AEQUIDENS DIADEMA – HECKEL, 1840
AEQUIDENS – EIGENMANN & BRAY, 1894
Ce Cichlidé « Aequidens diadema » appelé aussi « Acara diadème », est originaire d’une vaste zone en Amérique du Sud, dans le bassin de l’Amazone, dans le cours supérieur du fleuve Negro au Pérou, de la rivière Orénoque, dans les affluents de l’Orénoque en Colombie et au Venezuela.
Cette espèce de cichlidé n’est pas rare…en milieu naturel.
En revanche, dans le monde aquariophile et parce que L’Acara Aequidens diadema assez rare en magasins d’aquariophilie et n’est véritablement apprécié que par des spécialistes cichlidophiles.

Au premier regard sur ce poisson, les couleurs semblent plutôt monotones mais ce poisson possède d’autres atouts dont celui d’une taille modérée (12 centimètres pour les mâles) ce qui permet, à la différence de beaucoup d’autres cichlidés américains, une maintenance dans un bac de taille raisonnable, c’est à dire un aquarium de volume utile d’au moins 120 litres.
Dans la région de Jenaro Herrera, du Pérou, cette espèce est présente dans les ruisseaux de conditions similaires, alternativement à des eaux limpides et claires et également des eaux noires.
En général, les « vrais Acara s», faisant partie des espèces du genre Aequidens ne sont malheureusement pas les poissons les plus populaires dans le monde des aquariophiles.
L’idée répandue dans ce monde de passionnés est que ces poissons sont gros, bruns et par conséquence peu intéressants et attrayants !
C’est une fausse idée !
C’est l’avis de beaucoup de passionnés, mais aussi de la majorité des exportateurs et des grossistes, car ils sont rarement proposés.
Néanmoins, c’est une fausse idée car il s’agit, sans contestation possible, d’un groupe de cichlidés très intéressants possédants en son sein un certain nombre de joyaux parmi eux entre que seuls les cichlidophiles avertis remarquent et que l’amateur regarde trop vite.
Ce n’est pour rien et sans raison que Aequidens diadema, également appelé « Acara royal » et fait partie des joyaux que compte l’aquariophilie.

Il y a quelque chose de presque royal dans la façon dont évolue dans son aquarium, même si cette pièce n’est qu’un aquarium.
Aequidens diadema a une présence difficile à ignorer : un corps large et confiant, des bleus et verts scintillants qui captent la lumière, et une manière calme et délibérée de se déplacer qui lui donne moins l’impression d’un « poisson de compagnie » et plus d’un résident digne.

Une fois adulte, il devient un cichlidé assez grand et imposant, le genre de poisson qui devient naturellement un centre de table sans jamais avoir besoin de se montrer.
Ce qui rend le Royal Acara particulièrement attrayant, c’est l’équilibre qu’il trouve entre force et maîtrise de soi.
Il a cette intelligence typique des cichlidés, on peut presque le voir vous regarder en retour mais il n’est pas constamment frénétique ou agressif pour le plaisir.
Au contraire, il a tendance à glisser avec une assurance mesurée, réarrangeant parfois son environnement ou explorant tout ce qui apparaît de nouveau.
Ses couleurs peuvent changer subtilement avec l’ambiance et la lumière, lui donnant un aspect dynamique, presque métallique, qui le maintient intéressant bien après la première impression.
Il y a aussi son comportement, qui est là où beaucoup de gens tombent vraiment sous le charme de cette espèce.
Les Aequidens diadema peuvent être étonnamment interactifs, apprenant des routines et reconnaissant la personne qui les nourrit, et lorsqu’ils forment des paires, leur lien et leur coordination sont fascinants à observer.
Ce sont le genre de poissons qui donnent à un aquarium moins l’impression d’une décoration qu’un petit monde autonome avec un personnage principal qui y vit.
En garder un, ce n’est pas seulement profiter d’un beau poisson, c’est partager l’espace avec une créature qui possède une vraie présence, une personnalité et un charme discrètement imposant.
L’espèce Aequidens diadema est un cichlidé sud-américain relativement rare dans le commerce aquariophile, mais très apprécié des passionnés pour son comportement intéressant, sa coloration élégante et son tempérament généralement plus calme que celui de nombreux autres grands cichlidés américains.
Souvent appelé « Royal Acara » dans le milieu aquariophile anglophone, ce poisson appartient à la famille des Cichlidae.
Cette espèce qui fait partie de la grande famille des Cichlidae est néanmoins réputée pour sa diversité comportementale, ses soins parentaux élaborés et son adaptabilité.
Aequidens diadema se distingue par une élégance naturelle et une relative robustesse, ce qui en fait un excellent choix pour ceux qui souhaitent explorer des espèces moins courantes, tout en restant dans des paramètres d’eau douce tropicale gérables.
Comme beaucoup de cichlidés néotropicaux, il présente un comportement territorial marqué, surtout en période de reproduction, où il devient particulièrement vigilant et protecteur envers sa progéniture.
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REPARTITION
ORIGINE
Le genre Aequidens est endémique du nord de l’Amérique du Sud.
Son aire de répartition principale se situe dans le bassin amazonien, qui s’étend sur le Pérou, le Brésil, la Colombie et l’Équateur, ainsi que dans le bassin de l’Orénoque au Venezuela et en Colombie, et dans les systèmes fluviaux des Guyanes, notamment le Guyana, le Suriname et la Guyane française.

Cette aire de répartition englobe les systèmes d’eau douce de plaine, à une altitude inférieure à 500 mètres environ, ce qui témoigne de l’adaptation du genre aux environnements tropicaux néotropicaux.
Aequidens diadema est issu du Pérou.
Le Musée suédois d’histoire naturelle, qui a confirmé l’identification du poisson représenté, cette espèce se trouve dans le drainage d’Iquitos en aval du Brésil.
Des Aequidens d’apparence similaire sont présents dans le Rio Negro, ils auraient été importés au Royaume-Uni et pourraient facilement être confondus avec cette espèce.
Importé sous le nom commun étrange de « Pendex cichlidé », Aequidens diadema est devenu beaucoup plus facilement disponible dans le commerce que très récemment, comme l’explique Matt CLARKE.
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DISTRIBUTION
Aequidens diadema se trouve dans :
- le bassin de l’Amazone ;
- le cours supérieur du fleuve Negro ;
- le bassin de l’Orénoque ;
- les affluents de l’Orénoque en Colombie et au Venezuela.

Bassin de l’Orénoque.

Bassin de l’Amazone.
Et probablement dans certaines zones limitrophes du Brésil.
L’espèce semble localisée dans des zones forestières peu perturbées et reste peu commune dans les relevés scientifiques.
On en trouve également au Pérou dans, par exemple, dans :
- le Rio Amazonas ;
- le Rio Nanay ;
- le Rio Itaya ;
- …
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Localité type
Marabitanos, Río Negro, Venezuela.
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L’Aequidens diadema est originaire de l’Amérique du Sud, plus précisément du bassin de l’Amazone supérieur et de certaines régions du bassin de l’Orénoque.
On le trouve également dans certaines zones de la Colombie amazonienne, dans des affluents du río Caquetá.

Rio Caqueta.
Sa présence est notée dans des zones reculées et peu anthropisées, où les rivières serpentent au cœur de la forêt tropicale humide, offrant une riche couverture végétale et une eau tempérée et peu polluée.
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BIOTOPE NATUREL & HABITAT
Les espèces du genre «Aequidens» habitent principalement les milieux d’eau douce caractérisés par des eaux calmes ou à faible courant, notamment les rivières, les ruisseaux, les plaines inondables et les zones humides associées des bassins de l’Amazone et de l’Orénoque.
Ces cichlidés tolèrent une grande variété d’eaux, des eaux noires teintées de tanins, souvent acides en raison des acides humiques – aux eaux plus claires.

Ils évitent généralement les courants rapides et les chenaux profonds et ouverts, préférant les systèmes affluents plus calmes et les zones inondées de façon saisonnière.
La structure de l’habitat est cruciale : ils privilégient les substrats bien développés composés de sable, de vase, de litière de feuilles et de détritus, souvent parsemés de végétation submergée, de branches mortes et de berges en surplomb qui leur offrent abri et possibilités de se nourrir.

Dans la nature, les Aequidens diadema sont soumis à des conditions climatiques variables et donc sont obligés de s’adapter à des aux dont les caractérisés chimiques peuvent évoluer rapidement.
Dans la nature, Aequidens diadema fréquente :
- les petits cours d’eau forestiers ;
- les criques lentes ;
- les eaux noires (« blackwater ») ;
- les ruisseaux clairs riches en feuilles mortes ;
- les zones encombrées de racines et de branches immergées.
Ses habitats naturels sont souvent :
- acides ;
- pauvres en minéraux ;
- faiblement éclairés ;
- riches en tanins.
Des observations ont montré sa présence dans des « quebradas[1] » et des environnements de type « aguajal » (mares).

Aequidens diadema occupe des microhabitats dans les marais à palmiers aguajal du Pérou et les cours d’eau à eaux noires près de Jenaro Herrera, où les quebradas claires et les fonds structurés reproduisent ces conditions.

Les espèces d’Aequidens vivent généralement dans divers milieux d’eau douce stagnante ou à courant lent, notamment les rivières, les ruisseaux et les lacs de plaine inondable à substrat sableux ou végétalisé, souvent dans des zones à faible courant et à couvert végétal abondant, souvent parmi les enchevêtrements causés par de nombreuses racines et donc dans des endroits où on ne trouve que très peu de plantes.

Profondeur de l’eau et débit : Eau de faible à moyenne profondeur (0,5 à 1,5 mètre), débit lent à modéré.
Les Aequidens diadema vivent souvent aussi dans des biotopes d’eau noire, mais aussi dans une eau claire et neutre avec un fond sableux ou des feuilles et des branches en ruine avec des éléments de grosses pierres disséminées.
Aequidens diadema vit souvent à proximité de grosses racines entremêlées au sein desquelles il peut trouver refuge dès qu’il se sent agressé.
Bien évidemment, ce type d’habitat et de refuge se trouve principalement à côtés des berges.
Par conséquent, cette espèce aime bien évoluer à faible profondeur, dans des zones où elle rencontrera un forte végétation et en même temps une source permanente d’aliments.
Généralement, dans ces endroits, le sol est constitué de sable, de tourbe d’humus et de vase.
Ce cichlidé vit dans des rivières à faible courant, aux eaux claires ou légèrement troubles, souvent dans des zones bordées de végétation rivulaire dense.
Il occupe principalement la zone benthique (zone inférieure d’un plan d’eau, proche du fond), où il fouille les substrats sablo-vaseux à la recherche de matière organique et de petits invertébrés.
Le lit de la rivière est généralement constitué de sable, de débris organiques en décomposition (feuilles, racines) et de branches submergées.
La température des eaux avoisine les 26 à 29°C avec un pH légèrement acide à neutre (6,0 à 7,2), favorisant une biodiversité typique des plaines inondables tropicales.
Cette espèce démontre une certaine tolérance à la turbidité de l’eau, bien que sa coloration naturelle soit davantage mise en valeur dans des conditions limpides.
Les poissons du genre « Aequidens » genre demeurent strictement confinés aux habitats d’eau douce, sans aucune trace d’incursions marines ni de populations à l’ouest des Andes.
Leur habitat est toujours l’eau douce, claire de préférence même si parfois on les rencontre aussi dans des zones avec de l’eau noire.
Le poisson évolue principalement :
- près du fond ;
- autour des racines ;
- dans les zones calmes à faible courant ;
- dans des eaux tropicales comprises entre 23 et 28 °C.

Et par conséquent, Aequidens diadema préfère :
- une eau douce à très douce ;
- un pH légèrement acide ;
- des zones ombragées ;
- des cachettes nombreuses ;
- un environnement calme.
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TAXONOMIE
Le genre « Aequidens » est un genre de poissons cichlidés d’eau douce appartenant à la famille des Cichlidés, originaire d’Amérique du Sud et principalement présent dans les bassins amazonien et Orénoque, ainsi que dans les réseaux fluviaux des Guyanes.
Autrefois considéré comme un taxon fourre-tout regroupant diverses lignées de cichlidés, le genre a été établi par EIGENMANN et BRAY en 1894 et comprend aujourd’hui 18 espèces reconnues, suite à des révisions taxonomiques qui ont reclassé de nombreux anciens membres dans des genres tels que :
- Andinoacara ;
- Bujurquina ;
- Laetacara.
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Informations sur la famille Cichlidae
Les cichlidés sont des poissons, essentiellement d’eau douce, adaptés à la maintenance en aquarium, appartenant à la famille « Cichlidae » et faisant partie de l’ordre des Perciformes.
Aequidens diadema a été décrit pour la première fois par HECKEL en 1840 et a été placé dans le genre Aequidens et la sous-famille des Cichlasomatinae.
Aequidens est un genre de poissons d’eau douce d’Amérique du Sud dans la famille des cichlidés.
De nombreuses espèces, autrefois placées dans ce genre, ont été réaffectés à d’autres genres telles que Andinoacara…
Dernière vérification taxonomique : Group expert / KULLANDER, 19/05/2014.
Le nom de genre Aequidens dérive des mots latins « aequus », signifiant « égal », et « dens », signifiant « dent », en référence à la taille uniforme des dents de l’espèce type Aequidens tetramerus.
Cette étymologie met en évidence un critère morphologique diagnostique clé qui distingue ce genre des cichlidés apparentés présentant une dentition plus hétérogène.
Le genre « Aequidens » a été formellement établi en 1894 par Carl H. EIGENMANN et William L. BRAY dans le cadre de leur révision des cichlidés américains.
Le genre « Aequidens » comprenait initialement un ensemble diversifié d’espèces sud-américaines auparavant rattachées à des genres plus larges comme « Acara ».
De sa création jusqu’à la fin du XIXe siècle et une grande partie du XXe siècle, le genre a servi de fourre-tout taxonomique, regroupant de nombreuses espèces de cichlidés non apparentées partageant des caractéristiques superficielles telles que trois épines à la nageoire anale et une morphologie corporelle semblable à celle d’Acara.
Cette approche fourre-tout englobait des taxons provenant de divers bassins fluviaux d’Amérique du Sud, notamment l’Amazone, l’Orénoque et le Río de la Plata, mais, faute de synapomorphies robustes, elle s’avérait polyphylétique lors d’un examen phylogénétique plus approfondi.
D’importantes corrections taxonomiques ont débuté dans les années 1980, sous l’impulsion des analyses ostéologiques et méristiques détaillées de Sven O. KULLANDER.
Ces analyses ont restreint le genre Aequidens à un groupe central d’espèces ressemblant à l’espèce type Aequidens tetramerus, tout en réattribuant les autres à des genres plus précis.
Par exemple, les cichlidés nains de petite taille, autrefois classés dans le genre Aequidens, ont été regroupés dans le genre Laetacara (KULLANDER, 1986), caractérisé par une taille corporelle réduite, une squamation distincte et une morphologie spécifique des mâchoires pharyngiennes.
De même, KULLANDER (1986) a créé le genre « Bujurquina » pour les espèces présentant des écailles dorsales médianes unisériales, une encoche dorsale dans le neurocrâne et d’autres caractères apomorphes, délimitant ainsi plus précisément les lignées évolutives au sein de l’ancien assemblage d’Aequidens.
Ces révisions, qui se sont poursuivies dans les années 1990 et 2000, ont mis l’accent sur les principes cladistiques et ont restreint la portée du genre principalement aux bassins amazonien et guyanais.
Les travaux taxonomiques en cours soulignent la nature dynamique d’Aequidens, avec des descriptions récentes telles que Aequidens pirilampo (OLIVEIRA & Al., 2024) provenant du cours supérieur du Rio Correntes[2] dans le biome du Cerrado brésilien, illustrant les améliorations continues apportées grâce aux données moléculaires et morphologiques.

Rio Correntes.
Cette espèce, caractérisée par des barres obliques sombres sur les flancs et des motifs de coloration uniques, met en évidence les difficultés persistantes liées à la résolution des complexes d’espèces au sein du genre.
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POSITION PHYLOGENETIQUE
Aequidens est un genre de cichlidés néotropicaux appartenant à la famille des Cichlidés, à la sous-famille des Cichlinae, et plus précisément à la tribu des Cichlasomatini.
Ce positionnement place Aequidens parmi les divers cichlidés d’Amérique du Sud, les « Cichlasomatini » formant l’un des trois clades majeurs des Cichlinae avec les Geophagini et les Heroini.
La tribu des « Cichlasomatini » est monophylétique et groupe frère des Heroini, ces deux groupes étant eux-mêmes le groupe frère des « Astronotini » (incluant Astronotus), selon des analyses phylogénétiques moléculaires complètes qui précisent la structure générale des cichlidés néotropicaux.
Les analyses moléculaires, notamment celles des années 2000 et 2010 utilisant des marqueurs mitochondriaux (par exemple, l’ARNr 16S, le cytochrome b, ND4) et nucléaires (par exemple, l’intron S7, RAG1, RAG2), ont confirmé la monophylie d’Aequidens sensu stricto au sein des Cichlasomatini, qui regroupent des espèces comme Aequidens diadema et Aequidens tetramerus.
Ces études, portant sur jusqu’à 3 868 paires de bases réparties sur de multiples lieux et utilisant des méthodes telles que l’inférence bayésienne [1]et le maximum de vraisemblance, présentent des probabilités postérieures élevées (par exemple, BPP 1,00) et des valeurs de bootstrap [2]importantes (par exemple, MLBS 83–100) pour ce clade, le distinguant ainsi d’anciens congénères réattribués à des genres tels que Krobia et Andinoacara.
Des travaux antérieurs suggéraient la paraphylie [3]d’Aequidens par rapport à Cichlasoma, mais un échantillonnage plus précis et des approches multisites ont permis de démontrer qu’Aequidens constitue une lignée monophylétique distincte au sein du sous-clade des « Cichlasomatinae ».
Les synapomorphies morphologiques définissant Aequidens comprennent une dentition uniforme sur l’ensemble des mâchoires, une structure pharyngienne spécialisée adaptée à l’alimentation durophage et un nombre constant de trois épines à la nageoire anale.
Ces caractéristiques confirment sa position au sein des Cichlasomatini, mais le distinguent de groupes externes comme Heroini.
Ces traits, combinés à la forme du corps et à la disposition des écailles, ont été corroborés par des analyses cladistiques intégrant 96 caractères morphologiques et des données moléculaires, apportant un soutien solide aux limites du genre malgré une instabilité taxonomique historique.
Au sein des Cichlasomatini, le genre « Aequidens » est plus étroitement apparenté à « Cichlasoma », les deux formant le sous-clade monophylétique des Cichlasomatinae (BPP 1.00, MLBS 88), et « Krobia » étant leur groupe frère immédiat.
Des affinités plus larges relient ce groupe à d’autres sous-clades de Cichlasomatini, notamment les Andinoacarines (par exemple, « Andinoacara », groupe frère de « Bujurquina » et « Tahuantinsuyoa ») et les Nannacarines (par exemple, « Nannacara » et « Cleithracara »), bien que les relations basales entre ces derniers présentent des branches courtes, témoignant d’une diversification rapide.
Le regroupement historique d’Aequidens avec les cichlidés d’Amérique centrale, tels que ceux appartenant aujourd’hui au genre Heroini, a été résolu grâce à ces phylogénies, soulignant son endémicité sud-américaine.
ESPECES RECONNUES
Le genre « Aequidens » comprend actuellement 18 espèces reconnues, toutes endémiques des systèmes d’eau douce d’Amérique du Sud, notamment l’Amazone, l’Orénoque et les bassins côtiers du Brésil, du Venezuela, du Guyana, du Suriname et de la Colombie.
Ce nombre tient compte des révisions taxonomiques en cours, la plus récente étant « Aequidens pirilampo », décrite en 2024 dans le cours supérieur du rio Correntes, dans le bassin du rio Paraguai, au Brésil.
De nombreuses espèces étaient initialement classées dans des genres plus vastes comme Cichlasoma avant d’être réattribuées à Aequidens, et ce nombre pourrait augmenter à mesure que les inventaires des bassins amazoniens continuent de révéler une diversité cryptique.

Vous trouverez ci-dessous une liste des espèces valides, avec des informations clés telles que les noms communs (lorsqu’ils sont établis), la taille maximale observée, la localité type, les synonymes notables et le statut de conservation UICN (la plupart sont classées comme Préoccupation mineure [LC] en raison de leur large distribution, bien que les données restent limitées pour certains taxons à aire de répartition restreinte).
- Aequidens chimantanus – INGER, 1956: Sans nom commun ; longueur maximale : 10,2 centimètres LS ; localité type : Río Abácapa, Chimantá-tepui, Venezuela ; endémique des cours d’eau des tepuis ; LC.
- Aequidens diadema – HECKEL, 1840: Sans nom commun ; longueur maximale : 11,8 centimètres LS ; localité type : bassin du río Orinoco, Venezuela ; synonyme : Heros diadema ; LC.
- Aequidens epae – KULLANDER, 1995 : Sans nom commun ; longueur maximale : 11,3 centimètres LS ; localité type : rio Xingu, Brésil ; LC.
- Aequidens gerciliae – KULLANDER, 1995: Sans nom commun ; longueur maximale : 12,8 centimètres LS ; localité type : rio Tapajós, Brésil ; LC.
- Aequidens mauesanus – KULLANDER, 1997: Cichlidé sud-américain ; max. 13,4 cm LS ; localité type : Río Maués, Amazonas, Brésil ; LC.
- Aequidens metae – EIGENMANN, 1922: Acara jaune ; max. 12,5 centimètres LS ; localité type : Río Meta, bassin de l’Orénoque, Colombie ; répandu en Colombie et au Venezuela ; LC.
- Aequidens michaeli – KULLANDER, 1995: Sans nom commun ; max. 20,0 centimètres LT ; localité type : Río Tocantins, Brésil ; LC.
- Aequidens pallidus – HECKEL, 1840: Acara pâle ; max. 14,3 centimètres LS ; localité type : Guyane (probablement Suriname) ; Synonymes : Acara pallida, Cichlasoma pallidum ; LC.
- Aequidens paloemeuensis – KULLANDER & Nijssen, 1989: Sans nom commun ; max. 9,5 centimètres LS ; localité type : rivière Paloemeu, Suriname ; endémique du bassin versant de la Marowijne ; LC.
- Aequidens patricki – KULLANDER, 1984: Sans nom commun ; max. 11,6 centimètres LS ; localité type : rivière Essequibo, Guyana ; aire de répartition restreinte au Bouclier guyanais ; LC, bien que les données soient insuffisantes pour certaines populations.[13][24]
- Aequidens pirilampo – OLIVEIRA & Al., 2024: Acara luciole ; max. 9,5 centimètres LS ; localité type : cours supérieur du rio Correntes, bassin du rio Paraguai, Brésil ; nouvelle pour la science, coloration verte irisée ; pas encore évalué.[9][13][25]
- Aequidens plagiozonatus – KULLANDER, 1984 : Pas de nom commun ; maximum. 10,3 centimètres SL ; localité type Rio Araguari, Brésil; noté pour les barres de corps obliques ; LC.
- Aequidens potaroensis – EIGENMANN, 1912 : Pas de nom commun ; maximum. 10,0 centimètres SL ; localité type Potaro River, Guyane ; LC.
- Aequidens rondoni – Miranda RIBEIRO, 1918 : Pas de nom commun ; maximum. 9,7 centimètres SL ; localité type Rio Madeira, Brésil; synonyme Cichlasoma rondoni; LC.
- Aequidens superomaculatum – HERNANDEZ-ACEVEDO et Al., 2015 : Pas de nom commun ; maximum. 6,5 centimètres SL ; Localité type : bassin du río Orinoco, Colombie ; nommé d’après la tache dorsale ; LC.
- Aequidens tetramerus – HECKEL, 1840 : Cichlidé selle (espèce type) ; max. 14,0 centimètres LS (19,2 centimètres LT) ; localité type : río Orinoco, Venezuela ; synonymes : Acara tetramera, Cichlasoma tetramerum ; répandu dans les bassins de l’Amazone et de l’Orénoque ; LC.
- Aequidens tubicen – KULLANDER & FERREIRA, 1991 : Acara trompette ; max. 11,6 centimètres LS ; localité type : rio Trombetas, Brésil ; endémique du bassin versant du Trombetas ; LC.
- Aequidens viridis – HECKEL, 1840 : Acara vert ; max. 16,5 centimètres LS ; localité type : Guyane ; Synonymes : Acara viridis, Cichlasoma viride ; LC.
- Aequidens viridis
- Aequidens chimantanus
- Aequidens epae
- Aequidens gerciliae
- Aequidens mauesanus
- Aequidens mauesanus
- Aequidens pallidus
- Aequidens paloemeuensis
- Aequidens pirilampo
- Aequidens plagiozonatus
- Aequidens-metae
- Aequidens michaeli
- Aequidens pallidus
- Aequidens patricki
- Aequidens plagiozonatus
- Aequidens rondoni
- Aequidens superomaculatum
- Aequidens tetramerus
- Aequidens tubicen
Il convient de noter que certaines espèces anciennement classées dans le genre Aequidens, telles que « Aequidens pulcher » (acara bleu), désormais « Andinoacara pulcher », ont été reclassées dans d’autres genres sur la base d’analyses phylogénétiques, parmi lesquelles :
- Aequidens biseriatus – REGAN, 1913 => Andinoacara biseriatus – REGAN, 1913.
- Aequidens chimantanus – INGER, 1956 => Andinoacara chimantanus – INGER, 1956.
- Aequidens coeruleopunctatus – KNER, 1863 => Andinoacara coeruleopunctatus – KNER, 1863.
- Aequidens latifrons – STEINDACHNER, 1878 => Andinoacara latifrons – STEINDACHNER, 1878.
- Aequidens rivulatus – GÜNTHER, 1860 => Andinoacara rivulatus – GÜNTHER, 1860.
- Aequidens sapayensis – REGAN, 1903 => Andinoacara sapayensis – REGAN, 1903.
- Andinoacara chimantanus
- Andinoacara coeruleopunctatus
- Andinoacara latifrons
- Andinoacara sapayensis
- Andinoacara rivulatus
- Andinoacara biseriatus
Les évaluations de conservation sont préliminaires pour de nombreuses espèces, et la perte d’habitat en Amazonie menace encore les espèces endémiques à aire de répartition plus restreinte.
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A PROPOS DE AEQUIDENS SP. JENARO HERRERA
KULLANDER a rapporté ce cichlidé sud-américain du Pérou pour la première fois en 1981.
C’est KULLANDER qui l’identifia pour la première fois, en 1981.

Le poisson n’a pas encore été décrit et ne possède donc pas encore de nom valide, il est donc connu sous l’appellation de « Aequidens sp. Jenaro Herrera » et reste encore une espèce non décrite.
Aequidens sp. Jenaro Herrera ressemble fortement aux espèces :
- Aequidens pallidus ;
- Aequidens diadema ;
- Aequidens metae.
…sans que personne à ce stade ne puisse véritablement trancher !
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AIRE DE REPARTITION/HABITAT NATUREL
Cette espèce vit dans le nord-ouest du Pérou, dans la partie inférieure du Rio Ucayali.
Les premiers spécimens ont été capturés aux alentours de Jenaro Herrera.
Elle y évolue dans des biotopes typiques d’eaux noires, à une température relativement élevée de 28°C, où le fond est recouvert d’une épaisse couche de feuilles mortes sur laquelle reposent de nombreuses branches, formant ainsi de multiples cachettes.
Parmi les autres espèces présentes dans cette zone, on trouve :
- Laetecara flavilabris ;
- Apistogramma nijseni ;
- Crenicihla sp., ;
- Crenuchus spilurus ;
- Pyrrhulina brevis ;
- Pyrrhulina laeta ;
- Curimata sp. ;
- …
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CARACTÉRISTIQUES
Les Aequidens sp. Jenaro Herrera ressemblent fortement à Aequidens diadema, mais s’en distinguent aussi facilement.
Ce poisson atteint une taille d’environ 15 centimètres.
La partie supérieure de la base de la nageoire caudale présente une tache noire arrondie.
Les principales caractéristiques de sa coloration sont une bande longitudinale noire s’étendant de l’arrière de l’œil jusqu’à la base de la nageoire caudale, et une grande tache latérale noire rectangulaire partant de la base de la nageoire dorsale (entre le neuvième et le douzième rayon dur) jusqu’à la bande longitudinale.
Le poisson possède également une bande verticale noire, partant de l’arrière de l’œil et se dirigeant vers la gorge sans toutefois l’atteindre.

L’opercule présente de magnifiques reflets verts métalliques.
Sous la bande longitudinale, les flancs arborent également cette coloration verte métallique.
La partie des flancs située au-dessus de la bande longitudinale est brunâtre.
Les nageoires impaires présentent une légère teinte rougeâtre.
Leurs caractéristiques principales sont les rayures verticales noires qui s’étendent de la tête à la nageoire caudale,
ainsi que la tache rectangulaire présente de la nageoire dorsale à la rayure longitudinale.
Les opercules et la partie inférieure des flancs présentent de magnifiques reflets métalliques vert irisé, tandis que le reste du corps est brunâtre.

L’espèce Aequidens sp. Jenaro Herrera présente des nageoires et un corps plus rougeâtres, ainsi que des reflets verts plus marqués sur la moitié inférieure du corps, comparativement à Aequidens diadema.
Cependant, la différence la plus cruciale réside peut-être dans le petit triangle noir situé juste derrière l’œil.
Dans son rapport, KULLANDER décrit néanmoins que les variations observées chez les individus capturés à Jenaro Herrera sont plus importantes au sein du même groupe qu’avec la variante du Rio Negro, notamment en ce qui concerne la tache noire sur la joue.
Il est donc fort probable qu’il s’agisse simplement d’une variante locale d’Aequidens diadema.
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DIMORPHISME SEXUEL
Le dimorphisme sexuel est difficile à établir car il n’existe aucune différence observable et par conséquent, le sexe des poissons ne peut être déterminé avec certitude sur la base des caractéristiques externes.

Les sexes sont relativement difficiles à distinguer, mais les mâles sont généralement légèrement plus longs et ont des nageoires plus longues sur les nageoires dorsale, caudale et anale.
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ESPECES APPARENTEES
Comme cela a déjà été évoqué, les espèces les plus proches de Aequidens sp. Jenaro Herrera sont :
- Aequidens pallidus – HECKEL, 1840 ;
- Aequidens diadema – HECKEL, 1840 ;
- Aequidens metae – EIGENMANN, 1922.
Ces trois cichlidés présentent la même morphologie et la même tache latérale.
Cependant, contrairement à Aequidens sp. Jenaro Herrera, les spécimens adultes de ces espèces ne présentent pas la combinaison des trois caractéristiques suivantes :
- une bande longitudinale noire ;
- des reflets verts sur la partie ventrale du corps ;
- une coloration rouge des nageoires.
L’Aequidens sp. Jenaro Herrera péruvien est très différent et pourrait s’avérer être une espèce distincte, tout comme certaines formes actuellement considérées comme appartenant au genre « diadema ».
Ceci fait écho à la situation de nombreuses espèces comme les Mesonauta spp. qui se révèlent être un complexe d’espèces similaires.
Par conséquent, il est conseillé de maintenir séparément les Aequidens diadema et tous les autres Aequidens – sans exception – provenant de différentes sources/régions afin d’éviter toute hybridation accidentelle.
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COMPORTEMENT
Ces cichlidés sont légèrement agressifs et il est préférable de ne pas les maintenir avec des poissons plus petits.
Ces derniers sont facilement confondus avec de la nourriture, et un banc de ces petits poissons sera rapidement décimé.

On peut observer ce comportement prédateur sur des spécimens sauvages maintenus, par exemple, avec un banc de tétras citron : Après seulement une journée, plusieurs individus auront disparu…
Même de jeunes Aequidens sp. Jenaro Herrera à moitié adulte, sont capables de chasser ces characidés !
Un éleveur a rapporté qu’un Crenicichla alta adulte présent dans le même bac que des Aequidens sp. Jenaro Herrera était régulièrement mis en échec par ces cichlidés, en particulier lorsqu’il distribuait des éperlans congelés, car les Aequidens sp. Jenaro Herrera se jetaient sur la nourriture comme une flèche, sans même lui laisser le temps de s’approcher.
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AQUARIUM
Aequidens sp. Jenaro Herrera préfère un aquarium d’au moins un mètre de long.

On utilise du gravier fin ou du sable comme substrat, ainsi que de grosses pierres et du bois flotté pour créer des cachettes. Ces cichlidés laissent les plantes tranquilles, ce qui permet de les utiliser comme décoration.
Ils peuvent être maintenus dans une eau douce à moyennement dure.
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ÉLEVAGE & ALIMENTATION & REPRODUCTION
Pour se reproduire, ces poissons doivent être maintenus dans une eau douce et acide.
Ils pondent sur un substrat ouvert, ce qui les distingue d’Aequidens diadema, avec lequel ils sont souvent confondus et qui est réputé incubateur buccal.
Les œufs sont déposés sur un substrat horizontal, de préférence des galets arrondis.
Les Aequidens sp. Jenaro Herrera juvéniles peuvent être nourris avec des nauplies d’Artemia et des aliments en poudre.
Cette espèce pratique l’incubation sur substrat : les deux parents préparent un site de ponte sur une pierre lisse ou une racine.

Ils privilégient souvent les surfaces inclinées ou verticales aux surfaces horizontales, si possible.
Aequidens sp. Jenaro Herrera est une variété reproductrice fantastique qui s’épanouit véritablement en aquarium.
Les mâles arborent leurs plus belles couleurs, surtout pendant la période de reproduction.
Il est préférable de les maintenir en couple dans un aquarium d’au moins 80 centimètres de hauteur.
Il faut leur donner un bac bien structuré, décoré avec des racines et d’autres petits éléments de décoration.
Des galets plats conviennent parfaitement et serviront également de support de ponte.
Comme ils fouillent le substrat à la recherche de nourriture, un fond sableux est recommandé.
L’eau doit être moyennement dure à dure.
Les mâles atteignent une taille d’environ 20 centimètres.
Ils peuvent cohabiter avec d’autres poissons, comme les vivipares, mais il est préférable d’éviter les invertébrés.
Il faut nourrir ces cichlidés avec des aliments secs ou en flocons pour cichlidés sachant qu’il est possible, occasionnellement, de leur donner des aliments vivants ou congelés tels que des artémias, des vers ou des larves de moustiques.
Cette espèce pratique l’incubation sur substrat, c’est-à-dire que les deux parents préparent un site de ponte sur une pierre lisse ou une racine sur lequel ils déposeront, féconderont et incuberont leurs œufs.
Ils privilégient souvent les surfaces inclinées ou verticales aux surfaces horizontales, si possible.
Contrairement à Aequidens diadema, cette espèce n’est pas une incubatrice buccale larvophile, mais une incubatrice sur substrat.
Elle creuse une fosse à proximité du site de ponte où les larves sont déposées après l’éclosion.

Les deux parents défendent efficacement les alevins durant la période initiale.


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CLASSIFICATION
- Classe: Actinopterygii
- Ordre: Perciformes
- Famille: Cichlidae
- Sous-famille: Cichlinae
- Genre: Aequidens
- Espèce: diadema
Rang : Espèce
Descripteur : HECKEL
Année description : 1840
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LE COMPLEXE DE TYPE « DIADÈME »
KULLANDER (1986) suggère que les « vrais Acaras » sont les plus colorés, il recense dans cette catégorie :
- Aequidens diadema ;
- Aequidens patricki ;
- Aequidens metae ;
- Aequidens pallidus ;
- et un certain nombre d’espèces non décrites.
Toutes ces espèces forment un groupe distinct des autres Aequidens.
Ces espèces ont toutes des points et / ou des lignes bleu irisé sur les joues et des écailles avec des bords bordés de noir dans l’abdomen.
De plus, les Aequidens diadema ont tous une tache en forme de selle dans le dos qui peut s’étendre dans la nageoire dorsale.
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NOMS
- Nom scientifique : Aequidens diadema
- Protonyme : Acara diadema.
Il n’existe pas de nom vernaculaire français réellement standardisé.
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NOMS COMMUNS
- Sokkelokirjoahven Finlande
- Diadem-Buntbarsch (Allemand) Allemagne
- 宽口宝丽鱼 Kuan kou bao li yu (Mandarin) Chine
- 寬口寶麗魚 Kuan kou bao li yu (Mandarin) Chine
- …
Dans les communautés locales, il est parfois nommé « mojarra real » en raison de son éclat coloré évoquant un « diadème ».
Noms communs utilisés dans le commerce :
- Cichlidé diadème ;
- Mojarra diadema ;
- …
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SYNONYMES
L’espèce a parfois été confondue avec :
- Aequidens metae ;
- certains Krobia ;
- d’autres Aequidens proches.
Le seul synonyme connu est « Acara diadema – HECKEL, 1840 ».
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ETYMOLOGIE
Le mot Aequidens vient des termes latins :
- du mot « aequus » qui signifie « égal » ;
et
- du mot « dens », « dentis » qui signifie « dent ».
Le genre « Aequidens » se traduit grossièrement par « Poisson à dents égales » et fait évidemment référence à la dentition homogène du genre.
Le mot « diadema » vient du grec et signifie « couronne » : il met en évidence l’aspect couronné de l’Aequidens diadema.
Ce mot « diadema » fait probablement référence aux motifs brillants rappelant un diadème.
Le mot « Acara » vient du verbe portuguais « acarar » qui veut dire « faire face » ou « se confronter ».
C’est un rappel du tempérament de ce poisson pacifique mais capable d’aller défendre son territoire ou/et sa progéniture.
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DESCRIPTION
Le genre Aequidens (les vrais Acaras) a été récemment (1986) reclassé par KULLANDER.
Le genre contient une bonne quinzaine (et plus !) d’espèces issues des bassins versants de l’Orénoque, de l’Amazonie, du Tocantins, de Paranaiba et du Paraguay.
Cette espèce a été décrite pour la première fois par HECKEL en 1840.
Les premiers spécimens provenaient du cours supérieur du Rio Negro, mais on la trouve également dans le bassin de l’Orénoque, en Colombie et au Venezuela, ainsi que dans le bassin du Juruá, au Pérou.
Selon KULLANDER, l’espèce serait aussi présente dans le Rio Negro, au Brésil et en Colombie.
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CRITERES D’IDENTIFICATION
Les principaux critère d’identification de ce cichlidé sont :
- Un corps jaune doré à brun ;
- La présence de reflets bleus métalliques ;
- L’existence d’une bande sombre latérale ;
- Le point noir placé sous l’œil ;
- Des nageoires bordées de bleu.

Aequidens diadema possède un corps allongé et aplati latéralement.
Cette espèce est souvent confondue avec les autres membres du genre « Aequidens sp. Jenaro Herrera » et Aequidens metae présentent des similitudes morphologiques et de coloration.
Aequidens diadema se distingue principalement par un nombre réduit de vertèbres abdominales et d’écailles sur son flanc.
Sa coloration est plus brune, les ornements de ses joues arborent une teinte dorée (contrairement aux autres espèces du genre, plus turquoise), et la tache latérale est située plus en arrière.
La plupart des espèces d’Aequidens présentes dans les expéditions de captures sauvages devraient être considérées comme des prises accessoires.
On ne capture donc pas spécifiquement ces Aequidens, mais on les trouve plutôt au hasard des pêches réalisées et dans les filets qui sont relevés.
De nombreuses espèces d’Aequidens deviennent assez grandes (entre 24 et 30 centimètres).
La plupart des espèces sont assez faciles à garder en aquarium.
Il faut bien savoir, surtout, que les variétés du complexe diadema sont belles et devraient gagner en popularité à mesure qu’elles sont proposées sur le marché aquariophile.
Aequidens metae est l’espèce d’Aequidens la plus connue mais souvent peu présente dans les aquariums.
L’espèce Aequidens diadema a été décrite pour la première fois par HECKEL en 1840.
Les premiers spécimens provenaient de la partie amont du Rio Negro et on peut également en trouver aussi dans le bassin de l’Orénoque en Colombie, au Venezuela et dans le bassin de Jurua au Pérou.
Selon KULLANDER, l’espèce se trouve également dans le Rio Negro au Brésil et en Colombie.
KULLANDER (1986) a décrit que les différences morphologiques entre les Aequidens diadema de différents sites pourraient signifier que la forme du Pérou est plutôt une forme non décrite (Aequidens cf. Diadema), puisque les premiers spécimens provenaient du Rio Negro.
L’Aequidens diadema issu du Rio Negro a généralement augmenté en taille et est légèrement plus gros (18 à 20 centimètres) que la forme originaire du Pérou.
Il existe aussi quelques différences de couleurs entre ces deux espèces d’Aequidens diadema issus de pays différents.
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MORPHOLOGIE
Le corps du cichlidé d’Aequidens diadema est étiré et aplati sur le côté : Le corps de forme ovale est haut et comprimé latéralement avec une musculature puissante et un profil relativement allongé ce qui lui donne une allure robuste.

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Les nageoires dorsale et anale du cichlidé du diadème sont allongées longtemps à l’arrière.
Les Aequidens diadema ont obtenu leur nom de la ligne qu’ils ont entre les yeux, qui est la marque de ponctuation de l’espèce du genre auquel elle ressemble le plus.
Aequidens metae ressemble à un Aequidens diadema.
Ils sont légèrement plus grands que leurs congénères péruviens Aequidens sp. « Janero ».
L’Aequidens diadema possède une morphologie typique des cichlidés d’Amérique du Sud : un corps ovale, modérément allongé, légèrement comprimé latéralement.
Ce qui le distingue, c’est avant tout sa livrée particulièrement lumineuse.
Son corps présente une base gris-bleu iridescente, ponctuée de taches turquoise scintillantes et de reflets dorés.
Une bande horizontale sombre traverse l’œil jusqu’à la base de la nageoire caudale, souvent plus prononcée chez les individus en période de stress ou de reproduction.
La nageoire dorsale est allongée, ourlée de rouge ou d’orangé, tout comme les bords de la nageoire anale.
Sa nageoire caudale est arrondie, tandis que les nageoires pelviennes sont légèrement effilées.
Lorsqu’il parade ou se prépare à la reproduction, le mâle exhibe des couleurs plus vives et des motifs accentués, notamment un éclat métallique sur les joues, d’où l’origine du nom « diadema ».
Aequidens diadema possède une présence indéniable : Il possède un corps large et assuré, des reflets bleus et verts qui captent la lumière, et une façon de se déplacer calme et posée qui lui donne l’allure d’un noble résident plutôt que d’un simple poisson de compagnie.
À l’âge adulte, il devient un cichlidé assez grand et imposant et c’est le genre de poisson qui s’impose naturellement comme pièce maîtresse dans un aquarium sans jamais avoir besoin de se faire remarquer autrement que par sa prestance.

Il y a quelque chose de presque royal dans la façon dont un Acara royal entre dans une pièce, même s’il ne s’agit que d’un aquarium.
Le mâle a une couleur grisâtre dans la nageoire dorsale.
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Corps
Il possède un corps robuste, ovale, comprimé latéralement et relativement allongé.

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Tête
Sa tête est terne et forte, le front est arrondi de façon convexe au niveau du front et elle est de forme pointue.
Sur la tête sont il y a une paire de narines qui n’ont pas de fonction respiratoire mais une fonction olfactive.
Les yeux sont relativement grands.

La bouche est petite et plate avec des lèvres pleines/charnues, elle est placée en position terminale adaptée à une alimentation opportuniste.
La bouche est protractile et à l’intérieur, elle renferme deux autres mandibules pharyngiennes supplémentaires munies de dents robustes.
L’agencement des muscles de la mastication permet aux deux mandibules de se mouvoir indépendamment pour mâcher des aliments souvent trop gros pour être avalés en une seule bouchée.
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Nageoires
La structure des nageoires est caractéristique du genre Aequidens.

La nageoire caudale est de forme trapézoïdale, à la marge arrondie.
La nageoire caudale, arrondie à tronquée, compte 14 rayons principaux, tandis que les nageoires pectorales, dépourvues d’écailles, possèdent 12 à 15 rayons et facilitent la manœuvrabilité.
Le pédoncule caudal est large mais bien distingué.
Les nageoires pelviennes comprennent une épine et cinq rayons, avec d’éventuelles extensions filamenteuses.
les nageoires pectorales, trapézoïdales et très allongées, ont un bord légèrement arrondi.
Les nageoires ventrales sont allongées et triangulaires, elles possèdent un apex pointu.
La nageoire dorsale est longue et possède 14 à 17 épines et 10 à 14 rayons mous, les épines étant de plus en plus longues vers l’arrière.
La nageoire dorsale, de forme trapézoïdale et soutenue par 14 épines rigides et 11 ou 12 rayons mous, recouvre la majeure partie du dos et se termine par un long lobe postérieur partant de l’apex haut du corps allongé et pointu.
Les nageoires dorsale et anale se terminent en pointe.
La nageoire anale, placée très en arrière et de forme triangulaire, se termine par un long lobe postérieur dont l’apex inférieur est allongé et pointu ;
La nageoire anale est très développée.
La nageoire anale possède 3 épines et 7 à 10 rayons, souvent avec des rayons médians allongés formant des filaments chez les adultes.
L’opercule branchial est équipé d’un préopercule articulé.
Des extensions sont parfois visibles chez les mâles adultes.
Cette configuration des nageoires permet la locomotion aussi bien benthique que pélagique.
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Ecailles
Les écailles sont principalement cténoïdes sur les flancs et la région prépelvienne, avec 25 à 30 écailles sur la ligne latérale (E1).
La squamation prédorsale, trisériée, est cycloïde et légèrement plus petite que les écailles du corps.
La dentition est composée de dents coniques unicuspides uniformes, disposées sur plusieurs rangées sur les mâchoires et dont la taille diminue à partir de la symphyse.
Les dents pharyngiennes de la mâchoire inférieure sont robustes et adaptées au broyage des mollusques et des crustacés, témoignant d’une grande polyvalence alimentaire.
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COLORATION
Aequidens diadema a une allure noble avec sa coloration jaune métallique et ses marques faciales bleutées, renforcée par son tempérament relativement calme.

Ses couleurs peuvent subtilement varier selon son humeur et la lumière, lui conférant une allure dynamique, presque métallique, qui le rend fascinant bien après la première impression.
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Corps
La couleur de base du cichlidé du diadème varie de turquoise à grisâtre, bleuâtre, verdâtre, jaunâtre à orange-rougeâtre.
Au milieu du corps, il y a une bande longitudinale noire des couvertures branchiales à la nageoire caudale.
Des taches jaunâtres et rouges peuvent apparaître en dessous et au-dessus de cette bande longitudinale d’Aequidens diadema.
Au niveau du milieu du corps, une autre bande transversale sombre s’étend de l’arrière vers la bande longitudinale.

Les jeunes spécimens sont de couleur gris-vert, avec des nuances rosées, avec seulement une tache sombre au centre du côté.
Parfois, il existe des bandes transversales de couleur jaunâtre.
La livrée des spécimens adultes est très colorée.
le dos est vert olive tandis que le ventre est gris argenté.
À mi-chemin du flanc, il y a une autre ligne, transversale, de la même couleur.

une ligne longitudinale commence à partir de l’œil, couleur noire ou brun foncé, atteignant l’extrémité du pédoncule caudal
L’ensemble de deux lignes forment une sorte de « T inversé » ; sur le front, on trouve quelques vermillons vert foncé ou brun.

Une caractéristique particulière de cette espèce est l’apparition de barres noires sur leur corps lorsqu’elles sont stressées.
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Tête
De nombreuses lignes ondulées et brunâtres courent sur la tête.
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Nageoires
Les nageoires présentent généralement une couleur rougeâtre.


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AGE MAXIMUM
L’âge maximal atteint par Aequidens diadema est actuellement inconnu.
En revanche, il n’est pas rare que des Aequidens atteignent l’âge honorable de 10 ans.
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TAILLE
La taille moyenne est de 15 à 20 centimètres dans le cadre d’une maintenance en aquarium.

Il semblerait même que certains grands mâles peuvent dépasser cette taille dans de très grands bacs.
Dans la nature, Aequidens diadema mesure au maximum environ 12 à 13 centimètres de longueur.
FishBase indique une taille standard maximale de 11,8 centimètres SL.
Seule la variété originaire du Pérou peut atteindre une longueur d’environ 20 centimètres, ce qui reste assez exceptionnelle.
Les mâles sont généralement légèrement plus grands et ont plus de points (rayures).
Les mâles ont également plus de couleur dans la nageoire dorsale que les femelles.
Les mâles ont atteint presque le double de la taille des femelles.
Après 2 ans de grossissement en aquarium, des mâles, les plus gros, mesuraient 15 centimètres, à contrario, les femelles issues du même groupe initial, mesuraient un peu plus de 10 centimètres.
Les Aequidens diadema du Rio Negro étaient généralement légèrement plus grands (18 à 20 centimètres) que la forme péruvienne, et présentaient également des différences de coloration.
En revanche, ces espèces «Aequidens cf. Diadema» sembleraient avoir une taille bien supérieure et atteindraient pour les plus gros exemplaires 20 centimètres environ.
KULLANDER (1986) écrit que les différences morphologiques entre les Aequidens diadema provenant de différents sites pourraient indiquer que la forme péruvienne est plus probablement une forme non décrite (Aequidens cf. Diadema), puisque les premiers spécimens provenaient du Rio Negro.
Ce poisson provient également du Pérou, et son habitat naturel se situe dans les bassins Ueayali et Nanay.
Donc, tout à la fois des eaux claires et des eaux noires.
Ces bassins sont dans le secteur du bas Ucayali, dans le nord-est du Pérou. Les premiers spécimens furent pêchés dans les environs de la localité de Jenaro Herrera
C’est Kullander qui l’identifia pour la première fois, en 1981.
Mesurant un peu moins de 13 centimètres à sa taille maximale, il s’intègre parfaitement dans un aquarium de taille moyenne pour cichlidés sans nécessiter un espace important, mais un volume minimum de 200 litres lui permettra tout de même d’établir confortablement son territoire.
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DIMORPHISME SEXUEL
Les Aequidens diadema sont des poissons monomorphes[6].

Les sexes sont difficiles à distinguer, mais les mâles sont généralement légèrement plus grands.

Les mâles ont tendance à devenir plus gros que les femelles.
La femelle est donc souvent plus petite et plus trapue.
On peut voir une certaine différence si l’on compare la papille génitale, qui est légèrement plus grosse chez l’homme, tandis que celle de la femelle est un peu plus pointue.
Un des moyens les plus facile pour différencier le mâle de la femelle est la taille et l’embonpoint du poisson.
Les mâles adultes ont des nageoires avec des filaments extrêmement longs, qui sont plus courts et plus arrondis chez les femelles, en particulier sur la nageoire dorsale.
Les mâles sont en partie plus grands, leur couleur est plus lumineuse.

Quand ils grandissent, ils prennent leur pleine couleur.
Taille maximale du mâle : 12-13 centimètres.

Mâle.
Taille maximale de la femelle : 12 centimètres.

Femelle.
Il est possible qu’en aquarium, compte tenu de bonnes conditions de maintenance, les tailles respectives de ce poisson puissent être dépassées de 1 à 2 centimètres.
Autre critère de différenciation des sexes, il a parfois été remarqué au fil du temps que le mâle pouvait développer une certaine bosse frontale que la femelle ne possédait pas.
Ce n’est pas critère systématique mais il peut, suivant les cas et l’âge du poisson, aider à déterminer son sexe !
Les mâles adultes ont des nageoires avec des filaments extrêmement longs, qui sont plus courts et plus arrondis chez les femelles, en particulier sur la nageoire dorsale.
Les mâles ont des nageoires dorsales et anales étendues.
Ils affichent généralement aussi une coloration plus vive.
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COMPORTEMENT
CARACTERE
Les espèces d’Aequidens présentent des structures sociales variées selon leur stade de développement.
Les juvéniles forment des bancs lâches où leurs rayures verticales noires et blanches bien visibles servent de stimuli optomoteurs, favorisant la cohésion du groupe et la protection contre les prédateurs.
Le comportement grégaire est typique des premiers stades de développement, permettant aux jeunes poissons d’acquérir de l’expérience en matière de mouvements coordonnés.
En revanche, les adultes sont territoriaux, établissant et défendant des espaces personnels près des rochers et de la végétation.
En milieu naturel, Aequidens diadema vit généralement en couple ou en petits groupes lâches dans les zones calmes de la rivière.
C’est un poisson benthophage[7] (qui se nourrit d’organismes vivant sur ou dans le fond), consommant principalement des invertébrés, des microcrustacés et des débris végétaux.
Il est diurne, actif surtout le matin et en fin d’après-midi, période pendant laquelle il passe le plus clair de son temps à fouiller le substrat avec sa bouche protractile, typique des cichlidés.
Lorsqu’un couple se forme, il devient très uni, établissant un territoire autour d’un abri naturel (souvent une cavité dans une souche ou une dépression dans le sable), où il nettoie le site pour la ponte.
Le comportement des Aequidens diadema est particulièrement intéressant et c’est qui est souvent ce qui séduit les aquariophiles.
Installé dans des habitats tels que les ruisseaux courants et les principaux chenaux fluviaux jusqu’aux plaines inondables saisonnières, Aequidens diadema occupe généralement des habitats d’eau claire riches en oxygène, qui offrent un abri dense et des zones plus ouvertes pour la recherche de nourriture.
Leur plan corporel généralisé leur permet de chasser une variété d’invertébrés et les Aequidens diadema les plus gros passeront plus de temps en pleine eau que les jeunes plus timides ou plus prudents qui restent souvent présents parmi la végétation marginale en compagnie des Tétras et des cichlidés nains, ce qui explique pourquoi de jeunes Aequidens diadema sont parfois vus comme des poissons étranges évoluant parmi des grands groupes de Tétras.
Les Aequidens diadema sont des cichlidés qui peuvent se montrer étonnamment interactifs, notamment en apprenant des routines et aussi en reconnaissant la personne qui les nourrit.
Lorsqu’ils forment des couples, leur complicité et leur coordination sont fascinantes à observer.
Ce sont des poissons qui transforment un aquarium en un véritable petit monde à part entière, peuplé d’un personnage principal.
Ce comportement qui rend Aequidens diadema particulièrement attachant grâce à cet équilibre qu’il trouve entre force et sérénité.
En posséder un, ce n’est pas seulement admirer un beau poisson, c’est avant tout partager son espace avec une créature qui a une présence, une personnalité et un charme discret mais captivant.
Si Aequidens diadema est connu pour sa coloration vibrante, il ne faut oublier son comportement territorial.
Aequidens diadema n’est pas franchement agressif, mais suffisamment affirmé pour que le choix des autres poissons de l’aquarium mérite réflexion : Son tempérament se situe dans la moyenne des cichlidés.
Ce n’est pas un poisson pour les débutants complets, mais les aquariophiles intermédiaires, à l’aise avec les cichlidés sud-américains et les eaux douces, devraient trouver en lui une espèce intéressante et gratifiante à élever.
Il possède cette intelligence typique des cichlidés – on a presque l’impression qu’il nous observe mais il n’est ni frénétique ni agressif sans raison.
Au contraire, il a tendance à glisser avec une assurance mesurée, réorganisant parfois son environnement ou explorant toute nouveauté.
Bien que l’espèce soit assez calme et paisible la plupart du temps, elle montre de l’agressivité envers les intrus, en particulier ceux ayant un comportement similaire.
À l’état sauvage, on trouve ces poissons en petits groupes hors période de reproduction.
En aquarium, compte tenu du confinement, ils peuvent aussi être assez agressifs envers leurs congénères et l’éleveur devra veiller à ces petites batailles, parfois intenses pour la domination, que mènent en particulier les mâles dominants : Ces luttes peuvent parfois être fatales.
En fait, c’est un poisson assez calme et paisible qui a besoin d’un territoire pour vivre.
Il quitte assez peu souvent son territoire mais pour autant il ne faut négliger le fait qu’il a besoin d’un espace important pour marquer ce territoire.
Dans la nature, Aequidens vit aussi bien dans les ruisseaux et les chenaux principaux des rivières que dans les plaines inondables saisonnières, il fréquente généralement les eaux claires et riches en oxygène, offrant une végétation dense et des zones plus dégagées pour se nourrir.
Sa morphologie lui permet de chasser une variété d’invertébrés.
Les individus plus âgés passent plus de temps en pleine eau que les jeunes, plus timides, que l’on trouve souvent parmi la végétation de bordure, en compagnie de tétras et de cichlidés nains.
C’est pourquoi on observe parfois des jeunes parmi des bancs de tétras.
Maintenu en petit groupe, dans un aquarium à la bonne taille pour une telle population, leur permettra de s’occuper mutuellement et de choisir leur partenaire au moment de la reproduction, ce qui favorise la formation de couples plus compatibles.
Il est donc nécessaire de prévoir un aquarium suffisamment grand pour leur offrir un répit face à l’agressivité territoriale des couples en période de reproduction.
L’agressivité chez les Aequidens est modérée, caractérisée par des démonstrations, des poursuites et des comportements d’intimidation envers les individus plus petits, bien qu’elle soit moins intense que chez les cichlidés très agressifs.
Des espèces comme «Aequidens pulcher» sont décrites comme semi-agressives, utilisant les rayons épineux de leurs nageoires pectorales, pelviennes, dorsales et anales pour dissuader les menaces lors de confrontations.
Ces comportements contribuent au maintien du territoire, mais n’impliquent généralement pas de violence extrême, sauf en cas de conflit pour les ressources.
Aequidens diadema vit mieux en couple.
Il convient de les maintenir avec des poissons calmes car ils peuvent être un peu timides.
Aequidens» peut également s’attaquer à des espèces de poissons plus petites ou les harceler, influençant ainsi la dynamique des communautés dans les habitats partagés.
La communication repose principalement sur des signaux visuels, notamment l’écartement des nageoires et les changements de couleur lors des affrontements, comme observé dans des études sur l’influence des stéroïdes sur le comportement.
Dans les aquariums, les Aequidens sont généralement des poissons communautaires paisibles adaptés aux aquariums mixtes, bien qu’ils puissent se montrer agressifs envers les compagnons d’aquarium plus petits, ce qui nécessite une sélection d’espèces soignée.
Il ne doit pas cohabiter avec des poissons trop territoriaux et de trop grande taille, trop agressifs qui le placeraient dans une situation de « dominé ».

Ils aiment rester dans des endroits calmes sous une racine ou une pierre.
Attention au décor qui est facilement bouleversé, Aequidens diadema est un cichlidé…
Aequidens diadema est considéré comme :
- relativement paisible ;
- territorial pendant la reproduction ;
- intelligent et curieux ;
- interactif avec son propriétaire.
C’est pourquoi, les aquariophiles décrivent ce cichlidé comme étant particulièrement charismatique.
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COHABITATION
Aequidens diadema est une espèce que l’on qualifiera à comportement modéré et qui peut être maintenue avec ces poissons pourvu que ces derniers soient idéalement de même taille et calmes.
Les poissons sauvages se trouvent en agrégations lâches lorsqu’ils ne se reproduisent pas, et garder un petit groupe les occupe généralement entre eux, tout en leur permettant de choisir leur partenaire au moment de la fraie, ce qui rend les couples bien plus compatibles.
Cela nécessite un aquarium suffisamment grand pour offrir un répit face à l’agressivité territoriale des couples en train de frayer.
Ce Cichlidé modérément agressif est plutôt docile en dehors de la période de reproduction et s’intègre bien dans un aquarium communautaire composé de cichlidés plus grands comme les Heros severum et les Hypselecara coryphaenoides, ainsi que de grands Tétras et de Metynnis hypsauchen, qui apaiseront les cichlidés plus craintifs.
https://youtu.be/qX2oo53gC-A
Les Aequidens diadema peuvent être conservés avec d’autres poissons, à conditions que ces derniers soient relativement calmes car, si les Aequidens diadema se sentent mal à l’aise et bousculés par leurs compagnons de bas, ils peuvent devenir assez timides et mal vivre cette cohabitation forcée.
En revanche, il faudra éviter la cohabitation avec des poissons trop turbulents car il ne faut pas perdre de vue que les petits poissons seront immanquablement mangés.
Aequidens diadema a tendance à stresser avec des partenaires mal adaptés, dans ce cas il manifeste son mal être par l’apparition de barres noires sur l’ensemble de son corps.
Il faut donc veiller avec attention au choix des autres pensionnaires qui seront introduits dans le bac des Aequidens diadema.
On en retiendra donc que ces poissons peuvent être élevés dans un aquarium général avec d’autres cichlidés de taille et de tempérament similaires.
Aequidens diadema a parfois été qualifié de poisson et territorial, ce qui est relativement faux pour ce qui est de l’agressivité qui se manifeste plus particulièrement en période de reproduction.
C’est une attitude extrêmement courante chez beaucoup de cichlidés, au final Aequidens diadema est plutôt paisible avec d’autre espèces et avec les membres de son espèce.
Parmi les rares expériences rapportées de maintenance d’Aequidens diadema, bon nombre d’éleveurs rapportent que l’introduction d’Heros severum dans le bac des Aequidens diadema fonctionne parfaitement.
En compagnie de Heros severum d’une taille de 6 centimètres, tous ces poissons placés dans un aquarium de 120 à 150 centimètres de longueur, le groupe mixte formé se comportera très bien et tous ces cichlidés, ensemble, auront une croissance et une coexistence normales : Les Aequidens diadema atteindront sans difficulté une taille adulte tandis que les Heros severum poursuivent leur croissance qui est plus lente…le tout en parfaite harmonie.
Il faut bien savoir que dans la nature, ces deux espèces sont trouvées régulièrement en compagnie, mais souvent aussi accompagnées de :
- Laetacara flavilabris ;
- Apistogramma nijsseni ;
- Crenicichla ;
- Satanoperca jurupari ;
- Apistogramma bitaeniata ;
- Corydoras melini ;
- Hemigrammus rhodostomus ;
- divers salmonidés ;
- Farlowella vittata ;
- toutes sortes de Tétras ;
- …
L’éleveur qui a la crainte que ses Aequidens diadema ne se régalent des Tétras, car si les Aequidens diadema ne sont pas si agressifs comme leur fausse réputation le dit, il n’en demeure pas moins qu’ils sont toujours affamés et en recherche d’un repas à faire.
Dans un tel bac, Aequidens diadema et Tétras peuvent parfaitement cohabiter et même si l’ensemble des poissons du bac ne reçoit qu’une ration journalière de nourriture.
Certaines expériences relatées font état d’une maintenance d’Aequidens diadema avec des Tétras, en aquarium et contrairement à ce qui se passe en milieu naturel, il n’est pas conseillé de maintenir cette espèce avec de petits Tétras, comme Cardinalis paracheirodon axelrodi ou paracheirodon innesi, car ils peuvent s’en prendre à eux, à fortiori si la différence de taille est importante.
En effet, des petits poissons n’auront pas la même aisance d’évolution et les mêmes espaces échappatoires que dans leur milieu pour échapper à ces prédateurs.
Les Aequidens diadema sont des animaux très intéressants, d’une beauté singulière, qui doivent être maintenus dans de grands et spacieux aquariums, si possible afin qu’ils puissent nager librement, en raison de leur taille.
Dans de trop petits aquariums, il faut aussi prendre en compte le risque d’interactions agonistes entre le mâle et la femelle qui est parfois élevé.
Pour cette raison complémentaires et pour les celles mentionnées auparavant, et parce que le potentiel du comportement de cette espèce n’est pas forcément constant, il n’est pas conseillé de le maintenir dans de petits aquariums.
En théorie, ce ne sont pas des excavateurs, et cela est assez visible dans la forme de leur bouche, par rapport aux espèces d’excavatrices telles que celles du genre Geophagus…et pourtant, ils creusent !
En conclusion, on retiendra de la part de Aequidens diadema, une bonne cohabitation possible avec les :
- Geophagus ;
- grands characidés ;
- Loricariidés ;
- autres cichlidés calmes.
Et d’autre part, il faudra éviter les :
- petits poissons fragiles ;
- espèces hyper agressives.
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ALIMENTATION
EN MILIEU NATUREL
Les espèces du genre Aequidens présentent un régime alimentaire omnivore, consommant une grande variété de matières végétales et animales.
Leur alimentation se compose principalement d’invertébrés tels que :
- des insectes aquatiques : par exemple, des larves de diptères, de trichoptères et de chironomes ;
- des crustacés : par exemple, des cladocères et des copépodes ;
- des vers ;
- des algues ;
- des graines ;
- des feuilles ;
occasionnellement
- des petits poissons ;
ou
- des détritus.
L’analyse du contenu stomacal d’Aequidens tetramerus, une espèce représentative, révèle que les fragments d’insectes aquatiques dominent, représentant jusqu’à 52,76 % de l’indice alimentaire en saison sèche et 38,47 % en saison humide, tandis que les végétaux comme les graines et les algues contribuent à hauteur de 10 à 20 % en volume.[
Les juvéniles ont tendance à intégrer davantage d’éléments herbivores, tels que les algues et les débris végétaux, reflétant des changements ontogénétiques courants chez les cichlidés, bien que les proportions spécifiques varient selon les espèces et l’habitat.
Les espèces d’Aequidens sont principalement benthiques et utilisent leur bouche terminale pour fouiller le substrat, sondant les fonds sableux ou rocheux et les macrophytes à la recherche de proies.
Elles pratiquent une alimentation opportuniste, avec une activité diurne et une recherche constante qui se traduisent par des taux de satiété relativement faibles (par exemple, 36 % d’estomacs vides chez Aequidens tetramerus).
Des variations saisonnières surviennent, notamment dans les cours d’eau amazoniens sujets aux crues, où les saisons humides augmentent l’ingestion d’éléments végétaux allochtones comme les fruits et les graines (jusqu’à 19,50 % du volume chez Aequidens tetramerus), tandis que les saisons sèches privilégient les invertébrés autochtones et les détritus.
Les adaptations morphologiques, notamment un museau court et des mâchoires pharyngiennes robustes, permettent le broyage de proies dures comme les insectes chitineux.

Prédateurs de niveau trophique intermédiaire, les Aequidens occupent une position axée sur les petits invertébrés. Des études du contenu stomacal indiquent que 60 à 70 % de matière animale composent le régime alimentaire des adultes d’espèces comme Aequidens tetramerus, complété par 20 à 30 % de matière végétale ou détritique.
Cette stratégie généraliste leur confère un indice de spécialisation alimentaire d’environ 0,78, les plaçant parmi les omnivores modérément spécialisés des communautés de cichlidés néotropicaux.
Des variations existent au sein du genre ; par exemple, Aequidens pulcher présente des tendances piscivores plus marquées, consommant de petits poissons aux côtés d’insectes, de crustacés et de vers de terre.
D’un point de vue écologique, les espèces d’Aequidens jouent un rôle clé dans le contrôle des populations d’invertébrés, en particulier des insectes aquatiques dépendants des apports riverains, tout en servant de proies aux plus grands piscivores et aux oiseaux.
Leur omnivorité les protège de la variabilité des ressources dans les cours d’eau pauvres en nutriments, influençant le cycle des nutriments et soutenant la stabilité trophique au milieu des crues saisonnières ou de la fragmentation de l’habitat.
Installé dans des habitats tels que les ruisseaux courants et les principaux chenaux fluviaux jusqu’aux plaines inondables saisonnières, cet acara occupe généralement des habitats d’eau claire riches en oxygène, qui offrent un abri dense et des zones plus ouvertes pour la recherche de nourriture.
Aequidens diadema se nourrit à l’état sauvage principalement de petits aliments vivants, mais aussi de nourriture végétale.
STAECK et LINKE (1995) suggèrent que Aequidens cf. Diadema dans la nature se nourrit principalement de crevettes d’eau douce qui sont apparemment présentes en grande quantité dans son habitat.
C’est un omnivore, ces poissons doivent recevoir régulièrement de la nourriture vivante vitaminée ou à défaut des aliments surgelés.
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DANS L’AQUARIUM
L’alimentation de ce type de cichlidé ne présente aucun souci; des spécimens sauvages se sont parfaitement acclimatés en aquarium avec des distributions tout d’abord de nourriture vivante puis ensuite de nourriture congelé.
Son alimentation ne pose aucun problème, car il est pratiquement omnivore ; il accepte tous types d’aliments, y compris les aliments congelés préalablement décongelés avec un peu d’eau de l’aquarium, les aliments lyophilisés et même les aliments secs en granulés ou en flocons.
Enfin, ces poissons ont fini par accepter des paillettes ou granulés pour cichlidés adaptés à la taille de bouche.
Omnivore, principalement de petits aliments vivants tels que Tubifex, Artémia, larves de moustiques, etc., mais aussi des aliments surgelés et des aliments secs.
Aequidens diadema se nourrit donc facilement de proies vivantes ou congelées et il accepte facilement les aliments secs et vivants.
Aequidens diadema peut être nourri exceptionnellement de larves de moustiques rouges, ce qui toujours donne lieu à un spectacle intéressant à observer avec ce cichlidé vorace et contribue à mettre n valeur et entretenir son tempérament de carnassier et de chasseur.
Aequidens diadema acceptera aussi la plupart des aliments secs et congelés, des mélanges de crevettes, des vers de terre, etc.
Dans un aquarium, s’il est facilement nourri avec des crevettes de saumure, des larves de moustiques, des daphnies, des granulés et des flocons commerciaux, il y a aussi ceux qui les nourrissent avec de petits poissons vivants (à savoir des poissons du groupe des tétras).
Il faudra pouvoir subvenir en permanence à leur besoins avec une telle alimentation…qui au final n’est pas franchement conseillée !
Ils attrapent aussi facilement les gastéropodes.
Cette espèce a donc des habitudes prédatrices, bien qu’elle soit omnivore.
Le meilleur aliment pour Aequidens diadema est un mélange de différents types d’aliments tels que les aliments en flocons, les bâtonnets de cichlidés et les larves de moustiques congelées.
Les poissons sont considérés comme très gourmands.
C’est l’un des cichlidés les plus faciles à nourrir lorsque les conditions d’eau sont appropriées.
Des flocons de qualité ou des pastilles de cichlidés devraient fournir l’alimentation de base.
Acara aura également besoin de gâteries d’aliments vivants ou surgelés pour les maintenir en parfait état.
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REGIME
Omnivore, il accepte la plupart des aliments pour aquarium.
Le cichlidé acara royal est omnivore et nécessite une alimentation équilibrée comprenant des aliments vivants ou congelés riches en protéines.
Ce régime alimentaire complet garantit une bonne santé et une longue durée de vie.
Pour nourrir correctement ces cichlidés, il faut varier son alimentation avec des flocons, des granulés et des pastilles de bonne qualité, ainsi qu’un mélange d’aliments congelés tels que des daphnies, des larves de moustiques blancs, des vers de vase, des artémias enrichies en vitamines et spiruline, des mysis et du krill ou des crevettes hachés.
À l’aquarium, le régime alimentaire doit se composer principalement de nourriture vivante ou congelée, complétée par des aliments végétaux tels que la spiruline et les granulés de cichlidés, par exemple.
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EAU
Dans son milieu naturel, il fréquente des eaux variées, allant des ruisseaux forestiers clairs aux chenaux d’eau noire fortement teintés de tanins, souvent dans des zones associées aux marais à palmiers de marais aguajal : on le rencontre aussi bien dans les eaux ambrées à faible pH que dans les eaux claires à pH plus élevé.
Cette capacité d’adaptation à une gamme assez large d’eaux douces et acides est un atout précieux en aquarium, bien qu’un bon équilibre chimique de l’eau soit essentiel à son bien-être.
Aequidens diadema vit dans une eau douce benthopélagique.
Les Aequidens sont majoritairement trouvés dans les zones d’eau noire, vous pouvez donc ajouter de la tourbe pour tacher l’eau et les faire se sentir chez eux.
La région dans laquelle vivent ces poissons dispose d’un climat: tropical, c’est à dire avec des températures moyennes s’échelonnant de 23°C à 28°C.
La variation des saisons de la zone d’habitat et les conditions climatiques en font un poisson particulièrement adaptable et ses conditions de maintenance en aquariophilie ne nécessitent pas de spécificité majeure.
On retiendra principalement qu’il réclame une eau entre 23 et 28°C pour la température, un pH de 6,0 à 7,5, un GH entre 2 à 15, bref, des conditions de maintenance assez sommaires.
Des contrôles réguliers doivent être effectués pour s’assurer que les niveaux d’ammoniac, de nitrites et de nitrates sont dans la plage acceptable.
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TEMPERATURE
- Mini : 23°C
- Maxi : 28°C
- Température idéale pour la reproduction : 24°C
Ces cichlidés proviennent de zones aux eaux légèrement acides et noires, notamment des cours d’eau courants riches en oxygène.
En aquarium, ce poisson n’a pas d’exigences particulières concernant la chimie de l’eau.
Il lui faut simplement une eau bien oxygénée et filtrée, idéalement avec un filtre externe sous pression dont le débit horaire est au moins deux fois supérieur au volume de l’aquarium.
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PH
- Mini : 6
- Maxi : 7,5
- Reproduction : 7
Aequidens diadema vit naturellement dans une eau acide.
L’acidification de l’eau de son biotope est liée à la décomposition des végétaux.
C’est en particulier ce phénomène qui modifie la couleur de l’eau en lui donnant cette couleur brune et son acidité.
Dans certaines zones où vit Aequidens diadema, les fonds aquatiques sont particulièrement riches en matières organiques et l’eau est si fortement teintée qu’on parle d’eau noire.
Afin de répondre au mieux à ses conditions de maintenance, il conviendra éventuellement de prévoir une filtration sur tourbe dans le bac d’»Aequidens diadema.
Un ajout de feuilles mortes qui se décomposeront (feuilles de Chênes et/ou de Cattapa), éventuellement de fruits d’aulnes pourra améliorer les conditions de maintenance de ce poisson et l’aideront à sentir chez lui tout en augmentant sensiblement l’acidité de l’eau.
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DURETE
- Mini : 5 °dGH
- Maxi : 8 °dGH
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CHANGEMENTS D’EAU
Il était frappant de constater que ces poissons soient aussi sensibles aux changements d’eau.
Un aquariophile a rapporté qu’il effectuait environ 30% de l’eau par mois.
Un Heros severum qui vivait dans le même bac que ses Aequidens diadema n’avait jamais manifesté la moindre gène à l’issue de ces changements d’eau réguliers, mais à l’inverse, les Aequidens diadema restaient systématiquement prostrés, manifestement mal à l’aise et souvent inconfortablement coincés dans un coin de l’aquarium pendant quelques heures après chaque changement d’eau.
Cette situation, faute d’élément d’analyse plus précis, était peut-être certainement imputable au chlore introduit dans l’eau du robinet qui irritait et indisposait ses poissons et était la cause cet état incommodant.
Dans ce même bac, des changements d’eau (même eau avec les mêmes caractères chimiques) plus fréquents et en plus petits volumes ont été réalisés pour faire évoluer la situation et n’ont pas permis d’améliorer notoirement cette situation.
Pire, les jeunes Aequidens diadema, issus des reproductions dans cet aquarium, se sont même montrés plus affectés en que les animaux adultes et parents.
Pour résoudre ce problème à l’occasion, il convient de veiller à laisser l’eau reposer plus longtemps afin de lui permettre d’éliminer le chlore et la javel.
Une bonne oxygénation pendant un minimum de 48 heures permet d’accélérer le processus.
Malgré de mauvaises conditions de changements d’eau, il semble que l’activité de reproduction de ce groupe d’Aequidens diadema n’a pas semblé être affectée, puisque plusieurs cas ont été rapportés par des amateurs où les reproductions s’étaient enchainées et jusqu’ 12 fois réussies avec divers couples.
Des changements d’eau partiels et réguliers sont également recommandés, précédés d’un siphonage minutieux du fond pour éliminer les plus gros débris.
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ZONE DE VIE
Ils restent généralement juste au-dessus du fond et aiment passer leur temps à creuser, aussi bien dans la nature qu’en aquarium.
Ils restent généralement près des berges afin de pouvoir se cacher rapidement entre les racines en cas de danger.
L’eau dans laquelle ils vivent est généralement riche en matière organique en décomposition, ce qui signifie que l’eau est souvent de couleur très sombre, c’est-à-dire des eaux noires.
Le niveau d’évolution préféré des Aequidens diadema dans l’aquarium est globalement le bas et milieu du bac sachant que ces poissons se tiennent quand même proches du substrat et surtout des zones rocheuses et racinaires.
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DURÉE DE VIE
La durée de vie des Aequidens diadema est évaluée entre 5 à 8 ans, selon les conditions de maintenance de ce cichlidé.
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AQUARIUM
TAILLE MINIMUM DE L’AQUARIUM
Compte tenu de sa taille et de sa nature semi-agressive, l’Aequidens diadema nécessite un espace généreux.
Un aquarium d’au moins 1 mètre ou plus est recommandé pour un couple : 120 Litres, c’est le strict minimum pour un couple !
Plus que le volume de l’aquarium, c’est la surface au sol de l’aquarium qui sera privilégié dans l’aménagement du bac d’Aequidens diadema : la surface au sol est l’élément clé de la réussite de sa maintenance car plus elle sera grande, mieux Aequidens se sentira à l’aise et la cohabitation avec d’autres espèces sera grandement facilitée.
Les poissons de cette espèce sont d’une beauté remarquable que lorsqu’ils se sentent et sont adaptées à l’aquarium qui les héberge.
Ils doivent donc de préférence être gardés dans de grands aquariums spacieux avec des cachettes comme des pierres et des racines.

Comme déjà évoqué, les plantes sont acceptées dans l’aquarium.
Dans les petits aquariums, le risque d’interactions antagonistes entre le mâle et la femelle est élevé.
L’aquarium doit être orné de plantes robustes, de bois flotté, de rochers et d’un substrat de sable ou de gravier fin pour créer un environnement confortable pour les poissons.
Aquarium avec des dimensions minimales de 100 centimètres X 30 centimètres X 40 centimètres requis, soit 120 litres.
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DECOR & AQUARIUM BIOTOPE
Aequidens diadema nécessite un aquarium d’au moins 80 à 100 centimètres de longueur.
A noter que les conditions optimales ne peuvent être produites que dans des aquariums beaucoup plus grands que le modèle de base à 120 litres !
La présence d’assez de plantes et surtout de racines est fortement souhaitable.

Il conviendra d’aménager le bac en y mettant un substrat mou et sableux.
Le fond de l’aquarium doit être constitué de sable grossier ou de gravier fin.
Environ 5 centimètres de sable couvraient le fond.
Décorez l’aquarium avec des plantes solides, du bois flotté et des pierres afin qu’il y ait suffisamment de cachettes.
Il doit y avoir suffisamment de cachettes telles que des racines ou des structures en pierre, le bac doit également être planté (Vallisneria spiralis ou Cryptocoryne beckettii).
Aequidens diadema a également besoin de pierres plates pour se reproduire.
Dans l’aquarium, il y avait un certain nombre de morceaux de tube en plastique ou en terre cuite (comme ceux utilisés pour les loricaridés, par exemple et à condition que leur taille soit adaptée), un certain nombre de pots de fleurs semi enterrés peuvent faire l’affaire et quelques morceaux de bois immergé.
L’aquarium pour Aequidens diadema devra comporter des zones de nages libre et une végétation dense concentrée dans un secteur de l’aquarium.
L’aquarium doit être bien structuré avec des pierres, des racines, de sorte qu’il existe de nombreuses cachettes et abris.

Il est important de prévoir de nombreuses cachettes et de briser les lignes de vue grâce à un enchevêtrement de racines, de grottes rocheuses et de plantes robustes.
Recréer un environnement similaire à son habitat naturel est essentiel à la santé et au bien-être du Cichlidé Acara Royal. Cela implique un aquarium d’au moins 1,80 mètre de long.
En effet, ces cichlidés apprécient les grands espaces, agrémentés de cachettes variées comme du bois flotté, des plantes robustes et des roches.
Quant au substrat, le sable ou le gravier fin constituent un excellent choix.
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PLANTES
Il nécessite un aquarium de taille moyenne, richement planté de plantes robustes, comme :
- Anubias (barteri et autres) ;
- Spathiphyllum wallisii ;
- Echinodorus major ;
- Microsoriums ;
- …
Sachant que leur bac sera idéalement agrémenté de racines et de roches volcaniques pour créer des grottes et des cachettes…et surtout, qu’à l’occasion ,en bon cichlidé, l’Aequidens diadema peut creuser le sol !
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ECLAIRAGE
L’éclairage du bac sera adapté à la présence des plantes présentes mais, pour les poissons il devra être faible à modéré et prévoir des zones où la lumière sera tamisée pour le bien être de ces poissons.

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FILTRATION & CHANGEMENTS D’EAU
L’aquarium doit être biologiquement mature et spacieux, avec un système de filtration efficace assurant une circulation d’eau modérée : La filtration doit être filtration puissante mais sans courant excessif et doit offrir une excellente qualité d’eau qui est indispensable pour ces poissons !
Des changements d’eau partiels et fréquents permettront de limiter le taux de nitrates, un point particulièrement important car cette espèce est sensible à la dégradation de la qualité de l’eau.
En aquarium, il n’y a pas de besoins particuliers pour concernant les valeurs chimiques de l’eau qui ne doit être que bien oxygénée et filtrée, de préférence via un filtre externe pressurisé avec un débit horaire d’au moins deux fois la capacité de l’aquarium.
Il est également conseillé d’effectuer des modifications partielles régulières précédées d’un siphonnage scrupuleux du fond pour recueillir des résidus plus importants.
Des changements partiels fréquents d’eau aideront à limiter les nitrates, ce qui est particulièrement important car cette espèce est sensible à la détérioration des conditions de l’eau.
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REPRODUCTION
Aequidens diadema est Ovipare et de type incubateur buccal.
Il pond sur substrat découvert.
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AVANT LA REPRODUCTION
Maturité sexuelle
La plupart des espèces d’Aequidens atteignent la maturité à une longueur standard (LS) de 80 à 150 millimètres, bien que la plus grande, Aequidens tetramerus, puisse atteindre 192 millimètres de longueur totale (LT).
Aequidens diadema atteint sa taille de maturité vers 10 à 12 centimètres.
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Formation d’un couple reproducteur
Il ne faut oublier qu’en temps normal les Aequidens diadema sont des poissons plutôt pacifiques, en revanche et sont classés comme des espèces paisibles, pendant la saison de reproduction, il deviennent plutôt agressifs.

Il est préférable de maintenir un couple seul dans le l’aquarium pour éviter cela.
Le mieux est de ne garder qu’un couple dans le bac pendant la reproduction en couple.
Si la reproduction ne peut avoir lieu qu’en aquarium communautaire, un aquarium le plus spacieux possible amortira l’agressivité du couple reproducteur.
Quand un couple est établi, le mâle se distingue de la femelle par sa coloration plus intense et ses nageoires dorsale et anale plus pointues.

Plutôt que forcer la formation d’un couple ne introduisant dans le bac un mâle et une femelle, il est toutefois préférable de former un couple stable au sein d’un groupe de cinq ou six jeunes individus.
Les poissons sauvages se trouvent en agrégations lâches lorsqu’ils ne se reproduisent pas, et garder un petit groupe les occupe généralement entre eux, tout en leur permettant de choisir leur partenaire au moment de la fraie, ce qui rend les couples bien plus compatibles.
Cela nécessite un aquarium suffisamment grand pour offrir un répit face à l’agressivité territoriale des couples en train de frayer.
A savoir qu’il est courant que ce poissons forment des liens de couple forts.
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Préparation du bac
La préparation du bac commence par la gestion de l’eau :
- La température sera progressivement augmentée de 23 à 28°C ;
- Le pH sera compris entre 5,5 et 7 comme valeur maximales;
- La dureté ne dépassera pas 10°.
Pour la décoration de l’aquarium, celui-ci doit être aménagé avec des cachettes faites de racines et des pierres.
Des pierres plates ou similaires seront obligatoirement disposées dans le bac pour servir de sites de ponte dans l’aquarium.
Des plantes dures et rustiques peuvent agrémenter le bac de reproduction.
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Conditionnement des reproducteurs
Une nourriture un peu plus riche et variée suffira au conditionnement des reproducteurs.
Une eau douce et acide est importante pour déclencher la frai, et de grands changements d’eau peuvent offrir un stimulus supplémentaire aux poissons bien conditionnés mais par ailleurs réticents.
Une eau douce et acide est importante pour déclencher la ponte, et des changements d’eau importants peuvent stimuler davantage les poissons en bonne santé mais réticents.
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Parade nuptiale & Prémices
Quelques signes avant-coureurs d’une ponte des Aequidens diadema informeront l’éleveur, ce sont :
- Des vibrations du corps des reproducteurs ;
- Un nettoyage du support de ponte qui aura été choisi (pierre plate ou support équivalent) ;
- Une intensification des couleurs des deux poissons.
En période de reproduction, les poissons arborent une coloration contrastée caractéristique, plus foncée, signalant leur intention de frayer.
Les premiers signes d’un accouplement à venir sont incontournables et très faciles à détecter :
⇒ La tête des partenaires devient alors très sombre et presque noire ;

⇒ La défense du territoire de ponte choisi par les reproducteurs s’intensifie et se renforce progressivement, c’est un phénomène bien évident si d’autres poissons sont aussi présents dans leur bac de reproduction.

Pendant la parade nuptiale, les spécimens mâles arborent une livrée de parade très colorée, avec des reflets bleus intenses.
En période de reproduction, les poissons arborent une coloration contrastée caractéristique, plus foncée, signalant leur intention de frayer.
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Risques d’hybridation
L’Aequidens spp. Jennaro herrera issu du Pérou est significativement différent et pourrait s’avérer être une espèce différente, ainsi que quelques formes actuellement considérées comme étant des Aequidens diadéma.
Cela fait écho à la situation de nombreuses espèces telles que les cichlidés festifs (Mesonauta spp.), qui s’avèrent être un complexe d’espèces similaires.
Par conséquent, il est sage de garder séparément les Aequidens diadema provenant de différentes sources ou lieux pour éviter toute hybridation accidentelle.
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PENDANT LA REPRODUCTION
Ponte
La reproduction n’est pas très difficile à réaliser avec cette espèce.

Les Aequidens diadema pondent leurs œufs sur des substrats, des plantes ou des pierres : Le couple choisit un site de ponte, généralement sur une surface dure horizontale, et garde ses œufs jusqu’à l’éclosion.

De 200 à 300 œufs seront pondus sur le site de ponte et une fois fécondés, les deux parents prendront les œufs dans leur bouche pour les couver.
En moyenne, une ponte de 200 à 300 œufs à lieu sur une pierre plate mais parfois aussi sur des racines ou sur les plantes.
Parfois les œufs sont cachés, par exemple les grottes ou les pots enfoncés dans le substrat.
https://youtu.be/fQkeQ-e5Kfk
Les œufs éclosent au bout de 2 jours.
Les larves atteignent le stade de la nage libre au bout de 8 jours.

Quand ces jeunes alevins se sentent en danger ils retournent dans la bouche de leurs parents
Il a été rapporté par certains aquariophiles des cas où les larves n’avaient pas été prises en bouche par les parents.
Le couple, pendant la garde parentale, se transmet à tour de rôle, à la bouche, les alevins.
Les alevins sont toujours ramenés dans la bouche en cas de danger.
Les parents sont retirés du bac lorsque les alevins deviennent indépendants (ou inversement) c’est-à-dire lorsqu’ils commencent à se promener librement dans l’aquarium.
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REPRODUCTEURS SUR SUBSTRAT
vs
INCUBATEURS BUCCAUX
Dans le cas des cichlidés, on distingue les groupes éthologiques des reproducteurs de substrats et des éleveurs buccaux : Incubateurs buccaux et couveurs sur substrat chez les cichlidés américains sont deux stratégies de reproduction fascinantes.
Les cichlidés américains comptent parmi les poissons d’aquarium les plus appréciés pour leur intelligence, leurs comportements sociaux complexes et surtout leurs stratégies de reproduction spectaculaires.
Parmi celles-ci, deux grands modes se distinguent : les incubateurs buccaux et les couveurs sur substrat.
Ces deux stratégies poursuivent le même objectif — protéger les œufs et maximiser les chances de survie des alevins — mais elles diffèrent profondément dans leur fonctionnement, le comportement parental et l’organisation du couple.
Une adaptation à des environnements variés
Dans la nature, les cichlidés vivent dans des milieux très différents : rivières rapides, lacs, zones rocheuses ou fonds sableux.
La pression des prédateurs, la qualité du milieu et la concurrence ont conduit à l’évolution de comportements reproducteurs extrêmement spécialisés.
Chez les cichlidés américains, la majorité des espèces sont des couveurs sur substrat, mais certaines pratiquent également l’incubation buccale, une méthode plus rare sur le continent américain que chez les cichlidés africains.
Les reproducteurs de substrat attachent la ponte à une base, la protègent et l’évent avec leurs nageoires, placent les larves écloses dans une cachette et protègent les jeunes un moment lorsqu’ils nagent librement.
Chez les couveurs buccaux, le développement des couvées ou de la couvée déjà éclose a lieu dans la cavité buccale du poisson parent.
La proportion de sexes dans cette forme de soins de la couvée varie selon les limites spécifiques à chaque espèce.
Dans le cas des reproducteurs de substrat, les deux partenaires sexuels élèvent généralement la couvée ensemble, mais rarement cette tâche est laissée seule à la femelle.
On suppose généralement que les cichlidés couvés par la bouche descendent de reproducteurs de substrat et que la transition de la reproduction du substrat à la couvaison buccale s’est produite à plusieurs reprises, dans différents taxons, c’est-à-dire à des étapes évolutives indépendantes (A. RONSON, 1949 ; L. MaCDONNELL, 1959 ; WICKLER, 1962).
Selon THYS VAN DEN AUDENAERDE (1970), même dans un même taxon (le groupe des tilapias), des incubateurs buccaux sont apparus à plusieurs reprises, un point de vue avec lequel nous sommes d’accord.
Conformément à la situation de vie modifiée dans laquelle les premiers stades de développement des incubateurs buccaux sont comparés aux reproducteurs de substrat, l’évolution des soins de la couvaison buccale a été associée à des modifications caractéristiques de l’ontogenèse précoce (FISHELSON 1966).
Diverses formations, qui ont perdu leur fonction initiale avec la transition vers le soin de la couvaison buccale, ont été victimes d’une évolution régressive.
Cela s’applique, par exemple, au mécanisme d’adhésion des œufs, qui, dans le cas des substrats, sert à fixer la ponte au substrat (V.K RAFT & PÜTERS 1963 ; PETERS & BERN, 1978).
Cette régression se produit à divers degrés, à condition que le mécanisme adhésif n’ait pas été complètement perdu.
Les organes adhésifs avec lesquels les larves des reproducteurs de substrat s’attachent à un substrat dans les premiers jours suivant l’éclosion dans leurs cachettes sont également devenus rudimentaires chez les larves des couveuses buccales en raison d’une perte de fonction.
Quelques exemples de cela sont connus depuis longtemps (PETETERS 1965). Les rudiments de certaines espèces de couveuses buccales ont également été examinés histo-chimiquement et par microscopie électronique (ARNOLD, KRIESTEN, & PET, 1968).
Des études ultérieures sur un plus grand nombre d’espèces de cichlidés couvant la bouche ont montré que la rudimentation des organes adhésifs larvaires existe selon de nombreuses gradations spécifiques à chaque espèce.
Dans ce processus, certaines relations entre l’étendue de la régression de ces organes et la progression sous forme de soins de la couvaine de la muselière sont devenues de plus en plus claires, au sens des corrélations positives.
Parallèlement, les faits suggèrent que l’évolution des soins de la couvaison buccale est encore en plein essor chez certains groupes de cichlidés, de sorte qu’il semble possible d’étudier différentes étapes de l’évolution d’un schéma comportemental dans des documents récents sur la base de ce modèle.
Des conférences ont été données sur certaines parties de ce sujet par PETERS & BERNS en 1979 sachant qu’un bref essai sur certains des résultats disponibles avait également été publié en 1978 par ces mêmes auteurs.
L’évaluation des niveaux de rudimentation des organes d’adhésion larvaire dans la couvaison buccale repose en grande partie sur des comparaisons avec les organes d’adhésion des parents reproducteurs de substrat.
Pour permettre de telles comparaisons, il était nécessaire d’examiner les organes adhésifs des larves de certains reproducteurs de substrats sous certains aspects.
Lorsque dans le texte suivant les rudiments des couveuses buccales sont comparés avec les organes adhésifs des parents reproducteurs de substrats, nous faisons référence à ce travail sans que cela soit spécifiquement noté.
Un aperçu de l’éthologie des cichlidés de reproduction de substrats et de couvée buccale, incluant certaines des formes que nous traitons, est fourni par les travaux de synthèse (FRYER & ILES 1972 ; STAECK 1975, 1977).
Les cichlidés couveuses descendent d’ancêtres reproducteurs de substrats.
Dans les premiers jours de vie, les larves des reproducteurs de substrat s’attachent à un substrat avec la sécrétion de 6 organes adhésifs posés sur leur tête.
Avec la transition de la couvaison sur substrat à l’incubation buccale, ces organes sont devenus inutilisables et ont été victimes d’une évolution régressive.
Les scientifiques supposent que la disparition de la sélection stabilisatrice a joué un rôle majeur dans cette affaire.
Des organes adhésifs larvaires résiduels (atrophiés) ont été trouvés dans tous les cichlidés couveurs buccaux étudiés jusqu’à présent (un total de 29 espèces).
Ces organes rudimentaires sont présents à de nombreux stades spécifiques de régression à chaque espèce.
.L’ampleur de la régression peut être déterminée plus en détail sur la base de plusieurs critères.
Celles-ci concernent la taille des rudiments, leur activité secrète, leur disposition sur la tête larvaire, la durée de leur crochet en ontogenèse, leur nombre et certaines caractéristiques structurelles.
En conséquence, on distingue phylogénétiquement des couveurs buccaux relativement jeunes et plus âgés (chronologie relative de l’évolution des soins des couvains chez les cichlidés).
Les cichlidés couvés dans la bouche proviennent d’ancêtres couvant le substrat.
Dans les premiers jours suivant l’éclosion, les larves des incubateurs de substrat s’attachent à un substrat avec la sécrétion de 6 glandes adhésives sur leur tête (fig. 1, 2).
La fonction de ces glandes a été perdue lors de la transition de la couvaison du substrat à l’incubation buccale, et elles ont connu une évolution régressive (par exemple fig. 6).
Des vestiges de glande adhésive ont été trouvés dans tous les cichlidés à couve buccale étudiés jusqu’à présent (un total de 29 espèces).
Ces vestiges se produisent à de nombreux stades spécifiques à chaque espèce de régression.
Le degré de régression peut être défini par une série de critères : la taille des vestiges, leur activité sécrétoire, leur durée de vie ontogénétique, leur nombre et certaines caractéristiques structurelles.
Nous suggérons que le degré de régression reflète dans une certaine mesure l’âge phylogénétique des espèces respectives en tant que couveuses buccales (« chronologie relative de l’évolution de l’incubation buccale chez les cichlidés »).
Deux tendances dans l’évolution du comportement de couvée buccale peuvent être distinguées, représentées par ce que nous appelons les couveuses buccales larvophiles et ovophiles
Chez les larvophiles, le temps entre la fraie et l’éclosion et l’absorption buccale des larves semblent plus courts que celui entre la fraie et l’éclosion et le transport vers une cachette dans les incubateurs du substrat.
Ainsi, au moment où les larvophiles absorbent la couvée dans la cavité buccale, les larves n’ont atteint qu’un faible degré de différenciation embryonnaire.
En revanche, les ovophiles prennent les œufs immédiatement après ou pendant la frai.
L’éclosion (= casser la coquille de l’œuf) a lieu dans la cavité buccale du poisson parent et semble retardée par rapport au temps d’éclosion constaté chez les couveurs sur substrat.
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Les couveurs sur substrat
Les couveurs sur substrat déposent leurs œufs sur une surface solide : pierre plate, racine, feuille, cavité ou même directement sur le sable.
Comment se déroule la reproduction ?
Le couple choisit soigneusement un territoire et nettoie le support destiné à recevoir les œufs. La femelle pond ensuite une série d’œufs que le mâle féconde immédiatement.
Après la ponte, les deux parents assurent généralement une surveillance active :
- ventilation des œufs avec les nageoires ;
- élimination des œufs non fécondés ;
- défense agressive du territoire ;
- déplacement éventuel des larves vers des cuvettes creusées dans le sable.
Cette stratégie implique donc un fort investissement parental biparental.
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Comportement parental
Chez beaucoup d’espèces américaines, le couple devient extrêmement protecteur. Les parents peuvent reconnaître leurs petits et coordonner leurs actions pour repousser les intrus.
Ce comportement est particulièrement visible chez :
- Oscar
- Severum
- Jack Dempsey
- Cichlidé Convict
Chez certaines espèces, les parents gardent les jeunes pendant plusieurs semaines après la nage libre.
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Avantages des couveurs sur substrat
Cette méthode présente plusieurs intérêts :
- Grande capacité de ponte
- Les femelles peuvent pondre plusieurs centaines d’œufs, parfois davantage.
- Surveillance collective
- Deux parents peuvent défendre efficacement une zone entière.
- Développement rapide
- Les œufs restent bien oxygénés grâce au brassage des nageoires.
Inconvénients
Malgré son efficacité, cette stratégie possède aussi des limites :
- les œufs restent visibles et accessibles aux prédateurs ;
- le territoire doit être constamment défendu ;
- le stress ou les conflits peuvent conduire les parents à manger leur propre ponte.
En aquarium, les jeunes couples inexpérimentés perdent souvent leurs premières pontes.
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Les incubateurs buccaux
Chez les incubateurs buccaux, les œufs — puis parfois les larves — sont conservés dans la bouche d’un des parents, le plus souvent la femelle.
Cette stratégie est beaucoup plus connue chez les cichlidés africains, mais elle existe aussi chez quelques espèces américaines.
Fonctionnement de l’incubation buccale
Après la fécondation, les œufs sont récupérés dans la bouche du parent incubateur. Celui-ci les conserve durant toute l’incubation, parfois jusqu’à la nage libre des alevins.
Pendant cette période :
- le parent mange peu ou pas du tout ;
- les œufs sont constamment oxygénés ;
- les jeunes bénéficient d’une excellente protection.
Lorsque les alevins commencent à nager, ils peuvent encore retourner dans la bouche du parent en cas de danger.
Espèces américaines incubatrices buccales
- Geophagus steindachneri
- Gymnogeophagus balzanii
- …
Chez ces espèces, la femelle assure généralement seule l’incubation.
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Avantages de l’incubation buccale
- Protection maximale
- Les œufs sont pratiquement inaccessibles aux prédateurs.
- Mobilité
- Le parent peut se déplacer avec la ponte et quitter une zone dangereuse.
- Meilleur taux de survie
Le nombre d’œufs est souvent plus faible, mais la survie des jeunes est généralement supérieure.
Inconvénients
Cette stratégie impose cependant un coût important au parent incubateur :
- jeûne prolongé ;
- fatigue importante ;
- nombre d’œufs plus réduit ;
- risque d’abandon de la ponte en cas de stress.
En aquarium, une femelle stressée peut recracher prématurément ses œufs.
Les principales différences entre les deux stratégies :
Critère Couveurs sur substrat Incubateurs buccaux
Lieu des œufs Support solide Bouche du parent
Nombre d’œufs Élevé Plus faible
Protection Défense territoriale Protection directe
Participation parentale Souvent les deux parents Souvent un seul parent
Mobilité des œufs Fixes Transportables
Risque de prédation Plus important Réduit
Coût énergétique Réparti sur le couple Concentré sur un parent
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Une différence comportementale majeure
La distinction la plus importante concerne probablement la philosophie de protection des jeunes :
- les couveurs sur substrat misent sur la défense active d’un territoire ;
- les incubateurs buccaux privilégient la protection individuelle et la discrétion.
Cette différence influence fortement le comportement en aquarium :
- les couveurs sur substrat deviennent souvent très agressifs pendant la reproduction ;
- les incubateurs buccaux sont généralement plus discrets mais très sensibles au stress.
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Impact en aquarium
Pour l’aquariophile, comprendre cette distinction est essentiel.
Pour les couveurs sur substrat
Il faut prévoir :
- des supports de ponte ;
- des cachettes ;
- un espace suffisant pour limiter l’agressivité.
Les couples territoriaux peuvent devenir redoutables pendant les pontes.
Pour les incubateurs buccaux
Le calme est primordial :
- éviter les manipulations ;
- limiter les colocataires agressifs ;
- offrir des zones de refuge.
Le stress peut interrompre l’incubation.
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CONCLUSION
Les incubateurs buccaux et les couveurs sur substrat illustrent parfaitement l’extraordinaire diversité comportementale des cichlidés américains.
Les premiers privilégient une protection rapprochée et mobile des jeunes, tandis que les seconds reposent sur une défense territoriale intense et coopérative.
Ces deux stratégies témoignent d’un niveau d’évolution comportementale remarquable chez les poissons.
Pour les passionnés d’aquariophilie, observer ces comportements constitue souvent l’un des aspects les plus fascinants de l’élevage des cichlidés.
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Période d’incubation & Eclosion
Ce sont des incubateurs buccaux biparentaux larvophiles, c’est-à-dire qu’à l’issue de la ponte, les parents, à tour de rôle, gardent les jeunes alevins dans leurs bouches pendant quelques jours.
Chez les Aequidens diadema, les œufs éclosent environ 60 heures après la ponte.
Les températures élevées accélèrent le processus, mais rendent les géniteurs plus nerveux, car ils risquent de manger les œufs.
Une fois éclos, les alevins sont pris dans la bouche des deux parents et transmis de poisson en poisson pour permettre à chacun de se nourrir lorsqu’il n’est pas en ponte.
Généralement c’est la femelle qui ramasse les larves après l’éclosion.
L’incubation orale se poursuit pendant une à deux semaines.
Cette première période de leur vie, les nouveau-nés doivent réabsorber le sac vitellin et c’est pour cette raison qu’ils restent bien à l’abris dans la cavité buccale de l’un des deux parents.

jusqu’à ce qu’ils commencent à libérer les alevins petit à petit et seulement si les parents détectent qu’il n’y a pas de danger.
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Nage libre des alevins
La véritable nage libre des alevins intervient environ une semaine après l’éclosion.
Les petits sont recrachés après environ 8 jours pour explorer leur monde proche, mais au moindre signe de danger, ils sont immédiatement ramenés dans la bouche sûre des parents, où ils restent protégés jusqu’à ce que le danger soit passé.
Les parents peuvent ensuite couver les larves par voie orale afin de leur assurer oxygénation et protection et gardent leurs alevins sous surveillance prolongée pendant plusieurs semaines.
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Soins parentaux & Garde parentale
Les deux parents exercent un soin parental intense, vérifiant d’abord assidûment les œufs, qu’ils pondent sur des rochers plats, dans des grottes ou dans une noix de coco creusée, et à l’envers, et aussi les nouveau-nés, les prenant dans leur bouche pour les protéger des autres poissons dans l’aquarium.
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Première alimentation des alevins
Les alevins peuvent être alimentés avec des naupliies d’artémia et progressivement avec la gamme des nourriture adaptées à leur croissance que l’on trouve dans le commerce aquariophile :
- nauplies d’artémias ;
- micro vers ;
- poudres pour alevins.
Après 8 jours, les alevins peuvent être nourris avec des crevettes de saumure nouvellement écloses.
On peut proposer aux jeunes des nauplies d’artémias (Artemia naupliies) et des aliments en flocons écrasés, et ils deviendront vite trop grands pour le refuge que leur offre la bouche de leurs parents.
Durant les premières semaines de leur vie, il est conseillé de nourrir les alevins avec des nauplies d’artémias spécialement écloses, administrées à l’aide d’une seringue à long embout.
Lorsqu’ils atteignent une taille de deux centimètres, ils peuvent être nourris comme les adultes.
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CONSERVATION
STATUT DE CONSERVATION
FISHBASE
n°13108.
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IUCN
L’espèce Aequidens diadema a été évaluée pour la dernière fois en 2020 (29 octobre 2020) dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Aequidens diadema est classée comme espèce de préoccupation mineure.

Notes taxonomiques
Aequidens diadema peut être confondu avec Aequidens tetramerus .
Justification
Malgré le peu d’informations disponibles sur l’espèce, elle est classée comme de préoccupation mineure en raison de sa vaste répartition géographique.
Informations sur l’aire de répartition géographique
Cette espèce est présente dans les bassins fluviaux de l’Amazone et de l’Orénoque, au Brésil, en Colombie, au Pérou et au Venezuela.
Informations sur la population
On ne dispose d’aucune donnée sur la taille et l’évolution de la population de cette espèce, mais elle semble être peu commune.
Informations sur l’habitat et l’écologie
Cette espèce se reproduit sur le substrat.
Après l’éclosion, les deux parents prennent les larves dans leur bouche (Froese et Pauly 2019).
Informations sur les menaces
On ne dispose d’aucune information concernant les menaces qui pèsent sur cette espèce.
Informations sur l’utilisation et le commerce
Cette espèce est utilisée dans le commerce aquariophile.
Informations sur les actions de conservation
Aucune information n’est disponible concernant les mesures de conservation mises en place ou recommandées pour cette espèce.
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CITES
Ref. 118484 – Not Evaluated.
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INTRODUCTION EN DEHORS SON BIOTOPE
Sans objet.
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USAGES HUMAINS
MARCHE AQUARIOPHILE
La plupart des espèces d’Aequidens trouvées dans les captures de poissons sauvages sont considérées comme des prises accessoires.
Par conséquent, on ne les capture pas spécifiquement, mais on les trouve plutôt fortuitement dans les filets.
Tout ceci montre que ces poissons n’offrent pas un grand intérêt pour les populations locales qui ne les pêchent pas particulièrement.
Diffusion
Aequidens diadema est apparu pour la première fois en Europe en 1983.
En Amérique, les aquariophiles parvenaient à en trouver occasionnellement dans les animaleries qu’en 1988 et souvent à des prix assez élevés.
La population la plus récente diffusée en Europe vient principalement du Pérou, mais ce n’est pas une généralité et dépend des importateurs qui avaient aussi diffusé des Aequidens diadema issus du Rio Negro.
Avertissement : Il arrive parfois que certaines stocklists de fournisseurs proposent ce poisson à la vente sous le nom incorrect de « Satanoperca sp. Mamore «, c’est clairement une erreur, ils ne sont clairement pas des Satanoperca …et ne leur ressemblent absolument pas !
Indice de rareté
La diffusion d’Aequidens est donc assez diffuse voire rare et dépend aussi de la disponibilité de ces poissons en fonction des saisons, c’est un facteur qui explique, entre autres, qu’il est donc difficile de les trouver dans la plupart des magasins.
Depuis quelques années pourtant, cette espèce et ses proches parents du bassin versant du Rio Negro commencent à devenir plus communs.
L’Aequidens diadema de Rio Orinoco et du système Rio Negro se difficilement rarement ou presque jamais dans le commerce aquariophile.
L’aquariophile qui arrive à en trouver met la main sur un véritable trésor…à tous points de vue !
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MENACE POUR LES HUMAINS
Espèce inoffensive.
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ACTIONS DE CONSERVATION
MALADIES
Les Aequidens montrent une sensibilité possible aux :
- points blancs ;
- infections bactériennes ;
- parasites intestinaux ;
- maladies liées à une mauvaise qualité d’eau.
…globalement, ils ne sont pas plus sensibles que d’autres cichlidés et ne peuvent être considérés comme fragiles : Ce sont plutôt des poissons résistants.
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ELEVAGE
Faire grandir les alevins Aequidens diadema n’est pas difficile non plus !
Diverses expériences montrent que l’alimentation des jeunes alevins a pu être faite par des néophytes ou amis chargés de la surveillance de l’aquarium quand l’aquariophile était absent, le nourrissage réduit à sa plus simple expression consistait simplement à distribuer un peu de nourriture sèche broyée tous les deux jours.
Comme bac d’élevage, les jeunes alevins avaient été dans un petit aquarium avec aération.
…Au retour du propriétaire, aucun alevin n’avait été perdu !
Ce sont des poissons vraiment rustiques et robustes même quand ils sont très jeunes, de plus, ils sont encore très joliment colorés.
Cela ne veut pas pour autant qu’il est permis de faire n’importe quoi avec ces poissons et de négliger leur maintenance en phase de grossissement, il faudra veiller en particulier à la qualité de leur eau et à les nourrir régulièrement avec des naupliies d’artémia pour qu’ils aient une bonne croissance.
Pour mémoire, Aequidens. cf. diadema ne grandit pas trop vite, n’est pas très agressif en période de reproduction à l’égard des autres poissons et envers les autres espèces.
Ces poissons ont une reproduction identique à celle des Aequidens diadema, ils sont tout aussi brillamment colorés à cette période, se montrent peut un peu moins visibles, mais ils ne sont certainement pas moins intéressants à observer et à reproduire.
Les poissons sauvages, comme c’est souvent le cas chez les cichlidés, sont plus difficiles à élever que les espèces issues de l’élevage.
Il faut aussi savoir que certains traits de caractère, chez les espèces d’élevage peuvent, au fil des reproductions effectuées hors milieu naturel, avoir évolué.
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REFERENCES
KULLANDER, S.O., 2003. Cichlidae (Cichlids). p. 605-654. In R.E. REIS, S.O. KULLANDER and C.J. FERRARIS, Jr. (eds.) Checklist of the Freshwater Fishes of South and Central America. Porto Alegre: EDIPUCRS, Brasil. (Ref. 36377)
Citation bibliographique : FROESE R. & PAULY D. (eds). (2020). FishBase (version Feb 2018).
In: Species 2000 & ITIS Catalogue of Life, 2020-02-24 (ROSKOV Y., OWER G., ORRELL T., NICOLSON D., BAILLY N., KIRK P.M., BOURGOIN T., DEWALT R.E., DECOCK W., NIEUKERKEN E. VAN, PENEV L.).
Digital resource at www.catalogueoflife.org/col. Species 2000: Naturalis, Leiden, the Netherlands. ISSN 2405-8858.
http://www.fishbase.org/Summary/SpeciesSummary.php?ID=13108
BAENSCH, HA et R. RIEHL, 1985. Atlas aquarien. Bande 2. Mergus, Verlag für Natur-und Heimtierkunde GmbH, Melle, Allemagne. 1216 p.
ROMERO, P., 2002. Un dictionnaire étymologique de taxonomie. Madrid, inédit.
KULLANDER, SO, 2003. Cichlidés (Cichlidés). p. 605-654. Dans RE REIS, SO KULLANDER et CJ FERRARIS, Jr. (éd.) Liste de contrôle des poissons d’eau douce d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale. Porto Alegre: EDIPUCRS, Brésil
http://aquavisie.retry.org/Database/Aquariumfish/Aquariumfish.html
https://www.aquabid.com/cgi-bin/auction/closed.cgi?view_closed_item&fwcichlids1583577604
https://www.aquariana.be/vissen-artikels-140/zuid-amerika-artikels-150/213-aequidens-diadema
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PHOTOS
http://www.ciclidi.net/11-ciclidi-sud-america/2467-aequidens-diadema-red-rio-nanay/page2
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VIDEOS
Reproduction / ponte
https://youtu.be/fQkeQ-e5Kfk
Alevins
Reproduction / ponte – Aequidens sp. aff diadema
Cohabitation
https://youtu.be/qX2oo53gC-A
Comportement
Alimentation
Aquarium
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LEXIQUE
[1] Une « Quebrada » est une vallée ou ravin en Amérique centrale.
[2] Le bassin du fleuve Correntes appartient au bassin du Haut-Paraguay.
Le Correntes traverse le plateau des hautes terres (800 mètres) à l’est et pénètre à l’ouest dans la plaine du Pantanal, créant un environnement lentique et sinueux.
Sa source se situe entre les chaînes de montagnes de la Serra da Saudade et de la Serra de Maracaju, à 750 mètres d’altitude.
Il parcourt environ 245 km jusqu’à son embouchure, au confluent avec le fleuve Piquiri, à 154 mètres d’altitude.
Dans cette région, on trouve des portions de terrain sans berges bien définies, aux pentes abruptes et fortement envasées, caractérisées par une faible déclivité et une faible capacité de drainage, sujettes à des inondations périodiques.
Son bassin hydrographique s’étend sur les États du Mato Grosso et du Mato Grosso do Sul et couvre une superficie d’environ 5 410 km², dont 3 279 km² dans le Mato Grosso et 2 131 km² dans le Mato Grosso do Sul.
[3] L’inférence bayésienne est une méthode d’inférence statistique par laquelle on calcule les probabilités de diverses causes hypothétiques à partir de l’observation d’événements connus.
Elle s’appuie principalement sur le théorème de Bayes.
Le raisonnement bayésien construit, à partir d’observations, une probabilité de la cause d’un type d’événements.
On attribue à toute proposition de cause une valeur de sa probabilité, prise dans l’intervalle ouvert allant de 0 (contradiction, faux à coup sûr) à 1 (tautologie, vraie à coup sûr).
Quand un événement possède plus de deux causes possibles, on considère une distribution de probabilité pour ces causes.
Cette distribution est révisée à chaque nouvelle observation et s’affine de plus en plus.
Ainsi, un diagnostic médical indique-t-il qu’une maladie plus qu’une autre est probablement à l’origine des symptômes d’un patient, et des examens renforcent ou infirment cette hypothèse.
[4] En statistiques, les techniques de bootstrap sont des méthodes d’inférence statistique basées sur la réplication multiple des données à partir du jeu de données étudié, selon les techniques de rééchantillonnage.
[5] En systématique, un groupe est dit paraphylétique quand il ne rassemble pas tous les descendants d’une espèce souche qu’il contient.
Sens biologique : Contrairement à la polyphylie, le groupe paraphylétique est fondé sur une similitude héritée d’un ancêtre commun (homologie).
L’exclusion de certaines lignées nécessite de considérer les états ancestraux de certains caractères (encore appelé symplésiomorphie) par opposition à leurs états dérivés (ou synapomorphie) dans les lignées exclues.
[6] Monomorphe : Se dit d’une espèce présentant une uniformité dans sa morphologie ou son comportement, sans distinction de sexe, caste ou rôle comportemental.
Monomorphisme : Uniformité dans la morphologie et/ou [sic] le comportement d’une espèce.
On appelle monomorphes les espèces qui ne connaissent ni → dimorphisme sexuel, ni → castes, ni → rôles comportementaux (→ polymorphisme).
[7] Une espèce est benthophage quand elle se nourrit des matières organiques présentes sur le fond, dans le milieu benthique.
Un benthophage est tout animal qui se nourrit dans le benthos d’une mer.
Les espèces elles-mêmes ne sont pas forcément benthiques mais peuvent être benthopélagiques.
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