Nouvelle publication : Crenicichla tesay

Une nouvelle publication sur un cichlidé exceptionnel et unique ! CRENICICHLA  TESAY, JORGE CASCIOTTA & ADRIAN ALMIRON, 2008 Un cichlidé singulier des eaux rocheuses de l’Iguazú Parmi les nombreux cichlidés sud-américains qui peuplent les bassins hydrographiques du continent, certaines espèces se distinguent moins par leur taille ou leur abondance que par l’originalité de leur histoire évolutive et la singularité de leur environnement. Crenicichla tesay appartient incontestablement à cette catégorie. Ce petit cichlidé prédateur du genre Crenicichla est intimement associé au bassin du río Iguazú, réseau hydrographique remarquable par son isolement géographique, son histoire géologique et son fort taux d’endémisme. Dans cet environnement caractérisé par des cours d’eau souvent clairs, rapides et fortement structurés par les affleurements rocheux, Crenicichla tesay occupe une niche écologique qui en fait une espèce particulièrement intéressante à étudier et à maintenir en aquarium. Le genre Crenicichla regroupe plus de 100 espèces de cichlidés sud-américains appelés communément pike cichlids en raison de leur corps allongé et de leur comportement prédateur. Ces poissons occupent une grande variété de niches écologiques dans les systèmes fluviaux d’Amérique du Sud. Ses représentants occupent une très grande variété d’habitats, depuis les eaux lentes des plaines tropicales jusqu’aux rivières fortement courantes, aux torrents rocheux et aux zones de rapides. Cette remarquable plasticité écologique s’accompagne d’une importante diversité morphologique et comportementale. À l’intérieur du genre, certaines espèces sont de grande taille et particulièrement prédatrices, tandis que d’autres demeurent relativement petites et exploitent des ressources alimentaires et des microhabitats beaucoup plus spécialisés. Crenicichla tesay appartient à ce second ensemble et présente précisément cette combinaison intéressante entre taille modérée, comportement prédateur et adaptation à un environnement fluvial fortement structuré. Son histoire est indissociable de celle du río Iguazú et il faut remarquer que Crenicichla tesay représente un cas particulièrement intéressant d’adaptation écologique. Crenicichla tesay est une (suite…)

Nouvelle publication : Crenicichla tuca

  Une nouvelle publication sur un cichlidé exceptionnel et unique ! CRENICICHLA TUCA – PIALEK, DRAGOVA, CASCIOTTA, ALMIRON & RICAN, 2015 Les cichlidés brochets ou cichlidés à crête (Crenicichla) constituent le genre le plus riche en espèces parmi les cichlidés d’Amérique du Sud. On leur attribue 129 noms scientifiques, 85 espèces sont considérées comme validement décrites, mais les aquariophiles connaissent un nombre considérablement plus important d’espèces qui n’ont pas encore été décrites scientifiquement, ​​autrement dit, qui n’existent pas officiellement. Parmi ces dernières figure une espèce étrange, connue jusqu’à présent uniquement du Rio Iguazù en Argentine, et désignée dans le commerce international des animaux de compagnie, si tant est qu’on puisse parler de commerce dans ce cas, puisqu’il s’agit d’à peine moins de 50 spécimens par an dans le monde, sous le nom de « Crenicichla sp. Botox ». Le genre Crenicichla regroupe ce que l’on appelle communément les « cichlidés-brochets » en raison de leur corps allongé et de leurs mœurs de chasseurs à l’affût. Parmi eux, Crenicichla tuca se distingue par une morphologie unique, adaptée à une niche écologique très précise. Il est endémique du bassin du Rio Iguazù, au Brésil et en Argentine, principalement en amont des célèbres chutes d’Iguazù. Ce nom lui a été donné en raison de ses lèvres extrêmement gonflées, qui rappellent aux aquariophiles les personnes qui, en quête d’idéaux de beauté supposés, modifient leur corps, et notamment leur visage (y compris leurs lèvres), à l’aide de produits chimiques, dont l’un des poisons les plus puissants jamais produits par la nature : la toxine de la bactérie « Clostridium botulinum », la toxine botulique, ou en abrégé «  Botox ». Pourtant, autant surprenant que cela paraisse, les lèvres gonflées ne sont pas rares chez les cichlidés ! On les observe chez de nombreuses espèces, dont beaucoup ne sont pas (suite…)