Kihnichthys ufermanni – Article n°4

Kihnichthys ufermanni – ALLGAYER, 2002

Kihnichthys ufermanni, le cichlidé Usumacinta, est une espèce de cichlidé trouvé dans le système du Rio Pasión, un affluent de la rivière Usumacinta à Petén, situé au Guatemala.

Cette espèce est le seul membre connu de son genre, mais plusieurs de ses caractéristiques, en particulier ses dents de ciseau, sont partagées avec le genre Cincelichthys ce qui pourrait à moyen termes conduire à fusionner les deux genres en un seul, mais, à ce stade, la question n’est pas encore entièrement résolue ni tranchée.

Le nom générique de « Kihnichthys » rend hommage à l’ichtyologiste guatémaltèque Pablo Herman Adolfo KIHN PINEDA tandis que le nom spécifique rend hommage à l’aquariophile allemand, et ami de Robert ALLGAYER, Alfred UFERMANN qui est décédé en 2000.

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Kihnichthys ufermanni – Article n°3

Kihnichthys ufermanni – ALLGAYER, 2002

Kihnichthys ufermanni, le cichlidé Usumacinta, est une espèce de cichlidé trouvé dans le système du Rio Pasión, un affluent de la rivière Usumacinta à Petén, situé au Guatemala.

Cette espèce est le seul membre connu de son genre, mais plusieurs de ses caractéristiques, en particulier ses dents de ciseau, sont partagées avec le genre Cincelichthys ce qui pourrait à moyen termes conduire à fusionner les deux genres en un seul, mais, à ce stade, la question n’est pas encore entièrement résolue ni tranchée.

Le nom générique de « Kihnichthys » rend hommage à l’ichtyologiste guatémaltèque Pablo Herman Adolfo KIHN PINEDA tandis que le nom spécifique rend hommage à l’aquariophile allemand, et ami de Robert ALLGAYER, Alfred UFERMANN qui est décédé en 2000.

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Kihnichthys ufermanni – Article n°2

Kihnichthys ufermanni – ALLGAYER, 2002

Kihnichthys ufermanni, le cichlidé Usumacinta, est une espèce de cichlidé trouvé dans le système du Rio Pasión, un affluent de la rivière Usumacinta à Petén, situé au Guatemala.

Cette espèce est le seul membre connu de son genre, mais plusieurs de ses caractéristiques, en particulier ses dents de ciseau, sont partagées avec le genre Cincelichthys ce qui pourrait à moyen termes conduire à fusionner les deux genres en un seul, mais, à ce stade, la question n’est pas encore entièrement résolue ni tranchée.

Le nom générique de « Kihnichthys » rend hommage à l’ichtyologiste guatémaltèque Pablo Herman Adolfo KIHN PINEDA tandis que le nom spécifique rend hommage à l’aquariophile allemand, et ami de Robert ALLGAYER, Alfred UFERMANN qui est décédé en 2000.

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Kihnichthys ufermanni – 1er article

Kihnichthys ufermanni – ALLGAYER, 2002

Kihnichthys ufermanni, le cichlidé Usumacinta, est une espèce de cichlidé trouvé dans le système du Rio Pasión, un affluent de la rivière Usumacinta à Petén, situé au Guatemala.

Cette espèce est le seul membre connu de son genre, mais plusieurs de ses caractéristiques, en particulier ses dents de ciseau, sont partagées avec le genre Cincelichthys ce qui pourrait à moyen termes conduire à fusionner les deux genres en un seul, mais, à ce stade, la question n’est pas encore entièrement résolue ni tranchée.

Le nom générique de « Kihnichthys » rend hommage à l’ichtyologiste guatémaltèque Pablo Herman Adolfo KIHN PINEDA tandis que le nom spécifique rend hommage à l’aquariophile allemand, et ami de Robert ALLGAYER, Alfred UFERMANN qui est décédé en 2000.

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Herichthys tamasopoensis – 4ème partie

Herichthys tamasopoensis, ARTIGAS AZAS, 1993

De nombreux aquariophiles et plus particulièrement des cichlidophiles ont entendu parler de la ville de Tamasopo, dans l’État mexicain de San Luis Potosí.

Tamasopo est situé dans les contreforts de la Sierra Madre Oriental, dans la région de Huasteca, du nom du peuple indien indigène de la région.

Tamasopo est célèbre pour ses cascades enchanteresses dans une forêt tropicale luxuriante

Le Rio Tamasopo est un affluent du Rio Panuco.

Les cascades de Tamasopo se trouvent à proximité, un groupe de trois cascades qui forment une cascade qui tombe violemment dans un puits de 5 mètres de profondeur, sur les rives duquel se trouvent de belles plages.

Tamasopo est un lieu touristique populaire dans les montagnes, bien connu pour ses cours d’eau pittoresques, ses cascades, ses belles piscines d’eau minérale bleue et ses cavernes où l’on peut nager et profiter de la fraîcheur de l’eau contrastant avec l’air chaud.

Xiphophorus montezumae.

Certains aquariophiles ont certainement même entendu parler du Rio Tamasopo et peuvent même être familiers avec l’un des beaux poissons qui vivent dans ces eaux, le « sabre de Montezuma » (Xiphophorus montezumae).

Mais il y a d’autres joyaux nageant dans ces eaux et ce n’est pas celui-là qui nous intéresse.

C’est un cichlidé qui a été négligé pendant de nombreuses années, jusqu’à ce que Juan Miguel ARTIGAS AZAS l’examine de plus près et se rende compte qu’il s’agissait de quelque chose de différent, en fait d’une nouvelle espèce de cichlidé non décrite.

Jusqu’à ce jour, chose incroyable, personne n’y avait prêté attention.

Finalement, Juan Miguel ARTIGAS AZAS a décrit ce poisson comme Herichthys tamasopoensis en 1993.

Juan Miguel ARTIGAS AZAS.

Les Herichthys tamasopoensis appartiennent à la même famille que le seul cichlidé originaire des États-Unis, le cichlidé du Texas (Herichthys cyanoguttatus), mais ils sont plus petits et font environ la moitié de la taille de ce poisson, ont un corps plus mince, et sont beaucoup plus paisibles.

Herichthys tamasopoensis est magnifiquement marqué avec des centaines de taches semblables à des perles sur tout son corps de couleur olive à grise, et il a sept taches noires le long de ses flancs, mais quand ces poissons sont en tenue de reproduction, ils brillent vraiment.

Les taches deviennent presque comme des rayures et, chez certains spécimens, tout le flanc, du milieu du dos au pédoncule caudal, devient presque noir.

La moitié avant du corps prend une teinte bleu pâle éclatante et chez les mâles, les joues et la dorsale deviennent rouge rosé.

Certains mâles matures développeront également une bosse nucale enflée sur la tête.

Avec des couleurs comme celles-ci et un comportement beaucoup plus civil que leurs cousins du Texas, c’est une merveille qu’ils ne soient pas plus populaires chez les cichlidophiles.

Le cichlidé du Rio Tamasopo se trouve, évidemment, dans le Rio Tamasopo, où l’eau est claire et coule sur des rochers et du gravier.

Dans ce lieu magique, Herichthys tamasopoensis semble privilégier l’eau propre et bien oxygénée au pied des cascades.

A savoir que le Rio Tamasopo est principalement rocheux et ne possède pas beaucoup de plantes aquatiques endémiques, mais les roches sont couvertes d’algues et d’aufwuchs, qui se trouvent être les aliments préférés du cichlidé Tamasopo.

Plus en aval, on trouve également dans le Rio Ojo Frio, le Rio Gallinas et enfin le Rio Pánuco.

Tout au long de son aire de répartition, la température de l’eau varie d’assez chaude à fraiche, ce qui montre que cette espèce n’est pas très exigeante quant à la température de l’eau.

L’eau des Rio dans lesquels évolue Herichthys tamasopoensis est riche en minéraux avec un pH de 7,8 à 8,0, ce qui explique qu’en captivité et en aquarium, Herichthys tamasopoensis préfère une eau plus dure et plus alcaline.

La maintenance de cette espèce de cichlidé n’est pas exceptionnelle mais elle s’adresse à l’aquariophile un peu expérimenté et surtout soucieux de se lancer dans l’élevage d’un cichlidé atypique et demandant quelques précautions pour son élevage.

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Paraneetroplus gibbiceps – Article n°1 (Répartition & Taxonomie)

Paraneetroplus gibbiceps – STEINDACHNER, 1864

La plupart des cichlidés néotropicaux occupent des habitats lentiques dans les rivières et les ruisseaux; mais il existe également un certain nombre d’espèces rhéophiles moyennement à fortement adaptées.

La diversité des cichlidés s’explique à la fois par les soins avancés du couvain, leur morphologie particulière, leur adaptation physiologique aux milieux dans lesquels ils vivent et par bien d’autres critères qui font la richesse et expliquent l’engouement que ces cichlidés suscitent chez les aquariophiles.

Ces dernières comprennent entre autres de nombreuses espèces de Crenicichla et les genres Teleocichla et Retroculus, qui sont distribués principalement dans les hauts plateaux brésiliens et guyanais, mais l’Amérique du sud n’est pas la seule à compter ce type de poisson : il en existe aussi en Amérique centrale !

La majorité des cichlidés néotropicaux se nourrissent d’une variété d’invertébrés et de certaines matières végétales, parmi toutes ces espèces, il en existe quelques-unes appartenant au genre méconnu « Paraneetroplus ».

Ces espèces se sont spécialisés pour vivre dans leur biotope et présentent des caractères physiques particuliers, souvent proches de certains cichlidés africains.

Paraneetroplus gibbiceps est l’une des ces espèces, parfaitement méconnue du grand public des aquariophiles, parfois maintenu par quelques cichlidophiles curieux et à l’affut de la nouveauté et du poisson qui sort du commun.

La maintenance de cette espèce est aussi particulière et exigeante, ce qui explique aussi sa faible diffusion dans le monde aquariophile.

Bref, une découverte de Paraneetroplus gibbiceps s’imposait !

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Amatitlania nigrofasciata – Article n°1

Amatitlania nigrofasciata – GÜNTHER, 1867

Le cichlidé bagnard (Amatitlania nigrofasciata) est l’une des espèces d’aquarium les plus connues et répandues du monde de l’aquariophilie.

Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1867 par Albert GÜNTHER sous le nom de Heros nigrofasciatus (RADKHAH & EAGDERI, 2019).

Par la suite, il a été rebaptisé « Cichlasoma nigrofasciatum » puis ensuite « Archocentrus nigrofasciatus ».

Depuis cette époque, il a été affublé de plusieurs autres noms avant que sa taxonomie actuelle ne soit décidée…et rien ne certifie qu’elle ne changera pas encore dans les années à venir.

Amatitlania nigrofasciata (SCHMITTER-SOTO, 2007) est un poisson néotropical appartenant à la famille des Cichlidae dont la répartition d’origine est l’Amérique centrale, plus précisément que l’on trouve au Salvador, au Guatemala et au Panama (FROESE & PAULY, 2019).

Les Amatitlania nigrofasciata sont entrés pour la première fois dans le monde de l’aquariophilie qu’à partir des années 1930 et sont rapidement devenus connus et réputés pour être agressifs envers les autres poissons mais aussi pour d’autres qualités qui sont les leurs et qui font tout leur charme.

Le chercheur Juan SCHMITTER-SOTO a décrit ce genre pour la première fois en 2007 sur la base d’une étude du complexe Archocentrus (DUFFY & AL., 2013).

La popularité de Convict cichlid chez les aquariophiles a eu aussi d’autres effets indésirables comme l’a révélée son introduction dans des zones et pays situés en dehors de son aire de répartition d’origine.

Parce qu’il est si robuste, il est capable de s’adapter facilement aux zones en dehors de son aire de répartition, des populations envahissantes d’Amatitlania nigrofasciata ont été établies aux États-Unis, en Iran et en Australie occidentale.

Des lors, cette espèce est considérée comme invasive et comme un ravageur dans ces zones à cause de la concurrence qu’il exerce à l’encontre de la faune indigène des lieux où il a été introduit.

Pourtant, malgré ce constat peu flatteur, aujourd’hui encore, le « Convict Cichlid », Amatitlania nigrofasciata reste l’un des cichlidés les plus répandu et connu de l’aquariophilie et du monde de la science qui a trouvé en ces cichlidés un grand potentiel expérimental et d’étude comportementale.

Pour de multiples raisons, les Amatitlania nigrofasciata restent pourtant parmi les poissons les plus intéressants à élever et à observer même s’ils n’emportent pas toujours les faveurs de tous les publics.

Malgré leur apparente facilité de maintenance, il est bien souvent préférable qu’elle soit l’affaire d’aquariophiles qui ont déjà une certaine expérience dans l’élevage de poissons agressifs.

Par ailleurs, leur environnement offre un biotope très attrayant qu’il est possible de reconstituer en aquarium dans lequel leurs beaux motifs d’écailles noires et argentées s’intégreront parfaitement.

Malgré l’agressivité réputée de ce poisson, les Amatitlania nigrofasciata sont en fait l’un des cichlidés les plus faciles à entretenir et surtout, les Amatitlania nigrofasciata sont une bonne initiation à la découverte de la famille des cichlidés.

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Herichthys tamasopoensis – 3ème partie

Herichthys tamasopoensis, ARTIGAS AZAS, 1993

De nombreux aquariophiles et plus particulièrement des cichlidophiles ont entendu parler de la ville de Tamasopo, dans l’État mexicain de San Luis Potosí.

Tamasopo est situé dans les contreforts de la Sierra Madre Oriental, dans la région de Huasteca, du nom du peuple indien indigène de la région.

Tamasopo est célèbre pour ses cascades enchanteresses dans une forêt tropicale luxuriante

Le Rio Tamasopo est un affluent du Rio Panuco.

Les cascades de Tamasopo se trouvent à proximité, un groupe de trois cascades qui forment une cascade qui tombe violemment dans un puits de 5 mètres de profondeur, sur les rives duquel se trouvent de belles plages.

Tamasopo est un lieu touristique populaire dans les montagnes, bien connu pour ses cours d’eau pittoresques, ses cascades, ses belles piscines d’eau minérale bleue et ses cavernes où l’on peut nager et profiter de la fraîcheur de l’eau contrastant avec l’air chaud.

Certains aquariophiles ont certainement même entendu parler du Rio Tamasopo et peuvent même être familiers avec l’un des beaux poissons qui vivent dans ces eaux, le « sabre de Montezuma » (Xiphophorus montezumae).

Mais il y a d’autres joyaux nageant dans ces eaux et ce n’est pas celui-là qui nous intéresse.

C’est un cichlidé qui a été négligé pendant de nombreuses années, jusqu’à ce que Juan Miguel ARTIGAS AZAS l’examine de plus près et se rende compte qu’il s’agissait de quelque chose de différent, en fait d’une nouvelle espèce de cichlidé non décrite.

Jusqu’à ce jour, chose incroyable, personne n’y avait prêté attention.

Finalement, Juan Miguel ARTIGAS AZAS a décrit ce poisson comme Herichthys tamasopoensis en 1993.

Juan Miguel ARTIGAS AZAS.

Les Herichthys tamasopoensis appartiennent à la même famille que le seul cichlidé originaire des États-Unis, le cichlidé du Texas (Herichthys cyanoguttatus), mais ils sont plus petits et font environ la moitié de la taille de ce poisson, ont un corps plus mince, et sont beaucoup plus paisibles.

Herichthys tamasopoensis est magnifiquement marqué avec des centaines de taches semblables à des perles sur tout son corps de couleur olive à grise, et il a sept taches noires le long de ses flancs, mais quand ces poissons sont en tenue de reproduction, ils brillent vraiment.

Les taches deviennent presque comme des rayures et, chez certains spécimens, tout le flanc, du milieu du dos au pédoncule caudal, devient presque noir.

La moitié avant du corps prend une teinte bleu pâle éclatante et chez les mâles, les joues et la dorsale deviennent rouge rosé.

Certains mâles matures développeront également une bosse nucale enflée sur la tête.

Avec des couleurs comme celles-ci et un comportement beaucoup plus civil que leurs cousins du Texas, c’est une merveille qu’ils ne soient pas plus populaires chez les cichlidophiles.

Le cichlidé du Rio Tamasopo se trouve, évidemment, dans le Rio Tamasopo, où l’eau est claire et coule sur des rochers et du gravier.

Dans ce lieu magique, Herichthys tamasopoensis semble privilégier l’eau propre et bien oxygénée au pied des cascades.

A savoir que le Rio Tamasopo est principalement rocheux et ne possède pas beaucoup de plantes aquatiques endémiques, mais les roches sont couvertes d’algues et d’aufwuchs, qui se trouvent être les aliments préférés du cichlidé Tamasopo.

Plus en aval, on trouve également dans le Rio Ojo Frio, le Rio Gallinas et enfin le Rio Pánuco.

Tout au long de son aire de répartition, la température de l’eau varie d’assez chaude à fraiche, ce qui montre que cette espèce n’est pas très exigeante quant à la température de l’eau.

L’eau des Rio dans lesquels évolue Herichthys tamasopoensis est riche en minéraux avec un pH de 7,8 à 8,0, ce qui explique qu’en captivité et en aquarium, Herichthys tamasopoensis préfère une eau plus dure et plus alcaline.

La maintenance de cette espèce de cichlidé n’est pas exceptionnelle mais elle s’adresse à l’aquariophile un peu expérimenté et surtout soucieux de se lancer dans l’élevage d’un cichlidé atypique et demandant quelques précautions pour son élevage.

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Herichthys tamasopoensis – 2éme partie

Herichthys tamasopoensis , ARTIGAS AZAS, 1993

De nombreux aquariophiles et plus particulièrement des cichlidophiles ont entendu parler de la ville de Tamasopo, dans l’État mexicain de San Luis Potosí.

Tamasopo est situé dans les contreforts de la Sierra Madre Oriental, dans la région de Huasteca, du nom du peuple indien indigène de la région.

Tamasopo est célèbre pour ses cascades enchanteresses dans une forêt tropicale luxuriante

Le Rio Tamasopo est un affluent du Rio Panuco.

Les cascades de Tamasopo se trouvent à proximité, un groupe de trois cascades qui forment une cascade qui tombe violemment dans un puits de 5 mètres de profondeur, sur les rives duquel se trouvent de belles plages.

Tamasopo est un lieu touristique populaire dans les montagnes, bien connu pour ses cours d’eau pittoresques, ses cascades, ses belles piscines d’eau minérale bleue et ses cavernes où l’on peut nager et profiter de la fraîcheur de l’eau contrastant avec l’air chaud.

Certains aquariophiles ont certainement même entendu parler du Rio Tamasopo et peuvent même être familiers avec l’un des beaux poissons qui vivent dans ces eaux, le « sabre de Montezuma » (Xiphophorus montezumae).

Mais il y a d’autres joyaux nageant dans ces eaux et ce n’est pas celui-là qui nous intéresse.

C’est un cichlidé qui a été négligé pendant de nombreuses années, jusqu’à ce que Juan Miguel ARTIGAS AZAS l’examine de plus près et se rende compte qu’il s’agissait de quelque chose de différent, en fait d’une nouvelle espèce de cichlidé non décrite.

Jusqu’à ce jour, chose incroyable, personne n’y avait prêté attention.

Finalement, Juan Miguel ARTIGAS AZAS a décrit ce poisson comme Herichthys tamasopoensis en 1993.

Juan Miguel ARTIGAS AZAS.

Les Herichthys tamasopoensis appartiennent à la même famille que le seul cichlidé originaire des États-Unis, le cichlidé du Texas (Herichthys cyanoguttatus), mais ils sont plus petits et font environ la moitié de la taille de ce poisson, ont un corps plus mince, et sont beaucoup plus paisibles.

Herichthys tamasopoensis est magnifiquement marqué avec des centaines de taches semblables à des perles sur tout son corps de couleur olive à grise, et il a sept taches noires le long de ses flancs, mais quand ces poissons sont en tenue de reproduction, ils brillent vraiment.

Les taches deviennent presque comme des rayures et, chez certains spécimens, tout le flanc, du milieu du dos au pédoncule caudal, devient presque noir.

La moitié avant du corps prend une teinte bleu pâle éclatante et chez les mâles, les joues et la dorsale deviennent rouge rosé.

Certains mâles matures développeront également une bosse nucale enflée sur la tête.

Avec des couleurs comme celles-ci et un comportement beaucoup plus civil que leurs cousins du Texas, c’est une merveille qu’ils ne soient pas plus populaires chez les cichlidophiles.

Le cichlidé du Rio Tamasopo se trouve, évidemment, dans le Rio Tamasopo, où l’eau est claire et coule sur des rochers et du gravier.

Dans ce lieu magique, Herichthys tamasopoensis semble privilégier l’eau propre et bien oxygénée au pied des cascades.

A savoir que le Rio Tamasopo est principalement rocheux et ne possède pas beaucoup de plantes aquatiques endémiques, mais les roches sont couvertes d’algues et d’aufwuchs, qui se trouvent être les aliments préférés du cichlidé Tamasopo.

Plus en aval, on trouve également dans le Rio Ojo Frio, le Rio Gallinas et enfin le Rio Pánuco.

Tout au long de son aire de répartition, la température de l’eau varie d’assez chaude à fraiche, ce qui montre que cette espèce n’est pas très exigeante quant à la température de l’eau.

L’eau des Rio dans lesquels évolue  est riche en minéraux avec un pH de 7,8 à 8,0, ce qui explique qu’en captivité et en aquarium, Herichthys tamasopoensis préfère une eau plus dure et plus alcaline.

La maintenance de cette espèce de cichlidé n’est pas exceptionnelle mais elle s’adresse à l’aquariophile un peu expérimenté et surtout soucieux de se lancer dans l’élevage d’un cichlidé atypique et demandant quelques précautions pour son élevage.

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Herichthys tamasopoensis – 1ére partie

Herichthys tamasopoensis, ARTIGAS AZAS, 1993

De nombreux aquariophiles et plus particulièrement des cichlidophiles ont entendu parler de la ville de Tamasopo, dans l’État mexicain de San Luis Potosí.

Tamasopo est situé dans les contreforts de la Sierra Madre Oriental, dans la région de Huasteca, du nom du peuple indien indigène de la région.

Tamasopo est célèbre pour ses cascades enchanteresses dans une forêt tropicale luxuriante

Le Rio Tamasopo est un affluent du Rio Panuco.

Les cascades de Tamasopo se trouvent à proximité, un groupe de trois cascades qui forment une cascade qui tombe violemment dans un puits de 5 mètres de profondeur, sur les rives duquel se trouvent de belles plages.

Tamasopo est un lieu touristique populaire dans les montagnes, bien connu pour ses cours d’eau pittoresques, ses cascades, ses belles piscines d’eau minérale bleue et ses cavernes où l’on peut nager et profiter de la fraîcheur de l’eau contrastant avec l’air chaud.

Certains aquariophiles ont certainement même entendu parler du Rio Tamasopo et peuvent même être familiers avec l’un des beaux poissons qui vivent dans ces eaux, le « sabre de Montezuma » (Xiphophorus montezumae).

Mais il y a d’autres joyaux nageant dans ces eaux et ce n’est pas celui-là qui nous intéresse.

C’est un cichlidé qui a été négligé pendant de nombreuses années, jusqu’à ce que Juan Miguel ARTIGAS AZAS l’examine de plus près et se rende compte qu’il s’agissait de quelque chose de différent, en fait d’une nouvelle espèce de cichlidé non décrite.

Jusqu’à ce jour, chose incroyable, personne n’y avait prêté attention.

Finalement, Juan Miguel ARTIGAS AZAS a décrit ce poisson comme Herichthys tamasopoensis en 1993.

Juan Miguel ARTIGAS AZAS.

Les Herichthys tamasopoensis appartiennent à la même famille que le seul cichlidé originaire des États-Unis, le cichlidé du Texas (Herichthys cyanoguttatus), mais ils sont plus petits et font environ la moitié de la taille de ce poisson, ont un corps plus mince, et sont beaucoup plus paisibles.

Herichthys tamasopoensis est magnifiquement marqué avec des centaines de taches semblables à des perles sur tout son corps de couleur olive à grise, et il a sept taches noires le long de ses flancs, mais quand ces poissons sont en tenue de reproduction, ils brillent vraiment.

Les taches deviennent presque comme des rayures et, chez certains spécimens, tout le flanc, du milieu du dos au pédoncule caudal, devient presque noir.

La moitié avant du corps prend une teinte bleu pâle éclatante et chez les mâles, les joues et la dorsale deviennent rouge rosé.

Certains mâles matures développeront également une bosse nucale enflée sur la tête.

Avec des couleurs comme celles-ci et un comportement beaucoup plus civil que leurs cousins du Texas, c’est une merveille qu’ils ne soient pas plus populaires chez les cichlidophiles.

Le cichlidé du Rio Tamasopo se trouve, évidemment, dans le Rio Tamasopo, où l’eau est claire et coule sur des rochers et du gravier.

Dans ce lieu magique, Herichthys tamasopoensis semble privilégier l’eau propre et bien oxygénée au pied des cascades.

A savoir que le Rio Tamasopo est principalement rocheux et ne possède pas beaucoup de plantes aquatiques endémiques, mais les roches sont couvertes d’algues et d’aufwuchs, qui se trouvent être les aliments préférés du cichlidé Tamasopo.

Plus en aval, on trouve également dans le Rio Ojo Frio, le Rio Gallinas et enfin le Rio Pánuco.

Tout au long de son aire de répartition, la température de l’eau varie d’assez chaude à fraiche, ce qui montre que cette espèce n’est pas très exigeante quant à la température de l’eau.

L’eau des Rio dans lesquels évolue Herichthys tamasopoensis est riche en minéraux avec un pH de 7,8 à 8,0, ce qui explique qu’en captivité et en aquarium, Herichthys tamasopoensis préfère une eau plus dure et plus alcaline.

La maintenance de cette espèce de cichlidé n’est pas exceptionnelle mais elle s’adresse à l’aquariophile un peu expérimenté et surtout soucieux de se lancer dans l’élevage d’un cichlidé atypique et demandant quelques précautions pour son élevage.

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Maskaheros regani – 4ème partie

MASKAHEROS REGANI – MILLER, 1974

 

Maskaheros regani est un cichlidé endémique de l’isthme de Tehuantepec au Mexique que l’on trouve dans le bassin hydrographique supérieur de la rivière Coatzacoalcos et le cours moyen de la rivière Grijalva…

Les Maskaheros regani vivent de manière grégaire, en petit nombre et c’est probablement l’un des cichlidés les plus énigmatiques du Mexique en termes de comportement.

Ce cichlidé peut être maintenu avec succès avec d’autres membres de la communauté de cichlidés d’Amérique centrale s’il y a suffisamment de roches et de racines pour fournir un abri et suffisamment de territoire pour tous les poissons.

Le couple cohabite souvent assez harmonieusement, mais il faut veiller à ce que la femelle ne soit pas harcelée.

Il est bien dommage que ce poisson ne soit pas répandu dans le monde aquariophile car un couple de Maskaheros regani est sans aucun doute un magnifique ajout à tout grand système d’Amérique centrale.

En outre, ce poisson a besoin d’un peu de soins supplémentaires et patience pour se développer correctement, mais s’il est maintenu dans de bonnes conditions, vous serez récompensé par sa palette de couleurs exceptionnelles qui font de Maskaheros regani, l’un des plus gros et plus beaux cichlidés d’Amérique centrale.

La plus sublime de récompenses en aquariophilie, c’est la reproduction de nos protégés.

 Avec Maskaheros regani, cela donne ce résultat !

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Maskaheros regani – 3ème partie

MASKAHEROS REGANI – MILLER, 1974

 

Maskaheros regani est un cichlidé endémique de l’isthme de Tehuantepec au Mexique que l’on trouve dans le bassin hydrographique supérieur de la rivière Coatzacoalcos et le cours moyen de la rivière Grijalva…

Les Maskaheros regani vivent de manière grégaire, en petit nombre et c’est probablement l’un des cichlidés les plus énigmatiques du Mexique en termes de comportement.

Ce cichlidé peut être maintenu avec succès avec d’autres membres de la communauté de cichlidés d’Amérique centrale s’il y a suffisamment de roches et de racines pour fournir un abri et suffisamment de territoire pour tous les poissons.

Le couple cohabite souvent assez harmonieusement, mais il faut veiller à ce que la femelle ne soit pas harcelée.

Il est bien dommage que ce poisson ne soit pas répandu dans le monde aquariophile car un couple de Maskaheros regani est sans aucun doute un magnifique ajout à tout grand système d’Amérique centrale.

En outre, ce poisson a besoin d’un peu de soins supplémentaires et patience pour se développer correctement, mais s’il est maintenu dans de bonnes conditions, vous serez récompensé par sa palette de couleurs exceptionnelles qui font de Maskaheros regani, l’un des plus gros et plus beaux cichlidés d’Amérique centrale.

La plus sublime de récompenses en aquariophilie, c’est la reproduction de nos protégés.

 Avec Maskaheros regani, cela donne ce résultat !

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Tahuantinsuyoa macantzatza – 2éme article

Tahuantinsuyoa Macanzatza  – KULLANDER, 1986

Les cichlidés néotropicaux sont extrêmement variés en morphologie, en comportement et en écologie (LOWE-McCONNELL, 1991) bien qu’ils comprennent moins d’espèces que leurs parents en Afrique qui peuplent les lacs.

Au début du 20éme siècle, lorsque REGAN (1905) a complètement révisé ce groupe, et par voie de conséquence le nombre d’espèces et de genres a considérablement augmenté.

Parmi les nouvelles espèces, une d’entre-elles se distingue par son nom qui est presque imprononçable à la première lecture : Tahuantinsuyoa macantzatza, le cichlidé de l’Empire Inca !

Pendant des années on a craint que ces poissons ne disparaissent et que l’espèce ne s’éteigne, mais finalement, en 2003, des spécimens de plus en plus nombreux sont apparus dans le commerce aquariophile.

Fort heureusement, le commerce aquariophile a permis son importation en plus grand nombre  depuis le début des années 2000.

Tahuantinsuyoa macantzatza n’est pas un gros cichlidé, il est plutôt de petite taille et atteint sa pleine croissance avec une longueur maximale de 12 centimètres, de ce fait, ces poissons conviennent aux aquariums de taille moyenne.

Fort de cet avantage, Ils ont aussi l’avantage de ne pas n’endommager pas les plantes et peuvent donc être logés dans des aquariums décorés de bois de tourbière et de quelques plantes.

Leurs soins intéressants de la couvée en tant qu’éleveurs de bouche larvophile (les œufs sont mis en route et élevés d’abord sur un substrat, puis les larves sont protégées dans la bouche) permettent des observations comportementales exceptionnelles et intéressantes .

En particulier, il est toujours excitant d’observer le transfert des alevins, de bouche à bouche entre les parents.

Pour l’alimentation, ce sont des poissons qui n’ont pas d’exigences particulières posées et pour faciliter le tout, l’eau ne doit pas être trop dure et présenter une tendance légèrement acide.

Tahuantinsuyoa macantzatza est une espèce relativement récente dans le monde de l’aquariophilie, malheureusement peu connue et qui a été décrite seulement à la fin du 20ème siècle.

Bien qu’ils se reproduisent dans l’aquarium, ils peuvent être difficiles à frayer mais restent une espèce rare dans l’aquariophilie.

Cette espèce permet les observations intéressantes du comportement.

En particulier, il est toujours passionnant d’observer le transfert des alevins entre les parents.

Ce cichlidé sud-américain de taille moyenne est donc attrayant à plus d’un titre, on ne le trouve que dans des zones quelque peu reculées du moyen et du haut Rio Ucayali au Pérou.

Très similaires aux célèbres « Pulcher » et « Green Terrors » du genre Andinoacara, ces cichlidés sont suffisamment uniques pour avoir été placés dans leur propre genre.

Dans la nature, ils habitent des eaux rocheuses et rapides et sont une espèce robuste et adaptable dans l’aquarium.

Avec leur petite taille, ils sont beaucoup plus petits que certains de leurs proches parents et un couple sera généralement à l’aise dans un aquarium de taille moyenne.

Même si ce cichlidé pourtant originaire de cette région ne répond pas aux critères de l’expression « C’est le Pérou ! » signifiant qu’il est une pure merveille et richesse, d’une certaine façon, il confirme néanmoins l’expression montrant ainsi que même s’il n’est pas si extraordinaire et que sa découverte ne figurait pas un véritable eldorado, il n’en reste pas moins un poisson riche à découvrir !

A l’époque de Pizarro et Atahualpa le roi des Incas, le Pérou était un symbole de richesse et  le nom était devenu commun pour désigner un trésor ou une fortune.

La découverte assez récente de la présence de Tahuantinsuyoa macantzatza au Pérou révèle qu’il existe encore des trésors à y découvrir !

 

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Maskaheros regani – 2ème partie

MASKAHEROS REGANI – MILLER, 1974

 

Maskaheros regani est un cichlidé endémique de l’isthme de Tehuantepec au Mexique que l’on trouve dans le bassin hydrographique supérieur de la rivière Coatzacoalcos et le cours moyen de la rivière Grijalva…

Les Maskaheros regani vivent de manière grégaire, en petit nombre et c’est probablement l’un des cichlidés les plus énigmatiques du Mexique en termes de comportement.

Ce cichlidé peut être maintenu avec succès avec d’autres membres de la communauté de cichlidés d’Amérique centrale s’il y a suffisamment de roches et de racines pour fournir un abri et suffisamment de territoire pour tous les poissons.

Le couple cohabite souvent assez harmonieusement, mais il faut veiller à ce que la femelle ne soit pas harcelée.

Il est bien dommage que ce poisson ne soit pas répandu dans le monde aquariophile car un couple de Maskaheros regani est sans aucun doute un magnifique ajout à tout grand système d’Amérique centrale.

En outre, ce poisson a besoin d’un peu de soins supplémentaires et patience pour se développer correctement, mais s’il est maintenu dans de bonnes conditions, vous serez récompensé par sa palette de couleurs exceptionnelles qui font de Maskaheros regani, l’un des plus gros et plus beaux cichlidés d’Amérique centrale.

La plus sublime de récompenses en aquariophilie, c’est la reproduction de nos protégés.

 Avec Maskaheros regani, cela donne ce résultat !

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Maskaheros regani – 1ére partie

MASKAHEROS REGANI – MILLER, 1974

 

Photo LeeNuttall.

Maskaheros regani est un cichlidé endémique de l’isthme de Tehuantepec au Mexique que l’on trouve dans le bassin hydrographique supérieur de la rivière Coatzacoalcos et le cours moyen de la rivière Grijalva…

Les Maskaheros regani vivent de manière grégaire, en petit nombre et c’est probablement l’un des cichlidés les plus énigmatiques du Mexique en termes de comportement.

Ce cichlidé peut être maintenu avec succès avec d’autres membres de la communauté de cichlidés d’Amérique centrale s’il y a suffisamment de roches et de racines pour fournir un abri et suffisamment de territoire pour tous les poissons.

Le couple cohabite souvent assez harmonieusement, mais il faut veiller à ce que la femelle ne soit pas harcelée.

Il est bien dommage que ce poisson ne soit pas répandu dans le monde aquariophile car un couple de Maskaheros regani est sans aucun doute un magnifique ajout à tout grand système d’Amérique centrale.

En outre, ce poisson a besoin d’un peu de soins supplémentaires et patience pour se développer correctement, mais s’il est maintenu dans de bonnes conditions, vous serez récompensé par sa palette de couleurs exceptionnelles qui font de Maskaheros regani, l’un des plus gros et plus beaux cichlidés d’Amérique centrale.

La plus sublime de récompenses en aquariophilie, c’est la reproduction de nos protégés.

 Avec Maskaheros regani, cela donne ce résultat !

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