Crenicichla prenda

Nom original : CRENICICHLA –  HECKEL, 1840

CRENICICHLA PRENDA – LUCENA & KULLANDER, 1992

AVERTISSEMENT : On trouve très peu d’informations sur ce poisson découvert récemment ce qui explique qu’il est aussi finalement peu importé donc peu répandu dans le monde de l’aquariophilie.

Crenicichla prenda est une petite espèce de cichlidé d’eau douce du genre Crenicichla, communément appelée cichlidé brochet, endémique du bassin supérieur du fleuve Uruguay, au sud du Brésil.

Cette espèce benthopélagique vit dans les rapides à fond rocheux et à végétation submergée des rivières forestières, et atteint une longueur standard maximale de 9 centimètres.

Décrite scientifiquement en 1992 par Carlos Alberto Santos de LUCENA et Sven O. KULLANDER, Crenicichla prenda appartient à la sous-famille des Cichlinae, à la tribu des Geophagini et au sous-genre Lacustria.

C’est l’une des nombreuses espèces endémiques de Crenicichla du bassin du fleuve Uruguay, caractérisée par des particularités morphologiques détaillées dans sa description originale, à partir de spécimens collectés dans les États brésiliens du Rio Grande do Sul et de Santa Catarina.

L’espèce est présente dans des affluents tels que les rivières Comandaí, Ijuí, Piratinim et Jacutinga, sur une superficie estimée à 4 006 km².

Son habitat a été fortement impacté : plus de 92 % de la couverture forestière originelle a disparu à cause de l’exploitation forestière, entraînant la désertification et un déséquilibre écologique.

De plus, au moins 13 barrages ont fragmenté ses milieux de rapides de prédilection, provoquant une dégradation continue de la qualité de son habitat.

En raison de ces menaces, Crenicichla prenda est classée comme quasi menacée sur la Liste rouge de l’UICN.

Le genre Crenicichla regroupe des cichlidés originaires d’Amérique du Sud, communément appelés cichlidés brochets.

On les trouve dans la plupart des habitats d’eau douce tropicaux et subtropicaux, entre les Andes et l’Atlantique.

Les plus petites espèces de Crenicichla ne mesurent pas plus de 6 à 14 centimètres et peuvent être considérées comme des « cichlidés nains » pour les aquariophiles, bien que leur comportement agressif et territorial les rende déconseillés aux débutants.

Les espèces de plus petite taille (5,2 à 8,5 centimètres) appartenant à l’ancien complexe d’espèces Crenicichla « wallacii » ont été séparées de ce genre et placées dans le nouveau genre « Wallaciia » en 2023, en même temps que l’ancien complexe Crenicichla « saxatilis », devenu « Saxatilia » , et l’ancien complexe Crenicichla « lugubris », devenu « Lugubria ».

Dans le même article, un genre supplémentaire, « Hemeraia », a été créé et les espèces restantes ont été divisées en sous-genres.

Les plus grands Crenicichla peuvent atteindre environ 50 centimètres de long, bien que la plupart des espèces du genre mesurent entre 15 et 30 centimètres.

Comme beaucoup d’autres poissons prédateurs, ils possèdent une large bouche et un corps allongé.

Le genre Crenicichla est originaire des eaux douces tropicales et subtropicales d’Amérique du Sud, à l’est des Andes, depuis Trinité-et-Tobago et le plateau des Guyanes (y compris l’Orénoque) jusqu’au Río Negro en Argentine, en passant par les bassins de l’Amazone et du Río de la Plata.

Bien que largement répandu, chaque espèce est souvent inféodée à un seul cours d’eau ou bassin hydrographique.

On les trouve dans une grande variété d’habitats, notamment les rivières, les ruisseaux, les étangs et les lacs ; certaines espèces sont rhéophiles.

La grande majorité des Crenicichla sont des prédateurs se nourrissant de poissons, d’insectes et d’autres petits animaux.

Ils se positionnent généralement de manière à rester invisibles pour leurs proies, par exemple près d’un tronc d’arbre immergé ou derrière un rocher.

Ce comportement, ainsi que leur morphologie adaptée, qui rappelle celle des Esocidae (bien qu’ils n’y soient pas apparentés), leur vaut leur nom commun de cichlidés brochets.

Crenicichla tapii fait exception, il est d’apparence générale semblable aux autres cichlidés brochets, il se distingue par son comportement grégaire et son alimentation à base de périphyton.

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REPARTITION

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE

Crenicichla prenda est une espèce de cichlidé endémique d’Amérique du Sud, dont l’aire de répartition connue est exclusivement limitée au bassin supérieur du fleuve Uruguay, au sud du Brésil.

La distribution actuellement reconnue est le haut bassin du rio Uruguay, au sud du Brésil, principalement dans les États de :

  • Santa Catarina ;
  • Rio Grande do Sul.

FishBase donne actuellement Crenicichla prenda comme endémique du haut bassin de l’Uruguay.

Les données historiques indiquent notamment :

  • Rio Jacutinga ;
  • Rio Uruguai dans le secteur d’Itá ;
  • Iraí.

La distribution semble donc relativement restreinte.

Cette restriction géographique est biologiquement importante car le haut Uruguay constitue une région fortement compartimentée par les reliefs, les rapides, les affluents et les aménagements hydroélectriques.

L’espèce est présente dans les États de Santa Catarina et du Rio Grande do Sul, où elle fréquente les affluents du bassin, notamment, c’est-à-dire :

  • Le Rio Comandaí ;
  • Le Rio Ijuí ;
  • Le Rio Piratinim ;
  • Le Rio Jacutinga.

Son aire de répartition est estimée à 4 006 kilomètres².

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Localité-type

La localité-type est Rio Jacutinga, sur la route BR-283, entre Seara et Concórdia, État de Santa Catarina, Brésil.

Holotype : MCP 13016, mâle de 87,4 millimètres LS, collecté les 8–9 décembre 1988.

Le matériel-type comprenait également des paratypes, notamment provenant :

  • du rio Jacutinga ;
  • du rio Uruguai à Itá ;
  • de la région d’Iraí.

Les collections originales plaçaient donc clairement l’espèce dans le haut rio Uruguay, et non dans le cours inférieur du fleuve.

La localité type de Crenicichla prenda est le rio Jacutinga, situé le long de la route BR 283 entre Seara et Concórdia, dans l’État de Santa Catarina.

D’autres observations ont été faites dans les rapides et les cours d’eau de ces affluents du bassin supérieur du fleuve Uruguay.

Bien que l’aire de répartition historique/originelle de « Crenicichla prenda » corresponde aux distributions actuelles connues, compte tenu des activités humaines telles que la construction de barrages et les changements d’affectation des sols ont entraîné une fragmentation de son habitat dans le bassin supérieur de l’Uruguay, cette aire a pu évoluer isolant tantôt potentiellement les populations que les dispersant sur le continent sud-américain !

Etant donné qu’il y a au moins 13 barrages, le niveau de fragmentation des rivières est élevé dans le bassin (Water Resources eAtlas 2005) et les populations de la plupart des espèces migratrices sont fortement diminuées dans les cours moyen et supérieur de l’Uruguay (FAO 1996).

L’espèce se rencontre généralement à des altitudes comprises entre 100 et 500 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans les zones de drainage des hautes terres caractéristiques du bassin.

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MILIEU NATUREL & BIOTOPE

Les sources de conservation associent explicitement Crenicichla prenda aux rapides et habitats lotiques du haut Uruguai.

Cette caractéristique est essentielle car ce cichlidé ne doit pas être imaginé comme vivant dans une eau stagnante uniforme, mais dans une mosaïque de microhabitats hydrauliques dont les Le biotope peuvent comprendre :

  • Des radiers rocheux ;
  • Des secteurs à galets ;
  • Des blocs basaltiques ;
  • Des zones de courant ;
  • Des poches de faible vitesse derrière les obstacles ;
  • Des chenaux plus profonds ;
  • …

C’est ce qui rend ce Crenicichla si particulièrement intéressant car il est adapté aux rapides rocheux et figure parmi les espèces dont l’habitat a été le plus affecté par les barrages hydroélectriques construits sur le haut Uruguay.

Ainsi, Crenicichla prenda se rencontre dans les rivières à courant rapide qui coulent sur un substrat majoritairement rocheux, y compris dans les principaux affluents du fleuve Uruguay.

Très fréquemment, il s’abrite au milieu de la végétation submergée dans les rivières forestières, il peut ainsi :

  1. Rester dans une zone énergétiquement favorable ;
  2. Surveiller la veine de courant ;
  3. Capturer une proie dérivante ;
  4. Retourner immédiatement au refuge.

Cette stratégie est probablement plus réaliste que l’image d’un poisson nageant constamment dans le courant maximal.

Il faut savoir que le bassin du fleuve Uruguay a subi une déforestation intense depuis le début de la colonisation.

Il n’y a presque plus de végétation originelle, (il y a eu une perte de 92,4% du couvert forestier d’origine) et cela a grandement affecté l’équilibre écologique, entraînant un processus de désertification dans la région (DIEGUES, 1994).

Cependant, on ignore comment cette altération de l’habitat aurait affecté Crenicichla prenda.

Onze espèces de Crenicichla sont aussi identifiées dans la partie brésilienne du bassin du fleuve Uruguay.

Crenicichla prenda est une espèce benthopélagique (occupant la zone écologique la plus basse du cours d’eau).

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Préférences en matière d’habitat

Crenicichla prenda occupe les zones benthopélagiques des eaux douces dans les rivières tropicales à subtropicales du haut bassin du fleuve Uruguay, dans le sud du Brésil.

Cette espèce manifeste une nette préférence pour les rapides et les zones de courant vif (riffles) dans les cours d’eau à forte pente, où prédominent les courants rapides et les niveaux d’eau variables.

Ces microhabitats se caractérisent par des substrats rocheux, des berges abruptes et une eau claire et très oxygénée, avec des taux d’oxygène dissous généralement compris entre 6,3 et 9,6 milligrammes/litre.

La profondeur y est généralement faible, variant de 0,13 à 0,77 mètre, ce qui favorise un mode de vie benthopélagique, à proximité du fond et dans la partie médiane de la colonne d’eau.

La température de l’eau fluctue selon les saisons, allant d’environ 14 à 23°C, tandis que le pH reste proche de la neutralité (6,7–7,6).

Dans ces environnements dynamiques, l’espèce est étroitement associée aux affleurements rocheux et utilise occasionnellement des troncs immergés lorsqu’ils sont présents ; en revanche, la végétation aquatique pérenne y est rare en raison des courants puissants.

Crenicichla prenda évite les habitats lentiques (eaux stagnantes) et se montre sensible à la sédimentation ainsi qu’aux modifications du débit d’origine anthropique telles que celles causées par la construction de barrages qui perturbent les rapides qu’elle affectionne.

Les rythmes d’activité peuvent varier selon les saisons : les périodes de précipitations entraînent une augmentation du débit, ce qui améliore la qualité de l’habitat grâce à une meilleure oxygénation et à une réduction de la stagnation.

Crenicichla prenda se rencontre dans les rivières à courant et à fond rocheux, y compris leurs principaux affluents.

Ce cichlidé s’abrite souvent dans la végétation submergée des rivières traversant les forêts (REIS & LIMA, 2009).

Crenicichla prenda vit dans les zones benthopélagiques d’eau douce des rivières tropicales et subtropicales du bassin supérieur du fleuve Uruguay, au sud du Brésil.

Cette espèce privilégie les rapides et les remous des cours d’eau à fort courant, où prédominent les courants rapides et les variations du niveau d’eau mais en cas de fortes crues, Crenicichla prenda se met à l’abri.

Cette espèce est étroitement associée aux affleurements rocheux de ces environnements dynamiques, elle utilise occasionnellement les troncs d’arbres immergés lorsqu’ils sont présents.

Dans son habitat naturel, la végétation aquatique permanente est rare en raison des forts courants.

Son activité peut varier selon les saisons, en particulier pendant les périodes humides qui entraînent une augmentation du débit améliorant la qualité de l’habitat grâce à une meilleure oxygénation et une réduction de la stagnation.

Généralement, Crenicichla prenda  se rencontre dans les affluents des grands cours d’eau…mais, sa distribution et sa biologie générale restent encore mal connues.

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Population

Il ne s’agit pas d’une espèce abondante (REIS & LIMA, 2009).

La population présente une forte résilience, avec un temps de doublement minimal inférieur à 15 mois. (FROESE, R. & Al., 2017) (LUCENA, C.A.S. & S.O. KULLANDER, 1992)

D’autre part, ce n’est pas une espèce migratrice puisqu’aucune migration n’a été observée, ce qui suggère une sédentarisation de ce cichlidé dans les rapides du haut bassin.

Par conséquent, cette espèce non migratrice est peu sensible aux conséquences provoquées par la construction de barrages.

Crenicichla prenda évite les milieux lentiques (eaux stagnantes) et est sensible à la sédimentation et aux modifications du débit d’origine humaine, comme celles causées par la construction de barrages, qui perturbent ses rapides de prédilection.

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TAXONOMIE

CLASSIFICATION

« Crenicichla prenda » appartient :

⇒ au règne « Animalia » ;

    ⇒ à l’embranchement « Chordata » ;

        ⇒ à la classe « Actinopterygii » ;

           ⇒ à l’ordre « Cichliformes » ;

                ⇒ à la famille « Cichlidae » ;

                  ⇒ à la sous-famille « Cichlinae » ;

                        ⇒ au genre « Crenicichla » ;

                            ⇒ à l’espèce « Crenicichla prenda ».

Il était placé dans la tribu des Geophagini et la sous-tribu des « Crenicichlina », plus précisément dans le sous-genre « Lacustria ».

La nomenclature binomiale est Crenicichla prenda – LUCENA & KULLANDER, 1992, telle que décrite formellement dans leur révision des espèces de Crenicichla du bassin versant de la rivière Uruguay.

Le genre Crenicichla (cichlidés brochets), suite aux révisions taxonomiques de 2023 qui ont séparé plusieurs groupes d’espèces en nouveaux genres, comprend maintenant environ 45 espèces réparties dans l’Amérique du Sud tropicale et subtropicale.

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RECLASSIFICATION 2023 DU GENRE « CRENICICHLA »

Les cichlidés brochets forment le plus grand clade de cichlidés néotropicaux, avec plus de 100 espèces actuellement classées en deux genres :

  1. Crenicichla soit 93 espèces(décrites) répandues dans les rivières d’Amérique du Sud à l’est des Andes ;
  2. Teleocichla soit 9 espèces amazoniennes rhéophiles.

Avec 93 espèces acceptées, les cichlidés brochets (Crenicichla) constituaient le genre de cichlidés le plus riche en espèces au monde.

Sachant que les cichlidés du genre « Teleocichla » étaient étroitement apparentés aux « Crénicichla », la relation était si étroite que l’indépendance du genre « Teleocichla » était, elle aussi régulièrement  mise en doute.

Dans une étude récente où 74 espèces du complexe ont pu être considérées (65 espèces de Crenicichla et toutes 9 espèces de Teleocichla), différentes méthodes ont été testées pour mieux comprendre les relations entre les cichlidés brochets.

Le résultat est que, strictement parlant, il ne restait qu’une seule espèce, à savoir l’espèce type du genre Crenicichla : Crenicichla macrophthalma – HECKEL 1840 !

Les auteurs de cette étude, VARELLA & Al., 2023 considéraient que deux groupes de cichlidés brochets étaient étroitement apparentés à cette espèce qu’ils ont établi des sous-genres.

Les deux sous-genres de Crenicichla sont :

  1. Le sous-genre « Batrachops» avec 9 espèces, espèce type « Batrachops reticulatus » ;
  2. Le sous-genre « Lacustria» avec 34 espèces, espèce type « Cycla lacustris ».

Cette approche fait l’objet de critiques car le concept de sous-genre est en soi un paradoxe.

Sur la base d’une synthèse des recherches faites, un nouvel article de recherche par Henrique R. VARELLA, Sven O. KULLANDER, Naercio A. MENEZES, Claudio OLIVEIRA & Hernan LÓPEZ-FERNÁNDEZ a été publié dans le Journal zoologique de la Société linnéenne le 21 juin 2023, qui propose une nouvelle classification dans laquelle le clade incluant tous les cichlidés brochets est élevé au rang de sous-tribu « Crenicichlina ».

Le genre « Crenicichla » est redéfini, incluant trois sous-genres :

  • « Crenicichla» (monotypique avec l’espèce type). Ce sous-genre comprend toutes les petites espèces de Crenicichla auparavant dans le Crenicichla groupe d’espèces wallacii ;
  • « Batrachops» (ressuscité en sous-genre). ;
  • « Lacustria » (nouveau sous-genre). Ce sous-genre comprend toutes les espèces du sud trouvées dans le bassin hydrographique du Paraná.

Le genre « Teleocichla » est considéré comme un genre valide : L’indépendance de Teleocichla a été confirmée, il comprend 9 espèces, l’espèce type étant « Teleocichla centrarchus ».

Quatre nouveaux genres sont proposés :

  • « Wallaciia». Ce genre comprend toutes les petites espèces de Crenicichla placées auparavant dans le groupe Crenicichla d’espèces « wallacii » ;
  • « Saxatilia ». Ce genre reprend les espèces précédemment incluses dans le groupe Crenicichla d’espèces « saxatilis» ;
  • « Hemeraia». Ce genre comprend Crenicichla hémèra et Crenicichla chicha ;
  • « Lugubria». Ce genre comprend les espèces antérieurement placées dans le groupe Crenicichla d’espèces « lugubris ».

Avant cette reclassification de 2023, « Crenicichla (scottii) prenda » appartenait au groupe « scottii » dont les particularités étaient les suivantes :

  • Le groupe Scotti comprenait 3 espèces : Crenicichla prenda, Crenicichla scottii et Crenicichla gaucho ;
  • Leur coloration est grise et ils présentent des bandes suborbitales et des rangées horizontales le long de leurs flancs ;
  • Les femelles du groupe Scotti possèdent une tache de nageoire dorsale.

⇒ Désormais Crenicichla (scottii) prenda, s’appelle seulement : Crenicichla prenda

Position phylogénétique : L’espèce appartient au groupe « scottii ».

Ce groupe comprend notamment :

  • Crenicichla scottii
  • Crenicichla gaucho
  • Crenicichla prenda

Ces espèces partagent plusieurs caractères, elles possèdent :

  • Un corps relativement haut pour un Crenicichla ;
  • Un museau court ;
  • Une tête massive ;
  • Une coloration particulière chez les mâles ;

Et sont endémiques du bassin Uruguay.

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GROUPE SCOTTII

LUCENA & KULLANDER ont reconnu Crenicichla prenda, Crenicichla gaucho et Crenicichla scottii comme formant le groupe scottii.

Cette structure représente un groupe morphologique et taxonomique historique établi par la révision de 1992.

Le groupe scottii est une unité historique fondée sur la morphologie et la coloration, alors que la phylogénie moderne des Crenicichla repose désormais sur des jeux de données moléculaires et intégratifs plus larges.

Si le groupe scottii de LUCENA & KULLANDER (1992) comprend historiquement Crenicichla scottii, Crenicichla gaucho et Crenicichla prenda, cependant, la phylogénétique moléculaire moderne montre que ce groupe historique est inclus dans le grand groupe « lacustris » plutôt que d’être traité comme une grande lignée indépendante.

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Comparaison avec Crenicichla gaucho

La comparaison chromatique entre les deux espèces a joué un rôle important dans le choix du nom prenda.

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Comparaison avec Crenicichla scottii

Crenicichla scottii est nettement plus grande et représente une forme morphologiquement plus imposante du groupe.

La petite taille de Crenicichla prenda est donc un élément important de son écologie potentielle : elle occupe probablement une niche différente de celle des grands Crenicichla prédateurs.

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ÉTUDE COMPARATIVE PRENDA–GAUCHO–SCOTTII

La différence de coloration est particulièrement robuste taxonomiquement, alors que les caractères ostéologiques restent à approfondir.

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HISTORIQUE

Crenicichla prenda a été décrite scientifiquement pour la première fois en 1992 par les ichtyologues Carlos Alberto SANTOS DE LUCENA et Sven O. KULLANDER dans le cadre de leur étude exhaustive sur les espèces de cichlidés du bassin versant du fleuve Uruguay.

Cette description a été publiée dans l’article intitulé « Les espèces de Crenicichla (Teleostei : Cichlidae) du bassin versant du fleuve Uruguay au Brésil », paru dans la revue ICHTHYOLOGICAL EXPLORATIONS OF FRESHWATERS.

Ce travail a officialisé la reconnaissance de l’espèce au sein du genre Crenicichla, la distinguant des taxons apparentés sur la base de caractéristiques morphologiques observées chez les spécimens collectés.

Avant la révision de LUCENA & KULLANDER, les Crenicichla du bassin de l’Uruguaí étaient encore imparfaitement séparés.

L’étude publiée en 1992 a reconnu onze espèces dans la portion brésilienne du bassin et décrit plusieurs espèces nouvelles, dont Crenicichla prenda.

La description repose sur :

  • le holotype ;
  • treize paratypes ;
  • des spécimens provenant de plusieurs stations du haut Uruguai ;
  • l’analyse morphométrique ;
  • les caractères méristiques ;
  • la coloration ;
  • la comparaison avec les espèces voisines.

L’holotype est MCP 13016, un mâle de 87,4 millimètres SL, provenant du rio Jacutinga, dans l’État de Santa Catarina, sur la route BR-283 entre Seara et Concórdia. Il a été récolté les 8–9 décembre 1988.

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NOMS

Le nom est actuellement considéré comme valide.

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NOM COMMUNS

Pas de nom commun spécifique.

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SYNONYMES

Aucun synonyme n’a été répertorié pour Crenicichla prenda depuis sa description originale.

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ETHYMOLOGIE

Le nom « Crenicichla » provient de la combinaison de deux mots latins qui sont :

  1. « Crenatus », signifiant « coupé » ou « taillé » ;
  2. « cichla », qui désigne un genre de cichlidés.

L’épithète spécifique portuguais « prenda » est un terme ancien du dialecte « gaúcho », parlé par les éleveurs de bétail brésiliens dans la région de la pampa méridionale, où « prenda » signifie « femme ».

L’épithète spécifique fait référence au patron de coloration des mâles de Crenicichla prenda, rapproché par les auteurs de celui des femelles sexuellement dichromatiques de Crenicichla gaucho.

LUCENA & KULLANDER ont choisi ce nom en raison de la coloration du mâle de Crenicichla prenda, qui rappelle celle des femelles de Crenicichla gaucho, espèce présentant un dimorphisme sexuel particulièrement marqué.

Il s’agit donc d’un nom faisant directement référence à la biologie chromatique et au dimorphisme sexuel de l’espèce.

Cette étymologie est particulièrement intéressante, car elle résume l’un des caractères diagnostiques historiques de l’espèce ⇒ le patron chromatique du mâle.

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DESCRIPTION

Décrite en 1992 par Carlos A. S. de LUCENA et Sven O. KULLANDER, elle constitue, avec Crenicichla scottii et Crenicichla gaucho, le groupe scottii historique.

La description originale a été publiée dans la grande révision des Crenicichla du drainage brésilien du rio Uruguai.

L’espèce se caractérise notamment par son petit gabarit, son corps relativement haut, son museau émoussé, son espace interorbitaire large et son patron chromatique particulier.

Crenicichla prenda appartient au genre Crenicichla et à la famille des Cichlidés.

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Holotype

L’holotype a été collecté les 8–9 décembre 1988 dans le Rio Jacutinga (un affluent du fleuve Uruguay) près de Seara-Concórdia, dans l’État de Santa Catarina, au Brésil.

  • Le mâle holotype mesure 87,4 millimètres SL.
  • Référence : MCP 13016.

La description originale indique que les paratypes proviennent également du système du haut Uruguay.

Cela permet de définir une aire relativement restreinte et géographiquement compartimentée.

Cette caractéristique est importante pour comprendre sa vulnérabilité.

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Paratypes

13 exemplaires, 16,6–85,0 millimètres LS avec notamment des spécimens provenant du rio Uruguai, d’Iraí et du rio Jacutinga.

Lots cités dans la description :

  • MCP 10858 ;
  • MCP 12985 ;
  • MCP 13363 ;

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CLE DES ESPECES

CLE D’IDENTIFICATION DES ESPECES DE CRENICICHLA DU BASSIN VERSANT DU RIO URUGUAY (LUCENA & KULLANDER, 1992)

1. Préopercule dentelé et bande sous-orbitaire présente                                                                                                           « 2 »

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1′. Préopercule à bord postérieur lisse.

Bande suborbitaire absente ou réduite à un ou quelques petits points.                                                                                      « 6 «

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2. Plus de 75 écailles dans la rangée E1                              « Crenicichla vittata »

Crenicichla vittata.

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2′. Moins de 60 balances dans la rangée E1                                                                                                                          « 3 «

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3. Les flanc du corps présentent plusieurs rangées régulières et parallèles de petites taches sombres                                                                            « Crenicichla scottii »

Crenicichla scottii.

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3′. Les flancs du corps sont dépourvus de taches ou avec des taches sombres éparses ne formant pas de rangées                    « 4 »

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 4. Une tache sombre est présente dans la région humérale     « Crenicichla  lepidota »

Crenicichla  lepidota.


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4′. Absence de tache foncée dans la région humérale                                                                                                                  « 5 »

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5. Les mâles présentent de nombreuses taches sombres éparses sur les flancs ;

Les femelles ont des flancs unis ou présentent des taches indistinctes ;

Les nageoires dorsale des mâles sont tachetées sur les parties épineuses et molles.                                                                                                       « Crenicichla  gaucho »

Crenicichla  gaucho.


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5′. Mâles et femelles sont dépourvus de taches sombres éparses sur les flancs ;

La nageoire dorsale des mâles possède des taches limitées à la partie molle                                                                                                                  « Crenicichla  prenda »

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6. Absence de rangées de taches le long du flanc et de la bande latérale ;

Présence d’une tache post-temporale ocellée bien visible, dont la profondeur est toujours supérieure à la moitié du diamètre orbitaire, souvent égale ou supérieure au diamètre orbitaire.                                                          « Crenicichla  hadrostigma »

Crenicichla  hadrostigma.

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6′. Présence de rangées de taches le long du flanc ou d’une bande latérale ;

La tache post-temporale ocellée de taille égale ou inférieure à la moitié du diamètre orbitaire ou absente                           « 7 »


 7. La bande latérale est proéminente et intégre la tache caudale.

Les lèvres supérieure et inférieure présentent des taches noires bilatérales contrastées en position antérieure.

Une bande sombre est présente sur le devant marque le processus ascendant du prémaxillaire.                                                                     « Crenicichla celidochilus »

Crenicichla celidochilus.


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7′. Une rangée de taches est présente le long de la partie médiane du flanc ;

Très rarement, ces taches sont contiguës et forment une bande latérale.

Une tache sombre est présente ou absente à l’extrémité de la mâchoire inférieure, mais aucune autre tâche n’est présente sur la lèvre inférieure.

Aucune bande sombre n’est visible le long du processus ascendant prémaxillaire.                                                                     « 8 »

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8. De nombreuses taches sombres sont disséminées sur le flanc.                                                                                                « 9 »

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 8′. Les flancs du corps sont dépourvus de taches sombres, sauf chez les mâles.                                                                  « 11 »

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9. Les mâchoires sont isognathes ou la mâchoire inférieure est légèrement prognathe ;

La plaque dentaire pharyngienne inférieure est épaisse, avec des dents molariformes ou courtes, fortes et subconiques  « 10 »

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9′. La mâchoire inférieure est nettement prognathe ;

La plaque dentaire pharyngienne inférieure est comprimée dorso-ventralement ;

Toutes les dents sont coniques.                                                   « Crenicichla  igara »

Crenicichla  igara.


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10. Les mâles présentent de nombreuses taches dispersées sur les flancs mais pas sur la tête ;

Présence de 6 à 8 taches légèrement allongées le long de la partie médiane du flanc ;

Aucune de ces taches n’est fragmentée en points plus petits ;

Les taches à la base des membranes des nageoires dorsales épineuse et molle sont comparativement plus grandes que les autres taches.         « Crenicichla  empheres »


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10′.  Les mâles et femelles présentent de nombreuses taches dispersées sur le dos, les flancs et parfois la tête ;

Parfois, on peut remarquer que les trois ou quatre dernières taches sont contiguës ou fragmentées en taches plus petites ;

Les taches à la base des membranes épineuses et molles de la nageoire dorsale sont plus petites ou de même taille que les autres taches.                 « Crenicichla  jurubi »

Crenicichla  jurubi.

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11. Les plis labiaux supérieur et inférieur sont continus, très larges, avec des lobes antérieurs médians ;

Les deux mâchoires, mais surtout la supérieure, sont pointues.                                                                                                                         « Crenicichla  tendybaguassu »

crenicichla tendybaguassu-

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11′. Les plis des lèvres supérieure et inférieure sont interrompus antérieurement ;

Les lèvres ne sont ni lobées ni particulièrement épaisses ;

Les mâchoires sont arrondies antérieurement.                                                                                                                     « 12 »

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12. Les mâchoires sont isognathes, parfois avec la présence d’une bande latérale continue                                                                                 « Crenicichla  minuano »

Crenicichla minuano

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12′. Les mâchoires sont prognathes avec l’absence de bande latérale                                                                                                                        « Crenicichla  missioneira »

Crenicichla missioneira


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MORPHOLOGIE

La morphologie générale de Crenicichla prenda en fait une espèce aux caractéristiques suivantes et possédant :

  • Un corps relativement haut ;
  • Un museau émoussé ;
  • Un espace interorbitaire large ;
  • Une mâchoire inférieure légèrement prognathe.

La hauteur corporelle publiée est comprise entre 22,6 et 24,4 % de la longueur standard.

Cela donne une silhouette sensiblement moins « fuselée » que celle de nombreux Crenicichla piscivores de grande taille.

Cette espèce semble mécaniquement mieux adaptée à la capture opportuniste de proximité qu’à la chasse à longue poursuite.

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CORPS

Le groupe Crenicichla scottii est également composé de :

  • Crenicichla gaucho ;
  • Crenicichla prenda ;
  • Crenicichla scottii.

Crenicichla gaucho.

Crenicichla scottii.

… ces trois espèces habitant la même région géographique et mesurant environ entre 85 et 300 millimètres de S.L.

Ces espèces sont caractérisées par :

  • un large espace interorbitaire ;
  • une ligne sous-orbitaire diagonalement dirigée vers la région ventrale ;
  • une large bande horizontale qui va de la tête à la nageoire caudale.

La forme du corps de Crenicichla prenda est aussi typique du genre, c’est-à-dire qu’elle est :

  • très comprimée latéralement,
  • Le corps est allongé et a une forme très hydrodynamique (la forme ressemble à celle d’une torpille), qui correspond à leurs habitudes alimentaires et au mode de vie de ce poisson.

Crenicichla prenda présente un corps allongé, semblable à celui d’un brochet, caractéristique du genre Crenicichla. Sa forme robuste et hydrodynamique est adaptée à la chasse à l’affût en eau douce.

Les proportions corporelles présentent un rapport longueur/hauteur standard d’environ 3,5 à 4,0, soulignant un profil élancé et allongé qui optimise l’hydrodynamisme.

Notamment, le vomer[1] et les palatins[2] sont dépourvus de dents, une caractéristique partagée avec d’autres Crenicichla prédateurs.

Les écailles sont cténoïdes, offrant une texture rugueuse qui favorise la manœuvrabilité et la protection. La nageoire caudale est arrondie, contribuant à une nage agile en milieu lotique.

Ces caractéristiques des nageoires et de l’écaillement sont distinctives parmi les espèces de Crenicichla de la région, sans écart significatif par rapport à la norme du genre.

Crenicichla prenda est un Crenicichla atypiquement petit.

La taille maximale enregistrée est de  8,7 cm LS, selon FishBase.

Le corps de Crenicichla prenda est relativement haut pour un Crenicichla.

Les auteurs donnent une hauteur corporelle de 22,6–24,4 % de la longueur standard, ce qui explique l’aspect relativement compact et trapu de l’espèce.

Cette espèce de Crenicichla est donc nettement différente des grands Crenicichla très allongés comme Crenicichla lugubris, Crenicichla johanna ou Crenicichla saxatilis.

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Les vertèbres

Au nombre de 34 pour 4 des spécimens ayant servis à la description, les deux autres possédaient 35 vertèbres totales.

C’est une donnée extrêmement utile car elle est directement attribuée à Crenicichla prenda.

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LES VERTEBRES

L’écaillure de Crenicichla prenda est également caractéristique.

Les écailles du flanc sont fortement cténoïdes, tandis que plusieurs régions antérieures présentent des écailles cycloïdes.

Les auteurs indiquent notamment la présence de :

  • Ecailles fortement cténoïdes sur le flanc ;
  • Ecailles cycloïdes sur la tête ;
  • Ecailles cycloïdes sur la partie antérieure du dos ;
  • Ecailles cycloïdes autour de la base dorsale ;
  • Ecailles cycloïdes sur la poitrine et le ventre ;
  • 5–7 écailles sous l’œil ;
  • Ecailles prédorsales petites et partiellement immergées dans la peau.

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TETE

La morphologie de la tête comprend une bouche oblique, facilitant les attaques ascendantes sur les proies, et une dentition composée de dents coniques disposées en bandes sur les mâchoires, adaptées à la préhension.

Cette morphologie inclut une grande bouche aux mâchoires très protractiles, permettant à l’espèce de capturer efficacement ses proies en les engloutissant, notamment les petits poissons et les invertébrés.

La tête représente environ 30,2–33,0 % LS.

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Le museau

La morphologie de la tête comprend une orientation oblique de la bouche dans un museau large et émoussé, facilitant les attaques ascendantes sur les proies, et une dentition composée de dents coniques disposées en bandes sur les mâchoires, adaptées à la préhension.

La mandibule est légèrement prognathe ce qui signifie que la mâchoire inférieure peut dépasser légèrement le prémaxillaire lorsque la bouche est fermée.

Cette morphologie contraste avec celle des grands Crenicichla fortement piscivores possédant une tête allongée et un museau plus aigu.

Son museau court et relativement émoussé suggère une architecture céphalique privilégiant davantage :

  • La stabilité mécanique ;
  • Des mouvements de capture rapides à courte distance ;
  • La prise de proies diverses ;

… plutôt qu’une extrême spécialisation pour la poursuite et l’engloutissement de poissons.

Cette distinction est importante, en effet, un museau long n’est pas automatiquement « meilleur » car il modifie le compromis entre portée, vitesse, force et contrôle directionnel.

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L’œil

L’œil est placé dans la moitié antérieure de la tête et possède une position supralatérale.

L’œil est visible depuis la face inférieure de la tête, un caractère intéressant pour la lecture morphologique du crâne vivant.

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La mâchoire

On peut donc considérer que la bouche est globalement terminale, mais avec la mandibule avançant légèrement par rapport à la mâchoire supérieure.

La mâchoire inférieure est légèrement prognathe.

On peut donc considérer que la bouche est globalement terminale, mais avec la mandibule avançant légèrement par rapport à la mâchoire supérieure.

Cette configuration est compatible avec une alimentation de prédateur généraliste capturant :

  • Des invertébrés benthiques ;
  • Des arthropodes dérivants ;
  • De petits poissons.

Cependant, le régime exact de Crenicichla prenda reste insuffisamment documenté.

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La dentition

La description originale indique des dents pointues, légèrement recourbées, plus grandes dans la rangée externe, fixes dans la rangée externe et plus inclinables dans les rangées internes.

Cette dentition correspond à une fonction principalement préhensive, par conséquent, elles ne sont donc pas spécialisées dans :

  • Le découpage ;
  • Le broyage massif ;
  • La consommation d’organismes à coquille.

Elles sont conçues pour saisir, retenir et empêcher l’évasion des proies.

A noter que le vomer et les palatins sont dépourvus de dents, ce qui est une caractéristique partagée avec d’autres Crenicichla prédateurs.

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Les lèvres

Les lèvres jouent un rôle majeur dans la biomécanique des Crenicichla car elles peuvent être utilisées pour :

  • Assurer l’étanchéité lors de l’aspiration ;
  • Manipuler le substrat ;
  • Atteindre des proies dans les fissures ;
  • Protéger les tissus pendant l’alimentation.

La description de Crenicichla prenda mentionne notamment la structure particulière des replis labiaux.

La forme connue de Crenicichla prenda ne suggère pas les énormes lèvres hypertrophiées que l’on observe chez les Crenicichla fortement spécialisés dans l’exploitation de fissures.

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Le préopercule

Le bord du préopercule est régulièrement serré.

Chez Crenicichla prenda, il est régulièrement denticulé ou « serrated » dans la description originale.

Ce caractère permet de la placer immédiatement dans le groupe des Crenicichla du complexe scottii, par opposition à plusieurs groupes possédant un bord postérieur du préopercule lisse.

Ce caractère est important sur le plan taxonomique, car la forme et l’ornementation du préopercule participent traditionnellement au diagnostic des groupes de Crenicichla du sud de l’Amérique du Sud.

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NAGEOIRES

Chez l’adulte, les proportions des nageoires contribuent à donner à l’animal son aspect relativement compact.

La nageoire caudale est arrondie.

Les nageoires présentent les caractéristiques méristiques typiques des cichlidés du genre dans le bassin du fleuve Uruguay, avec :

  • La nageoire dorsale qui compte 16 à 18 épines et 9 à 11 rayons mous ;
  • La nageoire anale qui possède 3 épines et 7 à 9 rayons mous.
  • La première épine de la nageoire dorsale mesure environ un quart de la longueur de la dernière.
  • Les épines deviennent relativement subégales à partir d’environ la huitième.

La nageoire dorsale possède une portion épineuse suivie d’une portion molle.

La première épine dorsale est courte, environ un quart de la longueur de la dernière épine.

Les épines deviennent progressivement plus longues jusqu’aux dernières épines.

La partie molle de la dorsale possède une extrémité arrondie ou légèrement pointue et atteint approximativement la base de la caudale.

La partie molle de la nageoire dorsale atteint ou dépasse légèrement la base de la nageoire caudale.

La nageoire anale possède une extrémité arrondie ou pointue et atteint également environ la base caudale.

La nageoire pectorale est arrondie et atteint environ la moitié de la distance vers la nageoire anale.

La nageoire pelvienne est blanchâtre et possède une extrémité subacuminée.

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TAILLE

La taille maximale publiée est 87,4 millimètres de longueur standard, soit environ 10–11 centimètres de longueur totale, selon les proportions individuelles.

FishBase retient actuellement 8,7 centimètres SL comme taille maximale rapportée.

Crenicichla prenda est donc une espèce relativement petite appartenant au groupe des petits à moyens Crenicichla méridionaux qui est :

  • beaucoup plus petite que Crenicichla scottii ;
  • nettement plus petite que Crenicichla missioneira.

On retiendra les mesures suivantes :

  • Mâle : 9.0 centimètres ;
  • Femelle : 8.5 centimètres.

… pour une masse de 35 à 55 grammes.

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COLORATION

La coloration est probablement le caractère le plus immédiatement utile pour distinguer Crenicichla prenda de ses proches.

Le point essentiel est l’absence de taches sombres dispersées sur les flancs.

C’est particulièrement important chez les mâles.

Chez Crenicichla gaucho, les mâles possèdent au contraire de nombreuses petites taches sombres dispersées.

C’est cette différence qui a notamment servi au diagnostic de Crenicichla prenda.

Un tel patron de couleurs a contribué au choix du nom donné à cette espèce, issu d’un terme « gaúcho » car il fait allusion à l’esthétique féminine de ces motifs.

Les juvéniles sont en grande partie translucides, avec des barres pâles et indistinctes qui s’intensifient pour former les motifs adultes autour de 4–5 centimètres LS.

Crenicichla prenda possède un préopercule dentelé et un large espace interorbitaire, caractéristiques de Crenicichla gaucho, dont elle se distingue uniquement par la coloration des mâles (LUCENA et KULLANDER, 1992).

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Corps

Les auteurs décrivent la présence sur le dos de cinq grandes zones sombres immédiatement placées sous la nageoire dorsale.

Deux taches sombres sur la partie dorsale du pédoncule caudal et une grande bande latérale complètent le patron de coloration de ce poisson.

La grande bande latérale est noire à noirâtre, régulière , mesure environ trois écailles de profondeur et s’étend de la ceinture pectorale jusqu’à la base de la caudale en restant non séparée de la ligne latérale supérieure et en étant limitée ventralement par la ligne latérale inférieure.

Autre caractère extrêmement important, cette bande latérale est continue.

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Tête

Le patron de coloration de la tête de Crenicichla prenda comprend :

  • Une bande préorbitaire de couleur grise allant de l’orbite jusqu’à la commissure de la bouche.
  • Une bande postorbitaire large et noirâtre allant de l’œil jusqu’à l’extrémité de l’opercule.
  • Une bande suborbitaire noire, atteignant le milieu de la joue, chez certains individus elle devient fragmentée en petites taches.

Suivant les spécimens et probablement en fonction de leur taille, on remarque un ou deux petits points sombres présents sous l’œil.

Chez certains petits individus de moins de 35,4 millimètres, la marque suborbitaire peut être absente ce qui laisse supposer que la bande suborbitaire n’est donc pas un caractère absolument constant.

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Nageoires

La nageoire dorsale

La nageoire dorsale est du mâle est de couleur gris fumé et se distingue grâce à :

La présence d’une large bande submarginale grise ;

Des extrémités blanches ;

Un bord blanc dans la partie molle ;

La présence de petites taches sombres sur la partie molle : Deux rangées antérieurement et quatre rangées postérieurement de petites taches sombres sur la partie molle.

C’est précisément ce dernier caractère qui permet la distinction sexuelle de cette espèce.

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La nageoire anale

Chez le mâle, la nageoire anale est grisâtre et marquée par deux rangées de petites taches sombres sur la partie interne de la région molle.

Chez la femelle, cette nageoire est beaucoup plus immaculée.

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La nageoire caudale

On note la présence d’une tache caudale qui est noire, irrégulièrement ovale, entourée d’un anneau clair et séparée de la base de la nageoire.

La partie proximale de la caudale porte ensuite des petites taches.

La marge postérieure possède une large bande submarginale grise et une fine bordure blanche.

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La nageoire ventrale

La ventrale est blanchâtre.

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DUREE DE VIE

Donnée inconnue.

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DIMORPHISME SEXUEL

Chez les Crenicichla, le patron de coloration peut évoluer avec :

  • Le sexe ;
  • L’âge ;
  • Le statut reproducteur ;
  • L’état physiologique ;
  • Le contexte comportemental.

C’est pourquoi une identification basée uniquement sur une photographie peut être trompeuse.

Chez Crenicichla prenda, le dimorphisme est néanmoins suffisamment marqué pour avoir une valeur taxonomique.

Le dimorphisme sexuel est évident : la coloration du mâle constitue un élément diagnostique important.

L’espèce a précisément été distinguée dans la révision originale par le patron chromatique des mâles.

Les mâles sont plus grands et possèdent une coloration plus vive que les femelles, ces dernières se distinguant également par une papille génitale arrondie.

Les mâles présentent des flancs de couleur bleu-vert irisé éclatant avec une bordure rouge-orangée située sur la nageoire dorsale et des barres verticales sombres proéminentes le long du corps.

C’est probablement le caractère le plus spectaculaire de l’espèce.

Chez les mâles :

  • Les nageoires sont plus fortement marquées ;
  • La dorsale présente des rangées de petites taches ;
  • La nageoire anale possède 2–3 rangées de petits points ;
  • La coloration générale est plus contrastée.

Mais surtout, le mâle de Crenicichla prenda ne possède pas les petites taches latérales dispersées caractéristiques du mâle de Crenicichla gaucho.

Les femelles arborent une coloration plus terne, dominée par des tons brunâtres, avec des marques discrètes et des barres moins vives.

On observe néanmoins chez la femelle Crenicichla prenda :

  • Une nageoire dorsale apparemment noire sur son bord ;
  • Une absence de taches latérales discernables ;
  • Des nageoires généralement immaculées ;
  • La présence d’une tache dorsale médiane ;
  • La présence d’une tache caudale.

A noter que la marge dorsale noire de la femelle de Crenicichla prenda contraste avec la marge blanchâtre de la femelle de Crenicichla gaucho.

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COMPORTEMENT

Crenicichla prenda présente un mode de vie solitaire et devient territoriale pendant la reproduction afin de défendre ses sites de nidification et sa progéniture.

Les individus occupent les rapides, utilisant la complexité des structures comme abri (LUCENA, C.A.S. & S.O. KULLANDER, 1992).

Parmi les comportements anti-prédateurs, on observe des réflexes rapides dans les crevasses rocheuses en cas de menace, l’espèce tirant parti de son corps allongé pour des manœuvres rapides dans les eaux turbulentes.

Les motifs de son corps lui assurent un camouflage sur les substrats rocheux.

Ces adaptations sont efficaces dans son habitat de prédilection : les rapides (LUCENA, C.A.S. & S.O. KULLANDER, 1992).

Les interactions interspécifiques impliquent probablement une compétition avec des espèces sympatriques de Crenicichla, telles que Crenicichla scottii et Crenicichla gaucho, pour les ressources partagées dans des habitats qui se chevauchent. Crenicichla prenda sert de proie à de plus grands piscivores.

Un faible chevauchement alimentaire avec les espèces apparentées peut minimiser les conflits (PIALEK & Al., 2012) (LUCENA, C.A.S. & S.O. KULLANDER, 1992).

Crenicichla prenda présente des rythmes d’activité diurnes, la recherche de nourriture étant liée à la disponibilité des proies.

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CARACTERE

En aquarium, c’est un Crenicichla pacifique avec tous ses cohabitants, ce qui change par rapport aux autres Crenicichla !

C’est un poisson solitaire en dehors des périodes de reproduction.

Pourtant Crenicichla prenda est un poissons territorial qui peut devenir agressif envers ses congénères et les poissons de forme similaire mais cette agressivité intraspécifique n’est pourtant notée que pendant la période de frai.

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MODE DE CHASSE

Crenicichla prenda est un chasseur à l’affût caché sous les roches, les racines ou la végétation dense qui bondit rapidement sur ses cibles.

Pour y parvenir, ce poisson reste souvent immobile derrière une pierre, profitant des zones de faible vitesse (zones de recirculation) pour économiser son énergie avant de fondre sur une proie.

Pour accueillir ces cichlidés, il faudra irrémédiablement constituer dans le bac un abri approprié, dans lequel le couple constitué pourra pénétrer seulement à travers une entrée étroite.

Il ne faut pas oublier que comme pour tous les Crenicichla, il est très difficile d’arriver à former un couple à cause de l’agressivité du mâle : Crenicichla prenda n’échappe pas à cette règle !

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COHABITATION

Ils peuvent être maintenus dans un aquarium commun sous condition de toujours aménagé des abris qui seront utilisés dans l’aquarium.

En période de reproduction, les parents prennent soin de leur progéniture et les autres cohabitants de l’aquarium, Crenicichla ou non, pendant le frai, seront expulsés du site de manière assez brutale et systématique.

Les espèces compatibles (Compagnons de bac idéaux)

Privilégiez des poissons robustes, vivant dans des zones d’eau différentes (milieu et surface), et assez grands pour ne pas être ciblés :

Grands Tétras : Le Tétra de Buenos Aires (Hyphessobrycon anisitsi) ou le Tétra du Congo (Phenacogrammus interruptus). Ils se déplacent en banc rapide dans la partie supérieure.

Cichlidés robustes de taille moyenne : Des espèces calmes comme les Cleithracara maronii (Cichlidé trou d’serrure) ou de grands Geophagus si le volume du bac le permet.

Poissons de fond cuirassés : Les poissons-chats du genre Corydoras robustes (comme Corydoras barbatus) ou des Loricaridés (Ancistrus, Rineloricaria).

Leurs plaques osseuses les protègent des intimidations.

  1. Les espèces strictement interdites

Petits poissons de banc : Les Néons bleus, Guppys, Rasboras ou Cardinalis seront chassés et dévorés durant la nuit.

Crevettes et petits invertébrés : Les crevettes (Neocaridina, Caridina japonica) constituent son repas favori dans la nature.

Elles disparaîtront en quelques heures.

Autres prédateurs de fond allongés : Évitez la cohabitation avec d’autres espèces territoriales de fond pour limiter les combats violents pour les cachettes.

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EAU

ENVIRONNEMENT

Ces micro-habitats se caractérisent par des substrats rocheux, des berges abruptes et une eau claire et fortement oxygénée, avec des concentrations d’oxygène dissous généralement comprises entre 6,3 et 9,6 milligrammes/litre.

Dans ces zones, la profondeur est généralement faible, variant entre 0,13 et 0,77 mètre, ce qui favorise un mode de vie benthopélagique près du lit de la rivière et en pleine eau.

La température de l’eau fluctue de façon saisonnière entre 14 et 23°C environ, tandis que le pH reste proche de la neutralité, entre 6,7 et 7,6.

En aquarium, il conviendra de reproduire au mieux ces conditions avec une eau douce à modérément minéralisée, proche de la neutralité ;

Cette eau sera aussi très oxygénée tout en étant pauvre en matières organiques accumulées.

Les données aquariophiles disponibles proposent un pH d’environ 6,5–7,5.

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ZONE DE VIE

Crenicichla prenda est une espèce benthopélagique[3].

L’eau de l’aquarium des Dicrossus filamentosus doit également être riche en oxygène, elle peut être modérément brassée pour reproduire les conditions de vie de cette espèce.

En effet, ces cichlidés semblent aimer un peu de courant dans le bac , comme beaucoup d’autres cichlidés, nains en particulier, bien que pas trop délicats, ils et ne supportent pas les carences en oxygène et/ou l’accumulation de polluants dans l’eau, il faut donc effectuer des changements réguliers et fréquents de l’eau de leurs bacs : Ces opérations sont indispensables.

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ALIMENTATION

EN MILIEU NATUREL

Chez Crenicichla prenda :

  • Le museau est relativement court et émoussé ;
  • La mâchoire inférieure est légèrement prognathe ;
  • Les dents sont pointues et légèrement recourbées ;
  • Les dents de la rangée externe sont plus grandes et fixes ;
  • Les dents internes sont plus petites et légèrement inclinables ;
  • L’œil est en position supralatérale ;
  • Le préopercule est régulièrement denticulé/serré.

La combinaison de ces caractères dessine le portrait d’un prédateur moins spécialisé dans la piscivorie stricte que les grands Crenicichla à museau long, mais possédant un appareil de capture très efficace.

Crenicichla prenda est un prédateur carnivore occupant une position trophique intermédiaire, avec un niveau trophique estimé à 3,2 (± 0,5) d’après sa taille corporelle et des comparaisons avec des espèces apparentées : cette valeur est fondée sur la taille et les niveaux trophiques des espèces apparentées. Elle ne doit donc pas être confondue avec une analyse directe du contenu stomacal.

La morphologie suggère une alimentation incluant probablement  des larves d’insectes aquatiques, des crustacés, d’autres invertébrés et des petits poissons.

Le niveau trophique peut donc être interprété comme celui d’un prédateur généraliste de niveau intermédiaire à supérieur.

La donnée directe la plus intéressante est celle de LUCENA & KULLANDER qui précise qu’un spécimen de 87,5 millimètres avait dans l’estomac des restes d’un petit Pimelodidae et des larves d’insectes aquatiques.

Cela démontre au minimum que Crenicichla prenda est capable de consommer des petits poissons + invertébrés aquatiques.

La chasse se pratique par prédation à l’affût en solitaire : les individus utilisent des repères visuels pour frapper rapidement depuis un abri, comme un substrat rocheux ou des débris ligneux dans les rapides et les cours d’eau peu profonds.

Les proies sont souvent capturées intactes, ce qui témoigne d’une ingestion rapide plutôt que d’une mastication prolongée.

Dans le bassin uruguayen, ce comportement fait de Crenicichla prenda un régulateur potentiel des populations d’invertébrés et de petits poissons, bien que ses impacts précis restent inconnus.

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EN AQUARIUM & REGIME

Crenicichla prenda est un prédateur carnivore occupant une position trophique intermédiaire, avec un niveau trophique [4] estimé à 3,2 d’après sa taille et des comparaisons avec des espèces apparentées.

Aucune étude spécifique n’existe sur son régime alimentaire, mais des analyses d’espèces congénériques vivant dans des cours d’eau néotropicaux similaires suggèrent une stratégie alimentaire principalement insectivore, incluant insectes aquatiques, crustacés et petits poissons.

Ces observations sont à interpréter avec prudence pour Crenicichla prenda, étant donné sa présence dans les cours d’eau du bassin supérieur du fleuve Uruguay, présentant des habitats riverains et benthiques comparables.

Des changements de régime alimentaire au cours du développement sont observés chez les espèces apparentées de Crenicichla et s’appliquent probablement aussi à Crenicichla prenda; les juvéniles consomment principalement de petits invertébrés, puis passent à des proies plus grandes en grandissant.

Ceci favorise un comportement piscivore accru chez les adultes, facilité par des adaptations morphologiques telles que des mâchoires protractiles et un intestin relativement court adapté aux aliments riches en protéines.

Compte tenu de la dentition et des données stomacales, pour son alimentation en aquarium, il faudrait privilégier la distribution d’aliments carnés de petite taille, tels que

Des larves de Chironomidae ;

  • Des Daphnies ;
  • Des Artémias ;
  • Des Gammares ;
  • Des petits vers ;
  • Des petits crustacés ;
  • Des morceaux très fins de poisson ;
  • Des petits invertébrés aquatiques.

Une nourriture sèche carnée de qualité peut être utilisée mais ne devrait pas constituer nécessairement la totalité du régime.

Chez un Crenicichla de moins de 9 centimètres, il est particulièrement facile de suralimenter, et il faudra veiller à offrir de petites quantités avec une assez forte fréquence plutôt que des gros repas espacés.

Le choix d’une une alimentation tournante est certainement la meilleure option et pourrait s’appuyer sur le schéma suivant :

  • 40 % petits crustacés/invertébrés
  • 25 % larves d’insectes
  • 20 % nourriture carnée préparée
  • 15 % petits poissons ou aliments équivalents, occasionnellement.

Il ne faut surtout pas nourrir systématiquement au poisson entier car ce type d’alimentation peut favoriser :

  • Une surcharge organique ;
  • Des déséquilibres nutritionnels ;
  • Une croissance trop rapide ;
  • Une accumulation lipidique.

Dans un aquarium fortement brassé, il faut également éviter que la nourriture soit immédiatement entraînée dans la filtration.

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AQUARIUM

CONFIGURATION DE L’AQUARIUM

Point besoin d’un aquarium hors normes pour ce Crenicichla !

Ce poisson ne vit pas réellement dans « le rio Uruguay », en fait, il vit dans un volume d’eau de quelques litres à quelques dizaines de litres, structuré par les pierres, la profondeur et le courant.

Pour Crenicichla prenda, son microhabitat plausible peut être représenté une zone située juste derrière ou entre les blocs que ce poisson peut exploiter.

En fait cette espèce vit dans une  « rivière rapide » qui n’a pas toujours un courant uniforme.

  • Un seul bloc de roche peut créer :
  • Un courant accéléré sur sa face amont ;
  • Une turbulence latérale ;
  • Une zone de séparation ;
  • Une zone de faible vitesse en aval ;
  • Une recirculation ;
  • Un dépôt de sable.

Ainsi, un poisson de 8 centimètres peut disposer dans quelques dizaines de centimètres d’une multitude de microhabitats.

C’est précisément cette structure de « stream-tank » que l’aquariophile doit chercher à reproduire.

Dans votre projet de stream-tank à double fond, le plénum peut être utilisé pour :

  • Répartir les flux ;
  • Créer une aspiration plus homogène ;
  • Eviter les zones mortes ;
  • Faciliter la maintenance ;
  • Maintenir une circulation sous certaines zones de substrat.

La maintenance de Crenicichla prenda doit être conçue comme celle d’un petit Crenicichla rhéophile subtropical, et non comme celle d’un cichlidé amazonien vivant dans une eau chaude et stagnante.

L’aquarium recommandé pour la maintenance d’un couple aurait les caractéristiques suivantes :

  • 120–150 centimètres de longueur ;
  • 50–60 centimètres de largeur ;
  • 45–50 centimètres de hauteur d’eau ;

…environ 350–500 litres brut.

Le volume exact dépend fortement du sexe des poissons, du comportement individuel et de la présence ou non d’autres poissons.

Un bac de 250 à 300 litres conviendra parfaitement à un couple seul de Crenicichla prenda.

Autant que possible, il faudra privilégier la surface au sol puisque parfois ce poisson est trouvé dans quelques centimètres d’eau.

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DECOR & AQUARIUM BIOTOPE

Le décor devrait reproduire un paysage de haut bassin rocheux constitué par :

  • Du sable grossier et du gravier ;
  • Des galets et des blocs de roche stables créant des fissures et des cavités.

Le principe n’est pas de mettre énormément de pierres mais plutôt de créer une succession de vitesses d’eau.

La stabilité mécanique est fondamentale et le décor ne devra jamais incorporer de gros blocs simplement posés sur une couche de sable donc susceptibles d’être déplacée.

La décoration pourra éventuellement être constituée à partir de quelques racines et de quelques pierres plates.

Les racines servent également de marqueurs de territoire.

Pour leur bien-être, un aménagement plein d’abris et de cachettes, et un bac fortement planté, notamment avec des plantes flottantes qui font écran à la lumière qu’ils préfèrent tamiser, sera leur domaine : C’est une condition « sine qua non » pour la bonne maintenance de ce cichlidé !

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SUBSTRAT

Le substrat se composera principalement d’un sable de rivière et le décor sera composé de quelques branches de bois flotté ou de racines…à savoir qu’ un sable noir peut être utilisé comme substrat !

En effet, un substrat trop clair risque d’effrayer les poissons.

Les constructions en pierre avec des crevasses et des grottes ou des racines doivent également être proposées à ces pensionnaires non seulement comme décor mais surtout comme abris.

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PLANTES

Les plantes d’aquarium peuvent être ajoutées, elles serviront à ces cichlidés comme endroit pour se cacher ou se retirer et contribueront au bien-être des animaux.

Bien que cela ne soit pas le cas dans son milieu naturel, l’aquarium peut même être densément planté, y compris des espèces de plantes à feuilles larges telles que Echinodorus…

Les plantes peuvent être ajoutées pour rendre le bac moins austère, mais elles doivent être de nature à bien tolérer les paramètres de l’eau dans laquelle elles doivent pousser, par exemple Microsorum, épées d’Amazone ou mousse de Java.

Bien que Crenicichla prenda ne mange pas les plantes, il aime creuser le sable autour de ses cachettes pour aménager son territoire ou préparer une zone de ponte.

Les plantes fragiles ou simplement plantées dans le substrat risquent d’être déracinées.

Avec ce cichlidé, il ne faut pas chercher à pas à reproduire un aquarium fortement planté car dans un habitat de type rapide rocheux, la végétation aquatique peut être secondaire au détriment du périphyton + biofilm + algues naturelles discrètes, dont la présence est beaucoup plus cohérente avec un biotope rocheux.

Malgré cela, il est possible de planter à minima le bac de ce cichlidé avec :

  • Des plantes à fixer sur le décor (Indéracinables)

Ces plantes ne sont pas plantées dans le sol.

Leurs racines s’accrochent directement aux roches ou aux racines de bois, ce qui les rend totalement insensibles aux coups de museau du poisson.

Echinodorus Quadricostatus ou variétés naines : À coincer solidement entre deux roches.

Echinodorus Quadricostatus.

Mousse de Java (Vesicularia dubyana) : Bien qu’originaire d’Asie, elle s’intègre parfaitement visuellement.

Elle offre un excellent refuge pour les micro-organismes dont se nourriront les alevins.

  • Des plantes à racines robustes (À protéger)

Si vous souhaitez planter dans le sol, choisissez des espèces dotées d’un système racinaire puissant.

Echinodorus bleheri ou Echinodorus amazonicus : Ces grandes plantes d’arrière-plan développent d’immenses racines.

Echinodorus bleherii.

Echinodorus amazonicus.

Vallisneria americana : Idéales pour créer des rideaux de verdure en arrière-plan.

Vallisneria americana

Leurs feuilles souples brisent le courant et offrent des zones d’ombre très appréciées.

  • Les plantes flottantes (Pour tamiser la lumière)

Les cichlidés-brochets sont des chasseurs à l’affût qui n’aiment pas les lumières trop violentes.

Grenouillette d’Amérique (Limnobium laevigatum) : Cette plante flotte en surface.

Limnobium laevigatum

Ses longues racines suspendues descendent dans l’eau, absorbant efficacement les nitrates tout en créant des zones d’ombre naturelles sécurisantes pour vos poissons.

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ECLAIRAGE

Crenicichla prenda doit être hébergé dans un aquarium disposant de préférence d’un éclairage modéré avec la présence de plantes telles que Microsorum, Taxiphyllum, Cryptocoryne et Anubias… sont des alternatives viables dans cette condition.

Il n’aime pas les éclairages excessifs, c’est pourquoi il est possible d’avoir recours à des plantes flottantes afin de créer des zones ombragées variées, de plus, les fonds trop clairs sont déconseillés.

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FILTRATION

C’est une espèce assez délicate qui nécessite un aquarium très stable sans la présence de composés azotés, notamment l’absence totale de nitrates.

La maintenance de cette espèce oblige à effectuer des changements d’eau d’environ 20-30% par semaine.

Filtrer avec de la tourbe est une option possible car elle permet de simuler/recréer les eaux humiques.

Dans tous les cas, la filtration de la tourbe et l’ajout de feuilles séchées d’amandier indien (Terminalia catappa) seront bénéfiques pour aider à créer les conditions favorables !

REMARQUE : L’ajout d’un couvercle bien ajusté sur l’aquarium est important car ces poissons peuvent sauter.

Avant tout, il faudra veiller au fait que le filtre d’aquarium offre une filtration mécanique optimale puisque ce type d’aquarium produit généralement beaucoup de matière organique en suspension.

La filtration doit donc être efficace et le mouvement de l’eau assez marqué pour reproduire les conditions de vie en rivière (sans exagération) et des changements d’eau partiels fréquents doivent être effectués afin de maintenir les nitrates au minimum.

Si une excellente filtration est également importante, une bonne aération et des changements d’eau fréquents le sont tout autant afin que les nitrates restent faibles, de préférence indétectables avec les tests d’aquarium, sans parler des nitrites, qui ne devraient pas être là du tout, car Dicrossus filamentosus est sensible à une eau de mauvaise qualité..

Attention aux brusques variations des qualités physico-chimiques de l’eau, faire de fréquents renouvellements d’eau sans oublier les siphonages des déjections et déchets déposés sur le fond.

Il est important que l’eau renouvelée soit à la même température que celle présente dans l’aquarium, autant que possible, cette nouvelle eau devra avoir les mêmes caractéristiques de pureté.

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Le Système de Filtration Idéal

Crenicichla prenda est un prédateur carnivore.

Ses déchets organiques et ses restes de nourriture charnue polluent rapidement l’eau.

De plus, Crenicichla prenda apprécie un courant modéré simulant son cours d’eau d’origine.

Le type de filtre : Un filtre extérieur à cartouche (canister) est indispensable.

Choisissez un modèle avec un débit horaire égal à 4 à 5 fois le volume total du bac (par exemple, un débit de 800 à 1000 Litres/heure pour un bac de 200 litres).

La masse de filtration biologique : Il convient de remplir généreusement le filtre de nouilles en céramique ou de verre fritté de haute qualité.

Ces supports poreux abritent les bactéries nécessaires à l’élimination de l’ammoniaque et des nitrites.

Le brassage de surface : Il faudra orienter la canne de rejet du filtre vers la surface de l’eau.

Cela crée un mouvement continu qui favorise l’oxygénation de l’eau, essentielle pour la santé de ce cichlidé rhéophile (aimant le courant).

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BRASSAGE

L’aquarium doit comporter :

  • Une veine principale de courant ;
  • Des zones de vitesse moyenne ;
  • Des refuges hydrauliques ;
  • Quelques secteurs calmes.

Pour un bac de 400 litres, un débit total réel de circulation de l’ordre de 3 000 à 5 000 litres/heure peut constituer une bonne base à condition de faire une bonne répartition entre filtration et brassage car la précaution majeure à prendre porte sur la géométrie du courant.

NB : La température, l’oxygénation et la charge organique doivent être contrôlés avec attention !

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OXYGÉNATION

La circulation de l’eau dans l’aquarium doit assurer une très forte oxygénation.

On peut obtenir ce résultat en assurant un brassage de surface important sans transformer l’aquarium en « machine à vagues » car le but recherché est d’avoir un O₂ élevé avec une température modérée et un courant continu.

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TEMPERATURE

Comme Crenicichla prenda provient d’un bassin subtropical du sud du Brésil, je déconseillerais de maintenir durablement l’espèce à des températures tropicales élevées.

Une approche prudente serait période habituelle de 22–25°C modulée avec une augmentation estivale progressive possible tout en évitant une exposition chronique au-dessus de 27–28°C.

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 REPRODUCTION

La reproduction de Crenicichla prenda est considérée comme un défi passionnant. Il s’agit de pondeurs sur substrat caché (ponte en grotte).

On connaît peu de choses sur la reproduction de Crenicichla prenda en particulier, mais en tant qu’espèce naine du genre, elle présente probablement des caractéristiques typiques des cichlidés à ponte sur substrat et aux soins parentaux.

La reproduction est probablement associée aux inondations saisonnières dans son aire de répartition naturelle, coïncidant avec les périodes pluvieuses qui améliorent l’habitat pour les alevins.

Chez les espèces apparentées, les mâles intensifient leur coloration et déploient leurs nageoires pour attirer les femelles, ce qui conduit à la défense de territoires de couple dans les zones à courant rapide.

La femelle dépose ses œufs sur des rochers exposés ou des substrats abrités, et le mâle les fertilise.

Les deux parents veillent sur la ponte et les alevins.

Les œufs éclosent probablement en quelques jours, et les alevins deviennent capables de nager librement après avoir résorbé leur sac vitellin.

La maturité sexuelle est atteinte à une petite taille, sachant que la longueur maximale de l’espèce, de 8,7 centimètres LS, on peut supposer que ces poissons puissent se reproduire dès qu’ils ont atteint la taille de 6 centimètres environ.

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AVANT LA REPRODUCTION

MATURITE SEXUELLE

La maturité sexuelle a lieu avant un an d’âge.

FORMATION D’UN COUPLE REPRODUCTEUR

Il est fortement déconseillé d’introduire un mâle et une femelle au hasard.

Pour former un vrai couple harmonieux et pour tenter la ponte, il est conseillé de commencer avec un petit groupe de juvéniles et de les laisser former des couples, en gardant à l’esprit que ces couples occuperont une part importante de l’espace disponible.

Au fur et à mesure qu’ils grandissent, les deux membres du couple commencent à se comporter comme un vrai couple en  chassant ensemble, se réfugiant tous deux ensemble dans leur refuge en cas de danger senti.

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PREPARATION DU BAC

Compte tenu de la petite taille de cette espèce, un bac de reproduction d’une centaine de litres aménagé avec un décor représentatif du milieu naturel de ces poissons est une bonne base pour se lancer dans la reproduction de cette espèce.

Le bac de vie de ces poissons peut aussi faire l’affaire mais la présence d’autres poissons peut être un frein à la reproduction de Crenicichla prenda.

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CONDITIONNEMENT DES REPRODUCTEURS

Faute d’informations, la technique de conditionnement restera traditionnelle et s’appuiera sur les principaux facteurs déclenchant la ponte qui sont :

  1. Des apports plus fréquents de nourriture vivante pour apporter une nourriture plus riche et simuler l’instinct des poissons ;
  2. D’importants changements d’eau pour cette espèce qui vit en eau vive : Pour beaucoup d’espèces de poissons, le frai peut être stimulé par un changement d’eau important d’environ de 60%, tout en évitant bien les chocs thermiques et chimique.

Un changement d’eau important (environ 30 à 40 %) avec une eau légèrement plus douce et fraîche simule la saison des pluies et déclenche la parade nuptiale !

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PARADE NUPTIALE

⇒ A compléter sur la base d’une expérience aquariophile avérée.

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PREMICES

Comme toujours en aquariophilie, un changement de comportement d’un couple qui devient plus agressif, s’isole et se cache plus fréquemment, des activités de terrassement…sans parler des changements de couleurs de la robe de poissons et quelques autres facteurs sont les signes d’une prochaine ponte.

⇒ A compléter sur la base d’une expérience aquariophile avérée.

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PENDANT LA REPRODUCTION

PONTE

La femelle dépose ses œufs adhésifs sur la voûte intérieure ou les parois de la grotte. Le mâle les fertilise immédiatement.

⇒ A compléter sur la base d’une expérience aquariophile avérée.

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PERIODE D’INCUBATION

La femelle reste à l’intérieur pour ventiler les œufs. Le mâle patrouille agressivement à l’extérieur pour sécuriser le territoire.

⇒ A compléter sur la base d’une expérience aquariophile avérée.

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ECLOSION

Les œufs éclosent en 3 à 4 jours selon la température

⇒ A compléter sur la base d’une expérience aquariophile avérée.

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NAGE LIBRE DES ALEVINS

Les larves atteignent le stade de nage libre après 3 à 4 jours supplémentaires.

⇒ A compléter sur la base d’une expérience aquariophile avérée.

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GARDE PARENTALE

⇒ A compléter sur la base d’une expérience aquariophile avérée.

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PREMIERE ALIMENTATION DES ALEVINS

Comme pour les autres cichlidés de cette taille, les larves/alevins, malgré leur petite taille pourront être nourris avec des infusoires et des naupliies d’Artémias et même avec des aliments spécifiques du commerce.

A vérifier s’il sera aussi possible, pour se faciliter cette tache de nourrissage de distribuer des aliments issus du commerce aquariophile et destinés aux alevins.

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ELEVAGE DES ALEVINS

Þ A compléter sur la base d’une expérience aquariophile avérée.

On peut supposer que les alevins s’adapteront assez facilement aux conditions locales de leur bac tant que les caractéristiques chimiques recommandées recommandés sont:

  • Dh : 1-8 ;
  • pH : 4.5 – 7 ;
  • Température : 25-29°C.

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CONSERVATION

Malgré les informations indiquant que cette espèce pourrait être menacée par la dégradation de l’habitat, il n’y a pas, à ce jour, suffisamment d’informations pour déterminer dans quelle mesure elle peut être affectée, et donc par quelle catégorie de menace elle peut être affectée.

L’espèce n’est pas migratrice et n’est donc pas susceptible d’être grandement affectée par l’impact des barrages, et elle est présente dans les affluents au-delà de l’effet de barrage.

Il y a encore très peu d’informations sur la distribution des espèces, et on en sait peu sur sa biologie générale.

Il n’est donc pas possible de faire d’autres inférences sur le statut de cette espèce.

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STATUT ET MENACES

Crenicichla prenda est classée comme Quasi menacée (NT) sur la Liste rouge de l’UICN, selon le critère B1b(iii), en raison de la dégradation observée de la qualité de son habitat.

L’évaluation a été réalisée le 7 novembre 2018 et publiée en 2022.

L’aire de répartition de l’espèce est estimée à environ 4 006 km², principalement dans les affluents du cours moyen du Rio Uruguay, au sud du Brésil, où elle se rapproche des seuils du statut d’espèce en danger, du fait de son aire de répartition restreinte et de la dégradation continue de son habitat.

Les principales menaces pesant sur Crenicichla prenda proviennent de la modification importante de son habitat dans le bassin supérieur du Rio Uruguay, notamment par la construction d’au moins 13 barrages ayant créé des réservoirs en cascade.

Ces barrages entraînent une fragmentation du cours d’eau et une altération des rapides essentiels à l’écologie de l’espèce.

Ces modifications hydrologiques perturbent les milieux rocheux et balayés par les courants, milieux de prédilection de «Crenicichla prenda», une espèce rhéophile adaptée à ces conditions, entraînant un déclin continu de la qualité de son habitat sur l’ensemble de son aire de répartition.

De plus, la déforestation intensive survenue depuis la colonisation européenne a éliminé 92,4 % du couvert forestier originel du bassin, exacerbant les déséquilibres écologiques, notamment la sédimentation potentielle et l’altération de la qualité de l’eau dues à l’expansion agricole et aux activités d’exploitation forestière.

Les tendances démographiques de Crenicichla prenda sont globalement inconnues, mais des déclins locaux sont déduits de la forte fragmentation et de la dégradation de son habitat, sans qu’aucune fluctuation extrême ni isolement important des sous-populations n’ait été constaté.

L’espèce présente une forte vulnérabilité aux modifications hydrologiques, car les barrages régulent les débits et inondent les rapides, bien qu’elle soit peu menacée directement par la pression de la pêche compte tenu de sa petite taille et de sa faible valeur commerciale.

Les risques secondaires peuvent inclure les effets indirects des pratiques de gestion de l’eau et l’introduction potentielle d’espèces envahissantes, bien que les impacts spécifiques restent à documenter.

Le bassin du fleuve Uruguay a subi une déforestation intense depuis le début de la colonisation.

La végétation originelle a quasiment disparu (92,4 % du couvert forestier initial a disparu), ce qui a perturbé l’équilibre écologique et entraîné une désertification dans la zone où vit Crenicichla prenda (DIEGUES, 1994 cité par REIS & LIMA, 2009).

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INTRODUCTION EN DEHORS SON BIOTOPE

De plus, la présence d’au moins 13 barrages a fortement fragmenté le fleuve au sein du bassin (Water Resources and Atlas 2005 cité par REIS & LIMA, 2009), ce qui a provoqué une réduction drastique des populations de poissons migrateurs dans le cours moyen et supérieur du fleuve Uruguay (FAO 1996 cité par REIS & LIMA, 2009).

Cependant, l’impact de cette modification de l’habitat sur Crenicichla prenda reste inconnu (REIS & LIMA, 2009).

A déterminer !

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ACTIONS DE CONSERVATION

Le bassin du fleuve Uruguay a subi une déforestation intense depuis le début de la colonisation.

92,4 % de la couverture forestière d’origine a été perdue, ce qui a affecté l’équilibre écologique, provoquant un processus de désertification dans la zone où se trouve Crenicichla prenda.

De plus, avec l’existence d’au moins 13 barrages, il y a un haut degré de fragmentation des rivières dans le bassin et, en conséquence, la plupart des populations d’espèces de poissons migrateurs sont sévèrement diminuées dans le milieu et le haut du fleuve Uruguay.

Cependant, on ne sait pas comment ce changement d’habitat aurait affecté Crenicichla prenda qui n’est pas migrateur.

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Protection et recherche

Crenicichla prenda bénéficie d’une protection au titre des lois environnementales fédérales et étatiques brésiliennes, bien qu’elle ne figure pas sur des listes d’espèces spécifiques.

Elle est inscrite au Livro Vermelho da Fauna Brasileira Ameaçada de Extinção (Livre rouge de la faune brésilienne menacée d’extinction), une liste rouge nationale établie par l’Instituto Chico Mendes de Conservação da Biodiversidade (IcmBio) en 2018, qui oriente les priorités de conservation pour la faune menacée.

Au niveau de l’État, l’espèce est officiellement reconnue comme menacée dans le Rio Grande do Sul en vertu du Decreto nº 51.797, promulgué le 8 septembre 2014, qui interdit sa capture, son commerce et la modification de son habitat sans autorisation.

Ces mesures ont des effets indirects positifs grâce à la gestion du bassin hydrographique du cours supérieur du fleuve Uruguay, où des mesures de protection plus larges visent à préserver les écosystèmes aquatiques face aux pressions du développement.

Les efforts de conservation de Crenicichla prenda sont limités, mais intégrés au cadre national de suivi de la biodiversité de l’IcmBio, qui comprend des évaluations périodiques des espèces de poissons menacées du sud du Brésil.

Le plaidoyer contre la construction de nouveaux barrages hydroélectriques dans le bassin du fleuve Uruguay, mené par des organisations environnementales et l’IcmBio, vise à réduire la fragmentation de l’habitat qui est un problème majeur pour les cichlidés non migrateurs comme cette espèce, bien qu’aucun programme spécifique ne soit mis en place pour Crenicichla prenda.

Aucune initiative de conservation ex situ, telle que l’élevage en captivité, n’a été recensée pour cette espèce.

Les recherches sur Crenicichla prenda restent limitées depuis sa description initiale en 1992, et d’importantes lacunes subsistent quant à la taille des populations, la diversité génétique, la biologie de la reproduction et l’aire de répartition complète.

L’évaluation de l’IcmBio de 2018 souligne la nécessité d’inventaires de terrain exhaustifs et d’études écologiques pour suivre les tendances et éclairer la gestion, notant que les données actuelles reposent sur des collectes limitées datant des années 1990 et du début des années 2000.

Des études complémentaires sur les réponses de l’habitat aux changements anthropiques, notamment les barrages, sont recommandées afin de combler ces lacunes et de soutenir une conservation proactive.

Les perspectives de conservation futures de Crenicichla prenda dépendent de l’atténuation des modifications de l’habitat liées aux barrages dans le bassin supérieur du fleuve Uruguay, où il contribue à la diversité régionale des poissons.

Des recherches accrues et des protections à l’échelle du bassin pourraient stabiliser les populations si elles étaient mises en œuvre efficacement.

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MESURES DE CONSERVATION

Il n’existe aucun programme de conservation pour cette espèce au Brésil.

Sa présence n’est pas recensée dans les unités de conservation. Des recherches scientifiques sont nécessaires pour obtenir des données sur sa biologie et réaliser des inventaires afin de déterminer son aire de répartition réelle.

Cette évaluation de la Liste rouge mondiale des espèces menacées a été initialement réalisée dans le cadre du processus d’évaluation du Livre rouge de la faune brésilienne menacée (Institut Chico Mendes pour la conservation de la biodiversité (IcmBio, 2018).

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USAGES HUMAINS

Faible à nul.

Aucune utilisation commerciale ni information n’est disponible concernant cette espèce.

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MARCHE AQUARIOPHILE

Faible à nul étant donné la difficulté de se procurer ce poisson.

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MENACE POUR LES HUMAINS

Sans danger.

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STATUT DE CONSERVATION

STATUT IUCN

Le bassin du fleuve Uruguay a subi une déforestation intense depuis le début de la colonisation.

92,4 % de la couverture forestière d’origine a été perdue, ce qui a affecté l’équilibre écologique, provoquant un processus de désertification dans la zone où se trouve Crenicichla prenda.

De plus, avec l’existence d’au moins 13 barrages, il y a un haut degré de fragmentation des rivières dans le bassin et, en conséquence, la plupart des populations d’espèces de poissons migrateurs sont sévèrement diminuées dans le milieu et le haut du fleuve Uruguay.

Cependant, on ne sait pas comment ce changement d’habitat aurait affecté Crenicichla prenda qui n’est pas migrateur.

Crenicichla prenda a été évaluée pour la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN en 2018.

Elle est classée comme « Quasi menacée » selon le critère B1b(iii).

  • Instituto Chico Mendes de Conservação da Biodiversidade (IcmBio). 2022.
  • Liste rouge des espèces menacées de l’UICN 2022 : e.T167705A134703968.
  • https://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2022-1.RLTS.T167705A134703968.pt. Consulté le 16 février 2026.
  • Référence IUCN: 167705

Crenicichla prenda est distribué dans nos tributaires du milieu du Rio Uruguai (rios Comandaí, Ijuí et Piratinim), au Brésil.

Ceci est associé à des environnements de corredeiras, dans une région bastante compromise par les bâtiments actuels et prévus.

L’EOO calculée était de 4 006 km2 (B1), compte tenu des enregistrements connus à ce moment-là.

La formation de réserves dans la cascade du haut fleuve uruguayen modifie les habitats préférentiels de l’espèce.

Il n’existe aucune information relative aux fragmentations graves ou aux fluctuations extrêmes.

Les principales menaces pesant sur Crenicichla prenda découlent de modifications importantes de l’habitat dans le bassin supérieur du fleuve Uruguay, notamment la construction d’au moins 13 barrages ayant créé des réservoirs en cascade.

Cela a entraîné une fragmentation du cours d’eau et une altération des rapides à fort courant, essentiels à l’écologie de l’espèce.

Ces changements hydrologiques perturbent les milieux rocheux balayés par le courant que privilégie Crenicichla prenda, une espèce rhéophile adaptée à de telles conditions provoquant un déclin continu de la qualité de l’habitat sur l’ensemble de son aire de répartition.

Par ailleurs, une déforestation intense depuis la colonisation européenne a fait disparaître 92,4 % du couvert forestier originel du bassin, aggravant les déséquilibres écologiques, tels que la sédimentation potentielle et l’altération de la qualité de l’eau dues à l’expansion agricole et aux activités d’exploitation forestière.

Les tendances démographiques de Crenicichla prenda sont globalement inconnues, mais des déclins locaux sont déduits de la fragmentation et de la dégradation sévères de l’habitat, sans qu’aucune fluctuation extrême ou isolement marqué des sous-populations n’ait été signalé.

L’espèce présente une grande vulnérabilité aux altérations hydrologiques, les barrages régulant les débits et noyant les rapides, bien qu’elle soit peu exposée à la pression de la pêche en raison de sa petite taille et de sa faible valeur commerciale.

Des risques secondaires peuvent inclure des effets indirects liés aux pratiques de gestion de l’eau et à l’introduction potentielle d’espèces envahissantes, bien que les impacts spécifiques n’aient pas encore été documentés.

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GAMME DESCRIPTION

Crenicichla se trouve distribuée dans le bac du milieu et dans le haut rio Uruguai, dans nos États du Rio Grande do Sul et de Santa Catarina, Brésil (KULLANDER, 2003).

La localité-type d’espèce est localisée dans le rio Jacutinga, sur l’estrada BR 283 Seara-Concórdia, Santa Catarina, Brésil.

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FISHBASE

https://www.fishbase.de/summary/Crenicichla_prenda.html

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CITES

Aucune législation CITES n’a été trouvée sur Species+ pour cette espèce.

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AUTRES

  • Wikidata : Q248638
  • CoL : ZCGB
  • EoL : 216551
  • FishBase : 46906
  • GBIF : 2370992
  • iNaturalist : 98641
  • IRMNG : 11223129
  • ITIS : 648437
  • Open Tree of Life : 3636383
  • Plazi : 9EA54174-3488-D204-8075-43D6B953C94B
  • WoRMS : 1011146
  • ZooBank : C3AAA6A6-010B-439D-9F8C-6AAFB5E0E24B

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REFERENCES

Brasil. Estado do Rio Grande do Sul. 2014. Decreto no 51.797, de 8 de setembro de 2014: Declara as espécies da fauna silvestre ameaçadas de extinção no Estado do Rio Grande do Sul. Diário Oficial do Estado do Rio Grande do Sul. Seção 173:2.

DIEGUES, A.C.S. 1994. An Inventory of Brazilian Wetlands. IUCN, Gland, Switzerland.

Food and Agriculture Organisation. 1996. Control of Water Pollution from Agriculture. FAO Irrigation and Drainage Papers.

Instituto Chico Mendes de Conservação da Biodiversidade (IcmBio). 2018. Livro Vermelho da Fauna Brasileira Ameaçada de Extinção: Volume I/1. Acompanha Pen Card contendo: v.2. Mamíferos – v.3. Aves – v.4. Répteis – v.5. Anfíbios – v.6. Peixes – v.7 Invertebrados. ICENTIMÈTRESBio, Brasília.

IUCN. 2022. The IUCN Red List of Threatened Species. Version 2022-1. Available at: www.iucnredlist.org. (Accessed: 21 July 2022).

IUCN Red List of Threatened Species (in Brazilian Portuguese). 2022 e.T167705A134703968. doi:10.2305/IUCN.UK.2022-1.RLTS.T167705A134703968.pt. Retrieved 2 August 2022.

KULLANDER, S.O. 2003. Cichlidae (Cichlids). In: R.E. Reis, S.O. KULLANDER and C.J. FERRARIS, Jr. (eds), Checklist of the Freshwater Fishes of South and Central America, pp. 605-654. Porto Alegre: EDIPUCRS, Brasil.

LUCENA, C.A.S. and KULLANDER, S.O. 1992. The Crenicichla (Teleostei: Cichlidae) species of the Uruguai River drainage in Brazil. Ichthyological Exploration of Freshwaters 3(2): 97-160.

REIS, R. & LIMA, F. 2009. Crenicichla prenda. The IUCN Red List of Threatened Species 2009: e.T167705A6370530. Available at: https://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2009-2.RLTS.T167705A6370530.en. (Accessed: 2013).

SARMENTO-SOARES, L.M. & MARTINS-PINHEIRO. 2013. Glanidium botocudo, a new species from the rio Doce and rio Mucuri, Minas Gerais, Brazil (Siluriformes: Auchenipteridae) with comments on taxonomic position of Glanidiumbockmanni Sarmento-Soares & Buckup. Neotropical Ichthyology 11(2): 265-274.

Water Resources eAtlas. 2005. Watersheds of the World. Available at: http://www.iucn.org/themes/wani/eatlas/. (Accessed: 10th November).

Instituto Chico Mendes de Conservação da Biodiversidade (ICENTIMÈTRESBio) (2022). « Crenicichla prenda« .

FROESE, RAINER; PAULY, DANIEL, eds. (2025). « Crenicichla prenda« . FishBase.

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AUTRES LIENS

https://www.fishbase.se/summary/Crenicichla-prenda

https://www.iucnredlist.org/species/167705/134703968

https://cichlidae.com/species.php?id=737

https://academic.oup.com/zoolinnean/article/198/4/982/7204395

https://researcharchive.calacademy.org/research/ichthyology/catalog/fishcatget.asp?spid=60082

http://researcharchive.calacademy.org/research/ichthyology/catalog/getref.asp?id=20004

Order CICHLIFORMES: Family CICHLIDAE: Subfamily CICHLINAE (a-c)

https://www.researchgate.net/publication/281605595_The_Crenicichla_Teleostei_Cichlidae_species_of_the_Uruguai_River_drainage_in_Brazil

https://www.fishbase.se/country/CountrySpeciesSummary.php?c_code=076&genusname=Crenicichla&speciesname=prenda

https://www.researchgate.net/publication/305392516_Article_Inventory_of_the_freshwater_fishes_from_a_densely_collected_area_in_South_America_-a_case_study_of_the_current_knowledge_of_Neotropical_fish_diversity

https://www.scielo.br/j/ni/a/98S88CPt4T9SgkHBNNZQ5xB/

https://feow.org/ecoregions/details/333

https://actalb.org/article/627da1b3782aad07b35c1aa9/pdf/alb-23-2-189.pdf

https://www.scielo.br/j/ni/a/rdqv95G4DY5MRnS8SpxwhkF/?lang=en

https://grokipedia.com/page/crenicichla_prenda

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ANNEXE CLASSIFICATIONS

ANCIENNE CLASSIFICATION DE CRENICICHLA

Le genre Crenicichla comprend plus d’une centaine d’espèces qui étaient divisées en neuf groupes de base.

Le genre Crenicichla est divisé en un certain nombre de groupes d’espèces en fonction de la taille des écailles, de la couleur, du changement de couleur lors du passage du stade juvénile au stade adulte et d’autres caractéristiques susceptibles de devenir des genres indépendants à l’avenir.

Certaines espèces ont été migrées dans d’autres genres en 2023, si bien que le genre qui se composait de 94 espèces à ce moment-là, n’en contient plus que 46.

Les membres les plus petits, de 5,2 à 8,5 centimètres et anciennement le complexe d’espèces Crenicichla wallacii ont été séparés en « Wallaciia » (8 espèces), avec l’ancien complexe Crenicichla saxatilis qui est devenu « Saxatilia » (22 espèces), « Lugubria » (16 espèces) et « Hemeraia » (2 espèces).

  1. Groupe Crenicichla Acutirostris

Le groupe Acutirostris comprend 9 espèces de Crenicichla.

Les espèces d’Acutirostris ressemblent quelque peu aux Crenicichla plus connus du groupe Lugubris, mais un Acutirostris a un corps plus élancé et une tête pointue.

Avant d’atteindre l’âge adulte, le poisson Lugubris présente des taches et des rayures, tandis que le jeune Acutirostris est totalement dépourvu de tels schémas.

  1. Groupe de Crenicichla macrophtalmes

Ce groupe ne contient qu’une seule espèce : Crenicichla macrophthalma.

Curieusement, Crenicichla macrophthalma a été choisie comme espèce type du genre Crenicichla, bien qu’il s’agisse d’une espèce naine.

Bien qu’il s’agisse d’une espèce naine, ce poisson peut atteindre 8 pouces de longueur, ce qui le rend aussi grand que de nombreuses espèces non naines de Crenicichla, par exemple les Crenicichlas du groupe Saxatilis.

Crenicichla macrophthalma est facilement reconnaissable grâce à ses grands yeux.

C’est une espèce strictement nocturne.

  1. Groupe Crenicichla Lacustris

Ce groupe est composé de 13 espèces de Crenicichla.

Le groupe Lacustris n’est pas un groupe très strictement défini, et, en fait ce groupe était en pleine révision.

À l’état sauvage, les espèces Lacustris ne se trouvent que dans le sud-est du Brésil.

Toutes les espèces de Lacustris sont dépourvues de taches.

Les deux sexes affichent généralement une bande diagonale sous les yeux.

Chez de nombreuses espèces, la femelle Lacustris Crenicichla se distingue du mâle par une tache noire annelée sur sa nageoire dorsale.

La majorité des espèces de Crenicichla du groupe Lacustris sont grandes, mais il existe des exceptions à cette règle, comme la Crenicichla jupiaensis, qui est une espèce naine.

  1. Groupe Crenicichla Lugubris

Le groupe Lugubris est l’un des plus grands groupes de Crenicichla et comprend 16 espèces.

Les espèces de ce groupe sont les plus grandes de tous les brochets.

Les Crenicichla du groupe Lugubris sont équipés de minuscules écailles qui donnent au corps du poisson un aspect très lisse.

Un jeune Lugubris présente un motif unique de taches et de rayures sur la tête.

Les poissons Lugubris matures sont souvent comparés au salami.

  1. Groupe Missioneira Crenicichla

Le groupe Missioneira est composé de 7 espèces différentes de Crenicichla.

On ne trouve que des Crenicichla du groupe Missioneira sauvages à Rio, en Uruguay.

Les Crenicichla du groupe Missioneira présentent une marquage tacheté suborbital extraordinaire.

Les femelles Crenicichla du groupe Missioneira présentent parfois une tache de nageoire dorsale.

  1. Groupe de Crenicichla Reticulata

13 espèces sont incluses dans le groupe des Reticulata.

Ces espèces faisaient autrefois partie du genre Batrachops, mais sont aujourd’hui considérées comme faisant partie du genre Crenicichla.

Quatre des Crenicichla du groupe Reticulata sont communément appelés brochets tête de grenouille, et peuvent être reconnus à leurs têtes très grandes et arrondies.

Les noms scientifiques des brochets tête de grenouille sont Crenicichla cyanonotus, Crenicichla reticulata, Crenicichla semifasciata et Crenicichla stocki.

Le reste des espèces du groupe Reticulata a une tête plus comprimée, une adaptation à la vie dans des eaux rapides.

Les neuf espèces ont chacune une tache caudale distincte, mais une seule présente une tache d’épaule.

Pendant la reproduction, les femelles présentent une bande orange ou rouge sur les flancs et les nageoires dorsales.

  1. Groupe de Crenicichla Saxatilis

Ce groupe Saxatilis est le plus grand et comprend 41 espèces différentes.

Les espèces Crenicichla du groupe Saxatilis sont communément appelées brochets à queue pendante.

Les mâles à l’épaule ont plusieurs tailles blanches ou dorées le long de leurs flancs, d’où leur nom.

Des épingles peuvent aussi parfois être observées sur les femelles.

Dans le groupe Saxatilis, les deux sexes présentent une tache humérale sur l’épaule, et cette tâche est parfois également entourée d’un anneau.

  1. Groupe Crenicichla Scotti

Le groupe Scotti comprend 3 espèces. Les trois espèces sont grandes.

Leur coloration est grise et ils présentent des bandes suborbitales et des rangées horizontales le long de leurs flancs.

Les femelles du groupe Scotti possèdent une tache de nageoire dorsale.

  1. Groupe de Crenicichla Wallacii

Le groupe Wallacii comprend 11 espèces.

Toutes les espèces de Wallacii sont des espèces naines, atteignant généralement une longueur de cinq pouces ou moins.

Les femelles Crenicichla de ce groupe présentent parfois une tache sombre annelée sur la nageoire dorsale.

Cependant, de nombreuses espèces ne possèdent pas cet endroit.

REMARQUE : Aux poissons de ces 9 groupes, s’ajoutent des espèces non décrites et pas trop déterminées …

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CLÉ D’IDENTIFICATION DES GENRES ET SOUS-GENRES DE CICHLIDES BROCHETS

 Vous trouverez ci-dessous une clé d’identification des six genres de cichlidés brochets (dont un comprend trois sous-genres).

Conçue pour être aussi concise que possible, elle s’appuie sur des caractéristiques faciles à observer.

Toutefois, nous vous recommandons vivement de consulter également les descriptions plus détaillées de chaque genre afin d’obtenir une identification générique fiable.

CLE D’IDENTIFICATION DES GENRES CRENICICHLINES

« 1 ». Présence d’une tache humérale même aux premiers stades de développement.                                                                                                                           « Saxatilia »

« 1’ ». Absence de tache humérale ou présence d’un assombrissement juste en arrière de la nageoire pectorale uniquement aux stades tardifs de l’ontogenèse (grands subadultes et adultes de Lugubria et Hemeraia hemera).                                        « 2 »

« 2 ». Nombreuses petites écailles sur le corps, ce caractère est illustré notamment par le nombre élevé d’écailles E1 (88 à 123 écailles) ;

Le nombre total de vertèbres est élevé : 38 à 44 vertèbres ;

Un changement de coloration ontogénétique est généralement observé : les juvéniles présentent plusieurs petits points noirs sur la partie antérieure du corps qui disparaissent à l’âge adulte ;

Une zone arrondie plus foncée apparaît à l’arrière de la nageoire pectorale chez les adultes.                                                                                                          « Lugubria »

« 2’ ». Le nombre d’écailles est faible à modéré sur la rangée E1 (41–79 écailles), à l’exception de Crenicichla (La.) vittata (79–93 écailles) et de Teleocichla centisquama (85–96 écailles) ;

Le nombre total de vertèbres est modéré : 31–39 vertèbres, à l’exception de Crenicichla vittata : 40–41 ;

Absence de changement de couleur ontogénétique, sauf Hemeraia hemera faisant exception.                                                                                                                   « 3 »

« 3 ». Les infraorbitales 4 et 5 se sont co-ossifiées, formant un pore médian.          « 4 »

« 3’ ». Tous les autogènes post-lacrymaux infra-orbitaires [voir les exceptions de ce caractère dans le diagnostic du sous-genre Crenicichla (Lacustria)]                       « 5 »

« 4 ». Le poisson est de petite taille (longueur standard maximale de 48 à 90 mm, à l’exception de Teleocichla preta qui atteint 121,3 millimètres) ;

La nageoire pelvienne est longue et pointue et le troisième rayon est le plus long (atteignant presque la papille génitale). Ce rayons présente un épaississement cutané sur sa partie latérale ;

La bouche est hypognathe ;

Présence d’une squamation des joues limitée à sa partie postérieure ;

Présence d’un pore rostral du canal nasal déplacé postérieurement par rapport au bord postlabial du museau ;

Présence de deux vertèbres caudales ou plus que de vertèbres précaudales ;

Absence de marque sous-orbitaire.                                                          « Teleocichla »

« 4’ ». La taille du poisson est moyenne : longueur standard max. 138–232 millimètres ;

La nageoire pelvienne est  courte et arrondie et le deuxième rayon le plus long n’atteint pas la papille génitale ;

La bouche est prognathe ;

Présence d’une squamation régulière des joues ;

Présence d’un pore rostral du canal nasal sur le bord post-labial du museau ;

Le nombre de vertèbres précaudales est supérieur au nombre de vertèbres précaudales ou ce nombre est égal de vertèbres précaudales et caudales ;

Présence d’une marque sous-orbitaire.                                                       « Hemeraia »

« 5 ». Le poisson est de petite taille : longueur standard maximale 52–85 millimètres ;

Il possède de grands yeux (diamètre orbitaire 7,8–12,6 % de la longueur standard, avec un minimum entre 7,8 % et 8,6 %) ;

Présence de dentelures sur le bord postérieur du supracleithrum (sauf chez Wallaciia heckeli) ;

Le bord postérieur du préopercule est fortement dentelé, avec des dentelures proéminentes épineuses ;

La nageoire pectorale possède 13–14 rayons (valeurs modales) ;

Présence d’une squamation prédorsale réduite (ne s’étendant pas sur le NFL0).                                                                                                                                    « Wallaciia »

« 5’ ». La taille du poisson est moyenne avec une longueur standard max. 95–294 millimètres ;

Les yeux sont relativement petits chez les adultes (allométrie négative plus marquée – diamètre orbitaire 4,6–10,9 % de la longueur standard, avec un minimum entre 4,6 % et 7,5 %), à l’exception de Crenicichla macrophthalma (diamètre orbitaire 9,4–10,6 % de la longueur standard) ;

Le bord postérieur du préopercule est lisse ;

Le préopercule présente divers degrés d’ornementation (de lisse à de faibles ou courtes dentelures), mais non caractérisé par des projections épineuses proéminentes comme chez Wallaciia ;

La nageoire pectorale possède 15–17 écailles modales ;

Présence d’une squamation prédorsale s’étendant sur le NFL0.                                                                                                                                                          « Crenicichla »

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CLE D’IDENTIFICATION DES SOUS-GENRES DES CRENICICHLA

« Sous-espèce 1 ».. Absence de dimorphisme sexuel de coloration ;

Présence de grands yeux (diamètre orbitaire 9,4–10,6 % de la LS) ;

Le corps est presque entièrement recouvert d’écailles cténoïdes au lieu d’écailles cycloïdes (écailles cténoïdes sur les joues ;

Squamation des flancs suivant les motifs 0 et B1 ;

Les écailles cténoïdes recouvrent presque entièrement la nageoire caudale ;

Absence de tache caudale.                                                « Crenicichla (Crenicichla) »

« Sous-espèce 1’ ». La coloration de dimorphisme sexuel inclut une pigmentation orange sur l’abdomen latéral des mâles matures (présente chez les deux sexes chez quelques espèces, mais plus marquée chez les mâles) et des taches sombres sur la nageoire dorsale des femelles matures (parfois modifiées en une bande horizontale chez plusieurs espèces) ;

Les yeux sont relativement plus petits avec une forte allométrie négative (diamètre orbitaire 4,6–10,9 % de la longueur standard, avec un minimum entre 4,6 % et 7,5 %) ;

Les écailles cténoïdes sont limitées aux flancs ;

Les écailles cycloïdes recouvrent la tête et la partie antérieure du dos ainsi que la région pré-pelvienne (exception : Crenicichla vittata, qui présente une squamation similaire à celle de Crenicichla macrophthalma) ;

Présence d’une tache sombre caudale.                                              « Sous-espèce 2 »

« Sous-espèce 2 ». Le corps est comprimé latéralement ;

Présence de ponctuations suborbitales sombres (d’aspects variés) ;

Absence de motif réticulé sur le flanc due à la pigmentation sombre à la base des écailles ;

Les narines sont placées à mi-chemin entre le bord antérieur de l’orbite et le bord du museau postlabial.                                                                                                                                                                                                           «  Crenicichla (Lacustria) »

« Sous-espèce 2′ ». Le corps est cylindrique ou comprimé (Crenicichla cyclostoma à l’exception) ;

Absence de ponctuations suborbitaires sombres (Crenicichla jegui possède une barre suborbitaire foncée similaire pigmentée) ;

La présence d’un motif de couleur réticulé sur le flanc résulte de la pigmentation foncée à la base des écailles (Crenicichla jegui comme exception) ;

Les narines sont situées sur le bord du museau postlabial (les exceptions sont Crenicichla jegui, Crenicichla cyclostoma et Crenicichla cametana).                                                                                                                             « Crenicichla (Batrachops) »

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RECLASSIFICATION DU GENRE « CRENICICHLA »

Les cichlidés brochets forment le plus grand clade de cichlidés néotropicaux, avec plus de 100 espèces actuellement classées en deux genres :

  1. Crenicichla soit 93 espèces(décrites) répandues dans les rivières d’Amérique du Sud à l’est des Andes ;
  2. Teleocichla soit 9 espèces amazoniennes rhéophiles.

Avec 93 espèces acceptées, les cichlidés brochets (Crenicichla) constituaient le genre de cichlidés le plus riche en espèces au monde.

Sachant que les cichlidés du genre « Teleocichla » étaient étroitement apparentés aux « Crénicichla », la relation était si étroite que l’indépendance du genre « Teleocichla » était, elle aussi régulièrement  mise en doute.

Dans une étude récente où 74 espèces du complexe ont pu être considérées (65 espèces de Crenicichla et toutes 9 espèces de Teleocichla), différentes méthodes ont été testées pour mieux comprendre les relations entre les cichlidés brochets.

Le résultat est que, strictement parlant, il ne restait qu’une seule espèce, à savoir l’espèce type du genre Crenicichla : Crenicichla macrophthalma – HECKEL 1840 !

Les auteurs de cette étude, VARELLA & Al., 2023 considéraient que deux groupes de cichlidés brochets étaient étroitement apparentés à cette espèce qu’ils ont établi des sous-genres.

Les deux sous-genres de Crenicichla sont :

  1. Le sous-genre « Batrachops» avec 9 espèces, espèce type « Batrachops reticulatus » ;
  2. Le sous-genre « Lacustria» avec 34 espèces, espèce type « Cycla lacustris ».

Cette approche fait l’objet de critiques car le concept de sous-genre est en soi un paradoxe.

Sur la base d’une synthèse des recherches faites, un nouvel article de recherche par HENRIQUE R. VARELLA, Sven O. KULLANDER, NAERCIO A. MENEZES, CLAUDIO OLIVEIRA & HERNAN LÓPEZ-FERNÁNDEZ a été publié dans le Journal zoologique de la Société linnéenne le 21 juin 2023, qui propose une nouvelle classification dans laquelle le clade incluant tous les cichlidés brochets est élevé au rang de sous-tribu « Crenicichlina ».

Le genre « Crenicichla » est redéfini, incluant trois sous-genres :

  • « Crenicichla» (monotypique avec l’espèce type). Ce sous-genre comprend toutes les petites espèces de Crenicichla auparavant dans le Crenicichla groupe d’espèces wallacii ;
  • « Batrachops» (ressuscité en sous-genre). ;
  • « Lacustria » (nouveau sous-genre). Ce sous-genre comprend toutes les espèces du sud trouvées dans le bassin hydrographique du Paraná.

Le genre « Teleocichla » est considéré comme un genre valide : L’indépendance de Teleocichla a été confirmée, il comprend 9 espèces, l’espèce type étant « Teleocichla centrarchus ».

Quatre nouveaux genres sont proposés :

  • « Wallaciia». Ce genre comprend toutes les petites espèces de Crenicichla placées auparavant dans le groupe Crenicichla d’espèces « wallacii » ;
  • « Saxatilia ». Ce genre reprend les espèces précédemment incluses dans le groupe Crenicichla d’espèces « saxatilis» ;
  • « Hemeraia». Ce genre comprend Crenicichla hémèra et Crenicichla chicha ;
  • « Lugubria». Ce genre comprend les espèces antérieurement placées dans le groupe Crenicichla d’espèces « lugubris ».

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Liste de synonymes des espèces de cichlidés brochets, avec des espèces nominales divisées par la classification précédente dans les genres Crenicichla et Teleocichla, mais avec des espèces valides classées dans la nouvelle classification.

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NOTA BENE : Les nouveaux noms ne sont/seront presque certainement pas adoptés par le secteur pour le moment, car tout changement de nom implique une intervention majeure dans les systèmes de gestion des marchandises et entraîne des coûts élevés et, ce qui est plus important, une perte d’information.

Par conséquent, il faudra attendre quelques années pour voir comment la communauté scientifique acceptera les propositions de VARELLA & Al. avant d’agir.

https://www.scielo.br/j/ni/a/98S88CPt4T9SgkHBNNZQ5xB/?format=html&lang=en

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LEXIQUE

[1] Le vomer est un os impair symétrique, mince, irrégulièrement quadrilatère, qui forme la partie postérieure de la cloison médiane des fosses nasales.

[2] L’os palatin est un os pair situé entre les maxillaires et le processus ptérygoïde du sphénoïde. Il participe à la construction des trois cavités crâniennes : la cavité buccale, la fosse nasale et les orbites.

[3] Un organisme benthopélagique qualifie un animal, un végétal ou tout organisme qui vit indifféremment dans le milieu benthique ou dans le milieu pélagique.

La zone benthopélagique nomme également cette partie du milieu aquatique.

Les poissons benthopélagiques ont une flottabilité neutre, afin qu’ils puissent nager en profondeur sans trop d’effort, tandis que les poissons strictement benthiques sont plus denses, avec une flottabilité négative de sorte qu’ils peuvent se maintenir sur le fond sans le moindre effort.

La plupart des poissons démersaux sont benthopélagiques. Un organisme démersal se dit d’un organisme vivant au contact du fond dans la zone marine littorale et en eau douce; ce sont donc des animaux benthiques mais pas forcément marins, la nuance est là, le terme benthique ne s’appliquant qu’aux milieux marins !

Un poisson démersal vit en eau douce quand un poisson marin vit en eau de mer. Ce terme s’applique surtout aux œufs qui sont fixés sur le substrat (dans une frayère par exemple) ou quand leur densité les maintient dans leur voisinage.

S’oppose à œufs flottants, pélagique.

D’une façon simplifiée: les animaux démersaux vivent sur ou près du fond d’un étang, d’un lac ou de la mer.

Appliqué à l’eau douce, se dit d’une espèce dulcicole qui vit plus près du fond que de la surface. Par exemple, la carpe, y compris les koïs.

[4] Le niveau trophique est En écologie, le niveau trophique ou maillon trophique est le rang qu’occupe un être vivant dans un réseau trophique.

Il se mesure en quelque sorte par la distance qui sépare cet être du niveau basique qui est celui de la production primaire autotrophe.

Au-dessus de ce niveau de base, chaque maillon (ou étage) d’une chaîne alimentaire correspond à un niveau trophique.

En écosophie le réseau trophique écologique est considéré comme un système apyramidal.

C’est un concept théorique de l’écologie qui permet de mieux cerner ou expliquer certaines relations entre espèces (relations prédateur-proie notamment), les cycles et flux d’énergie et de nutriments dans les écosystèmes, les réseaux trophiques ainsi que les phénomènes de bioconcentration dans la pyramide alimentaire, qui ont une grande importance en écotoxicologie.

De manière simplifiée, on distingue trois niveaux fondamentaux (plus ou moins subdivisés selon les écosystèmes) : producteurs, consommateurs et décomposeurs, autrement dit :

1/ Ceux qui fabriquent leur nourriture à partir de l’environnement (les plantes et les micro-organismes autotrophes) et qui ne mangent pas d’autres espèces ;

2/ Les animaux (dont zooplancton, invertébrés et insectes) qui mangent ces plantes, et ceux qui mangent ces derniers, et ceux qui les mangent à leur tour et ainsi de suite.

3/ Ceux qui mangent (détritivores) et décomposent (décomposeur) les déchets des espèces des deux premières catégories ou leurs propres déchets et leur propre nécromasse.

Cependant, le niveau trophique ne traduit pas la relation proie-prédateur telle qu’on l’imagine généralement lorsque l’on parle de la chaîne alimentaire, mais illustre plutôt les habitudes alimentaires de l’espèce.

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