximal de la nageoire caudale.
Il y a deux taches sombres à la base de la nageoire pectorale.
Les nageoires sont légèrement verdâtres.
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Parachromis dovii « rouge »
Outre les couleurs habituelles de Parachromis dovii, il existe une variante « rouge » qui serait le fruit d’une mutation naturelle et cette variante serait présente au Costa Rica.
Parachromis dovii « rouge » a été découvert il y a plus de 50 ans et introduit en aquarophilie en 2016-2017.

Ce n’est pas un hybride, quelques pécheurs locaux en ont péchés dans la rivière San Juan, à savoir que le lieu exact et l’endroit où cette population existe avec son gène spécifique sont très bien protégés.
On parle de xanthisme[8], à savoir que les poissons xanthiques sont réels et les dovii ne font pas exception.
Il y’a beaucoup de morphes et de variations génétiques qui se produisent dans la nature.
Il a été élevé et s’est rapidement répandu.
Depuis, il est devenu populaire, et il ne reste qu’une poignée de spécimens de la première génération (bien qu’âgés).
Les juvéniles de la première génération se reproduisent fidèlement.
Le croisement de deux Parachromis dovii rouges donne presque exclusivement des descendants rouges.
Tous commencent leur vie avec une coloration normale, puis leurs écailles se marbrent aléatoirement, avant de devenir blanches, puis oranges.
Ce phénomène peut se produire à partir d’une taille variant de moins de 2,5 centimètres et jusqu’à plus de 20 centimètres.
Par expérience, de nombreux Parachromis dovii ont été croisés avec des spécimens de couleur normale, et leur descendance présente un mélange des deux couleurs.
Pour celui qui voudrait élever spécifiquement cette forme « rouge », il est donc important de se procurer des Parachromis dovii rouges auprès d’un éleveur réputé.
Enfin, aucun Parachromis dovii sauvage du Nicaragua ou du Costa Rica n’est exporté ni importé depuis plusieurs années.
Tout nouveau dovii « sauvage » serait le fruit d’une collection personnelle, d’une sélection ou d’une manipulation génétique probablement composée d’alevins destinés à la reproduction.
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SIGNES DISTINCTIFS
Parmi les caractéristiques notables de ce poisson figurent :
- la grande bouche dressée, les longues rangées de points sombres sur les flancs du mâle ;
- la bande longitudinale presque toujours visible chez la femelle, qui ne s’estompe qu’avec l’âge ;
- la bande oblique caractéristique de l’œil jusqu’à la couverture branchiale qui est une caractéristique des Parachromis.
La tête est bleu-vert avec des marques en forme de ver et des couleurs iridescentes, qui peuvent colorer tout le corps du mâle en bleu sous certaines conditions de lumière.
À Laguna Arenal[9], il existe une variante xanthique[10] (dorée).

Laguna Arenal.
Des mutants ont également été signalés dans le Rio Puerto Viejo et le Rio Sarapiquí[11] (Costa Rica).
Les mâles adultes portent parfois une bosse sur le front.
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DUREE DE VIE
La durée de vie serait supérieure à 15 ans et selon certains avis atteindrait 30 ans en milieu naturel.
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DIMORPHISME SEXUEL
Parachromis dovii présente un dimorphisme sexuel significatif, les mâles atteignant généralement des tailles plus grandes et présentent des différences morphologiques et de coloration plus marquées par rapport aux femelles.

Couple de Parachromis dovii : Mâle en bas et femelle au dessus.
Ces disparités de taille deviennent évidentes à mesure que les poissons grandissent, elles contribuent à des rôles distincts dans la reproduction et les comportements territoriaux.
En termes de caractéristiques sexuelles secondaires, les mâles développent une coloration plus vive, incluant des bleus et verts iridescents sur le corps ainsi que des nageoires dorsales et anales filamenteuses et étendues qui renforcent l’affichage lors de la parade nuptiale.

Couple de Parachromis dovii : Mâle en haut et femelle en dessous.
Parachromis dovii atteint la maturité sexuelle vers 20 centimètres et 15 mois, avec une espérance de vie potentielle pouvant atteindre 15 ans dans des conditions optimales à l’état sauvage ou en captivité.
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Les mâles
Les mâles Parachromis dovii sont généralement plus colorés.
Les mâles se distinguent également par une coloration bleue ou verte plus intense sur leurs nageoires et leurs joues.

Les mâles ont tendance à être plus bleu, et dans un groupe de Parachromis dovii, l’Alpha qui est le mâle le plus dominant aura le bleu le plus vif de tous les autres mâles.
Chez un spécimen mature, plus le mâle est foncé, plus cela signifie que le poisson est stressé ou en mauvaise santé, alors que la livrée des femelles adultes est d’un magnifique jaune doré.
Chez les mâles adultes, la ligne latérale noire est continue, tandis que chez les femelles, elle est discontinue.
Les mâles présentent de petits points sur tout le corps.

Les mâles tendent à avoir des nageoires plus prolongés avec des points noirs sur leurs têtes.
Leurs nageoires arborent un fin motif en maille, absent chez les femelles.
Les mâles âgés ont une bosse frontale et de longues extrémités de nageoires.
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Les femelles
Le mâle Parachromis dovii présente une multitude de petits points sombres en particulier sur les joues et ont plus de couleur alors la femelle est moins colorée, on la reconnait par sa robe couleur jaune or.

La coloration dorée/jaune est plus marquée chez les femelles, surtout lors de la parade nuptiale, de la reproduction et de l’élevage des alevins.
Les femelles sont généralement plus petites.
Les femelles n’ont pas ces points noirs et leur couleur de fond est plus jaunâtre tandis que les mâles tirent généralement sur le bleu argenté.
Le contraste entre le noir et l’or/jaune devient marqué lors du comportement de reproduction.
La bande longitudinale est plus marquée chez ces dernières, de même que la couleur de fond blanche ou jaune (selon la variété).

Ces caractéristiques sont visibles très tôt, dès l’âge d’une dizaine de centimètres.
Les femelles, en revanche, présentent une coloration atténuée avec des nageoires plus courtes et arrondies, aidant au camouflage tout en protégeant les œufs ou les alevins.
Les femelles ont tendance à être plus petites que les mâles mais, dans de rares cas, peuvent atteindre la taille de leurs partenaires de frai.
De plus, la femelle montre un petit tube qui dépasse légèrement de ses fesses pour indiquer qu’elle est prête à pondre.
Les nageoires dorsale et ventrale du mâle sont également beaucoup plus allongées que celles de la femelle.
Chez les femelles, les rayures transversales sur les flancs sont plus marquées.

Les mâles Parachromis dovii matures affichent du rouge et du vert sur leur tête avant de former un corps jaune doré, parsemé de points bleus, noirs et violets ainsi que de barres verticales sombres.
Les adultes peuvent également présenter une bosse frontale très prononcée.
Leurs nageoires présentent généralement une couleur bleu-vert, ce qui, combiné ensemble, permet de comprendre facilement comment elles ont obtenu leur nom.
Armés d’une bouche pleine de dents imposantes, les Parachromis dovii ont gagné leur surnom de « bar » en raison de leur façon de pêcher.
Les femelles ont tendance à être plus petites que les mâles mais, dans de rares cas, peuvent atteindre la taille de leurs partenaires de frai.
La coloration dorée/jaune est plus marquée chez les femelles, surtout lors de la parade nuptiale, de la reproduction et de l’élevage des alevins.
Ce contraste de couleurs entre le noir et l’or/jaune devient vraiment marqué lors du comportement de reproduction.
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Indices fiables pour le sexage
⇒ Taille relative
Le mâle devient presque toujours nettement plus grand.
Le mâle a une tête plus large, une mâchoire plus puissante et un corps plus allongé et robuste.
Chez Parachromis dovii, le mâle est en général plus grand, plus massif et plus coloré que la femelle.
Taille : le mâle atteint souvent 60 à 70 cm ou plus, contre environ 40 cm pour la femelle selon plusieurs fiches aquariophiles.
⇒ Coloration
Les points sombres et la teinte bleutée sont plus marqués chez le mâle.
Le mâle est plus jaune/dorée, avec une silhouette un peu plus compacte.
Le mâle montre souvent davantage de bleus, de verts ou de reflets métalliques, avec de petits points sombres sur la tête et les joues.
La robe de la femelle est plus uniforme, souvent jaune-or, avec moins de points sombres et un contraste généralement plus faible.
⇒ Forme des nageoires
Les nageoires sont plus longues chez le mâle.
Observation de couple : la femelle est généralement plus petite et plus claire, surtout lorsqu’on compare deux individus adultes de même âge.
En période de reproduction, la différence devient souvent plus nette, surtout par l’intensité des couleurs et l’attitude plus démonstrative du mâle.
Chez la femelle, ces nageoires restent souvent plus courtes et la silhouette paraît moins élancée.
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COMPORTEMENT
CARACTERE
Considérée par certains comme le cichlidé le plus agressif de tous les cichlidés du monde, confirme cette vérité en grande partie grâce à son appétit vorace qui lui dicte son comportement.
Parachromis dovii est un grand poisson au comportement agressif et carnivore qui a tendance à attaquer les petits poissons pour se nourrir.
Étant un énorme cichlidé, il a besoin d’aquariums immenses, ce qui n’est pas possible dans de nombreux cas et c’est pourquoi il augmente son agressivité, devenant particulièrement agressif et territorial avec ceux de sa propre espèce.
C’est aussi un nageur actif, un poisson qui a du caractère, est très intelligent et semble joueur jusqu’au point de pouvoir être un peu dressé.
Figurant parmi les poissons les plus intelligents, il observe ses congénères et, s’il repère des poissons paisibles, il finira par les attaquer.
Avec d’autres poissons, seul ou en groupe, Ils deviendront presque toujours le(s) dominant(s) de ces poissons.
Cette contrainte accroît son agressivité, le rendant particulièrement agressif et territorial envers les autres individus de son espèce.
Il est territorial et aime bien dominer.
Il a parfois un comportement conflictuel et son comportement en intraspécifique montre qu’il est souvent très agressif envers ses congénères.
Conseil : Ne prévoyez qu’un mâle dovii par bac.
Les mâles sont extrêmement agressifs envers les autres congénères mâles, y compris envers les mâles des autres espèces de Parachromis (voir par exemple Parachromis friedrichsthalii et Parachromis managuensis).
Parfois, d’autres espèces sont gardées avec quelques dovii, qui ne peuvent être que des espèces fortes et grandes.
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Ce qu’il faut retenir du caractère de Parachromis dovii…
- Agressivité : C’est l’un des cichlidés les plus agressifs qui existe !
Il fait preuve d’une agressivité maximale en période de reproduction ;
- Il fait preuve d’une territorialité extrême : Il pratique une défense active du territoire et attaque ses congénères tout comme autres espèces qui entreraient sur son territoire ;
- Il a une comportement dominant.
C’est aussi et surtout un poisson intelligent comme beaucoup de cichlidés qui pratique :
- La reconnaissance de son environnement ;
- L’interaction avec l’observateur/son soigneur ;
- Des comportements complexes.
Bon nombre d’aquariophiles ont tenté l’expérience de la maintenance de ce cichlidé vraiment hors normes habituelles de l’aquariophilie, et son comportement est vraiment très difficile dans des aquariums de moins de 5000 litres.
Pour exemple, un aquarium de 3000 litres avec 3,4 mètres de façade, peuplé d’un groupe d’Amphilophus citrinellus issu es îles Solentinames, dont le fonctionnement était stable depuis quelques années s’est vu introduire des Parachromis dovii de 10-15 centimètres.
Que s’est-il passé ?
Tout d’abord, les Parachromis dovii sont restés quasiment tout le temps cachés, ce qui semble être un comportement classique chez cette espèce dès qu’elle est un peu stressée.
Puis, progressivement les morts d’ Amphilophus citrinellus se sont succédées : La population du ce bac était déstabilisée !
Les Parachromis dovii qui avaient rapidement grandit jusqu’à la taille de 25 centimètres ne sortaient de leurs cachettes que pour frapper les Amphilophus citrinellus et les poursuivre sans fin jusqu’à ce que quelqu’un entre dans la pièce, qu’ils prennent peur et qu’ils retournent se cacher.
Le retrait des Parachromis dovii et leur remplacement par des Parachromis managuensis a rendu son équilibre à ce bac et tous les poissons présents dans cet aquarium ont retrouvé une vie « normale » et circulaient sans contrainte !
Cette anecdote montre combien la maintenance de Parachromis dovii peut être difficile et source de danger pour les autres poissons d’un aquarium, si gros soient-ils.
Ainsi de nombreuses personnes maintiennent des Parachromis dovii mais pendant combien de temps ?
En aquariophilie, l’objectif est bien d’arriver à maintenir les espèces, c’est à dire les élever sur plusieurs générations et pas d’élever des jeunes jusqu’à leur première reproduction puis tous les perdre ou les donner à des aquariums publics et re-élever les jeunes…
Certains conseillent pour cette espèce un aquarium mesurant 10 à 12 fois leur taille qui leur permettrait de nager dans toutes les directions et encore, on ne pourrait y mettre de façon durable qu’un seul mâle !
Même en tablant que sur des poissons ne mesurant que 50 centimètres, ça fait tout de suite un aquarium de plus de 10000 litres…
En plus, ces poissons adorent être cachés et donc si le bac le permet, il ne sera pas toujours possible d’apercevoir le mâle dominant ou au mieux que peu de temps, en particulier si ce dernier essaie de tuer ses rivaux ou tout simplement de courtiser une femelle.
Parachromis dovii n’est vraiment pas un poisson à mettre dans toutes les mains !
Il existe également des témoignages de polygamie où le mâle dominant passe de femelle en femelle sans assurer la garde des jeunes, une femelle habitant à chaque coin du bac et les autres poissons célibataires restant au milieu au niveau de la surface, en attendant une épuisette salvatrice.
La seule observation qui est encore incompréhensible est qu’on peut élever de jeunes Parachromis dovii sans remarquer le cannibalisme de Parachromis managuensis.
Cette espèce est présente dans énormément de rivières depuis le Rio Aguan au Honduras jusqu’au Costa Rica ce qui nous donne quelques formes géographiques.
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Un poisson pas comme les autres
En milieu naturel, Parachromis dovii alterne entre périodes de reproduction, de repos et de chasse.
Cet équilibre est rompu et disparaît en aquarium et les individus restent souvent dans un état d’agitation constant.
Malgré son caractère extrême, Parachromis dovii reste un poisson fascinant grâce à :
- Son intelligence remarquable ;
- Ses interactions possibles avec son soigneur ;
- Son comportement unique.
Parachromis dovii est avant tout un animal spectaculaire, mais qui ne convient clairement pas à tous les aquariophiles, en particulier s’ils ne disposent pas d’un aquarium capable d’accueillir ce poisson.
Sa taille, son agressivité et ses besoins en espace en font une espèce réservée aux passionnés expérimentés disposant d’installations adaptées.
Dans la plupart des cas, la meilleure option reste un aquarium dédié, voire une maintenance en solitaire.
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Un pensionnaire turbulent et intelligent
Parachromis dovii est aussi un nageur actif, un poisson qui a du caractère, est très intelligent et semble joueur jusqu’au point de pouvoir être un peu dressé.
Parachromis dovii possède une personnalité très intéressante.
Ce prédateur impressionnant combine puissance, intelligence et territorialité extrême, faisant de lui un poisson aussi captivant que difficile à maintenir.
Parachromis dovii est un poisson très intelligent doté d’une personnalité fascinante.
Son comportement est si différencié qu’il s’étend même à l’extérieur de l’aquarium.
Doté d’une grande intelligence, il observe son environnement, reconnaît ses congénères et peut même interagir avec son propriétaire.
Certains individus développent des comportements surprenants, proches d’une forme d’apprivoisement.
Cette espèce est considérée comme très intelligente et possède une personnalité fascinante.
Par exemple, il a tendance à explorer tout ce qui se passe autour de lui et peut établir une relation avec son propriétaire que les cichlidés plus petits ne peuvent pas.
Par exemple, il enquêtera sur tout événement autour de l’aquarium et pourra attirer l’attention de son propriétaire à un niveau que les autres petits cichlidés ne peuvent pas.
Parachromis dovii peut être gardé seul ou en couple constitué, à savoir que tous les autres Parachromis dovii qui seraient présents dans l’aquarium risquent à termes d’être tués par le mâle dominant.
Un bac solidement fermé et étanche est essentiel.
Ce poisson atteint une taille importante et nécessite un aquarium de très grand volume, bien au-delà des standards habituels. Malgré cela, l’espace reste souvent insuffisant, ce qui accentue son agressivité.
Parachromis dovii est une espèce démersale[1] qui habite les lacs et les vallées fluviales, où elle se comporte comme une creuseur passionné de cavernes, créant des abris derrière des rochers ou des broussailles pour la prédation par embuscade.
Ils s’occupent en coopération de couvées de 1000 à 1500 œufs pondus dans des cavités qu’ils ont excavées.
Dans un aquarium, un décor composé de roches et de racines est recommandé pour structurer le territoire, mais cela ne suffit pas toujours à limiter les tensions.
Une filtration puissante, une eau bien oxygénée et des changements réguliers sont indispensables.
A noter : c’est un poisson puissant, capable de sauter hors de l’eau ou d’endommager son environnement.
Ce poisson a également tendance à sauter hors de l’eau, il est donc important de bien couvrir l’aquarium car il arrive que ce poisson tente de s’échapper et brise le couvercle.
Il faut rester prudent, en particulier aux moments de distribution de nourriture, car dans l’excitation, il risque de casser la vitre et d’éclabousser tous les alentours de l’aquarium ou se blesser en heurtant des éléments du décor.
La disposition de l’aquarium sera également régulièrement retournée, donc des plantes dures et un ancrage ferme des rochers, par exemple, sont indispensables pour éviter que les pierres n’écrasent son partenaire ou, pire, ne cassent le verre.
L’intérieur de l’aquarium est également régulièrement retourné, donc des plantes dures et un ancrage solide des rochers, par exemple, sont indispensables pour éviter que les pierres n’écrasent son partenaire ou, pire, ne cassent le verre.
Il peut aussi arriver qu’un spécimen mâle détruise l’entrée et la sortie du filtre ou détruise l’élément chauffant.
Il peut aussi arriver qu’un mâle espiègle bouche l’entrée d’aspiration du filtre extérieur voire même qu’il détruise l’élément chauffant de l’aquarium.
Le mieux est donc de cacher et surtout protéger le matériel technique de l’aquarium autant que possible, dans un endroit où il ne peut pas l’atteindre.
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Un cichlidé géant aussi fascinant que redoutable
Considéré par de nombreux aquariophiles comme le cichlidé le plus agressif au monde, Parachromis dovii ne doit pas sa réputation au hasard et confirme cette vérité en grande partie grâce à son appétit vorace qui lui dicte son comportement.
Ce poisson de grande taille nécessite des aquariums immenses, ce qui n’est pas toujours possible.
Cette contrainte accroît son agressivité, le rendant particulièrement agressif et territorial envers les autres individus de son espèce.
Parachromis dovii est un grand poisson au comportement agressif et carnivore qui a tendance à attaquer les petits poissons pour se nourrir, c’est une espèce hautement prédatrice qui se nourrit principalement d’autres poissons.
De l’avis de beaucoup d’aquariophiles qui ont fait l’expérience particulière de la maintenance de cichlidé, le tempérament de Parachromis dovii serait synonyme de « véritable brute ».

D’autres expériences ont aussi totalement différentes… ce qui fait que Parachromis dovii est à la fois un spécimen attrayant et menaçant.
Il est vrai que leur grande taille, associée à leur tempérament ultra agressif, fait de Parachromis dovii l’un des poissons d’eau douce les plus agressifs disponibles en aquariophilie.
C’est aussi un prédateur hors norme, un poisson carnivore au comportement affirmé.
Dans son milieu naturel, il se nourrit principalement d’autres poissons, qu’il chasse activement.
Son comportement de chasse comprend :
- La chasse à l’affût ;
- Des attaques « éclair » ;
- Des choix opportunistes de proies.
Dans les lacs d’Amérique centrale, les cichlidés dominent la faune piscicole et constituent un système modèle pour la coévolution hôte-parasite.
En tant que prédateurs, ils :
- contrôlent les populations de proies ;
- influencent la sélection naturelle.
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Les stratégies de prédation

Les cichlidés prédateurs utilisent :
- Leur vision développée ;
- Leur ligne latérale.
Chez certains cichlidés piscivores, la prédation influence même l’évolution des proies (ex : coloration réduite chez certaines espèces)
Les cichlidés prédateurs montrent une diversité de stratégies :
Embuscade ⇒ Immobilité suivie d’une attaque très rapide.
Les prédateurs en embuscade restent généralement immobiles (parfois cachés) et attendent que leurs proies s’approchent avant de bondir.
Les prédateurs d’embuscade sont souvent camouflés et peuvent être solitaires.
Les prédateurs embuscades utilisent de nombreuses stratégies intermédiaires.
Par exemple, lorsqu’un prédateur poursuite est plus rapide que sa proie sur une courte distance, mais pas dans une longue poursuite, alors la traque ou l’embuscade devient nécessaire dans la stratégie.
Poursuite active ⇒ Pratique d’une nage rapide puis capture en pleine eau.
La prédation à la poursuite devient une meilleure stratégie que la prédation par embuscade lorsque le prédateur est plus rapide que la proie.
Tromperie comportementale ⇒ Par exemple, par simulation de mort comme chez Parachromis friedrichsthalii.
La prédation par embuscade est largement répandue dans tout le règne animal.
On trouve cette technique de chasse chez les poissons, entre autres chez Parachromis dovii !
A la différence de beaucoup de poissons qui rencontrent un problème fondamental lorsqu’ils essaient d’avaler une proie, c’est-à-dire, ouvrir la bouche pour pouvoir aspirer la nourriture vers l’intérieur, puis la fermer sans que la proie capturée soit la repoussée vers l’extérieur.
Les Parachromis dovii capturent leurs proies en ouvrant soudainement leur mâchoire grâce à un mécanisme qui agrandit le volume de la cavité buccale jusqu’à plusieurs fois et attire les proies (crustacés, mollusques et autres poissons entiers) dans la bouche avec de l’eau.
Ensuite, les mâchoires se ferment sans réduire le volume de la cavité buccale.

L’attaque est extrêmement rapide et peut durer jusqu’à quelques millisecondes.
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Stratégie de chasse du Parachromis dovii dans le Lac Nicaragua
La stratégie de chasse du Parachromis dovii dans le Lac Nicaragua est l’une des plus spectaculaires parmi les cichlidés.
C’est un prédateur piscivore de haut niveau trophique dont la morphologie et le comportement sont fortement spécialisés pour capturer des poissons relativement grands.
La position trophique et le rôle écologique
Dans l’écosystème du Lac Nicaragua, le Parachromis dovii se situe presque au sommet de la chaîne alimentaire.
Niveau trophique estimé : 4,4 – 4,6
Ses proies principales :
- cichlidés plus petits ;
- characidés ;
- tilapias ;
- parfois crustacés ou amphibiens.
Les grands individus consomment presque exclusivement d’autres poissons.
Une morphologie adaptée à la prédation
Plusieurs traits anatomiques expliquent son efficacité.
Corps : corps robuste avec une musculature caudale très développée avec un pédoncule caudal épais dont la fonction est la production d’accélérations explosives.
Tête : crâne massif, large ouverture buccale avec des muscles adducteurs puissants.
Cette architecture permet une morsure très forte.
Les dents sont :
- coniques ;
- légèrement recourbées ;
- disposées en plusieurs rangées.

Leur fonction consiste à :
- saisir ;
- retenir ;
- empêcher la fuite.
La capture
La capture d’une proie se déroule généralement en trois phases.
Phase 1 — Détection : Le poisson utilise :
- La vision
- Sa ligne latérale car la ligne latérale détecte :
- Les vibrations ;
- Les déplacements d’eau.
Cela permet d’identifier les poissons blessés ou isolés.
Phase 2 — Approche furtive : Le Parachromis dovii adopte une stratégie appelée : « ambush-pursuit predator [13]» (combinaison embuscade + poursuite).
Cela commence par une nage lente avec le corps légèrement incliné, suivi d’une immobilisation près des structures immergées du site de chasse (structures utilisées : rochers, racines et végétation).
Phase 3 — Attaque explosive : Lorsque la distance devient faible, Parachromis dovii effectue une contraction brutale des muscles qui lui offre une accélération rapide en même temps qu’il effectue une ouverture complète de la bouche.
La bouche s’ouvre très rapidement et crée une aspiration hydrodynamique, ce mécanisme est appelé : « suction feeding [14]».
Cette attaque ne laisse quasiment aucune chance à la proie qui ainsi prise est soumise aussi à la puissance de sa morsure !
Chez les grands individus, les muscles adducteurs sont très développés et levier mandibulaire est efficace ce qui a pour résultat, une morsure capable de maintenir des proies relativement grandes.
La stratégie de chasse de Parachromis dovii consiste souvent à :
- saisir la proie
- la repositionner
- l’avaler tête la première.
Plusieurs tactiques de chasse ont été observées.
Embuscade structurale : Le poisson reste près d’un tronc ou d’un rocher puis il attaque lorsque les proies passent à proximité.
Chasse opportuniste : Si un banc de petits poissons est présent dans sa zone de chasse, il se lance dans une poursuite rapide et effectue une attaque ciblée sur un individu isolé.
Chasse territoriale : Les grands mâles défendent un territoire et toutes les proies pénétrant dans ce territoire sont immédiatement attaquées.
La chasse du Parachromis dovii suit une logique énergétique, il préfère chasser peu de proies mais toujours des proies de grande taille car cela maximise l’apport énergétique fourni au moment de la chasse, tout en réduisant les dépenses caloriques consenties pour ces efforts.
Ontogenèse alimentaire
Le régime d’alimentation des Parachromis dovii change avec la taille des poissons :
- Zooplancton pour une taille <5 centimètres ;
- Insectes pour une taille 5–10 centimètres ;
- Poissons pour une taille 10–20 centimètres ;
- Parachromis dovii devient un piscivore strict à partir d’une taille >20 centimètres.
Les adultes sont presque exclusivement piscivores.
La réussite de chasse dépend de la turbidité de l’eau.
- Dans l’eau claire : La chasse visuelle est dominante.
- Dans l’eau trouble : La ligne latérale devient plus importante que la vue
- Plus il y a de structures dans l’eau, plus les embuscades sont efficaces.
La stratégie de chasse peut être résumée ainsi :
- Une détection sensorielle ;
- Une approche lente ;
- Une attaque explosive ;
- Une capture et ingestion immédiates.
Ce modèle de chasse est typique des grands cichlidés piscivores d’Amérique centrale.
En aquarium, Parachromis dovii possède un tempérament explosif et conserve cet instinct et n’hésitera pas à s’attaquer à tout colocataire jugé vulnérable.
Il est considéré comme l’un des plus vicieux cichlidés disponible pour les aquariophiles, ce n’est pas un poisson d’aquarium communautaire, ni un poisson à confier aux débutants…telle est la description faite sur certains sites Internet et souvent la triste et bien réalité.
Les Parachromis dovii sont presque hyper-agressifs dans leur tempérament et possèdent la taille et l’attitude nécessaires pour soutenir leur agressivité.
Parachromis dovii est territorial et bagarreur, son comportement intraspécifique est souvent décrit comme très agressif.
En fait, Parachromis dovii est un poisson territorial et dominant qui considère généralement tout l’espace du bac comme étant son territoire.
Avec d’autres poissons, l’issue est souvent la même car il impose sa domination, parfois jusqu’à éliminer tous les occupants.
La cohabitation reste donc très limitée et risquée.
Même avec des espèces de taille équivalente, les conflits sont fréquents.
Dans la majorité des cas, il est préférable de le maintenir seul ou en couple dans un aquarium spécifique.
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UN CICHLIDE ATTACHE A LA Notion de territoire
Un Parachromis dovii dominant considère tout l’espace qui lui est offert comme son territoire.
En fait, outre le marquage des zones de recherche de nourriture, c’est même la fonction première de ce territoire.
Il crée une arène où il peut démontrer sa force, le tout, bien sûr, pour impressionner les femelles.
Cela signifie que la femelle ne peut pas quitter le territoire du mâle, ce qui a des conséquences importantes.
En général, une femelle ne pénètre sur le territoire d’un mâle que pour une seule raison : y déposer ses œufs.
Réciproquement, une femelle prête à pondre est la seule chose qu’un mâle dominant tolère sur son territoire.
C’est principalement sur ce territoire que la future génération fera ses premiers pas dans le vaste monde.
Il est possible qu’un second nid soit construit après le premier, mais dès que la saison de reproduction est terminée, les couples se séparent, et les chances qu’ils se revoient, et encore moins qu’ils forment à nouveau un couple, sont minimes.
Il est désormais clair pour tous le problème qui se pose en aquarium : les couples ne peuvent se séparer.
La femelle est tout simplement incapable de quitter le territoire du mâle.
Pour ce faire, elle devrait sauter hors de l’aquarium.
Par conséquent, elle n’a qu’une seule option : pondre à nouveau des œufs, qui constituent son permis de séjour.
La femelle Parachromis dovii pond donc des œufs comme si sa vie en dépendait, et ce n’est guère loin de la vérité.
Le prétendu « mariage monogame harmonieux » que ces animaux contractent en aquarium est une image romantique qui en dit plus long sur le propriétaire que sur ces poissons.
Le résultat est que les couples d’aquarium se retrouvent dans un état hormonal de reproduction permanent, avec tout le stress que cela implique.
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Mode de vie
Le cichlidé de Dovia (Parachromis dovii) se rencontre dans les lacs et les rivières de taille moyenne à grande, jusqu’à 600 mètres d’altitude, où il fréquente principalement les fonds rocheux, les grottes ou les grandes profondeurs.
L’eau de son habitat peut être douce ou moyennement dure, avec un pH légèrement acide ou alcalin.
Les adultes se nourrissent presque exclusivement de poissons, notamment d’autres cichlidés, tandis que les jeunes consomment également des crustacés et des insectes.
Parachromis dovii est un frai sur substrat : il dépose ses œufs dans de vastes grottes à plus de 6 mètres de profondeur, généralement entre 12 et 18 mètres.
Les mâles les plus grands fraient souvent avec plusieurs femelles, et nombre d’entre elles doivent s’occuper seules des œufs et des alevins.
Une ponte compte de 1 000 à 1 500 œufs.
Les jeunes poissons sont souvent la proie d’Amphilophus citrinellus ou de Neetroplus nematopus.
Ils atteignent la maturité sexuelle à 15 mois et une longueur de 20 centimètres.
Ces soins peuvent s’étendre aux comportements altruistes, où les mâles d’autres espèces de cichlidés aident à défendre les jeunes contre les intrus, réduisant potentiellement le risque de prédation dans les habitats partagés.
Lors de la reproduction, les couples deviennent intensément territoriaux, défendant agressivement les sites de nidification pour protéger la descendance des conspécifiques et des hétérospécifiques, y compris des menaces cannibales provenant d’individus plus grands.
Sur le plan écologique, Parachromis dovii joue un rôle clé en tant que prédateur majeur dans les systèmes d’eau douce d’Amérique centrale, contrôlant l’abondance de petits poissons et d’invertébrés tout en migrant dans les bassins fluviaux pour frayer et se nourrir.
Les interactions avec des conspécifiques impliquent souvent de l’agressivité envers les juvéniles, contribuant à des hiérarchies basées sur la taille, tandis que chez d’autres espèces, il pratique la prédation et une défense coopérative occasionnelle lors des stades de vie vulnérables.
Dans les zones de sympathie, comme les lacs nicaraguayens, sa présence façonne la structure communautaire en limitant la densité de proies et en influençant des comportements comme le banc ou les changements d’habitat chez les poissons plus petits.
Durant la période de reproduction, les mâles de cette espèce sont intransigeants envers quiconque pénètre sur leur territoire. Seules les femelles en période de reproduction sont autorisées à s’approcher.
En dehors de cette période, cette espèce est moins solitaire qu’on ne le pense généralement.
Un film de Wisse SLUITER (Costa Rica, 2012) montre comment les animaux forment de grands groupes, même si les poissons se tiennent certes à distance appropriée, ils sont plus unis qu’on ne l’attendrait d’un poisson solitaire.
L’enregistrement de ce film s’est effectué après la période de reproduction et illustre probablement son importance dans ce phénomène.
Ceci démontre aussi qu’une période de calme succède à la turbulente saison de reproduction, mais met en évidence une période totalement absente en aquarium , en effet, derrière les quatre vitres de l’aquarium, les animaux sont/restent dans un état d’excitation permanent.
Cette vidéo, quasi introuvable, est souvent citée car elle montre quelque chose de contre-intuitif, en particulier une espèce considérée comme quasi solitaire et hyper agressive , dans certaines conditions naturelles (post-reproduction probablement), capable de :
- coexister en agrégations lâches ;
- maintenir une distance sociale stable.
Ce comportement est presque impossible à observer en aquarium, où, en raison de la promiscuité créée par l’environnement de captivité, ces poissons restent en état de stress territorial permanent.
Cette vidéo de Wisse SLUITER tournée au Costa Rica en 2012 est devenue assez culte dans les cercles de passionnés de cichlidés, justement parce qu’elle montre un comportement inattendu chez le Parachromis dovii, souvent surnommé « Wolf cichlid ».
Ce que montre réellement la vidéo : Dans leur milieu naturel (probablement lac ou rivière lente au Costa Rica), plusieurs Parachromis dovii adultes nagent dans une même zone et ils gardent une distance régulière les uns des autres.
Chose surprenante, il n’y a ni poursuite, ni attaque franche et la structure de ce groupe de Parachromis dovii ressemble à une agrégation lâche et non pas un banc compact comme en font les poissons grégaires classiques.
Cette séquence est surprenante puisqu’elle met en opposition :
- Le comportement solitaire strict de Parachromis dovii ;
- Le fait de voir évoluer comme dans banc coordonné type sardines.
Elle met en évidence une coexistence structurée supportée avec tolérance qui est surprenante de la part de Parachromis dovii !
En effet, le Parachromis dovii est connu pour être :
- extrêmement territorial ;
- très agressif (surtout en captivité ;
- dominant, jusqu’à en devenir parfois létal envers ses congénères.
Les choses se compliquent encore en aquarium quand deux adultes, hors couple formé, sont présents dans le même bac, cela dégénère rapidement en combats violents indiquant que la cohabitation durable est très difficile dans ce contexte.
Les enseignements principaux de cette vidéo sont les suivants :
- L’agressivité est contextuelle et non absolue.
Cette agressivité n’est pas un trait constant car elle dépend de facteurs écologiques, tels que :
- La densité de population ;
- Les ressources disponibles ;
- La période biologique : Période de reproduction et période de repos.
En clair, le fait que Parachromis dovii soit considéré comme un poisson ultra agressif est une construction liée aux conditions de vie en aquarium.
- L’espace de vie pour cette espèce change tout !
Dans la nature, Parachromis dovii dispose de :
- territoire immense ;
- possibilités d’évitement ;
- possibilités de fuite permanentes ;
En fait, les poissons peuvent maintenir une distance critique entre eux évitant ainsi toute escalade de violence.
En revanche, en aquarium, l’espace est réduit avec l’impossibilité de fuir et dans ces conditions l’agression devient inévitable.
- L’existence d’une distance sociale entre les animaux dans la nature
La vidéo illustre très bien le fait que chaque individu respecte une sorte de bulle invisible/distance sociale.
Tant que cette distance est maintenue, il n’y a pas d’attaque et une tolérance mutuelle est instaurée et respectée.
- Un comportement intermédiaire méconnu
On découvre que ce cichlidé peut adopter un mode de vie qui est :
- ni solitaire strict ;
- ni grégaire classique.
Þ mais semi-social opportuniste.
Ce type d’organisation est probablement fréquent chez de nombreux grands cichlidés.
Une forme d’altruisme chez les cichlidés ?
L’altruisme en général est défini comme être utile aux autres qui ont peu ou pas d’intérêt personnel.
L’altruisme chez les animaux se manifeste principalement dans les groupes sociaux.
Cela se manifeste, entre autres, par :
- l’avertissement contre un prédateur, comme le font les suricates et les marmottes ;
- le partage de nourriture avec d’autres membres de la même espèce ;
- le débarrasser de la peau des parasites ou des troubles cutanés, comme chez les chimpanzés ;
- aider à défendre un territoire ou prendre soin de la progéniture.
Bien que cela puisse sembler désintéressé, il y a souvent un avantage à gagner chez les deux parties : C’est alors ce qu’on appelle l’altruisme réciproque.
Dans le monde des cichlidés, l’altruisme se trouve principalement dans le lac Tanganyika, chez Julidochromis sp. et Neolamprologus sp.
Lors d’une de ses expéditions de plongée au Nicaragua, Willem HEIJNS a observé une forme d’altruisme chez les cichlidés américains, notamment entre Hypsophrys nicaraguensis et Parachromis dovii.
Ce phénomène nécessite des recherches supplémentaires.
Parachromis dovii cohabite principalement d’autres cichlidés, en particulier les espèces plus petites comme celles des genres Neetroplus et Amatitlania, ou les juvéniles d’espèces plus grandes comme Amphilophus citrinellus, Amphilophus labiatus ou Cribroheros rostratus.
Parachromis managuense cohabite parfois avec Parachromis dovii dans son biotope, mais ce Parachromis semble initialement être un concurrent alimentaire de Parachromis dovii, à la différence qu’il se nourrit davantage de vivipares et évolue également à des profondeurs moindres que Parachromis dovii.
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COHABITATION
Il est souvent difficile de faire leur maintenance au sein d’un groupe d’autres grands cichlidés, en particulier si un couple de Parachromis dovii se forme avec rapidement la ferme intention de se reproduire : ce couple cherchera rapidement à éliminer tous les autres poissons présents dans le bac.
Les Parachromis dovii dominent probablement n’importe quel aquarium où ils sont logés et il y aura peu de poissons capables de vivre avec eux.
Pourtant, en milieu naturel, les cichlidés d’Amérique centrale montrent :
- une partition trophique ;
- une spécialisation morphologique.
Autant de caractères qui permettent la coexistence de plusieurs espèces dans un même habitat, tels que :
- piscivores (Parachromis) ;
- benthivores (Vieja) ;
- omnivores (Amphilophus) ;
- …
Ceci dit, il faut moduler ce constat et les aquariophiles désirant maintenir de Parachromis dovii ne devraient pas garder les Parachromis dovii avec d’autres congénères comme les Parachromis managuensis, car ils sont souvent (mais pas toujours) intolérants envers les autres espèces de Parachromis.
La seule façon de maintenir ces poissons en aquarium communautaire est de leur offrir un très grand volume avec de nombreuses cachettes.
Si cela n’est pas possible, il est préférable de garder Parachromis dovii seul.
Ce cichlidé, grand et agressif, est un prédateur territorial qui préfère être maintenu dans un aquarium monospécifique.
Dans l’ensemble, Parachromis dovii n’est pas un poisson communautaire, car c’est un prédateur vorace et agressif, encore plus pendant les périodes de frai.
Le mâle est extrêmement agressif envers les mâles de la même espèce ou envers d’autres poissons de forme et de couleur similaires.
Dans un aquarium communautaire, il peut cohabiter avec des poissons plus grands et tout aussi agressifs, sinon, ces derniers seront constamment attaqués, même s’ils sont beaucoup plus imposants.
Avec d’autres poissons, seul ou en groupe, les Parachromis dovii deviendront presque toujours le(s) dominant(s).
Figurant parmi les poissons les plus intelligents, il observe ses congénères et, s’il repère des poissons paisibles ou qu’ils jugent faibles, il finira par les attaquer.
Les petits poissons auront du mal à s’attaquer à lui.
Tout poisson assez petit pour tenir dans la bouche du Parachromis dovii sera considéré comme de la nourriture, et tout cichlidé de taille similaire ou conspécifique sera aussi considéré comme un intru sur son territoire.
Le critère principal pour l’aquarium pour Parachromis dovii est qu’il doit disposer d’un aquarium très très… grand.
Les Parachromis dovii peuvent coexister avec d’autres grandes espèces de poissons agressives comme :
- Arapaima ;
- Arowana ;
- De grands poisson-chat ;
- Pacu ;
- d’autres espèces similaires.
S’il est envisageable de maintenir des spécimens juvéniles qui peuvent être élevés dans de petits aquariums…pendant un certain temps, les adultes auront besoin d’au moins un aquarium de 800-1000 litres (pour un adulte seul) pour vivre confortablement et se développer correctement.
Un couple accouplé ou un spécimen extrêmement grand aura très probablement besoin d’un aquarium de taille comprise entre 1000 gallons pour être confortable.
La décoration de l’aquarium doit se limiter aux pierres, au bois flotté, aux racines de bois et éventuellement à une plante en pot extrêmement résistante, des plantes flottantes et des plantes rampantes telles que la mousse de Java.
Les Parachromis dovii sont de grands poissons puissants qui réarrangent la décoration de l’aquarium selon leurs goûts.
Ce sont aussi des fouilleurs passionnés qui passent beaucoup de temps à creuser dans le substrat.
Les gardiens inexpérimentés risquent de se blesser ou de détruire l’aquarium à cause de la mâchoire puissante et du comportement affirmé du poisson.
Concernant la compatibilité, il est préférable de maintenir Parachromis dovii seul ou dans des aquariums spécifiques réservés à cette espèce pour minimiser les conflits, car Parachromis dovii se nourrit de petits poissons et cherchera dans tous les cas à dominer ses partenaires de l’aquarium même si ces compagnons sont de taille imposante et robustes.
L’association avec d’autres grands cichlidés d’Amérique centrale agressives comme Parachromis managuensis peut fonctionner dans des environnements spacieux, mais les installations communautaires sont fortement déconseillées en raison du risque élevé de prédation.
La meilleure solution est d’élever quelques spécimens dans un aquarium dédié et dimensionné pour une telle population.
Il est souvent difficile de faire leur maintenance au sein d’un groupe d’autres grands cichlidés, en particulier si un couple de Parachromis dovii se forme avec rapidement la ferme intention de se reproduire, et dans ce cas, ce couple se mettra rapidement vouloir éliminer tous les autres poissons présents dans le bac !
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Collaboration étonnante entre Hypsophrys nicaraguensis et Parachromis dovii
Une collaboration entre Parachromis dovii et Hypsophrys nicaraguensis existe, et, fait remarquable se manifeste contre Neetropolus nematopus qui, pour ces espèces est leur principal concurrent dans le domaine de l’occupation des zones de reproduction et d’élevage des alevins.
Neetroplus nematopus
Ce constat a fait l’objet de nombreuse observations diverses.
En effet, il apparait que les Hypsophrys nicaraguensis défendent les petits de Parachromis dovii contre un cichlidé de plus petite taille qu’est Neetroplus nematopus et il faut aussi noter que le Parachromis dovii se nourrit du Neetroplus nematopus !
Cette collaboration de Hypsophrys nicaraguensis avec Parachromis dovii contre les Neetroplus nematopus se manifeste le plus souvent dans les zones d’élevage des alevins !!
Ce comportement très intéressant a été observé pour la première fois par MC KAYE (1977) dans le lac Xiloá lorsqu’il a rencontré plusieurs mâles de Hypsophrys nicaraguensis participant activement à la défense des jeunes Parachromis dovii.
MC KAYE a observé que Hypsophrys nicaraguensis était d’abord menacé par les couples de Parachromis dovii, mais plus tard accepté comme aide.
Selon MC KAYE, les principaux prédateurs des alevins de Parachromis dovii dans le lac Xiloá sont Amatitlania nigrofasciata, Neetroplus nematopus, les jeunes Amphilophus citrinellus et Gobiomorus dormitor, le gobie dormeur.
Tout en aidant, Hypsophrys nicaraguensis a vigoureusement attaqué les prédateurs, se concentrant principalement sur Neetroplus nematopus (qui se nourrit principalement d’alevins de Parachromis dovii, car les adultes de cette espèce les chassent) et Gobiomorus dormitor.
Fait intéressant à l’état sauvage, Neetroplus nematopus est un prédateur majeur des alevins d’Hypsophrys nicaraguensis.
Ainsi il est possible d’observer des Hypsophrys nicaraguensis défendre les alevins de Parachromis dovii, principal prédateur de Neetroplus nematopus.
On suppose qu’en aidant à défendre les alevins de Parachromis dovii, on augmente les chances qu’un plus grand nombre de Parachromis dovii atteignent la maturité et que davantage de Neetroplus nematopus soient consommés, ce qui réduit la concurrence pour Hypsophrys nicaraguensis.
En milieu naturel, MC KAYE et son équipe ont constaté que tous les couples de Parachromis dovii avec des alevins de plus d’un mois bénéficiaient de l’aide de Hypsophrys nicaraguensis à un moment ou à un autre, et que ceux qui recevaient le plus d’aide réussissaient le mieux à élever les alevins.
Il a même été constaté que même en l’absence des parents de Parachromis dovii, les Hypsophrys nicaraguensis continuaient à protéger les jeunes Parachromis dovii.
Comme mentionné précédemment, MC KAYE (1977) a constaté que des couples de Hypsophrys nicaraguensis étaient bien souvent expulsés de leurs territoires de reproduction dans les zones rocheuses par Neetroplus nematopus.
Ces territoires ne sont occupés que temporairement par Hypsophrys nicaraguensis mais constituent des aires de répartition permanentes pour Neetroplus nematopus.
MC KAYE a également constaté que les adultes de Parachromis dovii se nourrissent principalement de petits cichlidés vivant dans les rochers, principalement Amatitlania nigrofasciata et Neetroplus nematopus, et s’aventurent rarement dans les zones sablonneuses où vit Hypsophrys nicaraguensis.
L’interprétation donnée par MC KAYE pour le comportement apparemment altruiste de Hypsophrys nicaraguensis était que, si davantage de Parachromis dovii adultes étaient présents, moins de Neetroplus nematopus seraient disponibles pour expulser les couples de Hypsophrys nicaraguensis de leurs aires de reproduction : C’est ce que l’on appelle un « avantage de retour différé ».
Cette collaboration a le mérite de créer plus d’espace dans les zones d’élevage des poissons.
Pourtant, Parachromis dovii, lors de ses sorties de chasse, ne fait pas de distinction entre les jeunes de Hypsophrys nicaraguensis et les jeunes de Hypsophrys nematopus [1]…il mange tout ce qui lui tombe dans la bouche !
Tant que cela tient dans sa bouche, ce n’est que de la nourriture pour lui.
Et c’est probablement là que réside le problème pour les Neetroplus nematopus qui en raison de leur taille plus petite (il n’atteigne, adultes, que la moitié de la taille des Hypsophrys nicaraguensis) sont beaucoup plus souvent les victimes de la prédation des Parachromis dovii.
Dans le lac Xiloá, Hypsophrys nicaraguensis a une relation spéciale avec Parachromis dovii car il aide souvent les parents de Parachromis dovii à défendre les alevins contre les poissons qui se nourrissent d’alevins de poissons (Cryptoheros nigrofasciatus, Neetroplus nematopus).
Quel peut être l’avantage pour Hypsophrys nicaraguensis de survivre à plus de poissons prédateurs ?
Une hypothèse est que tandis que Parachromis dovii vit dans les zones rocheuses, Hypsophrys nicaraguensis vit au-dessus du fond sablonneux et ne se déplace vers les rochers que pendant le frai.
Hypsophrys nicaraguensis pourrait alors bénéficier de la survie d’un plus grand nombre de poissons prédateurs, car Hypsophrys nicaraguensis est en compétition pour les frayères avec Amatitlania nigrofasciatus et le très agressif Neetroplus nematopus.
Si Parachromis dovii devient plus nombreux, il mangera plus d’alevins d’Amatitlania nigrofasciatus et de Neetroplus nematopus.
Avec la présence des Parachromis dovii dans les zones de vie des Hypsophrys nicaraguensis, les populations de Amatitlania nigrofasciatus et de Neetroplus nematopus sont réduites et la concurrence pour les frayères ne sera pas aussi rude.
Le risque de devenir une proie pour Parachromis dovii n’est pas aussi grand pour Hypsophrys nicaraguensis car il reste la plupart du temps au-dessus du fond sablonneux.
Mais cela ne reste bien entendu qu’une hypothèse…parmi d’autres possibles !
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EAU
PARAMETRES DE L’EAU
Le Parachromis Dovii réside naturellement dans une eau légèrement basique.
- pH (Acidité) : 7.0 – 7.5
- Température : 24 – 28°C
- GH (Dureté) : 15 – 20
Une température plus élevée augmente le métabolisme, donc augmente le taux d’alimentation, et donc la croissance.
Une température plus élevée est également bénéfique pour prévenir l’apparition de parasites, comme l’Ich (Ichthyophthirius multifiliis) ou maladie des points blancs.
Une température plus basse ralentit toutes les défenses immunitaires des Parachromis Dovii les rendant plus vulnérables aux maladies.
Cependant, certains éleveurs recommandent de remplacer l’eau de l’aquarium par une eau légèrement plus froide ce qui reproduirait la pluie en milieu naturel, cette technique est possible moyennant un certain nombres de précautions usuelles.
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ENVIRONNEMENT
Malgré sa taille, il est sensible à la mauvaise qualité de l’eau, des changements fréquents d’eau, où une grande partie est remplacée à la fois, sont nécessaires pour maintenir ces gros poissons en bonne santé.
L’espèce est extrémophile[15] en ce qui concerne la température de son environnement car Parachromis dovii est capable de supporter une plage très large de températures allant de 21 à 37°C !
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ZONE DE VIE
Niveau occupé : fond
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ALIMENTATION
EN MILIEU NATUREL
Parachromis Dovii est par nature un piscivore, c’est un carnivore (piscivore) prédateur vorace, dans son biotope d’origine il chasse à l’affût des petits poissons, des invertébrés aquatiques et des insectes.
Parachromis dovii est un piscivore spécialisé de haut niveau dont les caractéristiques sont :
- d’avoir une faible diversité alimentaire ;
- de choisir des proies de grande taille ;
- de pratiquer une stratégie d’embuscade en chassant.
Ces caractères l’opposent aux cichlidés :
- benthivores ;
- microphages.
Les cichlidés prédateurs occupent le sommet du réseau trophique par :
- La régulation des populations de poissons ;
- Leur influence sur la structure des communautés.
Les piscivores dominants peuvent :
- réduire la diversité locale ;
- modifier les interactions interspécifiques.
Des études sur d’autres cichlidés prédateurs montrent que leur introduction peut entraîner une diminution de la richesse spécifique.
Dans son milieu naturel, si Parachromis dovii se nourrit principalement de poissons, il mange aussi des crustacés et des insectes en plus petite quantité.
Parachromis dovii est un poisson carnivore potamodrome[16] qui consomme principalement de petits poissons tels que les tétras (Astyanax aeneus), les poeciilidés (Poecilia gillii) et des juvéniles conspécifiques, ainsi que des crustacés, insectes et microcrustacés, contenant 80 à 90 % de matière animale dans son alimentation.

Poecilia gillii.
En tant que prédateur suprême très piscivore, il exerce une pression de prédation qui aide à réguler les populations de ces proies et influence la dynamique de la biodiversité locale dans les écosystèmes d’eau douce tropicaux.
Les juvéniles complètent leur alimentation avec des invertébrés aquatiques comme les crustacés et les insectes, bien que ceux-ci ne représentent qu’une petite part au total même si les invertébrés aquatiques constituent un élément alimentaire plus important.
Son régime alimentaire est principalement composé de poissons, mais comprend également des insectes aquatiques, des crevettes et des escargots (BURCHAM, 1988).
Parachromis Dovii est carnivore et se nourrit d’une grande variété d’aliments carnés.

Son régime alimentaire est similaire à celui des autres grands carnivores d’eau douce, bien qu’il apprécie également les poissons, les insectes, les vers de terre, les crustacés et autres petits invertébrés.
Les tissus végétaux et les sédiments ingérés représentent une petite partie (<10 %) de son alimentation, ce qui indique des habitudes alimentaires opportunistes lorsque les proies préférées sont rares.
Cette espèce utilise la prédation par embuscade, se cachant derrière des rochers, des broussailles ou des structures dans ses habitats fluviaux et lacustres avant de lancer des attaques rapides pour capturer ses proies, utilisant ses puissantes mâchoires pour attraper ses proies.
Il s’agit principalement d’autres cichlidés, et plus particulièrement des espèces plus petites comme celles des genres Neetroplus et Amatitlania, ou des juvéniles d’espèces plus grandes comme celles d’Amphilophus citrinellus, Amphilophus labiatus ou Cribroheros rostratus.
Parachromis managuense, qui se rencontre parfois dans le même biotope que Parachromis dovii, semble initialement être un concurrent alimentaire, mais ce dernier se limite davantage aux vivipares et vit également à des profondeurs moindres que Parachromis dovii pour saisir et souvent avaler des objets plus petits entiers ou déchirer les plus gros.
Il cible également le zooplancton et les détritus en suspension dans la colonne d’eau, facilités par des adaptations morphologiques pour l’alimentation par succion.
Des changements ontogénétiques dans l’alimentation sont évidents, les juvéniles (longueur standard < 100 millimètres) s’appuyant davantage sur les invertébrés, les microcrustacés (fréquence de présence de 41,4 %) et les insectes (65,5 %), tandis que les adultes (100 à 630 millimètres) se tournent vers la piscivorie, les restes de poissons représentant 12 à 19 % du contenu gastrique et étant complétés par des insectes.
Les larves présentent des capacités digestives précoces pour hydrolyser les aliments d’origine animale, en accord avec leur transition vers une alimentation exogène de zooplancton et de petites proies.
Le Niveau trophique
Le cichlidé Parachromis dovii est considéré comme un prédateur piscivore supérieur dans les réseaux trophiques des rivières et lacs d’Amérique centrale.
Son niveau trophique estimé est d’environ 4,4–4,6, avec une valeur souvent citée de ≈ 4,5.
- Interprétation écologique
Le Niveau trophique décrit la position d’un organisme dans la chaîne alimentaire :
Niveau Type d’organisme Exemple
1 producteurs primaires algues, plantes
2 herbivores poissons mangeurs d’algues
3 carnivores secondaires petits prédateurs
4–5 grands prédateurs piscivores dominants
Avec TL avoisinant 4,5, Parachromis dovii se situe au sommet du réseau trophique dans beaucoup d’écosystèmes d’eau douce d’Amérique centrale.
Le régime alimentaire explique ce niveau trophique son niveau trophique élevé vient de son régime fortement carnivore composé de :
Proies principales :
- poissons (cichlidés, characidés, poeciilidés) ;
- crevettes et crustacés ;
- insectes aquatiques ;
- parfois amphibiens ou petits vertébrés.
Chez les grands adultes, la piscivorie domine largement, ce qui augmente la valeur trophique.
Comment se fait le calcul scientifique du niveau trophique ?
Dans les études écologiques, on utilise généralement la formule :
TLᵢ = niveau trophique du prédateur
DCᵢⱼ = proportion de la proie j dans le régime
TLⱼ = niveau trophique de la proie
Comme les proies de Parachromis dovii sont souvent des poissons carnivores ou omnivores (TL ≈ 3–4), la valeur finale approche 4,5.
Comparaison avec d’autres cichlidés prédateurs
- Parachromis dovii Þ 5
- Parachromis managuensis Þ 3
- Crenicichla lepidota Þ 8–4.1
- Astronotus ocellatus Þ 6–3.9
Cela confirme que Parachromis dovii est l’un des cichlidés les plus haut placés dans la chaîne alimentaire.
Conséquences écologiques
Dans les rivières du Nicaragua, Costa Rica et Honduras, Parachromis dovii agit comme :
- Un prédateur au sommet de la chaine alimentaire de son milieu ;
- Un régulateur des populations de poissons ;
- Une espèce influençant la structure du réseau trophique.
Le niveau trophique d’un poisson correspond à sa position dans le réseau alimentaire (chaîne trophique).
Chez les cichlidés américains, ce niveau varie fortement selon leur régime alimentaire, certains sont :
- omnivores ou invertivores ;
- tandis que d’autres sont des piscivores stricts.
La méthode scientifique utilisée pour déterminer ce niveau repose sur trois approches principales :
- Analyse du régime alimentaire ;
- Modélisation mathématique du réseau trophique ;
- Analyses isotopiques.
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Définition du niveau trophique
Le niveau trophique (NT) correspond à la distance d’un organisme par rapport aux producteurs primaires.
Niveau trophique ⇒ Type d’organisme
1 ⇒ producteurs primaires (algues, plantes)
2 ⇒ herbivores
3 ⇒ omnivores / invertivores
4 ⇒ piscivores
5 ⇒ super-prédateurs
Chez les cichlidés américains :
- Omnivores → NT ≈ 2,5–3
- Invertivores → NT ≈ 3–3,5
- Piscivores → NT ≈ 4–4,5
Méthode classique : Analyse du contenu stomacal par dissection de l’estomac, ce qui permet :
- Identification des proies ;
- Estimation de la proportion de chaque type de nourriture.
Ainsi, on obtient une composition du régime alimentaire.
Le cichlidé est donc piscivore de haut niveau trophique.
Méthode moderne : Analyse des isotopes stables
La méthode la plus précise aujourd’hui utilise les isotopes de l’azote (δ15N).
Principe : A chaque niveau trophique, la concentration en ¹⁵N augmente d’environ 3 à 4 ‰.
Le poisson est invertivore / omnivore supérieur.
Méthodes complémentaires
Les chercheurs combinent souvent plusieurs approches :
- Morphologie trophique avec analyse de :
- La forme des mâchoires ;
- Du type de dents ;
- L’appareil pharyngien.
- Contenu intestinal avec analyse directe des proies.
- Isotopes stables : Mesure intégrée du régime alimentaire sur plusieurs mois.
Quelques exemples de niveaux trophiques typiques chez les cichlidés américains
- Geophagus 2,5 – 3
- Heros 2,5 – 3
- Crenicichla 3,5 – 4,2
- Parachromis 4 – 4,5
- Cichla 4 – 4,8
Les Cichla et Parachromis sont parmi les plus hauts niveaux trophiques chez les poissons d’eau douce.
Le niveau trophique permet de comprendre la structure des réseaux alimentaires, mesurer la pression de prédation et étudier les flux d’énergie dans l’écosystème.
Les cichlidés sont particulièrement intéressants car ils présentent une diversité trophique exceptionnelle (algivores, invertivores, molluscivores, piscivores, prédateurs spécialisés).
Cette diversité explique en partie leur radiation adaptative spectaculaire.
Le Parachromis dovii se rencontre généralement dans des eaux plus claires que la plupart des autres Parachromis.
Par conséquent, c’est un véritable piscivore qui chasse à vue.
D’autres espèces de Parachromis, comme Parachromis managuensis, sont également piscivores, mais utilisent une technique de chasse différente.
Parachromis managuensis est un chasseur « passif » qui aspire ses proies.
Parachromis dovii, en revanche, est un chasseur actif qui poursuit sa proie et la capture finalement avec ses incisives appelées, à juste titre « dents de préhension ».
Les proies des Parachromis sont principalement de poissons vivipares chassées dans les eaux troubles qui conviennent parfaitement pour ce type de chasseur.
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EN AQUARIUM
Les Parachromis dovii sont des carnivores par excellence et leur régime alimentaire de prédilection est constitué de poissons vivants, mais les progrès réalisés dans le domaine de l’aquariophilie ont démontré qu’il est possible de leur fournir en captivité des aliments répondant à leurs besoins nutritionnels, qu’ils soient congelés ou même déshydratés.
Compte tenu de leur appétit vorace, il est essentiel de bien choisir l’heure des repas.
Ils peuvent causer des dégâts importants, voire se blesser eux-mêmes, si l’aquarium n’est pas adapté à leur comportement.
Parachromis dovii est une espèce carnivore qui se nourrit d’une grande variété d’aliments carnés.
Leur régime alimentaire à l’état sauvage se compose de petits poissons, de vers de terre, d’insectes, de petits invertébrés et de crustacés.
Ils acceptent volontiers une grande variété d’aliments commerciaux conçus pour les grands carnivores d’eau douce.
Donnez un gros aliment de base à pellets ou bâtonnets comme aliment principal, tout en complétant avec des grillons, des vers, des crevettes ou d’autres aliments similaires afin de varier leur alimentation de temps à autre.
Commencez par leur donner une à deux fois par jour une quantité de nourriture qu’ils consommeront volontiers en une ou deux minutes.
Surveillez leur taux de croissance global ainsi que la circonférence des poissons pour ajuster la fréquence et les quantités d’alimentation en conséquence.
Ils ne sont pas difficiles en matière de nourriture, mais contrairement à beaucoup d’autres poissons, ils ne régurgitent pas leur nourriture.
Différents types de granulés leur conviennent, mais ils apprécient également les crevettes décortiquées et manifestent leur gratitude par des couleurs plus vives.
C’est un omnivore, mais les aliments vivants ou surgelés sont préférés.
Des poissons-appâts ou de petits guppys sont souvent nourris.
La nourriture sèche peut être donnée en complément.
En aquarium, il accepte volontiers les aliments secs et vivants.
En aquarium il mange presque tous les types d’aliments: granulé ou stick fruit de mer moule et petit poisson congelé.
Son alimentation de base doit être constituée de granulés pour cichlidés à haute teneur en protéines et peut être variée régulièrement avec des aliments vivants et surgelés (vers de vase, Artémias).
Les Parachromis dovii accepteront au tout début seulement les nourritures vivantes mais ils peuvent être conditionnés pour accepter aussi d’autres nourritures comme le cœur de bœuf, les granules commerciales etc.
Certains éleveurs leur donnent un régime de poissons à manger comme de jeune des poissons rouges « Queue de voile » ou autres, mais ces pratiques font courir le risque d’ajouter des maladies dans l’aquarium.
Plus facilement, cette espèce peut donc être nourrie avec des aliments secs (paillettes, granulés), de la nourriture fraîche et de la nourriture congelée.
Pour éviter les carences, il est recommandé de varier les types de nourriture.
Comme pour tous les poissons, il convient de ne pas trop les nourrir pour éviter de polluer l’eau.
Règle de distribution : Un poisson adulte doit être nourri une fois par jour.
Parachromis dovii est franchement carnivore à tendance piscivore, mais il mange aussi des crustacés et des insectes dans un plus petit nombre.
Les proies doivent être à la dimension de ce gros poisson !
Comme avec la plupart des grands cichlidés, l’alimentation des Parachromis dovii n’est donc pas un problème, ils mangent à peu près n’importe quoi, cependant, il n’est pas nécessaire, ni souhaitable, de les nourrir avec des poissons rouges.
Les Parachromis dovii accepteront facilement des granulés (comme ceux donnés pour l’alimentation des truites en aquaculture) ou du poisson congelé, des crevettes entières, etc…
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REGIME
C’est un omnivore, mais il préfère les aliments vivants ou surgelés.
Des poissons-appâts ou de petits guppys sont souvent nourris.
Des granules peuvent être donnés en complément.
Les Parachromis ne sont pas difficiles à manger et acceptent volontiers la plupart des aliments proposés.
La capacité du poisson à faire ressortir sa mâchoire à 9,9 % de la longueur standard lui permet d’avoir un régime composé à 95 % de proies évasives.
Les granulés de cichlidés sont un aliment idéal au quotidien.
Cependant, l’alimentation doit être variée pour inclure la nutrition nécessaire. Offrez une variété d’insectes, notamment vers de sang, vers de terre, mysis, grillons (pour les spécimens plus grands).
De la viande hachée peut également être proposée avec du cœur de bœuf (offert avec parcimonie en raison de sa forte teneur en matières grasses) ainsi que des crevettes et du filet de poisson haché.
Le poisson congelé est une méthode bien plus prisée pour nourrir les poissons, car de nombreux « poissons nourrisseurs » présentent le risque d’introduire une maladie dans votre aquarium, pouvant potentiellement nuire à vos poissons.
De plus, les poissons de nourrisson sont extrêmement riches en graisses, ce qui peut causer d’importants dommages à la santé des poissons, en particulier au foie.
Pendant la fraie, la femelle peut renoncer à manger pendant des périodes pendant qu’elle prépare un nid de reproduction, ses activités de cour ou la protection des œufs.
Ce sont des carnivores par excellence, le régime alimentaire préféré de ces poissons est celui des poissons vivants, mais les avancées actuelles dans le monde des aquariums ont montré que nous pouvons leur fournir en captivité une nourriture qui répond aux besoins alimentaires de cette espèce, qu’elle soit congelée ou même séchée.
Un facteur à prendre en compte de sa voracité est le moment de la nourrir.
À ce stade, elle peut causer de graves dégâts, voire se blesser elle-même, si nous n’avons pas préparé l’aquarium à son état comportemental.
À l’état sauvage, le Louve Cichlidé se nourrit de petits poissons, ainsi que de crustacés et d’insectes.
Dans un aquarium, vous pouvez fournir une alimentation granulée de haute qualité, mais complétée par des poissons, crevettes, vers et autres aliments protéinés.
En dehors de l’alimentation, essayez de nourrir ce poisson uniquement avec des aliments congelés, car les poissons vivants peuvent transmettre des maladies à moins qu’ils ne proviennent de reproducteurs fiables.
Gardez à l’esprit que lui donner de la nourriture vivante et le laisser poursuivre ses victimes peut encore augmenter son niveau d’agressivité.
Parachromis dovii doit être nourri quelques fois par jour, mais vous pouvez le laisser 2 ou 3 jours sans manger de temps en temps.
Cela aidera à maintenir une bonne qualité de l’eau plus longtemps.
Choisir une alimentation adaptée aux cichlidés renforce leur système immunitaire et intensifie leurs couleurs.
Il est important de nourrir ces poissons une à deux fois par jour avec une quantité de nourriture adaptée à leur taille.
Vous le constaterez car ils la consommeront avec appétit en une ou deux minutes.
C’est ainsi que vous pourrez déterminer la quantité appropriée.
Ce poisson est très intelligent et vous saurez, à son comportement, s’il a suffisamment mangé ou non.
Voici quelques aliments idéaux pour Parachromis dovii :
- Granules de grande taille ;
- Pâtes en bâtonnets ;
- Grillons ;
- Vers ;
- Crevettes ;
- Autres petits invertébrés ;
- …
Bien évidemment, il faudra varier régulièrement leur alimentation pour favoriser la croissance et la santé.
Pour bien faire, il est possible de le nourrir une ou deux fois par jour avec une quantité de nourriture qu’il consommera avec appétit en une ou deux minutes.
Il faudra aussi surveiller leur croissance et leur tour de taille afin d’adapter la fréquence et la quantité de nourriture.
En tant que carnivore, le régime des Parachromis dovii doit être riche en protéines et particulièrement quand il s’agit de :
- Jeunes → Privilégier la distribution de vers de vase, artémias, granulés de qualité ;
- Adultes → Privilégier la distribution de gros granulés pour cichlidés, morceaux de poisson blanc, crevettes, moules.
Note : Autant que pour des spécimen adultes ou des jeunes, il faut éviter la viande de mammifère (cœur de bœuf), trop grasse et difficile à digérer pour eux.
En aquarium, on peut offrir une nourriture en granulés de haute qualité, complétée par des poissons, des crevettes, des vers et d’autres aliments riches en protéines.
Hormis les aliments commerciaux pour poissons, il est préférable de ne nourrir ce poisson qu’avec des aliments congelés, car les poissons vivants peuvent transmettre des maladies, sauf s’ils proviennent d’éleveurs réputés.
Il faut bien garder à l’esprit que nourrir les Parachromis dovii avec des proies vivantes et les laisser chasser peut accroître notoirement leur agressivité.
Si les Parachromis dovii doivent être nourris plusieurs fois par jour, il est toutefois possible de les laisser jeuner pendant 2 ou 3 jours de temps en temps.
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AQUARIUM
CONFIGURATION DE L’AQUARIUM PRIVE
Un aquarium d’au moins 2 mètres de long est nécessaire pour un couple, et d’au moins 3 mètres si le bac abrite d’autres poissons.
Certes, Parachromis est un très gros poissons qui logiquement a besoin d’un grand aquarium pour vivre correctement en captivité : C’est évident mais le problème de la maintenance de cichlidé est plus complexe qu’il n’en l’air et ne s’arrête pas la seule morphologie de cet animal !

Pour bien comprendre le « fonctionnement » des Parachromis dovii, il faut les observer vivant dans la nature et tenter de décortiquer leur comportement.
Comme vu précédemment, le calme revient dans la nature après la saison de reproduction.
Effectivement, après la phase de reproduction de Parachromis dovii commence pour eux, la phase végétative qui est en même temps et en parallèle une période de croissance et de développement des jeunes poissons qui sont nés.
A ce moment, pour les adultes, l’activité se recentre sur la chasse et sa nutrition avec pour objectif de reprendre des forces et pour ainsi dire recommencer plus tard une nouvelle reproduction.
Jusque-là, la parentalité a fait consommer beaucoup d’énergie de la part de ces animaux, et une période de récupération est désormais essentielle.
Si ce cycle de la vie se déroule parfaitement en milieu naturel, il n’en est pas de même en milieu confiné, en particulier dans un aquarium : Cette phase est totalement absente.
Les animaux restent bloqués en permanence dans la phase de reproduction, avec le comportement qui y est associé.
Cela peut partiellement se résoudre par les dimensions très généreuses de l’aquarium qui sera donné aux Parachromis dovii, mais cela ne suffit pas toujours !
La réussite de l’élevage de ces cichlidés repose en grande partie sur la gestion de l’agressivité territoriale…mais pas seulement !
On sait désormais que les maintenir en groupe est généralement plus efficace, car cela réduit/répartit/divise l’agressivité.
Malheureusement, cette option n’est pas toujours et facilement envisageable avec Parachromis dovii, car dès qu’ils atteignent la maturité sexuelle, trop souvent les Parachromis dovii mâles se battent littéralement pour s’échapper de l’aquarium.
Il est donc plus facile de les maintenir en couple.
Dans ce cas, la règle est que la voie de fuite de la femelle doit être plus longue que la distance que le mâle est prêt à parcourir pour chasser l’autre.
Pour la question de la taille de l’aquarium, celui-ci doit être plus grand que le territoire d’un mâle et malheureusement, cette règle dans le cas de Parachromis dovii est difficile à mettre en application.
Calcul de la taille de l’aquarium des Parachromis dovii
Dès 1992, le NVC (Web NVC) a établi des recommandations concernant la taille minimale des aquariums afin de permettre l’élevage réussi et à long terme de différentes espèces de cichlidés.
Cette formule a été conçue par Willem HEIJNS, qui a pu tester ses critères deux décennies plus tard dans son Cichlidarium dans son garage, transformé en fishroom, qui abritait plusieurs grands cichlidés d’Amérique centrale, dont le Parachromis dovii .
Ce dernier vivait dans un aquarium de 4 mètres de long d’une capacité de plus de 2 000 litres.
La formule est la suivante :
- Attribuer une valeur entre 1 et 5 à trois caractéristiques (comportement de nage, taille du territoire, tolérance et longueur corporelle) ;
- Multiplier le résultat par la longueur du poisson.
Pour Parachromis dovii, cela donne 2 + 5 + 5 = 12 x 50 = 600 centimètres.
Cela signifie que le Cichlidarium de Willem était deux mètres trop court pour un couple adulte de Parachromis dovii.
Ce constat a été confirmé par l’expérience, puisque le mâle Parachromis dovii a fini par tuer tous ses congénères dans l’aquarium de 4 mètres.
On ignore dans quelle mesure cette formule peut être inversée pour prédire la longueur du poisson à partir de laquelle la cohabitation devient problématique pour une taille d’aquarium donnée, mais dans le cas du Cichlidarium, cela donnerait 400 : (2 + 5 + 5) = 33 centimètres.
Pour être clair, nous parlons ici de tailles minimales , et donc loin des tailles optimales.
Par « maintenir avec succès », cela ne veut pas dire « maintenir en vie », comme on le voit dans de nombreuses vidéos YouTube américaines où Parachromis dovii est gardé comme un animal de compagnie dans des bacs bien trop petits !
Quelle que soit la taille d’un poisson, le maintenir en vie dans un aquarium consiste à tout faire pour que les effets de la captivité soient les plus faibles possibles et qu’ils permettent malgré tout au poisson de compléter son cycle de vie de manière naturelle, dans le respect de son habitat et de sa niche écologique.

Ainsi Parachromis dovii cette espèce trouve plus facilement sa place dans les aquariums publiques de grande taille, voire même dans les zoos en compagnie d’animaux plus grands que lui plus à sa place parmi les lamantins du zoo de Burgers que dans l’aquarium d’un amateur.
Sans un aquarium strictement orienté vers la maintenance des grands cichlidés, les dégâts occasionnés seront néfastes à tout autre biotope et mésocosme[17].
Dans tous les cas, voici ce qu’il faut éviter :

S’occuper de Parachromis dovii n’est pas toujours chose facile car ce poisson, au tempérament affirmé, nécessite une attention particulière non seulement à la qualité de l’eau et à la taille de l’aquarium, mais aussi à son alimentation.
Et, par-dessus tout, il est important de veiller à neutraliser son agressivité.
Un bac de plus de 1000 litres pour un couple est le strict minimum et il faudra tendre vers 2000 litres et plus pour un aquarium communautaire.
Rappel : La taille de l’aquarium est l’un des éléments clé pour réduire le stress et l’agressivité, surtout pour les couples ou groupes.
Dimensions minimales de l’aquarium :
- 200 centimètres de long ;
- 100 centimètres de large ;
- 70-80 centimètres de hauteur.
L’aquarium doit être aménagé avec des roches formant des cachettes et offrir un grand espace pour la nage libre.
Parachromis dovii est parfois recherché par des aquariophiles expérimentés et particulièrement bien équipés.
Bien qu’ils soient réputés pour leur intelligence relativement élevée et leur espérance de vie pouvant durer quelques décennies, ils nécessitent des soins particuliers en raison de leur grande taille et de leur niveau d’agressivité élevé, même selon les standards des cichlidés, ce qui signifie que peu voire aucun compagnon de bac est possible.
Cela contribuera à maintenir une eau de bonne qualité plus longtemps.
En revanche, un bac de grandes dimensions, bien décoré et bien agencé permet de faire vivre plusieurs Parachromis dovii entre eux et même d’autres Parachromis ou gros cichlidés (Vieja, Cincelichthys, Amphilophus et autres) : C’est du vécu !

Voici quelques objets que vous pouvez utiliser :
- Pierres ;
- Branches ;
- Bois flotté ;
- Pots renversés ;
- …
Cependant, les branches seront indispensables si vous prévoyez de les reproduire.

Pendant la période de frai, ils ont tendance à être agressifs, et la femelle peut avoir besoin de se cacher pour se protéger des blessures fréquentes.
Les alevins pourront également s’y cacher.
Ce poisson peut causer beaucoup de dégâts comparé à d’autres.
La couche de substrat doit mesurer environ 8 à 10 centimètres et il n’est pas nécessaire de placer des plantes dans l’aquarium avec Parachromis dovii.
Si vous élevez un couple reproducteur, il est très probable que la femelle ait besoin de nombreuses cachettes.
Ajoutez de gros rochers, des troncs et un substrat sablonneux pour que Parachromis dovii puisse creuser.
Essayez de placer les pierres les plus lourdes directement sur le fond du bac, sur le verre et jamais dans le substrat, car les Parachromis dovii creusent partout et même sous amas de roches mettant en péril l’intégrité du bac en cas d’éboulement !
Parachromis dovii est un poisson robuste qui a besoin de beaucoup d’espace pour nager.

Il est préférable de le maintenir entre 24 et 28°C.
Enfin, en ce qui concerne l’entretien de l’aquarium, vous devez effectuer des changements d’eau partiels de 20 à 40 % jusqu’à deux fois par semaine, plus ou moins, en fonction de la qualité de l’eau.
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LES BAC DES ELEVAGES PROFESSIONNELS
Les éleveurs spécialisés qui maintiennent des Parachromis dovii géants dont les tailles avoisinent 65 à 70 centimètres, utilisent des installations très différentes d’un aquarium domestique classique.
Pour ces éleveurs professionnels, l’objectif est de maximiser la croissance, la santé et longévité de ces poissons tout en contrôlant l’agressivité.
Pour y parvenir, plusieurs configurations sont réellement utilisées dans les élevages sérieux d’Amérique centrale et aux États-Unis.
- Les « monster tanks » d’éleveurs (configuration la plus courante

Dimensions typiques pour un Dovii adulte géant :
- Volume : 2500 – 5000 litres ;
- Longueur : 300 – 400 centimètres ;
- Largeur : 100 – 150 centimètres ;
- Hauteur : 70 – 90 centimètres.
Les professionnels privilégient la surface au sol, car ces poissons sont des chasseurs qui accélèrent horizontalement.
- Cuves en fibre de verre ou bassins
De nombreux éleveurs abandonnent le verre et utilisent des :
- cuves en fibre de verre ;
- bassins polyéthylène ;
- cuves d’aquaculture.
Ces structures offrent plusieurs avantages qui sont d’être très solides avec pas de risque de casse et faciles à nettoyer.
Ces cuves offrent des volumes énormes pour un coût peu élevé.
Elles sont équipées d’un système de filtration industrielle car un Parachromis dovii adulte produit autant de déchets que plusieurs gros poissons.
Les éleveurs utilisent des « Sumps géants » de 300 à 800 litres, avec de multiples compartiments garni de médias biologiques massifs (K1 moving bed, céramique haute surface, pouzzolane…) avec un débit de 8 à 12 fois le volume de la cuve/heure.

Ces éleveurs ont aussi recours à l’utilisation de matériels complémentaires :
- Un stérilisateur à Ultra-violet ;
- Une filtration mécanique type « drum filter» dans certaines installations.
Certains utilisateurs, dans le cadre de très gros aquarium utilisent le filtre à tambour « Drum Filter ».

Un filtre à tambour est constitué d’un cylindre creux à l’intérieur duquel circule le mélange eau/boue que l’on veut filtrer.
Le cylindre est constitué d’une membrane dont la dimension des pores est choisie en fonction de la taille des particules à arrêter.
L’eau filtrée est récupérée à l’extérieur de la membrane et les particules sont conservées à l’intérieur.
La circulation s’effectue soit par gravité, soit à l’aide de pompes.
Les filtres à tambour sont généralement rotatifs (ils tournent autour d’un axe horizontal) de façon à limiter le colmatage, la gravité faisant glisser les particules le long de la membrane.
Si l’objectif est de filtrer l’eau, on associe généralement un système automatique de nettoyage consistant à projeter de l’eau sous pression depuis l’extérieur à travers la membrane.
La mise en route du dispositif est généralement automatique et commandée par l’augmentation du niveau à l’intérieur du cylindre qui indique un colmatage de la membrane.
Cette solution ne peut évidemment pas être utilisée si l’objectif est d’épaissir les boues.
Cet équipement est considéré comme l’une des solutions de filtration mécanique les plus performantes, notamment dans le domaine de l’aquaculture, des bassins à carpes Koï et du traitement des eaux usées.
Contrairement aux brosses ou aux mousses classiques, c’est un système automatisé et autonettoyant.
Le fonctionnement repose sur une séparation physique des particules en suspension grâce à une toile fine.
Entrée de l’eau : L’eau sale pénètre à l’intérieur d’un tambour rotatif recouvert d’une membrane filtrante (généralement en inox ou en nylon, avec des mailles allant de 40 à 100 microns).
Filtration : Sous l’effet de la gravité, l’eau traverse la toile pour ressortir propre vers le compartiment biologique ou le bassin. Les impuretés (vases, déjections, restes de nourriture) restent piégées à l’intérieur de la paroi du tambour.
Colmatage : Au fur et à mesure que les déchets s’accumulent, le passage de l’eau est freiné. Le niveau d’eau à l’extérieur du tambour baisse (ou monte à l’intérieur, selon le montage), créant une différence de niveau.
Nettoyage automatique :
- Un capteur détecte cette différence et déclenche le cycle de nettoyage ;
- Le tambour se met à tourner ;
- Une rampe de buses haute pression pulvérise de l’eau sur l’extérieur de la toile ;
- Les saletés sont projetées dans une gouttière d’évacuation située au centre du tambour et envoyées directement à l’égout.
Souvent ces bacs utilisés par les professionnels de la reproduction et de l’élevage, sont presque nus :
- Le fond du bac est nu ;
- Présence de quelques roches très lourdes ;
- Présence parfois une grosse racine.
Cela permet :
- Un siphonnage rapide ;
- moins de zones de débris polluants ;
- Un contrôle du territoire.
En outre, le courant d’eau est contrôlé : Dans les systèmes inspirés de leur habitat naturel du Lac Nicaragua, les éleveurs ajoutent des pompes de brassage puissantes permettant une circulation de l’eau longitudinale dont l’objectif est de stimuler :
- La musculature ;
- Le métabolisme ;
- La croissance.
Ces aquariums possèdent souvent des systèmes de changement d’eau automatique.
Ainsi, les plus grosses installations utilisent des systèmes de renouvellement permanent de l’eau avec une valeur de 5–15 % du volume par jour dans lesquels l’eau neuve entre continuellement et l’ancienne sort (Overflow system).
De tels systèmes ont une efficacité réelle puisque les résultats obtenus montrent que les taux de nitrates sont bas et que la croissance des poissons est maximale.
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FONCTIONNEMENT DE L’AQUARIUM
L’installation de l’aquarium doit imiter l’habitat naturel rocheux et fluvial de l’espèce afin de favoriser le bien-être et de minimiser les conflits.
A cette fin, il faudra utiliser un substrat sablonneux ou de gravier fin, superposé de grosses roches stables, pour créer des grottes, des surplombs et des territoires.

Pour la reproduction, il ne faut jamais oublier que la femelle aura probablement besoin de nombreuses cachettes pour se protéger des agressions du mâle.
De multiples cachettes séparées par des barrières naturelles aident à établir des territoires individuels et à protéger les poissons subordonnés contre le harcèlement.
Les paramètres optimaux de l’eau incluent une plage de pH de 7,0 à 8,0, une dureté de l’eau de 12-18°dGH (214-321 ppm), et des températures comprises entre 24 et 28°C (75-82°F) pour soutenir la santé et imiter les conditions d’Amérique centrale.
La température idéale est similaire à celle requise pour les disques, variant de 27 à 30°C, le pH est préférable pour rester neutre, et une dureté ne dépassant pas 20°dGH, étant la plus recommandée autour de 13°C.
Parachromis dovii peut vivre dans une eau dont la température varie de 21 à 37°C, mais il est déconseillé de le maintenir à ces températures extrêmes.
L’alimentation doit se composer principalement d’aliments riches en protéines pour correspondre à leur régime carnivore, y compris des granulés de haute qualité qui s’enfoncent, des options congelées ou vivantes comme les crevettes, les vers de sang, les vers de terre et les petits filets de poisson ;
Évitez de suralimenter pour prévenir l’obésité et le gaspillage excessif.
Nourrissez 2 à 3 fois par jour en petites portions, avec quelques jours de jeûne occasionnels pour favoriser un comportement naturel de recherche de nourriture.
La surveillance de la santé consiste à des contrôles réguliers pour détecter des blessures d’agressivité, telles que les morsures des nageoires ou les infections à l’Ich liées au stress et la maladie du trou dans la tête, qui peuvent être atténuées en offrant un espace suffisant, des conditions d’eau stables et des compagnons de terrarium compatibles comme un grand Plecostomus.
La reproduction en captivité ressemble beaucoup à des schémas sauvages, avec des couples formant de forts liens et se pondant sur des rochers plats ou dans des grottes après des parades nuptiales.
Un élevage réussi nécessite de séparer le couple reproducteur dans un grand aquarium dédié pour protéger les alevins de la prédation, car les femelles peuvent pondre jusqu’à 1 500 œufs qui éclosent en 3 à 5 jours.
Avec un si gros poisson, il faut penser à protéger tout ce qui concerne la technique, comme les chauffages et filtres, même s’ils ne tiendront pas longtemps dans une carrière avec ces poissons.
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SUBSTRAT
Le sable ou le gravier sont des substrats recommandés.
Ce poisson aime réorganiser fréquemment son environnement.
De l’avis de certains aquariophiles, la présence d’autres éléments de décor est facultative et il serait déconseillé d’en mettre trop, car ce poisson très actif a tendance à attaquer et pourrait se blesser ou endommager l’aquarium.
Ces mêmes aquariophiles prônent un bac sans substrat, quasi dépourvu de décor avec un fond de l’aquarium nu, permettant soit disant de bien voir les poissons…est une vraie prison qui ne fera qu’aggraver le caractère agressif des Parachromis dovii.
Cette vision d’une aquariophilie où le décor est plus qu’épuré ou sommaire est contraire à l’éthique de l’aquariophilie !
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DECOR & AQUARIUM BIOTOPE
La réussite de l’élevage des poissons nécessite également de grands aquariums d’une capacité d’environ 2500 litres.
Ces poissons s’épanouissent dans un environnement riche en roches.

Celles-ci doivent cependant être solidement ancrées, car ils pourraient les déplacer si leur environnement ne leur convient pas.
Placez de préférence les pierres les plus lourdes sur la vitre plutôt que sur le substrat, car les poissons creusent en dessous et les pierres risquent de tomber et de casser la vitre.
Fixez des pierres directement sur le fond de l’aquarium pour éviter le déplacement causé par la fouille vigoureuse du poisson, notamment lors de la reproduction.
De nombreux rochers de tailles variées doivent être placés au fond de l’aquarium, imitant les formations rocheuses où vivent ces poissons dans la nature.
En même temps, l’aquarium devrait disposer de suffisamment d’espace libre pour la baignade libre.
En parlant de natation, le Parachromis dovii est un nageur actif.
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PLANTES
La présence de plantes est possible dans l’aquarium, à condition qu’elles soient robustes et bien fixées.
Des plantes robustes comme Vallisneria ou Anubias peuvent être ajoutées pour se mettre à couvert si elles sont bien enracinées, mais un éclairage tamisé et des espaces ouverts pour nager sont essentiels pour simuler des eaux ombragées et fluides.

Les plantes sont généralement hors de question pour les aquariums de cichlidés loups.
Le poisson est bien trop destructeur pour maintenir les plantes en vie trop longtemps.
Cependant, certains éleveurs de poissons connaissent du succès avec des plantes robustes comme les Anubias et la fougère de Java cultivées sur le bois.
Tout ce qui pousse dans le substrat sera probablement déterré.
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ECLAIRAGE
Un éclairage modéré à normal et un brassage d’eau modéré lui conviendront parfaitement.
Contrairement aux aquariums décoratifs, l’usage de LED simples et/ou parfois seulement lumière ambiante réduit chez ces animaux :
- Le stress ;
- La digestion ;
- L’agressivité.
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FILTRATION
L’aquarium doit être bien brassé et équipé d’un système de filtration performant.
Pour un couple de ces poissons, de grands filtres à éponge et un grand filtre externe sont recommandés.
Le débit total du filtre de l’aquarium sera 6 à 10 fois le volume du bac/heure.
La masse filtrante sera composé de médias biologiques massifs (céramiques, K1, pouzzolane), et elle inclura, de préférence une préfiltration mécanique.
Beaucoup d’éleveurs utilisent aussi en complément des stérilisateurs UV et de grosses pompes de brassage.
Les changements d’eau fréquents, au rythme de 2 à 3 fois par semaine pour 15 à 20 % du volume d’eau de l’aquarium.
Des changements d’eau hebdomadaires de 15 à 20 % sont nécessaires pour maintenir de faibles niveaux de nitrates en dessous de 20-30 ppm et prévenir l’accumulation d’ammoniac ou de nitrites, car ces poissons sont sensibles à la mauvaise qualité de l’eau malgré leur robustesse.
Il n’est pas particulièrement exigeant en ce qui concerne les valeurs de l’eau, qui a surtout besoin d’être bien filtrée et oxygénée.
Lors de changements d’eau, il est conseillé d’effectuer des changements partiels réguliers de l’eau précédés d’un siphonnage soigneux et approfondi du fond.
Des traitements à l’ozone et des ajouts hebdomadaires d’oligo-éléments et bioéléments sont recommandés.
L’aquarium doit avoir un bon débit d’eau ainsi qu’une filtration forte et efficace.
Parachromis dovii a été trouvé dans des eaux aux températures variant entre 21 et 37°C, mais il n’est pas recommandé de l’abriter dans ces extrêmes : Essayez plutôt de la maintenir entre 24 et 28°C.
Des systèmes fortement filtrés avec un fort mouvement d’eau sont essentiels en raison de la charge biologique importante des poissons et de ses habitudes de creusage, qui peuvent troubler l’eau si elles ne sont pas bien gérées.
Le nettoyage de l’aquarium doit être aussi strict que possible, car compte tenu de sa taille, ils génèrent une charge biologique importante, c’est pourquoi il est recommandé de nettoyer et de changer partiellement l’eau jusqu’à 15 % par semaine.
Certains passionnés possèdent des bassins de 10 000 litres ou plus avec la configuration suivante :
- bassin intérieur ;
- filtration type aquaculture ;
- grosses pompes ;
- décor minimal ;
Ce décor typique est souvent composé d’un fond nu ou de sable très fin avec de grosses roches stables, une grande racine
En effet, ces aquariophiles évitent les plantes et les petits éléments décoratifs afin d’éviter les blessures et surtout pour faciliter le nettoyage de leur bac.
Dans ces systèmes, les Parachromis dovii peuvent atteindre 70–75 centimètres, proches des spécimens capturés dans le Lac Nicaragua.
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REPRODUCTION
GENERALITES
L’élevage de cette espèce de cichlidé est une entreprise relativement délicate même si les Parachromis dovii sont des pondeurs sur substrat assez faciles à faire pondre.
Les faire pondre est une chose …mais pas la seule !
Il est également important de savoir que Parachromis dovii atteint sa maturité sexuelle entre 10 et 14 mois et peut se reproduire toutes les quatre semaines.
Parachromis dovii est un frayeur sur substrat qui dépose ses fraies dans de vastes terriers sous une profondeur de 6 mètres, généralement à une profondeur de 12 à 18 mètres.
La reproduction de ce cichlidé a généralement lieu de février à avril (ESSELMAN & OPPERMAN, 2010).
Les mâles plus gros fraient souvent avec plusieurs femelles et par la suite, bien souvent ces femelles doivent ensuite s’occuper seules des fraies et des juvéniles.
Tenter de reproduire ce cichlidé comporte le risque de perdre la mère car bien trop souvent, en particulier après de pontes répétées du même couple, le mâle a souvent tendance à s’en prendre à la femelle de manière excessive, la maltraitant tellement que celle-ci peut succomber !
Une couvée comprend entre 1000 et 4000 œufs, sa taille varie suivant la taille des parents et leur expérience « reproductive ».
Dans tous les cas, les parents sont d’excellents parents et surtout, ces poissons sont énormément prolifiques, et malheureusement dans le monde de l’aquariophilie il n’y a pas un grand marché pour les alevins !
A noter que la reproduction des Parachromis dovii n’est pas forcément souhaitable, vu sa taille et sa prolificité; sa descendance aura du mal à trouver sa place dans un aquarium de particulier.
Donc, quand Parachromis dovii se reproduit en aquarium, d’emblée, il faudra accepter l’idée de pratiquer une certaine forme obligatoire d’abattage ou l’euthanasie des alevins en surplus de ce qui pourrait être distribué ou donné à d’autres aquariophiles…
Paradoxalement, les adultes mangent parfois des juvéniles Parachromis dovii pour protéger les alevins qu’ils gardent.
Souvent, les Parachromis dovii juvéniles ou les aînés d’une même portée ont eux aussi tendance à manger les plus jeunes et petits alevins, c’est pourquoi, à ce stade de croissance, il est conseillé de maintenir séparés et selon la taille.
Les aquariophiles expérimentés recommandent, à juste titre, de séparer les alevins par taille au fur et à mesure de leur croissance, car les plus grands risquent de manger les plus petits.
Il faut souligner qu’ils sont d’excellents parents qui ne laisseront rien arriver à leurs petits.
En effet, les Parachromis dovii détruisent tout ce qui est introduit dans l’aquarium lorsqu’ils sont en reproduction et plus encore quand ils s’occupent de leur progéniture.
Plus spécifiquement, les mâles Parachromis dovii prennent également soin des alevins, à tel point qu’il est impressionnant de les voir émietter les granulés et recracher de petits morceaux pour les nourrir.
Pour conserver un maximum de jeunes Parachromis dovii, il faut se préparer à trier régulièrement car la croissance n’est pas la même pour tous ces jeunes poissons et au fur et à mesure qu’ils se développent, les plus grands peuvent manger les plus petits.
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Difficulté de reproduction
La reproduction de Parachromis dovii est considérée de moyenne à difficile car elle nécessite des conditions environnementales spécifiques et des soins intensifs.
En fait, même si cette reproduction est relativement facile à déclencher à savoir qu’elle accentue encore plus les comportements agressifs de ces cichlidés, la reproduction des Parachromis dovii est une opération sous tension.
Aucun aquarium « standard » ne présente un trop grand territoire pour eux, et si un couple se forme et engendre un début de frai, ils tuent tout le reste et tous les autres habitants de l’aquarium !
À vrai dire, Parachromis dovii, comme les autres espèces de cichlidés démersales pondeurs sur substrat fraye sur une échelle beaucoup plus grande et vaste, eut égard à sa taille.
Hormis cet aspect « caractériel », la reproduction se déroule de façon assez classique et suit le schéma classique de la reproduction comme chez les autres cichlidés.
Le mâle parade, le couple nettoie un support, puis la femelle pond et en fin, les parents assurent une garde attentive des œufs et des alevins.
Cependant, en aquarium les choses prennent une dimension très différente par rapport à ce qui se passe ne milieu naturel car un problème majeur apparaît lié à l’impossibilité que rencontre la femelle de fuir le mâle après la reproduction.
En effet dans la nature, après la reproduction, les couples se séparent !
En revanche en captivité dans un aquarium si grand puisse t’il être, la femelle reste piégée sur le territoire du mâle, ce qui entraîne un cycle de reproduction permanent, et donc source de stress intense.
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Reproduction et cycle de vie
À l’état sauvage, la pluie représente un moment idéal pour frayer, et l’eau plus froide peut déclencher une activité de frai.
Ces poissons pondent en pleine eau, mais selon CONKEL (1992), les mâles des formes fluviales creusent des galeries complètes dans la berge.
Ils pourraient donc être classés comme pondeurs (occasionnels) en grottes.
Les soins biparentaux dans ces couples améliorent considérablement le succès reproducteur, ce qui permet à des couvées avec environ quatre fois plus d’alevins survivre jusqu’à l’indépendance comparativement aux soins maternels uniquement, car les femelles seules consacrent plus d’efforts à la défense mais connaissent une mortalité plus élevée (deux à quatre fois plus élevée).
Le frai a lieu sous forme de frayères sur substrat, les femelles pondant entre 1000 œufs et plus, tous adhésifs sur des rochers, des fosses ou d’autres surfaces dures, qui sont fécondés par le mâle.
Ces œufs sont vigoureusement protégés par les deux parents dans des situations en couple, avec un altruisme observé où des mâles d’autres espèces aident parfois à s’occuper des petits.
Les alevins éclosent après environ 2 à 3 jours et deviennent libres après 3 à 5 jours supplémentaires, moment où les parents continuent de se protéger pendant que les jeunes se nourrissent de petits invertébrés et d’algues.
Le cycle de vie comprend une forte mortalité aux stades larvaire et juvéniles précoces en raison d’une pression de prédation intense, en particulier dans les habitats fluviaux où les juvéniles de Parachromis dovii s’attaquent eux-mêmes à de petites couvées de cichlidés.
Ces poissons se reproduisent à découvert, mais selon CONKEL (1992), les mâles des formes fluviales creusent des tunnels complets dans la berge.
De ce fait, ils pourraient également être classés comme des reproducteurs (occasionnellement) cavernicoles.
Nous restons toutefois prudents, car ce comportement n’a pas encore été confirmé par d’autres auteurs.
Dans leur milieu naturel, les individus forment des couples reproducteurs en avril et pondent en moyenne 1 000 œufs par nid.
Cela peut paraître beaucoup, mais c’est en réalité peu compte tenu de la taille de ces poissons.
À titre de comparaison, Parachromis managuense pond facilement 5 000 œufs, bien que ceux-ci soient plus petits.
En aquarium, ils se reproduisent à découvert et pondent des œufs toute l’année.
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AVANT LA REPRODUCTION
Maturité sexuelle
Reproduire des Parachromis dovii est finalement assez très simple une fois quand on dispose d’un mâle et d’une femelle qui forment un couple mais parfois, il peut être difficile de former un couple.
Il n’est pas rare que dans un couple sur le point de se reproduire que le mâle fasse font quasiment le double, voire plus, de la taille de(s) femelle(s) qui lui sont présentées et de celle qu’il choisira.
On reconnaît une femelle Parachromis dovii à son corps jaune orné de taches noires horizontales.
Le patron mélanique de ces dernières présente 8 barres sombres plus ou moins apparentes selon l’humeur.
Pour distraire l’agressivité du mâle (et lui laisser le choix), il est conseillé de maintenir 2 à 3 femelles pour un mâle le temps qu’un couple se forme.
Bien que la reproduction soit chose assez aisée, son agressivité peut présenter certaines difficultés.
Pour celui qui ne possède pas de couple établi, il faudra choisir 6 à 8 jeunes individus assez jeunes, pas forcément sexuables qui grandiront ensembles jusqu’à leur maturité sexuelle et, dont il pourra se former un couple (pour autant que ces poissons ne soient pas tous du même sexe !).
A partir de l’accouplement, il est important de surveiller la femelle, car les attaques du mâle peuvent la stresser et la blesser et en période de reproduction, les blessures sont fréquentes.
Quand ils se sentiront prêts, un couple reproducteur se formera de lui-même.
Arrivé à ce stade, pour la sécurité et pour le bien-être des autres membres du groupe qui a grandi ensemble, il faut retirer tous ces poissons du bac du couple établi et ne garder seul que le couple reproducteur nouvellement formé.
Parfois, si le mâle se montre trop brutal avec la femelle , au cours de la reproduction, il est conseillé de diviser l’aquarium et de réserver un espace suffisant pour la fécondation en plaçant une séparation avec un fond ouvert afin de permettre la fécondation des œufs.
La plupart des éleveurs maintiennent un mâle seul avec un petit groupe de femelles et attendent qu’il choisisse une partenaire, puis retirent les autres femelles.
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Préparation du bac
Certains éleveurs préconisent l’utilisation d’un bac dédié à la reproduction.
Dans cette configuration, l’aquarium doit être aussi épuré que possible, c’est-à-dire avec un fond rocheux et un ou deux morceaux de bois immergé.
La température idéale est similaire à celle requise pour les discus, soit entre 27 et 30°C.
Le pH doit idéalement être neutre et la dureté de l’eau ne doit pas dépasser 20°dGH, 13°dGH étant la valeur la plus recommandée.
Le nettoyage de l’aquarium doit être aussi rigoureux que possible car étant donné leur taille, ces poissons génèrent une charge biologique importante dans l’aquarium.
C’est pourquoi il est recommandé de nettoyer et de changer partiellement jusqu’à 15 % de l’eau chaque semaine.
D’autre part, étant donné la taille importante de ce poisson, il faudra toujours penser à protéger tout le matériel technique associé, comme les chauffages et les filtres qui risquent d’être mis à rude épreuve lors des ébats de ces poissons.
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Conditionnement des reproducteurs
Le conditionnement reproducteur des cichlidés américains consiste à amener les géniteurs dans un état physiologique optimal afin de déclencher la maturation gonadique et la ponte.
Chez les grands cichlidés (comme Parachromis dovii, Crenicichla lepidota ou Amatitlania nigrofasciata), ce conditionnement repose sur plusieurs leviers biologiques :
- La nutrition ;
- L’environnement ;
- Les paramètres physico-chimiques ;
- Les interactions comportementales.
La nutrition est le facteur déterminant car la maturation des ovocytes et la spermatogenèse exigent une grande disponibilité énergétique et lipidique.
Les aliments recommandés pour ce conditionnement consistent en des distributions plus régulières et généreuses de :
- poissons appas (occasionnellement) ;
- crevettes ;
- moules ;
- vers de terre ;
- artémias ;
- krill ;
- granulés riches en protéines.
Ce type d’alimentation ciblée pour la reproduction a pour objectif nutritionnel d’apporter des:
- protéines qui favoriseront la production de gamètes ;
- lipides qui aideront la vitellogenèse (formation du vitellus)
- caroténoïdes qui donnent fertilité et coloration
- vitamines A et E qui favorisent la maturation ovarienne
Chez beaucoup d’espèces prédatrices comme Parachromis dovii, une alimentation carnée variée pendant 2–4 semaines augmente fortement le succès reproducteur.
Variation des paramètres de l’eau : Dans la nature, la reproduction est souvent déclenchée par des variations saisonnières.
En aquarium, il est difficile de reproduire ces cycle climatiques mais il existe des techniques de simulation de cette saison des pluies.
La technique la plus utilisée en aquariophilie, se décompose comme suit :
- Effectuer un nourrissage intensif du couple reproducteur pendant 2–3 semaines ;
- Faire 2 à 3 gros changements d’eau de 30–50 % du volume du bac des reproducteurs en utilisant une eau légèrement plus fraîche (−1 à −2°C) que celle du bac ;
- Procéder à une forte augmentation de l’oxygénation du bac qui imitera les crues naturelles des rivières tropicales.
En ce qui concerne les paramètres physico-chimiques, les cichlidés américains tolèrent des valeurs assez larges, mais il semblerait que certaines plages favorisent leur reproduction :
- Température : 25–28°C
- pH : 6.0–7.5
- Conductivité : 50–300 µS
- Nitrates : < 20 milligrammes/Litre.
La reproduction dépend fortement du comportement territorial de Parachromis dovii qui est lié à la structure du territoire occupé.
Dans le bac de reproduction, il faut installer des :
- roches plates ;
- cavités ;
- racines ;
- substrat sableux.
Quand tous ces critères sont réunis certains stimuli déclenchent la reproduction :
- augmentation du courant ;
- introduction d’un territoire ;
- présence de congénères ;
- variation de photopériode.
Méthode de cycle complet de conditionnement efficace utilisée par de nombreux éleveurs :
- semaine 1 et 2 : Effectuer un nourrissage riche des reproducteurs et maintenir une eau stable.
- semaine 3 : Effectuer des changements d’eau importants et en même temps une légère baisse de température.
- semaine 4 : Augmentation progressive température ; généralement suivie du déclenchement de la ponte.
Pour Parachromis dovii, les meilleures conditions pour déclencher la reproduction en aquarium sont surtout un couple bien formé, une eau très propre, un espace généreux et un environnement calme.
Les sources aquariophiles indiquent qu’une hausse légère de température, souvent autour de 28°C, peut servir de stimulus au frai.
Paramètres à viser
- Température : environ 27 à 28 °C, avec une légère hausse pour stimuler le frai.
- Eau : très propre, sans ammoniaque ni nitrites, et avec des nitrates au plus bas.
- pH : proche du neutre à légèrement alcalin, autour de 7 à 7,5 selon les fiches générales de l’espèce.
- Décor : roches plates, cachettes et zone de ponte claire pour permettre le dépôt des œufs.
- Bac : grand volume indispensable, car l’espèce devient très territoriale pendant la reproduction.
Déclencheurs efficaces
Le changement d’eau est un stimulus classique chez les poissons d’ornement, et il est souvent utilisé pour provoquer le frai.
Chez les cichlidés comme Parachromis dovii, la combinaison « eau neuve + température légèrement plus élevée + nourriture abondante » est particulièrement efficace.
L’augmentation de la température à 28°C peut être le facteur déclencheur de l’accouplement.
Une alimentation riche, avec des proies vivantes ou congelées adaptées, favorise aussi la mise en condition des reproducteurs.
Mise en condition du couple
Le plus important est d’avoir un couple compatible, car un mauvais appariement peut conduire à de fortes agressions.
Il faut ensuite réduire le stress.
Un bac calme avec peu d’interventions et sans aucune cohabitation risquée avec des poissons plus petits.
Quand la femelle est réceptive, le couple nettoie un site de ponte et le frai peut se produire sur une surface plane ou une pierre.
Ce qu’il faut éviter
Évite les variations brutales de température ou de chimie de l’eau, car elles peuvent stresser le couple.
Évite aussi un bac trop petit, trop encombré ou partagé avec des espèces vulnérables, car l’agressivité territoriale augmente fortement en reproduction.
Enfin, un filtre trop puissant n’est pas idéal près des œufs tandis qu’un courant modéré et stable sera préférable.
Schéma pratique
- Former un couple stable ;
- Les nourrir richement pendant une à deux semaines ;
- Faire un gros changement d’eau propre ;
- Monter légèrement la température ;
- Garder le bac très calme ;
- Laisser le couple choisir et nettoyer le site de ponte.
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Parade nuptiale
Chez cette espèce, la reproduction repose sur un couple stable, mais les observations en aquarium montrent que la dynamique sociale peut être tendue, surtout si l’espace est limité ou si plusieurs individus cohabitent
En période de parade et de formation du couple, le mâle mature présente un fond corporel riche d’un jaune doré à argenté avec des taches bleues, noires et violettes.
Sa tête est vert-rouge et ses nageoires ainsi que son plumage de queue sont bleu-vert.
En revanche, les femelles sont presque entièrement jaunes.
Les adultes choisissent leur partenaire librement en effectuant un jeu de parade nuptiale assez virulent qui se manifeste par de nombreuses prises de bouche, assez musclées jusqu’à ce que le couple ne se forme enfin réellement.
Avant la ponte, le mâle effectue une parade nuptiale avec les nageoires déployées, et le couple peut montrer plusieurs phases d’interactions parfois assez vives avant l’accord final.
Les préliminaires amoureuses des Parachromis dovii sont parfois musclées et houleuses…dans les proportions non négligeables de ce poisson !
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Prémices
Lorsqu’un futur couple reproducteur s’est formé avec succès, le mâle commence à courtiser la femelle en exhibant sa nageoire dressée à la femelle pour tenter de l’impressionner afin qu’elle accepte son invitation à l’accouplement.
Quand la femelle accepte cette invitation, très vites les préparatifs du nid commencent et le couple, après avoir choisi un nid de ponte commence à le nettoyer.
Avant la ponte, on observe souvent
Þ chez la femelle :
- Un abdomen gonflé ;
- La papille génitale qui devient visible ;
- Le nettoyage du substrat.
Þ chez le mâle
- Une coloration intensifiée ;
- Une agressivité territoriale plus marquée ;
- Le début de la parade nuptiale.
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PENDANT LA REPRODUCTION
Ponte
D’autre part, Parachromis dovii présente un système d’accouplement flexible, les mâles pouvant former des couples ou harems monogames pouvant atteindre cinq femelles, bien qu’ils ne prennent généralement soin que d’une seule couvée à la fois.
Dans les couples monogames, des liens à long terme se forment, soutenus par des démonstrations élaborées impliquant des fouilles et des postures territoriales pour préparer les sites de frai.
Dans leur milieu naturel, les individus forment des couples reproducteurs en avril et pondent en moyenne 1 000 œufs par nid.
Cela peut paraître beaucoup, mais compte tenu de la taille de ces poissons, c’est en fait une petite quantité.
À titre de comparaison, Parachromis managuense pond facilement 5000 œufs, bien que ceux-ci soient plus petits.

Parachromis managuense et sa portée.
La femelle pond souvent ses œufs à la surface d’une grande pierre plate, en fait, il faut retenir que les œufs sont pondus à même le sol.

Femelle en train de pondre et m=ale attendant son tour pour féconder les œufs.

Tube reproducteur du mâle.
Les œufs pondus sont tous de couleur orange, ils sont immédiatement fécondés par le mâle.
Pendant cette ponte, la femelle effectue de nombreux passages sur la surface de reproduction, déposant des œufs à chaque Aller-retour, puis tous les deux ou trois fois, le mâle intervient et dépose son sperme sur les œufs.

Le moment de la ponte peut parfois donner lieu à des scènes très violentes pendant lesquelles la femelle se jette férocement sur les autres poissons, déployant ses branchies pour affirmer sa supériorité.
Le mâle peut aussi entrer en action dans ses moments de conflits !
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Période d’incubation & Eclosion
Une fois la ponte terminée, l’incubation dure 3 jours, après quoi les larves éclosent.

L’éclosion a lieu après 70 heures et la vésicule vitelline est résorbée 13 jours après la ponte.

Écloses, les larves sont au fur et à mesure regroupées par la femelle au fond du refuge.

On observe alors un petit amas sombre grouillant au fond du pot.

Les larves se frottent les unes contre les autres et limitent ainsi les risques de moisissures dues à la présence naturelle de bactéries dans le bac.

Ce phénomène va s’observer quelques jours durant.
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Nage libre des alevins
Les alevins commencent à nager librement au bout de 5 à 7 jours après l’éclosion.

Au départ, comme si elles attendaient les retardataires non écloses, certaines larves commencent à picorer aux alentours du nid.

Ce n’est que lorsque toutes sont autonomes qu’elles commencent à se déplacer en masse dans le bac, surveillées par les parents qui assurent leur sécurité.
Le spectacle de cette nuée de plusieurs centaines de petits alevins se déplaçant dans l’aquarium est un des moments grandiose de cette reproduction.
Aucun alevin n’est agressé ou menacé par les autres membres du bac.

Tout ce petit monde se déplace tranquillement à la recherche de nourriture.
À ce stade, pour l’éleveur qui veut conserver un maximum de jeunes alevins, il est préférable de les retirer et de les transférer dans un autre aquarium, car ils risquent de servir de proie à leurs parents.

Ce phénomène peut ainsi être observé pendant une assez longue période, jusqu’à ce que les petits atteignent la taille de 2 centimètres environ.
Progressivement, à partir de cette taille de 2 à 3 centimètres, les alevins s’émancipent alors de la surveillance de leurs parents et nageront, seuls, dans le bac.

A noter que la croissance des alevins élevés avec leurs parents dans le bac communautaire n’est pas différente de celle observée chez les alevins prélevés et isolés.
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Garde parentale
En termes de structure sociale, les adultes sont généralement solitaires en dehors des périodes de reproduction mais forment des couples reproducteurs qui s’occupent de la famille biparentale, bien que le système d’accouplement puisse être flexible, incluant des harems polygynes dans certaines populations (par exemple, les lacs.

Les soins parentaux varient selon l’habitat maternel uniquement dans les rivières et participation des mâles dans les lacs.
Ses qualités parentales sont exceptionnelles : ce poisson prendra soin de ses alevins mieux que tout autre.
Ils ingèrent les granulés, les broient dans leur bouche, puis les relâchent pour nourrir leurs alevins avec les petits morceaux.

Les femelles Parachromis dovii, en particulier, deviennent terriblement agressives et s’en prennent constamment aux mâles, ce qui contribue également à éloigner les autres poissons de leur territoire.
Les aquariophiles doivent faire preuve d’une grande prudence face à un mâle adulte protégeant ses petits, car il devient extrêmement agressif et peut infliger de sérieuses blessures avec ses dents acérées et sa puissante morsure.
Les soins parentaux sont biparentaux en couples monogames, impliquant les femelles qui éventent les œufs pour l’oxygénation et les mâles défendent le territoire contre les intrus.
@aqua_reflections The beast daddy ♥️🐠 Parachromis Dovii (Wolf cichlid) #rarefish #monsterfish #monsterfishkeepers #cichlids #wolf #wolfcichlid #dovii #predatorfish #aquareflections #fishbreeding #spawning
Cette incubation coopérative réduit le risque de prédation lors des premiers stades vulnérables.
@rodneysfishtank One of the main reasons I always dreamed of building a massive tank was for my Doviis. These fish aren’t made for small aquariums. In my opinion, anything under 10,000 liters is simply not suitable for them. A dominant male needs the space to lead a proper harem, with multiple females all raising fry at the same time. When they have that environment, their natural behavior shines through and even community life becomes possible. Watching them thrive peacefully in this setup is exactly why the effort was worth it. 💙 #dovii #guapote #cichlids #aquarium #fishfry
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PéRiode d’incubation & Eclosion
En termes de structure sociale, les adultes sont généralement solitaires en dehors des périodes de reproduction mais forment des couples reproducteurs qui s’occupent de la famille biparentale, bien que le système d’accouplement puisse être flexible, incluant des harems polygynes dans certaines populations (par exemple, les lacs.
Les soins parentaux varient selon l’habitat maternel uniquement dans les rivières et participation des mâles dans les lacs.
Ses qualités parentales sont exceptionnelles : ce poisson prendra soin de ses alevins mieux que tout autre.
Ils ingèrent les granulés, les broient dans leur bouche, puis les relâchent pour nourrir leurs alevins avec les petits morceaux.
Les femelles Parachromis dovii, en particulier, deviennent terriblement agressives et s’en prennent constamment aux mâles, ce qui contribue également à éloigner les autres poissons de leur territoire.
Les aquariophiles doivent faire preuve d’une grande prudence face à un mâle adulte protégeant ses petits, car il devient extrêmement agressif et peut infliger de sérieuses blessures avec ses dents acérées et sa puissante morsure.
Les soins parentaux sont biparentaux en couples monogames, impliquant les femelles qui éventent les œufs pour l’oxygénation et les mâles défendent le territoire contre les intrus.
Cette incubation coopérative réduit le risque de prédation lors des premiers stades vulnérables.

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Première alimentation des alevins
Au bout d’une semaine, les alevins peuvent commencer à se nourrir d’artémias, de flocons écrasés ou d’aliments similaires.
À mesure que les alevins grandissent, il faudra soit les transférer du bac de reproduction vers un autre aquarium, soit localiser le couple mâle/femelle.
Les œufs éclosent environ 3 jours après la ponte et immédiatement les alevins sont capables de se nourrir de matières organiques présentes sur le substrat d’un aquarium déjà établi.
Il est aussi possible de nourrir les alevins avec des Artémias juvéniles et d’autres aliments carnés de petite taille.
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Méthodes utilisées dans les fermes du Nicaragua pour élever Parachromis dovii
L’élevage du Parachromis dovii dans certaines fermes d’Amérique centrale (notamment au Nicaragua et au Costa Rica) repose sur des pratiques assez différentes de l’aquariophilie classique.
Ces méthodes sont issues de l’expérience d’éleveurs travaillant près de grands systèmes lacustres comme le Lac Nicaragua et le Lac Managua, où l’espèce est naturellement présente.
Il ne s’agit pas vraiment de « processus » au sens strict, mais plutôt de techniques empiriques rarement décrites dans la littérature aquariophile.
Ces méthodes nécessitent l’utilisation d’étangs semi-naturels car, en effet, ces fermes utilisent souvent des étangs de reproduction plutôt que des aquariums.
Les dimensions typiques de ces étangs/bassins sont :
- surface : 20–200 mètre² ;
- profondeur : 1–1,5 mètre ;
- Substrat composé de sable, d’argile et de pierres plates.
L’objectif est de reproduire l’habitat littoral naturel du Parachromis dovii.
La densité d’élevage typique de ces bassins/étangs est de :
- 500–1000/ mètres² pour les larves ;
- 50–100/mètres² pour les juvéniles ;
- 10–20/ mètres² pour les subadultes.
Le conditionnement nutritionnel est effectué avec poissons qui servent de fourrage vivant.
Contrairement à beaucoup d’éleveurs amateurs, certaines fermes utilisent des poissons vivants pour stimuler la reproduction.
Les espèces courantes de fourrage vivant utilisées sont des Tilapias juvéniles, des petits characidés et des vivipares.
Chez ce prédateur piscivore, cette chasse active stimule :
- la production hormonale ;
- la formation d’ovocytes chez la femelle.
Enfin, comme dans la nature la reproduction est liée aux cycles hydrologiques le déclenchement saisonnier est simulé et les fermes reproduisent ce cycle :
- Phase 1 « La saison sèche» : Le niveau d’eau est maintenu stable et la nourriture est abondante.
- Phase 2 – « La période de pluie artificielle » : Un remplissage rapide des étangs est réalisé avec un apport d’eau fraîche et une forte oxygénation.
Ce changement déclenche souvent les pontes.
Pour ce qui est de la gestion du territoire, car Parachromis dovii est extrêmement territorial, les éleveurs utilisent une technique appelée : Territorial partitioning
Cette méthode consiste à :
- placer des rochers ;
- créer plusieurs zones visuelles ;
- limiter les combats.
Dans certaines fermes, plusieurs femelles sont placées avec un mâle dominant jusqu’à ce qu’un couple se forme.
A ce stade, les autres femelles sont retirées ce qui augmente la probabilité de ponte.
Les éleveurs procèdent aussi à une incubation semi-naturelle dans laquelle les œufs sont souvent laissés aux parents pendant 2 à 3 jours, puis les éleveurs retirent la pierre ou le substrat de ponte.
Les œufs sont transférés dans des bacs d’incubation avec aération ce qui permet d’éviter le cannibalisme entre les jeunes.
En effet, en grandissant, les juvéniles deviennent rapidement cannibales et pour contrer ce cannibalisme, les fermes doivent recourir au :
- Tri par taille des jeunes poissons chaque semaine ;
- Séparation des dominants.
Sans tri, il a été observé jusqu’à 70 % de pertes !

Les pertes : L’objectif de ces fermes étant, ne l’oublions pas, de produire un maximum de jeunes poissons qui seront soumis à un élevage intensif.
Après avoir le stade nage libre, une nourriture typique est distribuée selon l’âge :
- 5 jours Þ Les Artémias.
- 10 jours Þ Les larves d’insectes.
- 15 jours Þ Les granulés carnés.
Ainsi les jeunes Parachromis dovii grandissent très vite et leur croissance observée donne les résultats suivants :
- Une taille de 5 centimètres obtenue en 2 mois ;
- Une taille de 15 centimètres obtenue en 6 mois.
Fait intéressant : Dans certaines fermes du Nicaragua, les juvéniles sont élevés avec des tilapias juvéniles pour stimuler la prédation et améliorer la croissance.
Production annuelle : Une femelle de Parachromis dovii peut produire :
- 1000 à 2000 œufs par ponte ;
- 2 à 4 pontes par an.

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Elevage
Les juvéniles grandissent rapidement, atteignant la maturité sexuelle vers 15 mois et 20 centimètres de long, avec une résilience globale caractérisée par un temps minimum de double de la population de 1,4 à 4,4 ans.
Bien nourris, les jeunes poussent à peu près à la même vitesse et il n’y a pas d’agressivité entre-eux jusqu’à ce qu’ils atteignent 15 centimètres de longueur.
Même ne prenant soin de bien les nourrir, il y aura toujours dans le lot des poissons plus qui vont prendre le dessus et qu’il faudra changer de bac sous peine de ne garder qu’un seul jeune à la fin.
Cette pêche devra se faire régulièrement, à moins de nourrir copieusement les survivants : C’est une façon de ne pas conserver trop de jeunes poissons impossibles à placer chez d’autres aquariophiles et dont les magasins d’aquariophilie ne voudront pas même s’ils leur sont donnés gratuitement.
L’élevage des jeunes Parachromis dovii est assez simple, en revanche, chez les spécimens adultes, cela peut être très violent.
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Comment réussir l’élevage de Parachromis dovii en aquarium.
Le principal critère pour la maintenance en aquarium de Parachromis dovii est un aquarium de grande taille.
Si les juvéniles peuvent vivre dans des aquariums plus petits, les adultes ont besoin d’au moins 800-1000 litres pour s’épanouir.
Un couple ou un spécimen particulièrement imposant requiert un aquarium d’une capacité comprise entre 1000 et 1500 litres.
Le décor de l’aquarium doit se limiter à des roches, du bois flotté, des racines et éventuellement une plante en pot très robuste.
Les cichlidés loups sont des poissons puissants qui n’hésiteront pas à réorganiser le décor à leur guise.
Ce sont également d’excellents fouisseurs qui passeront beaucoup de temps à creuser le substrat.

Tout poisson suffisamment petit pour entrer dans la bouche du cichlidé loup sera considéré comme une proie, et tout cichlidé de taille similaire ou congénère sera perçu comme un intrus sur son territoire.
Il peut coexister avec certaines autres espèces de grands poissons agressifs comme l’Arapaima, l’Arowana, les grands silures, le Pacu ou d’autres espèces similaires.
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Comment bien nourrir Parachromis dovii et lui assurer une alimentation saine.
Parachromis dovii est une espèce carnivore qui se nourrit d’une grande variété d’aliments carnés.
Dans la nature, son régime alimentaire se compose de petits poissons, de vers de terre, d’insectes, de petits invertébrés et de crustacés.
Parachromis dovii accepte volontiers une grande variété d’aliments commerciaux conçus pour les grands carnivores d’eau douce.
Donnez-à ces poissons une alimentation de base composée de granulés ou de bâtonnets, en la complétant de temps en temps avec des grillons, des vers, des crevettes ou autres aliments similaires afin de varier son régime alimentaire.

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CONSERVATION
Parachromis dovii est répandu dans son aire d’aire d’origine et qui généralement est assez courant bien qu’il ait décliné localement en raison de la surpêche et de la pollution.
Malgré ces quelques réserves, il n’est pas considéré comme menacé.
Parachromis dovii se trouve dans la réserve nationale faunique de Maquenque au Costa Rica où il est protégé.
Par contre, cette espèce a été introduite dans certains endroits d’Amérique centrale où elle n’est pas indigène.
Ces Parachromis dovii introduits posent problème car ils :
- deviennent invasives ;
- perturbent les écosystèmes ;
- causent des extinctions locales d’espèces autochtones.
Dans ces circonstances, Parachromis dovii peut avoir un impact tout à fait similaire à ces espèces invasives habituelles connues (Tilapia…).
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STATUT ET MENACES
Parachromis dovii est évalué comme PREOCCUPATION MINEURE sur la liste rouge de l’UICN, la dernière évaluation en 2019 confirmant son statut en raison de sa répartition relativement large et du manque de preuves d’une réduction sévère de la population sur toute son aire de répartition.
Cependant, des déclins locaux ont été documentés dans certaines parties de son aire d’origine, notamment au Costa Rica, où la surpêche a entraîné des interdictions temporaires de récolte pour faire face aux réductions de population observées.

Les principales menaces pour Parachromis dovii proviennent des activités humaines, en particulier la surexploitation par la pêche commerciale et artisanale à des fins locales dans des régions comme le lac Cocibolca[1] au Nicaragua, où il a historiquement été une prise importante aux côtés d’autres espèces indigènes.
La dégradation de l’habitat aggrave ces pressions, la déforestation pour l’agriculture provoquant une forte sédimentation (jusqu’à 13,3 tonnes par hectare) et le ruissellement des nutriments entraînant l’eutrophisation et la modification des environnements aquatiques.
La pollution de l’eau provenant des eaux usées urbaines et industrielles non traitées impacte davantage la qualité de l’eau, contribuant à des déclins localisés des populations de poissons.
La surexploitation inclut également la récolte pour le commerce international des aquariums, bien que cela semble secondaire par rapport à la pêche alimentaire.
La popularité de l’espèce en tant que cichlidé robuste a conduit à des introductions en dehors de son aire d’origine natale, comme à Porto Rico, où elle a établi des populations mais ne représente aucune menace directe pour ses populations sauvages d’origine.
Les espèces envahissantes, notamment les Tilapias (Oreochromis spp.) et les Plecostomus (Hypostomus sp.) introduits dans le (Lac Nicaragua) depuis les années 1980 et 2000 respectivement, perturbent les écosystèmes en rivalisant pour les ressources et en modifiant les réseaux alimentaires, réduisant ainsi la présence sur le marché des cichlidés indigènes comme Parachromis dovii.

Plecostomus (Hypostomus sp.) introduits dans le Lac Nicaragua.
Les tendances démographiques indiquent une fragmentation et un déclin continus des sous-populations, avec des baisses générales attribuées à la pression combinée de la pêche et à la dégradation environnementale en Amérique centrale.
La représentation des espèces indigènes dans les pêcheries lacustres nicaraguayennes a diminué en raison de la montée de la domination invasive.
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Menaces
Des Tilapias non indigènes (Oreochromis spp.) ont été largement introduits au Nicaragua, où ils sont pêchés conjointement avec Parachromis dovii dans le cadre de la pêche artisanale et de la pêche commerciale à petite échelle (McCRARY & AL., 2007).
Cependant, l’impact direct de ces espèces sur la distribution et l’état des populations de Parachromis dovii n’a pas été évalué.
De plus, le Nicaragua est sujet à de nombreuses modifications de la qualité de l’eau, notamment l’eutrophisation des eaux de surface, la pollution des lacs de cratère, des grands lacs de surface et des eaux souterraines due au ruissellement agricole, la pollution résultant :
- des activités minières artisanales et industrielles ;
- de l’augmentation de la sédimentation due à la déforestation généralisée ;
- de la pollution due à un traitement inadéquat des eaux usées ;
- d’une mauvaise gestion des déchets solides (VAMMEN & Al., 2019).
La construction proposée du canal du Nicaragua est susceptible d’exacerber la perturbation de l’habitat et la pollution du lac Nicaragua (CHEN & AL., 2016).
Au Costa Rica, (ANGULO & Al.,2017) signalent des déclins notables de l’état des populations résultant d’une forte pression exercée par la pêche sportive et artisanale.
Actuellement, aucune restriction ne s’applique à la récolte de cette espèce (BARQUERO-GONZALEZ & Al., 2018).
Les activités minières peuvent également avoir des impacts localisés (ESPINOSA MENDIOLA, 2008) sur les populations de Parachromis dovii, tout comme le développement agricole et les rejets qui en découlent ont probablement affecté la qualité de l’eau des cours d’eau adjacents (DIEPENS & AL., 2014 ; ARIAS-ANDRES & Al., 2018 ; FOURNIER & Al., 2018).
Prédation
Les poissons juvéniles sont souvent consommés par Amphilophus citrinellus et/ou Neetroplus nematopus

… mais pas seulement !
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ACTIONS DE CONSERVATION
Efforts de protection
Parachromis dovii bénéficie d’actions de conservation locales dans son aire d’origine d’Amérique centrale, où les populations subissent des déclins localisés dus à la surpêche et à la dégradation de l’habitat, malgré son statut global de préoccupation mineure sur la liste rouge de l’UICN.
Parachromis dovii se trouve dans plusieurs zones protégées, notamment le parc national Volcán Masaya au Nicaragua, où elle habite des lacs de cratères volcaniques, et la réserve faunique de Río San Juan au Costa Rica, le long du système fluvial San Juan.
Les mesures réglementaires mettent l’accent sur la pêche durable afin de prévenir la surexploitation.
Dans le lac Hule (Hule Lake ) au Costa Rica, un plan de gestion détaillé réglemente la pêche sportive, établissant une longueur minimale de capture totale de 150 millimètres, limitant les pêcheurs quotidiens à 15, imposant des saisons fermées lors des pics de frai (par exemple, novembre–décembre), et fermant définitivement 25 à 35 % du lac comme zones de reproduction pour protéger les juvéniles et les sites de frai.

Hule Lake – COSTA RICA.
-Ces règles, appliquées par des licences et des contrôles sur site, visent à maintenir le taux de renouvellement naturel de 80 % de la population sans augmenter la pression de la pêche.
Les initiatives de recherche incluent des évaluations continues des stocks et un suivi biologique pour éclairer la gestion.
Depuis 1996, des études à Hule Lake utilisent des méthodes de capture-recapture, ainsi que la modélisation de croissance (par exemple, paramètres de VON BERTALANFFY), et des estimations de mortalité (Z = 3,14 ans⁻¹) pour évaluer la dynamique des populations, les schémas de recrutement et les influences environnementales sur l’abondance.
Des efforts similaires menés par des organisations telles que la Commission de survie des espèces de l’UICN contribuent à des évaluations génétiques et écologiques plus larges des cichlidés d’Amérique centrale, bien que des programmes spécifiques d’amélioration des stocks pour Parachromis dovii restent limités.
L’implication communautaire renforce ces protections par l’éducation et la participation à des pratiques durables.
Au Costa Rica, les associations locales de pêche collaborent avec la Zone de Conservación Cordillera Volcánica Central pour mettre en place des systèmes d’enregistrement des prises et des efforts, où les pêcheurs fournissent des données biométriques sur les prises pour soutenir le suivi et la gestion adaptative.
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MESURES DE CONSERVATION
Il n’existe actuellement aucune mesure de conservation spécifique à l’espèce Parachromis dovii.
L’aire de répartition de cette espèce s’étend probablement sur plusieurs aires protégées (UICN & PNUE-WCMC, 2019).
Des recherches supplémentaires sur la taille de la population, son évolution et l’impact des menaces existantes seraient utiles pour orienter les futures actions de conservation.
Compte tenu de la probabilité d’un déclin de la population dû à la pression de la pêche et à la dégradation de l’habitat, un suivi de la population est recommandé.
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Protection in situ des terres et des eaux
- Sites de conservation identifiés : Oui, sur une partie de l’aire de répartition
- Plan de gestion régional par zone : Oui
- Présence dans au moins une aire protégée : Oui
- Lutte contre les espèces envahissantes ou prévention : Non
Gestion in situ de l’espèce
- Plan de gestion des récoltes : Non
- Réintroduction réussie ou introduction sans danger : Non
- Conservation ex situ : Non
Éducation in situ
- Programmes récents d’éducation et de sensibilisation : Non
- Inclus dans la législation internationale : Non
- Contient des contrôles internationaux de gestion ou de commerce : Non
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USAGES HUMAINS
La plupart des spécimens disponibles dans le commerce sont élevés en captivité aux États-Unis et en Europe, réduisant la dépendance aux stocks sauvages d’Amérique centrale, où l’exportation d’espèces de poissons indigènes est soumise à des réglementations locales pour protéger la biodiversité.
Cette propagation captive favorise un accès durable des amateurs tout en atténuant la pression de surcollecte dans les aires de répartition indigènes comme le Nicaragua et le Costa Rica.
La pêche touristique et de loisir est importante pour les secteurs locaux, notamment les services (restauration, hébergement), les transports et les opérateurs touristiques.
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MARCHE AQUARIOPHILE
Cette espèce est largement ciblée par les pêcheries de subsistance, artisanales et sportives dans une grande partie de son aire de répartition (McCRARY & AL. 2007, ESSELMAN & OPPERMAN, 2010).
Certains ont suggéré que Parachromis dovii pourrait être une espèce candidate pour l’aquaculture.
Cette espèce a notamment été utilisée en polyculture avec le Tilapia pour contrôler les reproductions indésirables (FRIAS-QUINTANA & Al., 2019).
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PÊCHE LOCALE & SPORTIVE
Dans le Lac Nicaragua, la capture du Parachromis dovii (appelé localement guapote) est une activité traditionnelle pratiquée par les pêcheurs artisanaux et les pêcheurs sportifs.

La capture varie selon les saisons : La reproduction du Parachromis dovii se produit généralement vers novembre–décembre dans certaines régions, ce qui influence la distribution et les captures.
Les Parachromis dovii sont des prédateurs majeurs dans la plupart des rivières et lacs du Costa Rica.
Grâce à leur taille, leur vitesse et leur jeu de dents redoutables, ils se nourrissent principalement de petits poissons mais peuvent aussi manger des grenouilles et des insectes.
Ils semblent être les plus agressifs juste avant et après la période de frai, et les gros mâle peuvent être assez paresseux pendant la nidification.
Ainsi, tôt le matin et le soir, il est possible de pêcher des Parachromis dovii avec des leurres « crankbaits[1] » et leurres « spinnerbaits[2] » dans des eaux moins profondes près des souches, des plateaux sous-marins et des zones herbeuses.
Les méthodes reposent sur les comportements écologiques du poisson qui est un piscivore, territorial et souvent associé aux structures rocheuses ou aux troncs immergés.
Quelques techniques réellement utilisées sur le terrain.
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- La ligne flottante avec appât vivant
C’est la technique la plus courante pour capturer les grands individus.
Une ligne simple est utilisée avec généralement comme appâts, des petits cichlidés, characidés, des Tilapias juvéniles et autres poissons vivants locaux.
Parachromis dovii étant fortement piscivore, les appâts vivants déclenchent plus facilement l’attaque.
L’appât est maintenu près du fond ou à mi-profondeur près des rochers.
Les attaques sont souvent violentes car ce cichlidé est un prédateur opportuniste très agressif.
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- Les filets maillants « gill nets »
Les filets sont très utilisés dans la pêche artisanale pratiquée par les locaux.
Les filets utilisés sont des filets mono-filament, à mailles relativement grandes qui sont installés la nuit sur les sites de pêche.
Ces filets capturent les individus adultes qui se déplacent pour chasser.
Comme stratégie de pêche et pour déterminer la présence de belle proies, les pêcheurs expérimentés recherchent plusieurs indices de présence des Parachromis dovii :
- Présence de bancs de poissons proies ;
- Forte activité en surface ;
- zones d’ombre près des rochers.
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- La ligne à main « « handline »
C’est une méthode traditionnelle très simple qui fait appel à un matériel très simple composé d’une ligne en nylon plombée, d’un hameçon et d’un appât vivant ou morceau de poisson.
Cette pêche est pratiquée depuis les barques, près des zones rocheuses et dans les baies du lac.
Les pêcheurs ressentent directement l’attaque dans la main.
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- La pêche près des structures
Les pêcheurs expérimentés ciblent les habitats où les grands Parachromis dovii se tiennent.
Ces zones privilégiées sont :
- Les troncs d’arbres immergés
- Les rochers
- Les bordures d’herbiers
- Les zones de transition entre eau peu profonde et profonde.
Ces structures servent de poste d’embuscade pour les prédateurs piscivores comme le dovii.
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- La pêche au lancer « sport fishing »
Les pêcheurs sportifs utilisent des leurres, des poissons nageurs « spinnerbaits ».
Ces leurres imitent des petits poissons blessés ou des proies fuyantes.
Parachromis dovii attaque souvent par poursuite rapide suivie d’une morsure puissante.
Les petits poppers ou même les « buzzbaits[3] » peuvent aussi bien fonctionner tôt le matin lors de la pêche près des mauvaises herbes ou des lignes d’herbe.
Sur le lac Arenal, il y a plusieurs petites embouchures qui se jettent dans le lac, ce qui est aussi un excellent endroit pour pêcher.
Sur les rivières, on les trouve souvent près des berges, sous des arbres tombés.
Les Parachromis dovii creusent des « nids » dans les bancs de boue autour du lac juste sous la surface de l’eau, donc lorsque le niveau de l’eau baisse pendant la saison sèche, on peut les observer et les poissons se tiennent souvent à proximité de leur nid.
Une fois que le soleil tropical brûlant est au-dessus, ils se déplacent généralement vers des eaux plus profondes et plus fraîches, moment où les plus gros Parachromis dovii sont souvent emmenés à la traîne avec des leurres de plongée profonde dans les endroits les plus frais du lac.
Les leurres bombardiers en plongée profonde (16′ à 20′) vous mènent souvent dans la zone d’attaque pour les gros poissons cachés en eaux plus profondes.
Les jaunes vifs, verts et blancs semblent provoquer le plus de morsures.
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- Pêche nocturne
Certains pêcheurs préfèrent la nuit, car à ce moment, les proies que sont les Parachromis dovii sont plus actives et c’est là que ces grands prédateurs quittent leurs caches.
Les appâts vivants sont particulièrement efficaces.

Parachromis Dovii fait l’objet d’une pêche sportive assez prisée d’amateurs qui n’hésitent pas à parcourir des milliers de kilomètres pour en attraper au bout d’une ligne !
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LES MEILLEURS « SPOTS » DE PECHE
Panama — Lac Gatun
Le lac Gatun est la destination la plus accessible pour la pêche au bar arc-en-ciel en Amérique centrale.

Situé à 45-60 minutes de Panama City, il constitue une excursion d’une journée idéale depuis n’importe quel hôtel de la ville.

Le principal point de départ est Gamboa, une petite ville riveraine sur le bassin versant du canal.
La particularité du lac Gatun réside dans la combinaison de plusieurs espèces : c’est l’un des rares endroits au monde où le bar arc-en-ciel et le bar paon cohabitent.
Il est possible de cibler les deux espèces lors d’une même sortie, pour une journée de pêche exceptionnellement variée.
Ajoutez à cela la présence de carangues, de snooks[1] et de tarpons[2] qui remontent le lac par les écluses du canal, et le lac Gatun offre peut-être la plus grande diversité d’espèces en une demi-journée de tout autre lac d’eau douce des Amériques.
Costa Rica – Le lac Arenal
Le lac Arenal est le site de pêche au bar arc-en-ciel le plus emblématique d’Amérique centrale.

Situé au pied du volcan Arenal, il offre des conditions exceptionnelles tôt le matin : une eau d’une tranquillité absolue, une brume fraîche et un panorama incomparable.
Les pêcheurs rapportent régulièrement des prises de neuf à douze bars arc-en-ciel par session matinale, pesant généralement entre 1 et 2,5 kilogrammes, avec parfois des prises de plus de 5 kilogrammes.
La saison sèche (décembre à avril) est la plus propice à la pêche, mais le lac Arenal est poissonneux toute l’année.
Nicaragua – Lac Nicaragua et Río San Juan
Le Nicaragua abrite certains des plus gros bars arc-en-ciel jamais recensés.

Les poissons de l’archipel de Solentinames, sur le lac Nicaragua, atteignent régulièrement 4,5 à 6,5 kilogrammes, et les guides les décrivent comme des combattants hors pair en eau douce.
Le Río San Juan, qui relie le lac Nicaragua à la mer des Caraïbes, ajoute à cette population des tarpons et des snooks.
Le record du monde actuel de l’IGFA (6,8 kilogrammes) a été établi au sud du Nicaragua en 1999, battant le précédent record de 5,7 kg établi au Costa Rica en 1991.
Honduras – Lac Yojoa
Le lac Yojoa, au Honduras, et les lacs frontaliers des plaines nicaraguayennes abritent d’importantes populations de bars arc-en-ciel.

Cependant, les infrastructures de pêche guidée y sont moins développées que dans les trois autres pays.

Ce lieu est idéal pour les pêcheurs en quête d’une expérience plus isolée.
UN MET APPRECIE
De taille similaire à celle du bar, Parachromis dovii est également consommé par les populations locales à l’état sauvage.


Ce poisson est très apprécié pour sa chair.
Il est consommé localement par les autochtones mais est parfois servi dans les restaurants.
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AUTRES USAGES
Si Parachromis dovii est très recherché comme nourriture, ce cichlidé est aussi utilisé pour lutter contre la surpopulation de Tilapia bleue (Oreochromis aureus) dans les étangs.

En tant qu’espèce de poisson piscivore, Parachromis dovii peut être utilisée et se montre très efficace.
Une étude a été conduite avec pour double but d’évaluer :
- L’utilisation de Parachromis dovii comme prédateur biologique des alevins de Tilapia ;
- Le revenu économique supplémentaire qu’offrirait la production de Parachromis dovii.
Les juvéniles de Tilapia bleue (3,0 ± 3,7 grammes) et les Parachromis dovii (5,0 ± 3,4 grammes) ont été empoissonnés dans trois étangs divisés en 3 sections de 24 mètre2.
3 répliques ont été utilisées en polyculture à des densités de 1,75 individu/mètre2 avec un ratio de Tilapia de 5:1 : Parachromis dovii dans le traitement A et 1,38 individu/mètre2 avec un ratio de 10:1 pour Tilapia : Parachromis dovii.
Dans le traitement B : Une monoculture de Tilapia avec une densité de 1,42 individu /mètre2 a été utilisé comme témoin en triple exemplaire.
Un poids moyen final significativement plus élevé a été enregistré chez les spécimens de Tilapia bleue dans le traitement A (158 grammes) par rapport au témoin (116 grammes), sans différences significatives entre les traitements A et B.
Un total nettement plus élevé (314 grammes) et net (13 grammes /mètre2) la biomasse de Tilapia bleue a été récoltée dans le traitement A comparé au témoin (121 grammes et 5 grammes /mètre2, respectivement) en raison du taux de croissance plus élevé.
L’absence de Parachromis dovii dans la monoculture a entraîné l’apparition d’un plus grand nombre d’alevins (< 50 grammes) et moins de poissons de taille commerciale (> 200 grammes) comparé aux deux traitements avec les Parachromis dovii.
La biomasse de Parachromis dovii était également significativement plus élevée dans un ratio de 5:1 comparé à 10:1, contribuant à une biomasse totale plus élevée.
La possibilité de vendre Parachromis dovii permettait d’obtenir une plus grande rentabilité et des surplus, dépassant le seuil de rentabilité avec une marge plus importante dans le ratio 5:1 par rapport à la monoculture et le ratio 10:1 Tilapia : Parachromis dovii.
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MENACES
POUR LES HUMAINS
Sans objet.
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POUR LA BIODIVERSITE
Les Parachromis sont aujourd’hui, dans certaines régions/pays un véritable fléau pour la biodiversité mondiale.
De tous les Parachromis, le plus concerné est sans doute Parachromis managuense dont l’expansion est la plus grande au sein de ce groupe !
Le succès aquariophile des Parachromis, en particulier de Parachromis managuensis, a eu des conséquences désastreuses.
Des spécimens relâchés (intentionnellement ou non) ont établi des populations dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales :
- Amérique du Nord : Floride, Californie, Arizona, Hawaï ;
- Amérique du Sud : Brésil (environs de Rio de Janeiro) ;
- Caraïbes : Plusieurs îles ;
- Asie : Philippines, Indonésie (Java), Singapour, Malaisie, Chine ;
- Océanie : Australie ;
- Océan Indien : La Réunion, île Maurice.
Pourquoi sont-ils si invasifs ?
Les Parachromis cumulent tous les atouts d’un envahisseur redoutable :
- Grande adaptabilité à divers milieux (lacs, rivières, étangs, eaux saumâtres) ;
- Tolérance large aux conditions physico-chimiques ;
- Reproduction prolifique avec soins parentaux efficaces ;
- Comportement territorial et prédation active sur les espèces locales ;
- Absence de prédateurs naturels dans les zones d’introduction.
Conséquences écologiques
Là où ils s’établissent, les Parachromis :
- Déciment les populations de poissons et crustacés autochtones ;
- Concurrencent les prédateurs locaux pour les ressources ;
- Perturbent les équilibres trophiques des écosystèmes aquatiques.
Selon l’UICN, parmi les 3 000 espèces de poissons officiellement menacées, plus de 1 000 risquent l’extinction à cause d’espèces invasives — et les Parachromis figurent parmi les coupables.
Certains pays (Australie, États-Unis, Mexique) ont classé le cichlidé du Managua comme espèce nuisible, mais une fois établies, ces populations sont pratiquement impossibles à éradiquer.
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STATUT DE CONSERVATION

Statut IUCN
Le Guapote Parachromis dovii a été évalué pour la dernière fois en 2019 dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN.
Parachromis dovii est classé comme espèce de PREOCCUPATION MINEURE.

Date : 5 juin 2019
Justification
Parachromis dovii est largement répandue dans les cours d’eau, les rivières et les lacs du Honduras, du Nicaragua et du Costa Rica.
Un déclin de sa population est suspecté dans au moins une partie de son aire de répartition, en raison d’une forte pression de pêche.
Le ruissellement agricole, la déforestation et la pollution par les déchets solides et les rejets d’eaux usées ont tous contribué à la dégradation de son habitat.
Cependant, le taux de déclin de la population est inconnu et l’ampleur des menaces pesant sur la qualité de son habitat n’a pas été évaluée en détail.
Compte tenu de sa large répartition, Parachromis dovii est classée comme espèce de préoccupation mineure.
Toutefois, étant donné l’incertitude quant au taux de déclin de la population et à l’étendue de la dégradation de son habitat, un suivi de la population est recommandé.
LYONS, T.J. & MATAMOROS, W.A. 2020. Parachromis dovii. The IUCN Red List of Threatened Species 2020: e.T159145817A159145827.
https://www.iucnredlist.org/species/159145817/159145827
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Autres identifiants
- Wikidonnées : Q1054691
- Wikiespèces : Parachromis dovii
- BOLD : 80937
- CoL : 4CPVV
- EoL : 614820
- FishBase : 6413
- GBIF : 5208207
- iNaturalist : 341947
- IRMNG : 10165077
- ISC : 116121ITIS : 649545
- UICN : 159145817
- NAS : 2809
- NCBI : 63177
- Arbre de vie ouvert : 295717
- Plazi : 80544624-02C1-B07B-2C13-102C76E3B3DA
- WoRMS : 1021035
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MALADIES
Comme tout poisson d’eau douce, Parachromis dovii peut contracter diverses maladies.
Il est important d’être attentif à certaines d’entre elles et de surveiller attentivement votre poisson s’il présente plusieurs symptômes.
Si vous observez quoi que ce soit d’inhabituel, il est nécessaire d’agir et de prendre soin de lui en suivant quelques étapes simples.
L’Ichtyophthiriose est une maladie assez courante chez ces poissons qu’il est possible de détecter si le poisson a tendance à se gratter sur le gravier ou d’autres objets.

Cette maladie peut être traitée en augmentant la température de l’aquarium à 30°C (86°F) pendant trois jours, ou simplement avec des médicaments à base de cuivre.
Ce poisson est également sujet à la maladie des « trous dans la tête », qui se manifeste par des cavités ou des trous sur la tête et la face.
Également connue sous le nom d’Erosion de la ligne latérale et de la tête (HLLE : Head and Lateral Line Erosion), elle est causée par de mauvaises conditions d’eau.

Elle peut aussi être provoquée par une alimentation insuffisante et peu variée, un manque de changements d’eau réguliers et une filtration excessive avec des produits chimiques.
Dans ce cas, il est impératif d’améliorer immédiatement la qualité de l’eau et l’alimentation.
Ce poisson est également sujet aux vers plats et autres parasites cutanés, aux infections bactériennes et fongiques.
Il est important de surveiller attentivement ces poissons et de ses renseigner sur les maladies courantes en aquarium afin d’agir rapidement et de les sauver…ainsi, ils grandiront en pleine santé.
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CONCLUSION
Parachromis dovii est un magnifique cichlidé, et observer sa reproduction et l’élevage de ses alevins est fascinant, notamment la façon dont il défend ses œufs et ses œufs.
C’est un poisson qui vaut la peine d’être élevé si vous appréciez les spectacles captivants, les grands cichlidés américains, et si vous disposez de suffisamment d’espace ; vous ne pourrez pas résister au Parachromis dovii.
Lien. http://ciclidosdelmundo.jimdo.com/c%C3%ADclidos-americanos/parachromis-dovii/
C’est un poisson qui vaut la peine d’être maintenu quand on aime les émotions fortes, les grands cichlidés américains et si vous avez assez d’espace, vous ne pouvez pas dire non à Parachromis dovii.
Parmi les plus grands cichlidés néotropicaux et un prédateur féroce, Parachromis dovii se trouve dans les rivières et lacs d’eau douce à travers le sud de l’Amérique centrale, où il est connu sous le nom de « Guapote » et constitue un poisson alimentaire important.
Malgré sa taille adulte imposante, cette espèce est populaire dans le loisir grâce à son caractère agressif et extraverti, ainsi qu’aux magnifiques marques turquoise sur l’espace et à ses taches dans tout le corps.
Il vaut mieux le garder dans un aquarium d’espèces ou avec de grands poissons « dither[22] » adaptés, ce nageur actif en eau libre nécessite un grand aquarium avec beaucoup d’espace ouvert.
Les spécimens sauvages collectés sont particulièrement prisés pour leur couleur vibrante.
Conclusion : Peut-on maintenir un Parachromis dovii dans son aquarium ?
Parachromis dovii est un magnifique grand poisson, mais il n’est pas le meilleur choix pour un aquariophile débutant.

Ce poisson est extrêmement agressif et nécessite une certaine expérience, car il peut attaquer lors du nourrissage ou de l’entretien de l’aquarium.
Cependant, tout amateur de cichlidés peut l’élever, à condition d’être prêt à lui consacrer beaucoup d’espace, de temps et d’argent, car il demande un investissement important.
Il a besoin d’une alimentation carnée coûteuse et, comme chacun sait, les grands aquariums sont onéreux.

Quoi qu’il en soit, rien ne vous arrêtera si vous aimez vraiment ce poisson !
…et de toute façons, son intelligence et son tempérament sauront vous charmer.
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REFERENCES
GÜNTHER A. 1864. Rapport d’une collection de poissons fabriquée par Messieurs. DOW, GODMAN et SALVIN au Guatemala.
LYONS, T.J. ; MATAMOROS, W.A. (2020). « Parachromis dovii (Guapote) ». Liste rouge UICN des espèces menacées. 2020 e.T159145817A159145827. doi :10.2305/UICN. UK.2020-2.RLTS.T159145817A159145827.en. Consulté le 27 mars 2024.
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A lire la maquette de livre faite par Bernard GOBEAUX (page 63) : http://bernard.cichlid.free.fr/groupe-america/Maquette.pdf
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AUTRES LIENS
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https://www.fws.gov/sites/default/files/documents/Ecological-Risk-Screening-Summary-Wolf-Cichlid.pdf
Order CICHLIFORMES: Family CICHLIDAE: Subfamily CICHLINAE (d-w)
http://www.nicaraguafishing.com/rainbow_bass.htm
https://www.fishbase.se/summary/Parachromis-dovii.html
https://www.researchgate.net/publication/23192086_Phylogenetic_relationships_of_Middle_American_cichlids_Cichlidae_Heroini_based_on_combined_evidence_from_nuclear_genes_mtDNA_and_morphology
https://researcharchive.calacademy.org/research/ichthyology/catalog/fishcatget.asp?spid=38183
https://nas.er.usgs.gov/queries/FactSheet.aspx?SpeciesID=2809
https://deepblue.lib.umich.edu/bitstream/handle/2027.42/102742/MP%20198.PDF?sequence=1
https://www.scielo.sa.cr/pdf/cinn/v11n3/1659-4266-cinn-11-03-00395.pdf
https://www.fishkeeper.co.uk/fish/freshwater/cichlids/wolf-cichlid
https://www.researchgate.net/publication/375924172_Continental_fishes_of_Nicaragua_diversity_distribution_and_conservation_status_with_an_annotated_and_illustrated_checklist_of_species_and_an_identification_guide_to_families
https://www.mapress.com/zootaxa/2013/f/zt03608p456.pdf
https://cichlidae.com/reference.php?id=5660
https://www.tfhmagazine.com/articles/freshwater/mating-systems-and-parental-care-in-cichlids
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5415514/
http://www.scielo.sa.cr/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0034-77442000000200019
https://lajar.cl/index.php/rlajar/article/download/vol53-issue3-fulltext-3369/2027
https://en.aqua-fish.net/fish/wolf-cichlid
https://www.mdpi.com/1424-2818/12/4/136
https://cichlidae.com/reference.php?id=9892
https://www.aquariumsource.com/wolf-cichlid/
https://www.ratemyfishtank.com/blog/spotlight-on-the-wolf-cichlid
https://www.aquaticcommunity.com/cichlid/wolf.php
https://www.aquaticcommunity.com/cichlid/keepingparachromis.php
https://www.monsterfishkeepers.com/forums/threads/dovii-cichlid-care-guide.710128/
https://www.mdpi.com/1424-2818/14/10/793
https://www.researchgate.net/publication/382650854_Biodiversity_and_conservation_of_conservation_pRiority_fish_species_in_the_Nicaraguan_volcanic_crater_lakes
https://amazonas.dk/index.php/articles/costa-rica
https://www.iucnredlist.org/species/169378/130435
OBSERVATIONS FAITES PAR DES PROPRIETAIRES DE DOVII
Quelques fois, il est bon d’écouter ou lire ceux qui ont fait les expériences que nous n’avons pas encore tentés !
En effet, la théorie qui découle de ces lignes peut souvent être remise en cause à la suite de ces expériences vécues par d’autres aquariophile car un poisson comme Parachromis dovii, dans le cadre de sa maintenance en aquarium ne cesse jamais de surprendre…

Bernard GOBEAUX
Pour Parachromis dovii, bon nombre d’entre nous a tenté l’expérience et son comportement est vraiment très difficile dans des aquariums de moins de 5000 litres.
Pour exemple, un aquarium de 3000 litres (3,4 mètres de façade) avec un groupe d’Amphilophus citrinellus des îles Solentinames stable depuis quelques années dans lequel on ajoute des Parachromis dovii de 10-15 centimètres.
Tout d’abord, les Parachromis dovii sont quasiment tout le temps cachés, ce qui semble être un comportement classique chez cette espèce dès qu’elle est un peu stressée.
Puis, tous les poissons sont tout le temps cachés et les morts d’Amphilophus citrinellus se succèdent. Bref un aquarium qui ne marche plus du tout !
Il a fallu rester une après-midi à proximité du bac pour voir que les Parachromis dovii (qui avaient rapidement grandit jusque 25 centimètres) ne sortaient de leurs cachettes que pour frapper les Amphilophus citrinellus et les poursuivre sans fin jusqu’à ce que quelqu’un entre dans la pièce, qu’ils prennent peur et qu’on se redemande pourquoi tous les poissons sont cachés.
Le retrait des Parachromis dovii et leur remplacement par des Parachromis managuensis a rendu son équilibre à ce bac et tous les poissons paradent à nouveau devant la vitre !
Bien entendu, de nombreuses personnes maintiennent Parachromis dovii mais combien de temps ?
Je rappelle que l’objectif est bien d’arriver à maintenir les espèces, c’est à dire les élever sur plusieurs générations et pas d’élever des jeunes jusqu’à leur première reproduction puis tous les perdre ou les donner à des aquariums publics et re-élever les jeunes…
Certains auteurs conseillent pour cette espèce un aquarium qui leur permettrait de nager 10 à 12 fois dans toutes les directions et encore, on ne pourrait y mettre de façon durable qu’un seul mâle !
Même si on ne table que sur des poissons de 50 centimètres, ça fait tout de suite un aquarium de plus de 10 000 litres…
En plus, ces poissons adorent être cachés et donc si le bac le permet, vous ne verrez votre mâle dominant que peu de temps (juste pour essayer de tuer ses rivaux ou courtiser une femelle).
Ce n’est vraiment pas un poisson à mettre dans toutes les mains !
On a également des témoignages de polygamie où le mâle dominant passe de femelle en femelle sans assurer la garde des jeunes, une femelle habitant à chaque coin du bac et les autres poissons célibataires restant au milieu au niveau de la surface, en attendant une épuisette salvatrice.
La seule observation qui est encore incompréhensible est qu’on peut élever de jeunes Parachromis dovii sans remarquer
Le cannibalisme de Parachromis managuensis. Bien nourris, les jeunes poussent à peu près à la même vitesse et il n’y a pas d’agressivité entre eux jusque 15 centimètres.
Mais si vous ne les gavez pas, il y aura bien entendu un gros qui va prendre le dessus et qu’il faudra changer de bac sous peine de ne garder qu’un seul jeune à la fin.
Cette pêche devra se faire régulièrement, à moins de nourrir copieusement les survivants.
Cette espèce est présente dans énormément de rivières depuis le Rio Aguan au Honduras jusqu’au Costa Rica ce qui nous donne quelques formes géographiques.
Par exemple chez celle du Honduras, les femelles sont très jaunes et les mâles ont beaucoup de bleu.
Les mâles du Nicaragua sont très bleus, voir turquoise sur le corps, ceux du Costa Rica ont un patron mélanique plus tranché avec du noir avec du doré / bronze en fond et sont plus hauts de corps.
Cette espèce serait également présente sur la côte pacifique du Salvador (Fruit d’une introduction ?).
–
NelsonMuntz
Je ne suis pas le mieux placé pour donner mes impressions sur cette espèce puisque je l’héberge depuis 8 jours seulement. Trois spécimens.
Un mâle de 33centimètres et deux femelles de 24-25 centimètres.
Ils sont maintenus dans un bac de 265 x 85 au sol habité, entre autres, par :
- 5 Heros liberifer de 13-15centimètres ;
- 6 Astronotus juvéniles de 8-12 centimètres ;
- 1 Osteoglossum de presque 50 centimètres ;
- des Geophagus juvéniles de deux espèces ;
- 2 Cichla sp. temensis de 13-14 centimètres ;
- 1 Hydrolycus tatauaia de 18 centimètres.
L’introduction des poissons s’est faite sans dommages.
Mais certains poissons l’ont par la suite assez mal vécue, notamment les Astronotus qui se cachent beaucoup alors qu’ils passaient leur temps devant la vitre frontale et ont la nageoire caudale et dorsale grignotées…
Je ne sais pas si ce sont les dovii qui sont responsables ou un autre poisson suite à un rééquilibrage au sein de la population en défaveur de certaines espèces.
Les Geophagus aussi ont changé de comportement et se cachent beaucoup plus.
Leurs nageoires sont grignotées elles aussi.
Les dovii ne sont pas agressifs en tant que tels.
Ils se sont, par contre, appropriés des zones du bac qu’ils gardent jalousement. Une femelle reste avec le mâle et chasse l’autre quand elle s’approche trop.
Le mâle a effectivement tendance, comme le dit B. GOBEAUX, à se cacher entre les branches et derrière les plantes tandis que les femelles arpentent le bac.
Il a son Q.G. vers lequel il pousse fréquemment la femelle qu’il semble avoir choisi pour le moment.
Mon bac est clairement juste pour cette espèce mais je n’irais pas jusqu’aux volumes préconisés par B. Gobeaux… Autant, sinon, admettre qu’elle n’a rien à faire dans nos bacs, comme d’autres grosses espèces.
Ce qui est peut-être vrai, après tout.
NelsonMuntz : L’introduction de 3 Doviis dans un bac
Pour information, le mâle fait environ 33 centimètres et les deux femelles 24 et 25 centimètres.
Introduits dans un 1450 litres, ils sont restés très discrets dans les premiers temps : Pas de clash avec les colocataires.
Les femelles sont assez actives, le mâle beaucoup moins.
Il a élu domicile dans une des deux zones les plus sombres et inaccessibles du bac, du coup pas facile de le photographier.
J’ai oublié de vous parler de leur pote que l’on m’a passé pour leur tenir compagnie : un Vieja maculicauda de 23centimètres.
Un sacré caractère! Il met le mâle dovii à l’amende lorsqu’il s’agit de bouffer
L’agencement de mon bac est simple, quatre longues branches flottantes recréant des zones d’ombres.
Des grandes et grosses plaques d’ardoise pesant au moins 30 kilos superposées sur des grosses pierres noires et des galets recréant ainsi des coins et des cachettes.
Les femelles dovii s’y cachent de temps en temps, le male dovii lui préfèrent patrouiller et intimider les frères Parachromis managuensis.
La population actuellement est composé de :
- Viejas ;
- Amphilophus ;
- Cichla temensis ;
- Cichla kelberi ;
- 1 Phractocephalus hemioliopterus ;
- 1 pseudoplatystoma fasciatum.
Le dovii est calme et fait dans les 25 à 27 centimètres et n’a pas fini de grandir.
De mon point de vue il est plutôt tranquille dans de gros bac, c’est pourquoi un bac de plus de 2000 litres est conseillé et bien plus si possible.
–
SINATH
Ma passion pour le dovii date de octobre 2011, ce poisson hors norme me fascine pourtant ce n’est pas le plus beau des Parachromis, pour certains mais pour moi il l’était.
Alors que j’étais en pleine recherche sur ce fameux cichlidé et préoccupé à savoir qui en maintenait, j’ai fait la connaissance d’une personne « Thierry » qui pouvait m’en procurer et c’est ainsi que j’ai pu obtenir un groupe de jeunes Doviis : une quinzaine de jeunes mesurant 10 à 15 centimètres.
La souche était superbe et venait des USA.
A l’époque il s’agissait de spécimens sauvages.
Leur bac était tout prêt, un 800 litres les attendait.
Seul problème une portée d’Amphilophus citrinellum grandissait dedans !
Bon, je ne me faisais pas de soucis, on verrait bien par la suite et de toute façon je n’avais pas le choix !!
1 mois après l’arrivée des Parachromis dovii, j’ai dû me résoudre de me séparer de mes Amphilophus, les Parachromis dovii les intimidaient sans relâche.
Dans le groupe de Parachromis dovii était apparu deux mâles dominants et chacun s’était approprié un territoire.
Les combats étaient intenses et très rapides, et à l’issue, chaque mâle repartait dans sa zone de nage.
Au final, tout ce qui est écrit au niveau du comportement du Parachromis dovii, j’ai pu le constater de mes propres yeux.
Ses dents pointues et tranchantes comme des lames lui confèrent un énorme avantage par rapport aux autres poissons.
Peu de cichlidés ne lui tiennent tête, je l’ai vu arracher carrément les écailles d’autres poissons.
Ce sont vraiment extrêmement agressifs entre eux et ils ne se supportent pas!!
Je me suis finalement séparé de mes Parachromis dovii en ne gardant un seul couple.
L’eau était chauffée à 27,28 degrés.
Les tuiles, les pots sont leurs lieux favoris, et ils sont attirés par cet élément.
Ils se sont reproduits plusieurs fois et ont eu plusieurs pontes successives et prolifiques.
Je savais plus quoi en faire des alevins beaucoup trop nombreux.
Faut savoir que ce couple me faisait au moins 600 à 700 alevins très régulièrement.
L’alimentation était abondante et variée, granulés en stick, petits éperlans, la croissance était rapide et mon couple atteignait les 30 centimètres.
Mon aventure ne s’arrête pas là.
Novembre 2012, un autre Parachromis dovii m’attendait, je suis allé chez jean NOEL, dans le jura.
Oui, j’étais capable de faire des kilomètres pour ce fameux poissons.
En arrivant chez jean NOEL je fus stupéfait, je me suis dit sur le moment que j’étais en train de rêver.
Comment cela était-il possible : mais non, le bac devant moi que je découvrais faisait bien dans les 12000 litres et pour son propriétaire, tout était normal mais pour moi, habitant dans un appartement avec mon petit 800 litres, je me sentais « petit joueur »!
Il m’a montré son système de filtration : Je n’y comprenais rien tellement c’était sophistiqué !!
Son bac m’a laissé rêveur, on ne peut être que spectateur d’un tel aquarium : Des couples de Caquetaia, Amphilophus umbriferum en parade défient les gros Parachromis dovii, de très gros spécimen dans son bac en tout genre…c’est cela l’Amazonie !
Je n’ai pas pris de photo ou de vidéo ce que je regrette.
En n’attendant son bac, chez moi, le bac de mon Dovii faisait dans le 800 litres avec une séparation.
Esthétiquement, je n’appelle pas ça un aquarium mais plutôt un bac de reproduction.
Une petite vidéo de lui avec ses petits il n’a pas perdu du temps il s’est approprier sa femelle!
Elle a de la chance car les deux mâles l’acceptent.
BRANCH01 (Lachenaie, Québec, Canada)
Il parcourait notre forum il y a quelques années.
Mon couple de Parachromis Dovii a pondu. Ils n’ont pas eu une ponte extraordinaire en fait de quantité (cette femelle en a déjà pondu au moins 4 fois plus), mais je vais tout de même les élever.
Le couple est dans un bac de 500 litres.
Le mâle mesure 25 centimètres et la femelle 17 centimètres
Les petits Dovii nagent depuis une semaine, Il y en a partout dans l’aquarium 🙂
Même si ce ne fut pas une très grosse ponte, le taux de mortalité semble très faible
Les jeunes ont été nourris depuis le début avec des « Decapsulated Brine Shrimps » à raison de deux ou trois repas par jour.
À partir de cette semaine, je vais commencer à varier quelque peu leur nourriture.
Ils vont commencer à manger des produits congelés, de la nourriture en flocons, et aussi du « Spectrum Grow », tout en continuant à manger des « Decapsulated Brine Shrimps ».
Le couple s’entend à merveille. Pas la moindre petite attaque de la part du mâle envers sa femelle.
C’était en fait de cette façon qu’il agissait en bac communautaire, mais j’avais une crainte que seul dans un bac avec sa femelle, il décharge son trop plein d’énergie sur elle
Un autre possesseur de Parachromis Dovii qui ne vient maintenant qu’assez rarement sur le forum : cyclamen
Son couple en décembre 2007 (sachant que le mâle mesurait 9 centimètres en janvier de la même année).
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EVB11
L’arrivée de mes dovii : La maintenance.
Après quelques jours de quarantaine dans un bac de 600 litres, mes Dovii prennent place dans leur nouvel habitat de 850 litres.
Dès le départ, le couple doit apprendre à cohabiter avec ses congénères.
Cela se fait sans difficulté, je n’ai jamais eu de réel problème de maintenance par rapport aux autres poissons.
Territorial, le Dovii n’en reste pas moins respectueux des autres congénères.
Si son territoire couvre plus d’un tiers du bac (1000 litres en 200 x 80 x 60 aujourd’hui), ce n’est vraiment qu’en période de reproduction que sa territorialité est accentuée.
La hiérarchie au sein de mon biotope est très respectée par tous ses occupants.
Il est intéressant d’observer que la femelle Dovii est elle aussi très soumise à l’autorité de son mâle.
Il sait la rappeler à l’ordre lorsqu’elle prend des aises qui ne lui conviennent pas !
Il va la chercher et la contraint physiquement à regagner leur espace dédié.
Ce qu’elle fait sans négociation possible !
De manière assez systématique, le mâle Dovii intervient également pour séparer les cichlidés qui se battent.
Il n’a pas grand-chose à faire, le simple fait qu’il se déplace provoque la crainte des autres poissons.
Les récalcitrants sont intimidés par des claquements de mâchoires assez dissuasifs.
Ce comportement est assez stupéfiant !!!
La reproduction observée et décrite par EVB11.
Alors que les larves grandissent bien dans le pot j’ai assisté à un comportement vraiment intéressant.
La femelle garde en permanence les petits et le mâle garde le territoire, jusque-là rien d’extraordinaire.
Ce qui est plus intéressant c’est que ce dernier ramasse les larves échappées par les trous arrières du pot et n’ayant pas facilement accès à l’intérieur pour y remettre les larve il les passe à la femelle de bouche à bouche.
C’est vraiment impressionnant !
Tout commence comme chez la plupart des cichlidés, par des parades.
La livrée des 2 poissons s’accentue sensiblement, des vibrations et ondulations des corps apparaissent quand les 2 congénères se croisent, la recherche et le nettoyage d’un lieu de ponte s’opère (souvent un pot de fleur dans mon cas).
La femelle reste à proximité du futur lieu de ponte pendant que le mâle exerce une plus grande autorité territoriale.
Les poissons sont alors contraints d’occuper l’autre moitié du bac.
Il n’y a que lors du nourrissage que de brèves intrusions sont possibles sur le territoire des Dovii : c’est en quelque sorte une trêve qui permet à tous, sur un temps relativement court de profiter de l’aquarium.
Les préparatifs étant terminés, on peut observer les jours suivant (2 à 3 jours) la croissance des appareils génitaux des deux poissons.
L’oviducte de la femelle devient alors plus épais.
Chez le mâle, la papille génitale devient très longue et pointue.
La femelle dépose ses œufs en grand nombre sur une surface plus ou moins plane. Les œufs sont fécondés rapidement par le mâle.
Plusieurs passages sont nécessaires et vont durer plusieurs heures (alternance entre le male et la femelle).
La femelle ventile ensuite sans relâche les œufs jusqu’à leur éclosion, trois jours plus tard. Elle a cessé de se nourrir et le mâle veille à ce qu’aucun intrus ne s’en approche.
Un Glyptoperichthys gibbiceps de plus de 35 centimètres qui tentait de s’approcher du pot en a fait les frais.
Heureusement que sa carapace est solide !
Les autres poissons, moins téméraires sans doute, savent qu’il est prudent de rester à distance.
Le Dovii le leur rappelle régulièrement en mettant quelques coups de gueules à ceux qui ne respecte pas les règles.
Quelques écailles peuvent sauter, sans gravité en général.
Durant cette période, afin d’éviter les débordements malencontreux et pour assurer la pérennité de la portée, je laisse une veilleuse sur l’aquarium toute la nuit.
Écloses, les larves sont au fur et à mesure regroupées par la femelle au fond du refuge.
On observe alors un petit amas sombre grouillant au fond du pot.
Les larves se frottent les unes contre les autres et limitent ainsi les risques de moisissures dues à la présence naturelle de bactéries dans le bac.
Ce phénomène va s’observer quelques jours durant.
La nage libre des alevins commence six à dix jours après la ponte.
La nage libre des alevins….vraiment nombreux cette fois ci !
Au départ, comme s’ils attendaient les retardataires, certains commencent à picorer aux alentours du pot.
Ce n’est que lorsque tous sont autonomes qu’ils se déplacent en masse dans le bac, surveillés par leurs parents qui assurent leur sécurité.
Le spectacle de cette nuée de plusieurs centaines de petits alevins se déplaçant dans l’aquarium est un des moments grandiose de cette reproduction.
Aucun alevin n’est agressé ou menacé par les autres membres du bac.
Tout ce petit monde se déplace tranquillement à la recherche de nourriture.
Les petits prennent de la hauteur !
Ce phénomène a pu être observé durant une longue période, jusqu’à ce que les petits atteignent la taille de 2 centimètres environ.
Ils s’émancipent alors de la surveillance de leurs parents et nagent, seuls, dans le bac.
La croissance des alevins élevés avec leurs parents dans le bac communautaire n’est pas différente de celle observée chez les alevins prélevés et isolés.
En promenade avec papa et maman….et que tout le monde reste bien rangé derrière !
A ce jour, un seul est arrivé dans mon bac à atteindre 5 centimètres.
Quelques nouveaux clichés. Le nombre de petits diminue… normal j’en enlève au fur et à mesure.
Ce sont mes petits managuensis qui les bouffent !
Il n’a malheureusement pas survécu plus longtemps.
Même si les cachettes sont nombreuses dans l’aquarium le mâle Dovii n’en reste pas moins un prédateur.
L’introduction et le maintien de poissons de petites tailles est très difficile (mais pas impossible).
J’en ai fait plusieurs fois l’expérience.
Doucement, doucement ça grandit ….
Photos de nuit avec flash. C’est le seul moyen pour voir les petits.
Les petits doviis font 2,5 centimètres maintenant.
Certains se détachent au niveau taille.
Les mâles sont en tous les cas bien plus gros que d’autres.
Une petite photo des parents ….les parades recommencent mais là par contre il n’y aura aucun espoir pour les petits.
Ils seront siphonnés et/ou partiront en nourriture chez leurs frères !
Pour ceux qui n’auraient donc pas bien suivi la première et ceux qui ont le plaisir de suivre encore les aventures de mon couple…… je vous présente la deuxième ponte.
La ponte a eu lieu ce matin….première photos.
Garde du mâle devant le pot.
La femelle ne quitte jamais les petits et ne mange pas pendant toute cette période.
Le mâle lui se goinfre !
Et si on parlait des rôles parentaux, et du partage des taches chez nos amis doviis ?
Pour ces petits poissons, le premier contact avec Parachromis dovii leur est souvent fatal.
Le temps qu’ils comprennent que l’endroit le moins peuplé du bac n’est pas le plus sûr pour eux, il est déjà trop tard.
Passé ce cap, la cohabitation entre ces poissons reste possible.
Pour preuve, j’ai introduit il y a quelques mois des Vieja Breidohri de 5 centimètres qui mesurent aujourd’hui entre 8 et 9 centimètres.
Actuellement, après 3 années de maintenance je peux dire que Parachromis dovii est un poisson vraiment exceptionnel.
Son maintien en bac communautaire n’est pas toujours aussi sombre que ce que l’on peut lire dans les articles aquariophiles.
Il est vrai que beaucoup d’expériences malheureuses sont relatées.
Dans mon cas, je pense que le fait d’avoir de grands poissons, de variétés différentes, en nombre important, est une des clés de cette maintenance paisible.
A ce jour, et suite à un problème technique au niveau de l’aquarium, les Parachromis dovii se retrouvent seuls.
La perte des 3/4 des poissons a entraîné un déséquilibre hiérarchique.
Les Parachromis dovii et notamment le mâle c’est accaparé petit à petit l’ensemble du bac.
Il a tué un à un les derniers occupants.
Cette expérience me conforte dans l’idée que la maintenance du dovii est possible dans des bacs raisonnables à condition que ces derniers soient surpeuplés.
Dans le cas contraire il élimine les autres, non pas par agressivité gratuite mais par simple défense de son territoire qu’il veut malheureusement de plus en plus grand.
Il m’est impossible aujourd’hui de rajouter d’autres cichlidés dans ce bac, mais pour rien au monde je ne me séparerai de mes Parachromis dovii.
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LEXIQUE
[1] Le Río Yeguare mesure 29 km de long.
Le Río Yeguare se trouve au Honduras et traverse les sous-régions d’ El Paraíso, Francisco Morazán.
[2] Le fleuve Bebedero est un fleuve du Costa Rica.
La longueur du fleuve Bebedero est de 40 km et il prend sa source au volcan TenoRio.
[3] Le Río Sabogal est une rivière du Costa Rica, située sur le sous-versant nord de la mer des Caraïbes.
C’est l’un des principaux affluents de la rivière FRio.
Son principal affluent est la rivière PurgatoRio. Son cours se déroule principalement du sud au nord à travers le canton de Los Chiles, dans la province d’Alajuela, dans la partie nord-ouest du pays, à 140 km au nord-ouest de la capitale San José.
[4] Le Río Medio Queso mesure 53 km de long. Le Río Medio Queso traverse 2 pays : Au Costa Rica, les sous-régions d’ Alajuela et au Nicaragua, les sous-régions du Rio San Juan.
[5] Le Río Pacuare est un fleuve du Costa Rica. Il se jette dans l’Atlantique. Il prend source dans la cordillère de Talamanca, dans la province de Cartago, dans le parc national Tapanti (en) – avec le Cerro de la Muerte (en) – dont il ne sort que pour entrer sur la réserve forestière du Macho.
Il s’écoule vers le nord-est en traversant une zone de forêt tropicale humide et atteint la province de Limón.
Il passe notamment à Siquirres avant de se jeter dans la mer des Antilles.
[6] Le fleuve Guayambre est un cours d’eau du Honduras.
C’est l’un des deux principaux affluents du Patuca, le plus long fleuve du Honduras.
[7] Prémaxillaire : Os antérieur qui forme la mâchoire supérieure.
Il s’étend en arrière et porte toutes les dents de la mâchoire chez les poissons les plus évolués. Partie protractile de la mâchoire supérieure.
[8] Le xanthisme ou xanthochroïsme (du grec Ξανθός / xanthós, « jaune », « blond » ou « fauve ») désigne un ensemble de phénotypes caractérisés par la couleur jaune des téguments sur toute la surface de l’anatomie de l’animal ou par zones (peau, pelage, plumage, œufs).
Les espèces sont alors qualifiées de xanthiques ou de « gold » dans le langage commercial courant des espèces animales.
L’opposé du xanthisme, qui est une carence ou une absence totale de pigment jaune, s’appelle l’axanthisme.
[9] Le lac Arenal est un lac artificiel du Costa Rica, associé à une centrale hydroélectrique.
Ce lac se trouve dans le nord-ouest du pays.
Il est à l’extrême nord de la province de Guanacaste mais sa pointe sud-est déborde sur la province d’Alajuela. Le Nicaragua est à moins de 50 km au nord.
La ville de La Fortuna (canton de San Carlos) est à 17 km à l’est (de l’autre côté du volcan Arenal) ; la capitale San José à 150 km au sud-est (distance par route).
L’extrémité sud-est du lac se trouve au pied du contrefort nord-ouest du volcan Arenal et jouxte le parc national du volcan Arenal (Parque Nacional Volcán Arenal).
Avec une surface de 67 296 ha[3], le lac est la plus grande étendue d’eau entourée de terre du pays.
Il atteint 60 mètres de profondeur à certains endroits.
[10] Une forme xanthique d’un animal est une modification génétique du chromatisme appelée le xanthisme (ou xanthochromie) qui donne une couleur jaune à l’animal.
On parle aussi de spéciation xanthogénique, avec une pigmentation inhabituellement jaune chez un animal.
Le xanthisme ou xanthochroïsme (du grec Ξανθός / xanthós, « jaune », « blond » ou « fauve ») désigne un ensemble de phénotypes caractérisés par la couleur jaune des téguments sur toute la surface de l’anatomie de l’animal ou par zones (peau, pelage, plumage, œufs).
[11] Le Río Sarapiqui est une rivière du Costa Rica et un affluent de la rivière San Juan.
Le Rio Sarapiqui a une longueur de 85 km et prend sa source dans les contreforts nord de la cordillère centrale, dans la lagune Botos du volcan Poas à 2 708 mètres d’altitude.
Ses principaux affluents sont le Rio Sucio et Toro River, abondante et d’une longueur d’environ 60 kilomètres.
La partie supérieure du bassin est protégée par les parcs nationaux Poas Volcano et Braulio Carrillo.
Les zones le long de la rivière sont essentiellement constituées par la forêt tropicale, caractérisée par une végétation luxuriante et une variété importante d’animaux et d’insectes.
[12] Les poissons démersaux vivent près du fond des mers.
Ces espèces sont très mobiles mais très dépendantes du fond d’où elles tirent leur nourriture.
La zone démersale comprend l’eau proche des fonds qu’ils soient marins ou d’eau douce, par opposition à la zone pélagique qui est la partie des mers ou océans comprenant la colonne d’eau.
[13] Ambush-pursuit predator : Les prédateurs à l’affût sont des carnivores qui capturent leurs proies furtivement, en les attirant ou grâce à des stratégies (généralement instinctives) jouant sur la surprise.
Contrairement aux prédateurs poursuivants, qui utilisent leur vitesse ou leur endurance pour capturer leurs proies, les prédateurs à l’affût évitent la fatigue en restant dissimulés, attendant patiemment que leur proie s’approche avant de lancer une attaque soudaine et fulgurante qui la neutralise et la capture rapidement.
L’embuscade est souvent opportuniste et peut être tendue en se cachant dans un terrier, en se camouflant, en mimant agressivement une proie ou en utilisant un piège (par exemple, une toile).
Le prédateur utilise ensuite ses sens pour détecter et évaluer sa proie, et pour synchroniser son attaque.
Les prédateurs nocturnes à l’affût, comme les chats et les serpents, possèdent des pupilles verticales qui leur permettent d’estimer la distance qui les sépare de leur proie dans la pénombre.
Les prédateurs à l’affût utilisent diverses stratégies pour capturer leurs proies, des longues langues collantes des caméléons aux bouches extensibles des poissons-grenouilles.
La prédation à l’affût est largement répandue dans le règne animal, touchant certains membres de nombreux groupes tels que les étoiles de mer, les céphalopodes, les crustacés, les araignées, les insectes comme les mantes religieuses, et les vertébrés comme de nombreuses espèces de serpents, de poissons et de félins.
Dans leur cycle de chasse, les prédateurs à l’affût privilégient des variantes de la stratégie de l’affût plutôt que la poursuite active pour capturer leurs proies.
Les prédateurs à l’affût restent généralement immobiles (parfois cachés) et attendent que leurs proies s’approchent à portée d’embuscade avant de fondre sur elles. Ils sont souvent camouflés et peuvent être solitaires.
La poursuite devient une meilleure stratégie que la prédation à l’affût lorsque le prédateur est plus rapide que sa proie.
Les prédateurs à l’affût utilisent de nombreuses stratégies intermédiaires.
Par exemple, lorsqu’un prédateur en poursuite est plus rapide que sa proie sur une courte distance, mais pas dans une longue poursuite, alors la traque ou l’embuscade devient nécessaire dans le cadre de la stratégie.
[14] L’alimentation par succion (Suction feeding) est une méthode d’ingestion d’une proie dans un liquide, par aspiration de celle-ci dans la bouche du prédateur.
Ce comportement hautement coordonné est rendu possible par la rotation dorsale du dermatocrâne, l’expansion latérale du suspensorium et l’abaissement de la mandibule et de l’os hyoïde.
L’alimentation par succion permet une capture efficace de la proie grâce à des mouvements rapides créant une chute de pression dans la cavité buccale, ce qui provoque l’engouffrement de l’eau située devant la bouche dans la cavité buccale, piégeant ainsi la proie dans ce flux.
Ce mode d’alimentation comporte deux phases principales : l’expansion et la compression.
La phase d’expansion correspond à l’ouverture initiale des mâchoires pour capturer la proie.
Ces mouvements durant la phase d’expansion sont similaires chez tous les animaux se nourrissant par succion, la cinétique du crâne entraînant de légères variations.
Durant la phase de compression, les mâchoires se referment et l’eau est comprimée hors des branchies.
Bien que l’alimentation par succion soit observée chez diverses espèces de poissons, celles présentant une plus grande mobilité crânienne montrent un potentiel de succion accru grâce à des articulations crâniennes plus complexes.
Ces articulations permettent une plus grande expansion de la cavité buccale et, par conséquent, une pression négative plus importante.
Le plus souvent, cela est obtenu par une augmentation de l’expansion latérale du crâne.
De plus, la protrusion antérieure de l’os prémaxillaire de la mâchoire supérieure, un caractère dérivé, est reconnue pour augmenter la force exercée sur la proie à avaler.
Les mâchoires protractiles, grâce à un prémaxillaire mobile, ne sont observées que chez les poissons du clade des Téléostéens.
Cependant, une idée fausse courante concernant ces poissons est que l’alimentation par succion est leur seule ou principale méthode de capture.
Chez Micropterus salmoides, la capture par enfournement est la méthode principale ; toutefois, ces poissons peuvent alterner entre les deux méthodes ou les utiliser toutes les deux, comme chez de nombreux téléostéens.
On pense également souvent que les poissons aux caractéristiques plus primitives pratiquent aussi l’alimentation par succion.
Bien que l’aspiration puisse être créée à l’ouverture de la bouche chez ces poissons, les critères de l’alimentation par aspiration pure incluent peu ou pas de mouvement corporel vers leur proie.
[15] Une espèce extrémophile est un organisme vivant adapté à un milieu extrême.
L’étude des êtres vivant dans des milieux difficilement ou non vivables pour de nombreuses autres espèces tels les déserts dépourvus d’eau ou les fonds marins profonds permet de connaître les mécanismes d’adaptation de ces organismes.
Un organisme est dit extrémophile, ou extrêmophile, lorsque ses conditions de vie normales sont mortelles pour la plupart des autres organismes.
[16] C’est un terme un peu technique, mais qui se décortique très facilement quand on regarde l’étymologie.
Il désigne un poisson qui combine deux caractéristiques bien précises : son régime alimentaire et son mode de déplacement.
Voici le détail des deux composants :
- Piscivore (Le régime alimentaire)
C’est le plus simple : un organisme piscivore se nourrit principalement, voire exclusivement, de poissons.
- potamodrome: désigne un prédateur qui a souvent développé des adaptations spécifiques, comme des dents acérées (comme chez le brochet ou le Parachromis dovii dont nous parlions) ou une vitesse d’attaque fulgurante. Potamodrome (Le mode de déplacement)
Ce terme vient du grec « potamos » (fleuve) et « dromos » (course).
Un poisson potamodrome effectue des migrations, mais il reste exclusivement en eau douce tout au long de sa vie.
Contrairement aux poissons anadromes (comme le saumon qui passe de la mer à la rivière) ou catadromes (comme l’anguille qui fait l’inverse), le potamodrome migre d’un point A à un point B au sein d’un même réseau fluvial ou lacustre.
Ces déplacements se font généralement entre ses zones de reproduction (souvent en amont, dans des eaux plus oxygénées) et ses zones de nourrissage.
En résumé, un piscivore potamodrome est donc un poisson prédateur qui mange d’autres poissons et qui parcourt de longues distances à l’intérieur des terres (rivières, fleuves, lacs) pour accomplir son cycle de vie.
[17] Un mésocosme est une des formes d’écotron.
C’est un lieu confiné et contrôlé ou semi-contrôlé où un expérimentateur peut faire varier tout ou une partie des paramètres du milieu ; sol, hygrométrie, température, teneur de l’air en CO2 ou polluants, etc.
Le mésocosme est un dispositif expérimental clos, de taille moyenne, destiné aux études écologiques et biologiques.
Typiquement, en aquariophilie, l’aquarium est un mésocosme fonctionnant en milieu aquatique fermé qui est un modèle réduit d’un écosystème, et donc d’un écosystème aquatique.
[18] Le lac Nicaragua est également appelé :
- Grand Lac Nicaragua ;
- Lac de Nicaragua (en espagnol : Lago de Nicaragua) ;
- Lac Cocibolca (en espagnol : Lago Cocibolca) ;
- Lac de Granada (en espagnol : Lago de Granada) ;
- Mer Douce (en espagnol : Mar Dulce) ;
- Lac Doux (en espagnol : Lago Dulce) ;
- Grand Lac (en espagnol : Gran Lago) ;
- Grand Lac doux (en espagnol : Gran Lago Dulce) ;
- plus rarement lac du Nicaragua.
Les dénominations les plus courantes, au Nicaragua, sont Lago Cocibolca et Lago Dulce (ce dernier nom se référant évidemment à ses eaux douces).
Le nom Cocibolca proviendrait du nahuatl coalt-pol-can signifiant « lieu du grand serpent ».
[19] Polyvalents et adaptés aux pêcheurs débutants comme aux plus expérimentés, les leurres crankbait peuvent être utilisés en toutes circonstances et en toutes saisons. Leur forme caractéristique, qui facilite le ramener et limite le risque d’accrocher le fond, mais aussi leurs qualités d’appât en font des poissons nageurs parmi les plus plébiscités de la discipline.
[20] Leurres spinnerbaits = Leurres pour canrnassiers. Les spinnerbaits sont des leurres imitant les poissons-appâts, réputés pour provoquer des attaques réflexes agressives chez de nombreuses espèces de poissons.
Utilisation saisonnière recommandée : toute l’année, en eau libre.
Espèces : toutes espèces.
[21] Les buzzbait, leures mixtes entre un spinnerbait et un propbait sont des leurres de surface bruyant visant à faire réagir les carnassiers qui se trouvent aux alentours.
Grâce à leur(s) hélices métalliques, ils remuent la surface de l’eau afin d’être visible et entendu des prédateurs.
[22] Le terme poisson dither désigne un groupe arbitraire de poissons d’aquarium, couramment utilisé par les aquariophiles, afin d’aider à réduire la timidité et l’agressivité innées ainsi que pour favoriser un comportement social normal chez les autres poissons logés dans le même aquarium.
Les poissons dither aident à réduire l’anxiété de certaines espèces nerveuses en permettant aux espèces craintives de voir qu’il est sûr de quitter l’abri et de manger la nourriture qui leur a été donnée.
Les poissons dither couramment utilisés sont des espèces typiques de banc, comme certains Danio, Barbus et Tétras, et sont le plus souvent utilisés dans les bacs de cichlidés.
D’autres poissons dither utilisés incluent les hépatiques, les rasboras, les corydoras, les poissons-arc-en-ciel, les poissons-hachettes et les poissons-crayon.
Le choix du poisson dither utilisé dépend du poisson actuellement présent et du problème à résoudre.
Les poissons dither sont généralement des poissons qui nagent autour du haut d’un aquarium, un comportement qui rassure les poissons plus timides en leur faisant comprendre qu’il n’y a pas de prédateurs à proximité, et qu’ils se trouvent naturellement dans le même habitat que les autres poissons de l’aquarium, les encourageant ainsi à se détendre et à adopter un comportement normal.
Cette technique repose sur la capacité des cichlidés dans un aquarium à mesurer la sécurité environnementale en observant le comportement d’autres espèces de poissons.


























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