ElTofi : Ce qu’il reste encore à faire….

Calculs théoriques et déformation réelle

Je peux donc finalement remplir mon bassin mais pas encore entièrement. Je me suis fixé de la faire  à 70%. Selon les calculs simulés de mon ami Stefan, ingénieur dans la branche, la déformation probable de la vitre, prise sur 3 côtés et sans renfort final sur le haut,  devrait atteindre 6 à 8 mm à plein volume.

C’est un calcul imparfait, car j’ai entré les paramètres comme si ta vitre était sertie dans le béton.

Il faut faire le test car la pose d’un renfort inox en T est prévu au début décembre et parce que la source de financement est sèche et morte : il va falloir se refaire une santé avec les salaires de fin d’année.

Je remplis donc à environ 7000 litres.

Le chauffage fonctionne parfaitement.

Je mets en route les filtres gravitaires OASE BioSmart 14000 et les pompes de brassage TUNZE: Tout va bien.

Vérification du « bombé » de la vitre : ça a l’air un peu trop arqué même si théoriquement, le coefficient de rupture de mon verre est à 30.

Selon calcul de Stefan, je suis à 18 pour une déformation de 6-8 mm A seulement 70% de remplissage d’eau, je mesure déjà les 8 mm de déformation.

Au vue de la taille adulte et du comportement de sauvages des Cichlas et des Osteoglossum, je ne peux pas prendre le risque : La pose du renfort est obligatoire dès le mois de décembre et je mets tout en ” Stand-by” du point de vue technique, jusqu’à cette date.

 

Réflexions sur le peuplement du bac & Améliorations potentielles….

Mais ça ne m’empêche pas de commencer à faire cycler le bassin.

J’y introduis des poissons rouges juvéniles, qui devraient assez rapidement servir de proies vivantes aux Cichlas des leur introduction : Encore une mauvaise idée, parce que si les poissons rouges juvéniles remplissent parfaitement leur mission d’aide au cyclage, dans une eau à 26°C, ils explosent en taille.

Quand je fais rentrer les premiers Panaques, à début octobre, les poissons rouges juvéniles ont déjà doublé en taille

Quand, à fin novembre, les Cichlas juvéniles (8 cm) les rejoignent, les poissons rouges font plus de 13 cm, 18 cm pour les plus gros !

Pas de doute, il va falloir les pêcher pour les sortir.

C’est une autre aventure épique qui commence et qui m’a vu tester plusieurs méthodes de pêche sans grand succès.

  • La pêche à la ligne a bien fonctionné pour les 3 premiers qui se sont jetés sur l’appât. Mais les 7 autres ont vite compris l’astuce.
  • J’ai tenté la nasse métallique : les jeunes Myleus s’y sont jetés, pas les poissons rouges.
  • Je me suis finalement résigné à vider à nouveau le bassin à son niveau « mur » (soit environ 4500 litres) pour entrer en cuissardes dans le bassin, épuisette à brochet dans une main et carrelet de rabattage de l’autre : Après 2 heures de pêche rocambolesque, j’ai eu raison de 7 poissons rouges !

Qui a dit que les poissons rouges n’étaient pas intelligents ?

Fin novembre, arrivent donc :

  • 7 Cichlas kelberi juvéniles,
  • 11 Myleus schomburgkii
  • 3 Osteoglossum fraîchement débarrassés de leur vitelin.

Ces minuscules poissons sont ridicules dans le volume à disposition. Le bassin a l’air vide et c’est bien ainsi.

Fin décembre, j’effectue un  complément de commande avec un Acanthicus hystrix juvénile (20 cm),  introduction des loches clowns qui saturaient le 720 litres du salon et un groupe de Myleus spp. donnés par un ami.

Les améliorations techniques

Le renfort inox

Décembre est aussi pour moi l’occasion d’installer  finalement ce renfort profilé T en inox. J’apprends à mes dépends que l’inox s’usine plus difficilement que l’aluminium.

Pour le meulage aux bonnes dimensions de la barre initiale de 6 mètres, pas de problème : en 2 coups de meule, un disque d’abrasion pour éliminer les ébarbures, c’est fini.

Pour la partie « percement », c’est plus compliqué et je me découvre des capacités de jurons de charretiers insoupçonnées.  J’ai brûlé 7 mèches avant de comprendre que je faisais mal quelque chose, mais quoi ?

Renseignements pris, il faut retenir 3 choses capitales à connaître impérativement avant de percer dans de l’inox :

  1. Il faut de l’huile de coupe.
  2. Il faut une mèche spécifique, à vitesse lente, et angle faible.
  3. Il faut une pression continue, sans interruption, et délicate et donc idéalement utiliser une perceuse à colonne.

Ces aléas passés, mon renfort est prêt à etre posé ce qui me permet d’envisager sa mise en place dans les meilleurs délais. Ce renfort supérieur absorbera la déformation de la vitre.

Le problème, voyez-vous, c’est que la vitre de récupération du 1600 litres, même si elle est placée sur la partie haute de la colonne d’eau, est dimensionnée pour une hauteur d’eau de 70 cm, y compris renforts de cerclage. Or, dans cette configuration, elle n’aura qu’un renfort plaqué-siliconé contre elle et sera vissée dans le mur béton pour absorber cette déformation.

Le renfort servira également à protéger la vitre d’un choc arrivant par le haut, par exemple lors du passage d’éléments de décor, d’intervention dans le bac, etc…

Le renfort inox est installé avec un joint de silicone séché qui nécessite encore 3 jours d’attente.

On peut enfin envisager  de remplir ce bassin  à 100 % !

Au moment de le faire, l’émotion est à son comble : 11 500 litres d’eau, compteur à l’appui,  ça fait un joli volume… et une déformation réelle bien plus grande qu’escomptée, même avec le renfort !!! je mesure une déformation de 14mm au point le plus faible !

Il est inacceptable de prendre pareil risque !

Je suis contraint de réajuster donc le niveau d’eau après quelques semaines de fonctionnement aux alentours de 115 cm de hauteur d’eau. Dans cette dernière configuration, la déformation semble acceptable, avec le 6-8 mm.

Ce qui me laisse tout de même près de 10 000 litres bruts d’eau dans la cave : c’est amplement suffisant pour faire grandir de beaux poissons.

Éclairage du bac et du mur végétal

Assez rapidement, je suis revenu des rampes HQI qui avaient deux défauts rédhibitoire :

  • leur consommation/rendement
  • leur angle d’éclairage orienté vers le bas.

3 août 2011

3 nouvelles photos, rampes installées. Le rendu est, comment dire ? très, très bleu. Mais il n’est  pas désagréable et pour s’en assurer, il faudra voir quand le bac sera en eau.

A gauche une SilverSun 2 x 150W HQI en 14’000 k + 2 x 54 W en T5 “actinique” + 3 spots LED “clair de lune”

A droite, un spot HQI 250 W en 20’000 k dont le rendu est encore plus bleu.

oui, je sais, il faut encore que je fixe le vilain cordon de câbles noirs au plafond, pour que ça fasse un peu plus propre  : chaque chose en son temps, je n’ai pas tous les outils à demeure ou en ma possession.

j’ai joué comme un petit fou avec les prises (échange des prises “euros françaises” pour les “suisses”), avec les minuteurs et les rallonges…

A défaut de rampes Lumirium qui simulent l’aube, le midi et le crépuscule, j’ai joué aussi avec les minuteurs pour obtenir différentes phases :

  • Lever du soleil :  06h00 à 09h00 en LED bleu
  • Journée : 08h00 à 18h00 en HQI 2 x 150W (rampe gauche)
  • Plein midi : 12h00 à 20h00 en HQI 1 x 250W (rampe droite)
  • Couchant : 17h00 à 21h00 en T5 2 x 54W (rampe gauche) et 18h00 à 22h00 en LED bleu.

J’ai cherché une solution qui puisse éclairer mon mur végétal (qui a bien forci entre septembre 2011 et septembre 2012) sans me coûter une fortune en consommation électrique.

Je me suis naturellement orienté vers les projecteurs LED utilisés par exemple pour les éclairages publics ou les stations service.

Deux projecteurs en LED Cree assemblés en Chine, mais fourni par un électricien régional à prix coûtant, me délivrent 28 000 lumens, en 6500 kelvin, pour à peine 280 W de consommation électrique.

Je peux les orienter sur leur socle comme je le souhaite, et leur faible consommation me promet de récupérer mon investissement à l’achat en moins de 2 ans.

Portes coulissantes

Toujours pour préserver au mieux la nécessaire humidité, mais sans qu’elle ne se répande dans tout le sous-sol, j’ai aussi installé des rails suspendus, sur lesquels sont fixés des panneaux de plexiglas, sur des chariots de roulement.

Cette cloison mobile en 6 éléments de 100 x 100 cm me permet  d’une part de cloisonner l’humidité là où elle est nécessaire, et d’autre part d’éviter qu’un Arowana ne se retrouve sec au sol le matin.

Il s’agit en effet de poissons qui sautent à une hauteur impressionnante quand ils chassent.

 

Filtration mécanique et brassage « flux large »

Si les deux filtres gravitaires ont chacun une capacité théorique suffisante pour filtrer un « bassin à koïs » lourdement chargés de 7 000 litres, je pensais donc qu’avec quelques aménagements, ils seraient parfaits pour mon bassin de 10 000 : erreur de jugement.

Malgré les deux amoncellements de pierres volcaniques (support bactérien) que j’ai rajouté par dessus les pompes de remontée, malgré la couche de sable relativement importante qui sert également de fixateur pour les bactéries, il me reste le problème de la turbidité.

Au vu des gros consommateurs d’oxygène et des gros producteurs de « sciure de bois » (voir point suivant), j’ai besoin d’une excellente capacité de filtration mécanique. En effet, les sédiments produits par les Panaques principalement, mais également par les raies, se soulèvent à chaque passage d’un poisson un peu agité. Ces sédiments sont repris par les pompes de brassage TUNZE flux large et mis en suspension permanente… si cela donne un aspect fort naturel à l’ensemble, ce n’est pas optimal pour saisir de belles images des habitants…

J’ai donc complété la filtration biologique par une filtration mécanique « à sable », via un gros filtre à piscine, qui fonctionne uniquement en mécanique, 12 heures par jour, en alternance 1 heure sur 2. Cet « extracteur de sédiments » permet de garder une eau cristalline, et allège le travail des filtres biologiques par extraction anticipée.

J’ai également augmenté le débit horaire des pompes en passant de 3 x 8.5 m3/h à 1 x 20 m3/h complétés  par 2 x 8.5 m3/h. En orientant les flux de manière à obtenir une zone de remous centrale, où il m’est facile de siphonner les déchets accumulés après quelques jours de fonctionnement.

Autres équipements 

63 m2 de panneaux solaires en toiture me réduisent de 50% ma facture électrique annuelle depuis juillet 2016. On parle quand même, pour l’entier de la maison, de 13’000 kWh par an. A 23 centimes de CHF, je vous laisse faire le calcul.

Renouvellement d’eau à 100% par semaine, en goutte à goutte, par surverse. Complété occasionnellement par un BackWash sur le filtre mécanique, à hauteur de 3500 litres.

Laisser un commentaire