Ecologie : La 6ème extinction de masse est en route (2ème partie)

Liste rouge des poissons menacés de disparition
Voici la liste des poissons inscrits sur la liste rouge des espèces menacées en France. Ce document a été élaboré par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Société française d’ichtyologie et l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, spécialement consacré aux espèces d’eau douce.


Les résultats de l’analyse complète réalisée sur les 69 espèces de poissons d’eau douce du territoire métropolitain indiquent que 15 d’entre elles sont menacées de disparition.
La qualité de nombreux milieux naturels d’eau douce est également altérée par la pollution, à laquelle les poissons sont souvent très sensibles.
Pour ma part je vais essayer de vous présenter en photo toutes ces espèces menacées
Voici un graphique répertoriant en % les 69 espèces d’eau douce et leur classement.

 L’Alphanius d’Espagne
Nom scientifique Aphanius iberus
Classement RE (disparue de métropole)
L’Aphanius d’Espagne est une espèce de poisson endémique d’Espagne et fréquentant les eaux douces à saumâtres.

  

 Corégone gravenche
Nom scientifique: Coregonus hiemalis
Classement: EX (extermination au niveau mondial)
Le Corégone gravenche ou Corégone du Léman ou Petite féra était un poisson, faisant partie de la famille des Salmonidés, anciennement présent dans le Lac Léman.

 Cyprinodonte de Valence
Nom scientifique: Valencia hispanica
Classement: RE (disparue de métropole)
Le cyprinodonte (male et femelle) vit dans les eaux stagnantes et lentes, douces ou saumâtres.

 Esturgeon européen
Nom scientifique: (Acipenser sturio)
Classement: CR ( En danger critique d’extinction)
L’esturgeon d’Europe est une espèce de poisson de la famille des Acipenseridae. Il s’agit du plus grand poisson migrateur anadrome de France. Il a connu une forte régression, qui l’a conduit au bord de l’extinction.

  

 Anguille européenne
Nom scientifique: (Anguilla anguilla)
Classement: CR ( En danger critique d’extinction)
L’anguille d’Europe ou anguille commune est une espèce de poisson appartenant à la famille des Anguillidés.

  

Elle mesure de 40 cm à 150 cm et pesant jusqu’à 4 kg pour les femelles.

 Chabot du Lez
Nom scientifique: (Cottus petiti)
Classement :CR ( En danger critique d’extinction)
Le chabot du Lez est un petit poisson à grosse tête et au corps allongé de la famille des Cottidés. Il vit caché entre les pierres du fond car il est dépourvu de vessie natatoire.

  

Il nage peu, passant d’une cache à l’autre. Il semble limiter son aire de répartition à la zone amont du Lez et particulièrement à deux villages (Prades-le-Lez et Saint-Clément-de-Rivière).

 Apron du Rhône
Nom scientifique: (Zingel asper)
Classement :CR ( En danger critique d’extinction)
L’Apron du Rhône est un poisson d’eau douce de la famille des percidés. Il est endémique du bassin Rhône-Méditerranée-Corse et en quelques cours d’eau de Franche-Comté : Doubs franco-suisse, Loue.

 Loche d’étang
Nom scientifique: (Misgurnus fossilis)
Classement: EN (en danger)
La loche d’étang, de la même famille que la loche de rivière, est un poisson d’eau douce que l’on retrouve dans les rivières et les ruisseaux du nord de l’Europe, de la France à la Russie.

 Truite à grosses tâches
Nom scientifique: (Salmo cettii)
Classement: EN (en danger)
La truite endémique Corse (Salmo trutta macrostigma) est une sous espèce de la truite commune ou truite fario. En Corse, Duméril (1858) puis Spillman (1961) ont qualifié les truites sauvages de nos rivières comme appartenant à la sous espèce macrostigma sur la base de leurs caractéristiques morphométriques et principalement leurs ponctuations. La récente série d’analyses génétiques menées en Corse a conforté cette distinction entre la truite corse et les autres types identifiés (atlantique, méditerranéenne et arc-en-ciel).

La Salmo trutta macrostigma est la seule truite originaire des torrents corses et y est présente depuis plus de 150.000 ans.

 Grande alose
Nom scientifique: (Alosa alosa)
Classement :VU (vulnérable)
La grande alose est un poisson d’eau de mer de la famille Clupeidae. C’est un poisson migrateur qui était autrefois commun en Europe. Il remontait les grands fleuves par milliers d’individus, sur des centaines de kilomètres.

 Alose feinte
Nom scientifique: (Alosa fallax)
Classement :VU (vulnérable)
L’Alose feinte, parfois orthographiée finte, est un poisson d’eau de mer qui remonte le cours inférieur des cours d’eau au moment de la reproduction. On le trouve dans les Îles Britanniques, l’Allemagne, le Portugal, le Maroc et la France.

 Loche épineuse
Nom scientifique: (Cobitis taenia)
Classement: VU (vulnérable)
La Loche de rivière est un poisson de la famille des Cobitidés qui vit en Europe, en Asie et en Afrique.

Des nombreuses sous-espèces qui existent, aucune ne dépasse les 11 cm.

 Brochet
Nom scientifique: (Esox lucius)
Classement :VU (vulnérable)

 

Le brochet ou grand brochet est un poisson prédateur commun en eaux douces et saumâtres dans l’hémisphère nord.

 Lamproie de rivière

Nom scientifique : (Lampetra fluviatilis)Classement :VU (vulnérable)

La Lamproie fluviatile ou lamproie de rivière est une espèce d’agnathes, proche des poissons, filtreur à l’état larvaire et ectoparasite à l’âge adulte, en voie de régression.

 Lote
Nom scientifique: (Lota lota)
Classement: VU (vulnérable)
La lotte [lɔt], quelquefois orthographiée Lote ou Lote de rivière en France ou Loche au Québec, est un poisson de rivières et de lacs.

 Saumon atlantique
Nom scientifique: (Salmo salar)
Classement: VU (vulnérable)
Le saumon atlantique ou saumon de l’Atlantique est une espèce de poisson appartenant à la famille des Salmonidés. Il vit dans les zones tempérées, fraiches et froides de l’océan Atlantique.

 Omble chevalier
Nom scientifique: (Salvelinus umbla)
Classement: VU (vulnérable)


L’omble chevalier a l’apparence du saumon, mais est génétiquement plus proche de la truite (famille des salmonidés). Il en existe deux sous-groupes : l’omble chevalier anadrome et l’omble chevalier lacustre (ou d’eau douce).

 Ombre commun
Nom scientifique: (Thymallus thymallus)
Classement: VU (vulnérable)

L’ombre ou ombre commun est une espèce de poisson ostéichthyen d’eau douce de la famille des Salmonidae, et de la sous-famille des Thymallinae. L’ombre commun vit dans les eaux fraîches et profondes avec fond sableux.

 Aphanius de Corse
Nom scientifique: (Aphanius fasciatus)
Classement: NT ( Quasi menacée)


L’Aphanius de Corse ou Cyprinodonte de Corse est une espèce de poissons fréquentant les eaux douces et saumâtres. On le retrouve principalement dans les étangs de Biguglia ou Palo, ainsi que dans la baie de San Siprianu en Corse.

 Barbeau méridional
Nom scientifique: (Barbus meridionalis)
Classement: NT ( Quasi menacée)
Le barbeau méridional est un poisson cyprinidé du genre Barbus. Plus petit que les plus commun des barbeaux, il vit près des fonds dans les eaux claires et courantes.

 Sofie
Nom scientifique: (Parachondrostoma toxostoma)
Classement: NT ( Quasi menacée)


La sofie, ou toxostome, est une espèce qui vit en bancs sur les fonds de galets des eaux vives, Espèce indigène du Rhône, de la Garonne et de ses affluents, et de l’Adour, la sofie a aujourd’hui quasiment disparu de l’axe Rhône-Saône et ne subsiste plus que dans certains affluents.

 Lamproie marine
Nom scientifique: (Petromyzon marinus)
Classement: NT ( Quasi menacée)

  

La lamproie marine est une espèce d’agnathe. Elle vit dans l’Atlantique Nord et est trouvée sur les littoraux atlantiques de l’Europe et d’Amérique du Nord, ainsi qu’en Méditerranée occidentale, et en Amérique du Nord dans les Grands Lacs.

 Blennie fluviatile
Nom scientifique: (Salaria fluviatilis)
Classement: NT ( Quasi menacée)


La Blennie fluviatile est un poisson de la famille des Blenniidés qui vit dans les eaux douces dans la partie méridionale de la France.

 Blageon
Nom scientifique: (Telestes souffia)
Classement: NT ( Quasi menacée)


Le Blageon est une espèce de poisson actinoptérygien du genre Telestes et de la famille des cyprinidés qui vit dans les eaux douces d’Europe. Il est présent de l’Est de la France à l’ex-Yougoslavie.
Nous voici arrivés à la fin de l’énumération des espèces dites menacées
Pour les autres poissons vivant dans nos eaux, la menace est de préoccupation mineur, mais pour certain poisson les données sont insuffisantes, donc non classé
La faune des milieux aquatiques d’Amérique du Sud Cette partie du monde est connue pour abriter certaines des zones les plus denses en biodiversité : les Iles Galápagos, le Pantanal ou encore le poumon de la Terre, la forêt Amazonienne. L’Amérique du Sud fait partie, avec l’Asie, des deux continents où l’on continue de découvrir le plus d’espèces chaque année. Malheureusement, ce sont aussi ceux où il y a le plus d’extinctions. Les scientifiques pensent que de nombreuses espèces s’éteignent avant même d’être découvertes.
On dénombre 17 098 espèces de faune et flore mélangées en Amérique du Sud, ce qui place le territoire en 3ème place des continents possédant le plus de biodiversité. Parmi elles, 11 831 sont des animaux dont 1 650 sont en voie de disparition, soit 14 % de la faune du continent. Cela signifie que la biodiversité d’Amérique du Sud est, en proportion, la moins en danger du monde. Cependant, les choses peuvent vite changer. Développement économique, déforestation, trafic d’espèces menacées, catastrophes écologiques qui se multiplient… les menaces pèsent de plus en plus sur l’Amérique du Sud. Parmi les 1 650 espèces animales en danger, 321 espèces sont classées « en danger critique d’extinction », 505 « en danger » et 824 « vulnérables ». Certaines sont emblématiques du continent comme le condor des Andes, le jaguar, le flamand rose du Chili ou encore le renard de Darwin.
L’Amérique du Sud est irriguée par de grands fleuves, notamment l’Orénoque, le Paraná et l’Amazone, ainsi que par une multitude de rivières et des pluies abondantes. À lui seul, le bassin hydrographique du fleuve Amazone, le plus vaste du monde, couvre plus du tiers du continent. Les piranhas, les caïmans et les grands serpents anacondas, qui peuvent mesurer près de 8 m de long, sont des habitants des milieux aquatiques de l’Amérique du Sud. Plusieurs menaces pèsent sur ces écosystèmes, en particulier la pollution au mercure. Celle-ci est engendrée en grande partie par la déforestation. Le mercure contenu dans le sol mis à nu est lessivé par les pluies et finit dans les rivières, où il empoisonne les animaux aquatiques et ceux qui s’en nourrissent.

Amérique du Sud

 Le Pantanal
Pendant la saison des pluies, les eaux inondent l’immense plaine du Pantanal, formant ainsi la plus grande zone humide du monde et l’une des plus riches en plantes aquatiques !

Le Pantanal couvre une superficie de plus de 140 000 km2, répartie sur trois pays (Brésil, Bolivie, Paraguay).

De nombreux cours d’eau, dont la rivière Paraguay, transportent et libèrent dans la plaine les semences végétales des écosystèmes environnants. Ce riche mélange de plantes crée un habitat exceptionnel pour une multitude d’animaux : jaguars, pumas, singes, serpents, caïmans, loutres géantes, rongeurs géants (capybaras), des centaines d’espèces d’oiseaux et de poissons, etc…

 La victoria d’Amazonie
Le plus grand nénuphar du monde, la victoria d’Amazonie (Victoria amazonica), croît dans les eaux calmes du bassin amazonien. Ses feuilles, aux bords relevés, peuvent mesurer 3 m de diamètre et supporter le poids d’un enfant (30 kg) !

 La rainette-forgeron
La rainette-forgeron vit dans les étangs et autres milieux aquatiques d’Amérique du Sud. Les mâles construisent des bassins circulaires en vase, véritables petites piscines de boue.

Entourés d’un muret de 10 cm de haut, ces bassins d’une trentaine de centimètres de diamètre protègent les oeufs de l’amphibien contre les poissons prédateurs. Le cri de la rainette-forgeron rappelle le son du marteau sur l’enclume, ce qui lui a valu son nom.

 L’anguille électrique
L’anguille électrique vit dans les bassins de l’Orénoque et de l’Amazone. En dépit de son nom, elle n’appartient pas à la même famille que les anguilles. Ce poisson mesure jusqu’à 2,5 m de long et peut produire des impulsions électriques dépassant 500 volts !

  

Elles lui servent à se défendre, à immobiliser une proie ou, à faible voltage, à s’orienter et à communiquer avec ses congénères.

 Le caïman
Cousin du crocodile et de l’alligator, le caïman est un redoutable prédateur dont la taille adulte varie entre 1 et 5 m selon l’espèce. Les cinq espèces de caïmans vivent toutes dans les eaux paisibles d’Amérique centrale et du Sud.

Ce reptile peut se tenir immobile pendant des heures, laissant tout juste apparaître ses yeux et ses narines à la surface de l’eau. Ainsi embusqué, il surveille poissons, reptiles et mammifères, qu’il attrape avec ses mâchoires puissantes.

 Le piranha
Plus de 3 000 espèces de poissons vivent dans le bassin amazonien, dont les célèbres piranhas. Bien que ceux-ci possèdent des dents aiguisées comme des lames de rasoir et une réputation de féroces mangeurs de viande, la grande majorité des espèces de piranhas sont omnivores, se nourrissant de plantes, d’insectes et d’autres poissons.

  

Contrairement à ce que prétend la légende, les bancs de piranhas s’attaquent rarement à des animaux plus gros.

 L’arapaima gigas ou pirarucu L’arapaima gigas ou pirarucu (« poisson rouge » en langue indienne) est le plus gros poisson d’Amazonie, le plus gros d’Amérique et rien de moins que l’un des plus gros poissons d’eau douce du monde. Ce monstre peut atteindre 3 mètres de long et peser jusqu’à 250 kg. Il est doté d’écailles si résistantes qu’il est l’un des seuls animaux à ne pas craindre les piranhas.

  

Sa chair délicieuse, avec très peu d’arêtes, en fait un met très apprécié pour son plus grand malheur. La pêche intensive qu’il subit classe en effet le pirarucu.


sur la liste des espèces menacés d’extinction au Brésil… bien que ce poisson emblématique pare les billets de 100 réais.

 Le Candiru

On recense plusieurs espèces parasitaires ou nécrophages de ces charmants poissons. Les plus grands atteignent 40 cm mais la majorité ne dépasse pas 15 cm. Ce poisson vorace, pratiquement aveugle et attiré par le sang et l’urée, a coutume de se nourrir en passant au travers des branchies de sa proie avant de lui sucer le sang de l’intérieur. Le Candiru est ainsi affublé du nom sympathique de « poisson-vampire » par les Brésiliens qui le pensent capable de se loger dans n’importe quel orifice du corps (caractéristique sujette à controverse).

Les touristes étrangers l’ont, eux, baptisé « poisson-bite » en raison d’un cas rapporté de parasitage de l’urètre masculin d’un un jeune homme de 23 ans qui, en 1997, se serait « oublié » dans les eaux d’une rivière amazonienne. Aussi, malheureusement, la seule façon de déloger ses hôtes indésirables des parties sensibles est la chirurgie ou l’endoscopie; et c’est loin d’être simple dans les zones où se poisson sévit ! Ce pauvre jeune homme a dû attendre 4 jours avant qu’on lui retire ce poisson de 13,4 cm de l’endroit intime où il s’était agrippé. Autre cause à l’origine de cette 6éme extinction de masse des espèces animales aquatiques : La multiplication des barrages sur l’Amazone Il existe actuellement plus d’une centaine de barrages hydrauliques sur l’Amazone et ses affluents, et les autorités projettent de lancer 428 nouveaux chantiers dans la région. Selon une étude publiée par la revue Nature le 14 juin 2017, les impacts d’un tel développement sur la biodiversité seraient dévastateurs.

Des conséquences « irrémédiables » sur l’environnement 140 barrages hydroélectriques sont déjà en fonctionnement ou en cours de construction dans le bassin de l’Amazone, « le réseau d’affluents le plus complexe et le plus grand de la planète« , et ce nombre pourrait quadrupler dans les prochaines décennies : plus de 400 nouveaux projets sont à l’étude. Si la construction d’autant d’infrastructures peut sembler être une idée intéressante, puisque la production d’énergie grâce aux barrages n’est que faiblement émettrice de gaz à effet de serre, elle pourrait tout de même avoir des conséquences « irrémédiables » sur l’environnement. Selon une étude menée par des chercheurs de six pays
(Etats-Unis, Brésil, Grande-Bretagne, Equateur, Allemagne et Singapour), changement des paysages, érosion et altération de la sédimentation influeront sur la vie sauvage amazonienne. La région la plus touchée par de nouvelles constructions serait celle du rio Madeira : les deux superstructures récemment mises en service en 2013, les « méga-barrages » de Santo Antoñio et de Jirau, piègent d’ores et déjà les sédiments en amont de l’Amazone. Ces derniers ont vu leur concentration moyenne en suspension diminuer de 20 % dans le rio Madeira depuis 2013, et ce malgré les débits de crue « exceptionnellement élevés » en 2014 et 2015. Or, ce cours d’eau apporte à lui seul 50 % des sédiments boliviens et péruviens à l’Amazone ; toute nouvelle construction pourrait donc mettre en péril l’équilibre de la région. En jeu, l’extinction de milliers d’espèces Plus en amont, des chantiers parfois menés dès la Cordillère des Andes auront eux aussi des conséquences : le long des rio Marañón et rio Ucayali, un total de 151 barrages pourraient voir le jour. Selon le professeur Edgargo Latrubesse, l’un des auteurs de l’étude, « toutes ces rivières abritent une énorme biodiversité, avec un fort taux d’endémisme. Des milliers d’espèces [de poissons, d’oiseaux et d’arbres] pourraient être affectés par les barrages, peut-être jusqu’à l’extinction« . La clé de voûte de l’étude réside dans le fait que le lancement de chaque barrage ne doit pas être étudié isolément mais comme une partie d’un tout, constitué de près de 600 constructions : si les impacts d’un unique barrage peuvent se limiter à un écosystème local, il n’en va pas de même pour un réseau de centaines d’infrastructures. Les conséquences pourraient même se faire sentir à une échelle continentale : l’Amazone transporte des millions de tonnes de sédiments vers la côte atlantique, du nord-ouest du Brésil jusqu’aux trois Guyanes, une région qui abrite « la plus grande mangrove d’Amérique du sud » et dont la stabilité dépend de l’apport de sédiments. Sans ces derniers, les côtes et reliefs seront redessinés et la multiplication des phénomènes pluvieux et orageux pourrait se faire sentir jusqu’au Golfe du Mexique.

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