Vous ne devriez pas acheter ce poisson !!! [1ère partie]

 

VOUS NE DEVRIEZ PAS ACHETER CE POISSON !!!!

Attention, vous avez devant les yeux une machine à manger !

 

Préambule

Comme dans n’importe quel passe-temps, les aquariophiles ont eux aussi tendance à devenir trop zélés ou attirés par « l’impossible ». Ils sont toujours à la recherche de quelque chose de plus grand, de meilleur et de plus excitant, de plus rare et exceptionnel.

Tels des archéologues en pleine « quête du Graal », ils sont à la recherche du poisson « hors normes » ou veulent être le premier à élever une espèce particulière, de faire ressortir des caractéristiques extraordinaires, de posséder le poisson le plus rare et le plus inhabituel.

Telle que vécue, l’aquariophilie donne souvent le sentiment et l’impression d’une surenchère et d’une quête sans fin, parfois, ni scrupule dans la façon de vivre ce passe-temps.
Souvent pourtant, par raison et respect, il y a une bonne raison de résister à cette envie …ou d’y succomber !

  • Il sera trop grand pour l’aquarium….

Combien de fois n’a-t-on pas entendu cette remarque : Il y a toujours un plus gros poisson, et il y a des chances que quelqu’un le garde quelque part ou du moins essaie de le faire.

Mais cela ne signifie pas que vous êtes prêt ou capable d’essayer.

Et d’abord, qu’est-ce qu’un poisson de taille raisonnable ?

Image associée

Pour une personne, il peut simplement être trop grand alors que pour une autre, il reste de taille raisonnable. Bien que beaucoup de gens n’aiment pas l’entendre, un certain nombre d’aquariophiles ou d’éleveurs ne sont pas en mesure de fournir des soins à vie à nombre de poissons …et quelle que soit la taille de ces poissons !

Exemples : Les Plecostomus communs sont des poissons courants que l’on trouve dans tous les magasins, mais ils sont souvent vendus aux mauvaises personnes. Ils poussent très gros (jusqu’à 70-80 cm ou plus), nécessitent beaucoup de nourriture (principalement des organismes qui poussent sur du bois flotté, donc vous avez besoin d’espace pour un gros morceau ou deux de bois flotté), et font beaucoup de désordre (donc vous avez besoin de filtration). Beaucoup de plecos communs sont vendus comme mangeurs d’algues, placés ensuite dans de petits bacs pour effectuer leur travail de « nettoyeur » tel que l’a dit le vendeur du rayon aquariophilie, souvent à des personnes n’y connaissant absolument rien !

Autres exemples : L’Arowana, poisson-chat queue rouge, et le Pacu sont tous très populaires, mais seulement un petit pourcentage d’amateurs dédiés peuvent prendre soin d’eux. Ils ont besoin d’une énorme quantité de ressources pour leur fournir suffisamment d’espace. Il y a très peu d’aquariums commercialement assez grands pour les contenir, donc vous devrez construire le bac adapté sur mesure.

Pour la maintenance des Lépisosteus, certains amateurs aux Etats unis, n’hésitent pas à fournir à leurs protégés un étang de taille convenable. Si dans ce pays le climat est propice à la création d’un étang extérieur d’un an pour l’un de ces poissons, il n’est pas évident que cela soit le cas en Europe. A défaut, vous pouvez construire un étang intérieur, mais soyez raisonnable et surtout, préparez-vous à d’énormes factures d’énergie…..

Enfin, le plus difficile à maintenir parmi ces monstres !

Combien de personnes peuvent raisonnablement prendre soin d’un Arapaima de huit pieds ?

Autres arguments souvent entendus :

  • Ils sont simplement trop difficiles ou délicats !
  • C’est nuisible à l’environnement !

En tant que passe-temps, nous voulons tous penser que ce que nous faisons n’affecte pas les écosystèmes naturels et ne nuit pas aux populations de poissons sauvages. Mais malheureusement, parfois ce n’est pas toujours le cas et il peut souvent être extrêmement difficile de savoir si notre passion n’est pas la source d’un problème écologique.

On le sait, au fil des ans, un certain nombre de pratiques insoutenables (et sans doute contraires à l’éthique) qui se sont produites ont été pointées du doigt et sont imputable à notre passion. La plus connue d’entre elles est la pratique de la pêche au cyanure. Même si les cas de ce genre sont beaucoup plus rares qu’auparavant, rien, ne permet de penser que ces pratiques ont cessé d’exister.

L’autre problème environnemental est celui de la menace de surpêche qui frappe certaines espèces qui sont, au départ, du point de vue général, sont si répandues et si nombreuses qu’il semble qu’il serait pratiquement impossible de menacer leurs populations.

Et pourtant, il y a des espèces qui ont été pêchées en nombre insoutenable !

En tant qu’amateurs, il y a souvent du poisson que nous attendons et que nous ferions n’importe quoi. Nous n’aimons pas qu’on nous dise que nous ne pouvons pas avoir quelque chose que nous voulons. Mais parfois, un certain poisson est juste un mauvais choix pour vous, et juste parce que quelqu’un d’autre réussit avec un poisson ne signifie pas que c’est bon pour vous. Comment pouvons-nous le savoir et éviter les poissons que nous ne devrions pas avoir ?

Lisez tout ce que vous pouvez avant de décider de l’acquisition d’un tel poisson, lisez bien ce qui suit et apprenez à connaitre les avantages et les inconvénients de ce poisson, et surtout ne faites aucun compromis pour faire le meilleur choix pour vous et le poisson.

Les LEPISOSTEUS….et plus particulièrement, le Lepisosteus oculatus.

Fiche d’identité

  • Nom commun: oculatus
  • Nom complet : Lépisosteus oculatus
  • Famille : GALAXIIDES
  • Genre : Lépisosteus
  • Espèce : oculatus
  • Continent : Amérique du Nord

 

Étymologie

Lépisosteus : du grec « lepis », signifiant «échelle», et « osteon », qui signifie «os».

Oculatus : du latin « oculatus », qui signifie «avoir des yeux en forme d’œil», en référence au motif de couleur tacheté de cette espèce.

Appellations vernaculaires

  • En français : Lépisosteus, Lépisosteus osseux, poisson armé, brochet-lance (à long nez), garpique long-nez, chaousarou

  • En anglais : (northern) long nose gar, (common) garpike, gar, billfish, northern mailed fish, needle nose gar.
  • En espagnol : catán aguja, Gaspar picudo, Lepisósteo óseo

 

Synonymes

  • Lépisosteus oculatus
  • Cylindrosteus agassiz
  • Cylindrosteus agassizii
  • Lépisosteus oculatus
  • Lépisosteus latirostris (ambiguous synonym)
  • Lépisosteus productus
  • Essox osseux
  • Essox viridis
  • Lépisosteus bison
  • Lépisosteus clintonii
  • Lépisosteus gavialis
  • Lépisosteus gracilis
  • Lépisosteus huronensis
  • Lépisosteus leptorhynchus
  • Lépisosteus lineatus
  • Lépisosteus longirostris
  • Lépisosteus loricatus
  • Lépisosteus oxyurus
  • Lépisosteus otarius
  • Lépisosteus semiradiatus
  • Lépisosteus treculii
  • Macrognathus loricatus
  • Sarchirus argenteus
  • Sarchirus vittatus

Pour faire une petite comparaison avec les autres membres de la famille des Lepisostidés….

lepisosteus platyrhincus

Lepisosteus spatula

Lepisosteus platostomus

Lepisosteus osseux

Lepisosteus oculatus

Description générale

Les Gar(s) sont longs et cylindriques avec des bouches allongées.

Le Lépisosteus tacheté atteint une longueur de 3 pieds (0,9 m) et pèse 3,6 kg (8 lb). Le haut de leur corps est brun à olive et ils ont des côtés blanc argenté. La tête, le corps et les nageoires ont des taches brun-olive à noires qui aident à camoufler le poisson. Une large bande sombre est sur les côtés des poissons immatures.

Leur longue bouche en forme de museau est bordée de fortes dents acérées et leur corps est couvert d’écailles épaisses et ganoïdes (en forme de losange).

Le Lépisosteus tacheté peut être distingué des autres espèces de Lépisosteus du Texas par les taches arrondies sombres sur le dessus de la tête, les nageoires pectorales et sur les nageoires pelviennes.

Il faut retenir que le Lépisosteus tacheté (Lépisosteus oculatus) est un membre de la famille des Lépisosteus (Lepisosteidae) qui présente les caractéristiques principales suivantes :

  • Corps effilé, long et cylindrique, habituellement d’une longueur de 28 à 60 cm, mais pouvant atteindre plus d’un mètre.
  • Bouche en forme de bec avec dents pointues;
  • Museau plus large et plus court que celui du Lépisosteus osseux;
  • La partie dorsale du corps est brun olive et la partie ventrale est grise; les adultes sont généralement brun foncé avec des taches plus foncées; et
  • Taches distinctives sur les surfaces dorsale et ventrale de la tête, du corps et des nageoires.
  • Particularité : L’espèce possède une vessie gazeuse de type physostome et peut respirer à  l’air libre. Plus actif la nuit que le jour, sauf au printemps. L’âge maximum connu est de 18 ans, la longueur maximum est de 1 120 mm et le poids maximum est de 2 700 g.

 

Répartition

L’espèce occupe un territoire vaste, mais discontinu, dans les bassins du Mississippi et des Grands Lacs de l’est de l’Amérique du Nord. Son occurrence a été confirmée à cinq endroits au Canada : le lac Sainte-Claire, la baie Long Point (y compris le marais Big Creek, le parc national de la Pointe-Pelée, la baie Rondeau (lac Érié) et la baie de Quinte (lac Ontario).

En Ontario, on trouve le Lépisosteus tacheté surtout dans trois endroits du lac Érié: la baie Long Point, la pointe Pelée et la baie Rondeau. Il existe des observations historiques attestées dans les rivières Thames et Sydenham et aussi une seule observation attestée dans la baie de Quinte du lac Ontario, qui peut représenter une introduction. Les populations à ces endroits sont très peu nombreuses.

Connu des Grands Lacs Érié et du Michigan avec une distribution s’étendant vers le sud à travers le bassin du fleuve Mississippi jusqu’aux bassins versants du golfe du Mexique où l’on dit qu’il se produit entre la basse Apalachicola en Floride et la rivière Nueces au Texas.

Il peut également être trouvé dans le Rio Grande qui forme la frontière entre le Mexique et les États-Unis plus au sud où les dossiers incluent Falcon International Reservoir, par exemple.

La localité type est «Duck Lake, comté de Calhoun, Michigan, États-Unis».

Aire de répartition mondiale et désignation – Le Lépisosteus tacheté n’est présent qu’en Amérique du Nord, où il occupe une aire de répartition vaste mais discontinue dans les bassins hydrographiques du Mississippi, des Grands Lacs et de la côte du golfe, dans l’est de l’Amérique du Nord; il est présent dans 18 États et en Ontario.

Dans le bassin hydrographique des Grands Lacs, le Lépisosteus tacheté est présent en Indiana, au Michigan, en Ohio, en Ontario et en Pennsylvanie. Dans le bassin hydrographique du Mississippi, on le trouve de l’Illinois, au nord, jusqu’en Alabama et au Texas, au sud, et du Tennessee et de la Floride, à l’est, jusqu’en Oklahoma, à l’ouest. L’espèce est considérée comme étant non en péril à l’échelle mondiale, mais est gravement en péril au Kansas, en Ohio et en Pennsylvanie et a disparu du Nouveau-Mexique. Moins de 1 % de l’aire de répartition mondiale de l’espèce se trouve au Canada.

 

Aire de répartition mondiale du Lépisosteus tacheté.

Le Lépisosteus tacheté est considéré comme en péril au Canada et en Ontario et est désigné en tant qu’espèce menacée par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRNO, 2009). L’espèce est inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada et en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de 2007 de l’Ontario.

L’aire de répartition actuelle du Lépisosteus tacheté au Canada comprend les milieux humides côtiers du lac Érié (parc national de la Pointe-Pelée, baie Rondeau, baie Long Point [y compris les aires de faune nationales de la baie Long Point et du ruisseau Big]), le lac East (une échancrure du lac Ontario, au sud du parc provincial Sandbanks) et le havre Hamilton.

Aire de répartition canadienne du Lépisosté tacheté

Les échantillons canadiens ont été prélevés de façon sporadique, ce qui rend difficile l’évaluation des effectifs et des tendances des populations. Les premières captures confirmées de Lépisosteus tachetés ont été faites dans le parc national de la Pointe‑Pelée, en 1913, dans la baie Long Point, en 1947 et dans la baie Rondeau, en 1955. D’autres captures réalisées par des pêcheurs commerciaux en 1925 et en 1938 auraient eu lieu dans la baie Rondeau également.

Moins de 15 spécimens avant 2000 auraient été observés à ces sites du lac Érié, à savoir un individu dans le parc national de la Pointe-Pelée, un dans la partie intérieure de la baie Long Point et 11 dans la baie Rondeau. Cependant, depuis 2000, un total de 730 Lépisosteus tachetés ont été capturés à ces emplacements, y compris 546 spécimens dans la baie Rondeau (2007-2009), 93 spécimens dans le parc national de la Pointe-Pelée (2009) et huit spécimens dans la partie intérieure de la baie Long Point (B. Glass, Université de Windsor, données non publiées).

Le Lépisosteus tacheté a également été observé dans deux aires de faune nationales situées dans le secteur de Long Point : une seule observation en 1984 dans l’unité Long Point (à l’extrémité de la pointe) de l’aire de faune nationale Long Point (J. Robinson, service canadien de la faune [SCF], comm. pers., 2009); deux individus observés dans l’aire de faune nationale du ruisseau Big en 2004.

Même si l’effectif est petit et que la répartition de l’espèce est limitée, le Lépisosteus tacheté est considéré comme stable aux sites du lac Érié d’après les données historiques et actuelles disponibles (nombre d’occurrences et données sur l’abondance).

En mai 2007, un seul spécimen a été capturé par un pêcheur commercial dans le lac East. On estime qu’il s’agit du même individu qui a été capturé plusieurs fois; les prises de Lépisosteus tachetés ont cessé après que le spécimen a été remis au MRNO (J. Bowlby, MRNO, comm. pers., 2009). Outre ces prises, aucun autre individu n’a été capturé. Un échantillonnage intensif a été mené dans le lac East en 2008 à l’aide de types d’engins qui se sont révélés efficaces pour détecter la présence de l’espèce; le but de l’exercice était de révéler la présence d’une population reproductrice; cependant, l’échantillonnage n’a pas permis de détecter de Lépisosteus tacheté (B. Glass, données non publiées). En outre, aucune capture de Lépisosteus tacheté n’a été enregistrée dans la pêche commerciale aux verveux menée à grande échelle dans le lac East. En conséquence, les observations d’un pêcheur commercial, visant probablement un seul individu, demeurent les seules occurrences de cette espèce dans le lac East, et il est improbable qu’une population reproductrice soit présente à cet endroit (Bouvier et Mandrak, 2010).

La première occurrence vérifiée du Lépisosteus tacheté dans le bassin hydrographique du lac Ontario concerne un spécimen capturé dans la baie de Quinte (chenal North) en 1985. Malgré la pêche commerciale menée à grande échelle dans le secteur ainsi que les importants programmes d’échantillonnage au filet exécutés par le MRNO, aucun autre spécimen de Lépisosteus tacheté n’a été capturé, et il est possible que cette observation soit le résultat d’une introduction étant donné qu’aucun autre spécimen n’a été observé.

D’autres signalements de Lépisosteus tacheté ont été faits dans le havre Hamilton, mais aucune comparaison avec des spécimens de référence n’a été menée jusqu’à tout récemment, lorsqu’un spécimen a été capturé par le MRNO en 2010 (MRNO, données non publiées). Il faut procéder à d’autres campagnes d’échantillonnage pour déterminer si une population reproductrice est présente à cet endroit.

Un seul spécimen a été capturé en 1962 dans le lac Sainte-Claire, près de l’embouchure de la rivière Thames, mais aucun individu de l’espèce n’a été observé dans ce secteur depuis, malgré un échantillonnage relativement vaste mené par le MPO et le MRNO.

Deux Lépisosteus tachetés ont été prélevés dans la rivière Sydenham depuis 1975; cependant, on pense que l’un des spécimens était un Lépisosteus osseux, selon l’avis d’un expert en poissons au stade larvaire, et on ne disposait pas de spécimen de référence dans l’autre cas (COSEPAC, 2005). Par la suite, les échantillonnages effectués en 2002 et en 2003 par pêche électrique depuis un bateau ainsi qu’à l’aide de verveux et de sennes (N.E. Mandrak, données non publiées) à proximité des sites des signalements initiaux ne nous ont pas permis de révéler la présence de Lépisosteus tachetés. En conséquence, les signalements initiaux seraient douteux.

D’autres spécimens capturés dans le sud-ouest de l’Ontario, signalés comme étant des Lépisosteus tachetés, ont été identifiés comme étant des Lépisosteus osseux; dans les autres cas, étant donné qu’aucun spécimen de référence n’a été fourni par l’auteur de signalement, l’identification est également non confirmée (COSEPAC, 2005).

L’aire de répartition canadienne du Lépisosteus tacheté a toujours été limitée dans les eaux canadiennes et, même si des échantillonnages à grande échelle ont été effectués récemment dans tout le sud-ouest de l’Ontario (en raison de l’accent mis récemment sur les espèces en péril), aucun autre emplacement n’a été associé au Lépisosteus tacheté. Par exemple, 20 sites situés dans l’aire de faune nationale Sainte-Claire ont été échantillonnés par le MPO en 2005 à l’aide de verveux (pour un total de 480 heures d’effort de pêche), et aucun Lépisosteus tacheté n’a été détecté (Mandrak et coll., 2006a). Ainsi, les populations de la baie de Quinte et du lac Sainte‑Claire (si les observations anormales sont représentatives des populations historiques) seraient disparues d’après les échantillonnages effectués récemment dans les habitats adéquats situés à ces emplacements (COSEPAC, 2005).

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