Histoire de l’Aquariophilie au XIX ème siècle – Episode 1

Le 19ème siècle : Le siècle des révolutions industrielles

 

Introduction

En commençant la rédaction des articles sur les origines et fondements de l’aquariophilie et sur celles de l’objet « Aquarium », j’étais bien loin de penser et m’imaginer qu’il y avait autant d’options, d’hypothèses, de revendications….sur qui, le premier, a inventé l’aquarium, à savoir qu’il y a tout autant d’auteurs qui ont aussi écrit à ce sujet !

En fait à cette époque, la vraie question qui se posait aux découvreurs et défricheurs de l’Aquariophilie, avant tout, était :

Quelle définition donne-t-on au « mot « aquarium » et surtout qu’entend-on par ce mot ?

 

Un rappel des faits…

Les tentatives pour retenir et observer des poissons vivants dans un contexte domestique ou urbain remontent à plusieurs milliers d’années.

Pline l’Ancien notait par exemple que certains poissons maintenus dans une cuve sont utilisés comme oracles en fonction de leur façon d’accepter ou de refuser la nourriture.

La colonie grecque d’Agrigente possédait un bassin sacré alimenté par des cours d’eau vers 500 av. J.-C. Plusieurs siècles après, la plupart des riches villas côtières d’Herculanum ou de Pompéi possédaient des bassins d’eau de mer, généralement devant la maison.

En 50 av. J.-C., apparaissent les premiers panneaux de verre qui viennent remplacer une des parois des bassins en marbre, transformant radicalement la vision sous-marine.

Cet usage des animaux comme signe de puissance et de richesse fonde également l’élevage et la sélection de poissons rouges qui commence vers 1000 av. J.-C. en Chine.

On multiplie alors les sous-espèces pour une élite dirigeante qui les expose dans ses propriétés.

Au XIVe siècle, l’empereur Hung Wu établit une manufacture de porcelaine qui produit de larges baignoires décorées de paysages rocailleux, de plantes et de dragons afin d’accueillir au mieux ces luxueux animaux de compagnie.

A partir du XIVe siècle, les coquilles de moules, les étoiles de mer séchées ou les hippocampes sont considérés comme des curiosités marines collectées sur les côtes, qui sont enregistrées, classifiées et exposées dans des cabinets, afin de rendre compte de manière ordonnée du macrocosme.

La pratique de la collection de coquillages se retrouve durant les années 1820-1840 dans les intérieurs bourgeois en France, après une période de démocratisation et de distance croissante avec les protocoles scientifiques, tout en gardant un vernis savant. Avec l’élaboration de la théorie de l’évolution et des systèmes de classifications, les collections de coquillages ou autres deviennent des abrégés d’histoire naturelle qu’on place au-dessus de la cheminée.

Ces documents permettent de découvrir la vie sous marine et son de magnifiques estampes d’artistes.

La collection de coraux du marchand hollandais LEVINIUS Vincent présentée dans son livre « Le théâtre des merveilles de la nature » (1706) en est l’exemple.

Vers 1500, le poisson rouge est exporté au Japon puis il apparaît vers 1600 au Portugal et vers 1850 aux États-Unis.

Quand l’un d’entre eux est offert à la marquise de Pompadour en 1750 par la Compagnie des Indes Orientales, il fait grande sensation sous le nom de dorade de la Chine.

La diffusion du poisson rouge est ainsi à la fois un des signes de la mondialisation sur la longue durée et du caractère ostentatoire de trophées vivants qui circulent de plus en plus massivement.

Si les ménageries des élites se développent avec des animaux très variés dès l’Antiquité, la conservation des poissons vivants à distance de la mer ou d’un cours d’eau reste une opération quasiment impossible jusqu’au XIXe siècle, malgré quelques tentatives pour oxygéner l’eau de petits globes en verre.

1790 : Le début de l’aquarium marin !

Même si la plupart des pionniers d’aquarium ont vécu au XIXème siècle, il y a une référence d’une personne conservant la vie marine dès 1790.

Cet homme était Sir John Graham DALYELL (1775-1851), qui a gardé des bocaux avec des invertébrés à Edimbourg pendant soixante ans, un exploit impressionnant.

Sir John Graham DALYELL (Aout 1775 – Juin 1851) était un avocat écossais, un antiquaire et un naturaliste.

Bien qu’un pot ne puisse pas constituer un aquarium comme nous le définirions aujourd’hui, c’était essentiellement le même objet, à savoir un récipient contenant de l’eau et des animaux.

Pour parvenir à conserver des animaux vivants dans ses pots, Sir John Graham DALYELL envoyait un domestique sur la côte, plusieurs fois par semaine, pour rapporter une carafe d’eau de mer chez lui, ce qui lui permettait d’effectuer des changements d’eau.

William Alford LLOYD (1826-1880), un éminent aquariophile du 19ème siècle, décrit cette scène dans un article de 1876 :

 » Le pot a été envoyé à la mer pour être rempli deux fois ou trois fois par semaine, mais en moyenne cinq fois par quinzaine, et permettant quatre milles pour chaque voyage double de Great King Street à la mer et retour, cela s’élevait à 39.650 miles de l’année 1790 à l’année 1850″ 

Il fallait du mérite et du courage pour être aquariophile en cette époque !

Bien que véritablement pionnier, William Alford LLOYD n’a jamais vraiment tenté de cacher son mépris pour la pratique de ces changements d’eau fastidieux, l’appelant «une dépense de force énorme et parfaitement inutile».

Mais, grâce à cette expérience de ces changements d’eau rythmés tous les 3 jours, c’est à ce moment-là que William Alford LLOYD réalisa que l’aération et le mélange de l’eau de mer étaient importants pour la vie marine.

« Dans l’océan, bien sûr, divers animaux et plantes meurent sans cesse et leurs restes en décomposition ne peuvent empoisonner l’eau, dans laquelle les autres animaux vivent et respirent, par le mouvement incessant auquel la mer est soumise, et ce mouvement amène l’eau en contact purifiant avec l’air atmosphérique qui existe partout: c’est cet air, ou plutôt l’oxygène qui s’y trouve, que l’eau prend« 

Il était également reconnu à cette époque que les plantes pouvaient absorber le dioxyde de carbone produit par les animaux et libérer de l’oxygène.

 « De plus, la végétation se développe par l’action de la lumière et décompose le gaz acide carbonique toxique produit par la respiration des animaux, le carbone étant utilisé pour former la substance ligneuse des plantes et l’oxygène résiduel étant libéré pour l’utilisation et le bénéfice des animaux »

Alford Lloyd devint le plus grand spécialiste des aquariums publics en Europe, construisant des aquariums pour le Jardin zoologique d’acclimatation de Paris (1860), le Zoologische GartenHamburg (1864) et le Stazione Zoologica de Naples (1874).

Les origines du mot « Aquarium »

Si l’on s’en tient au « contenant » destiné à faire vivre des animaux aquatiques de toutes sortes, en toute honnêteté, il n’y a pas d’unique inventeur : Du fin fond de l’histoire jusqu’au XIX ème, la liste de ceux qui ont contribué à l’invention de l’aquarium est longue et sans fin.  En revanche, on pourrait retenir que l’inventeur de l’aquarium est celui ou celle qui, le premier a posé les bases de son élaboration et a prouvé la validité du concept.

Sans nul doute, la première fut Mme Jeanne de VILLEPREUX–POWER (1794-1871) en 1830 avec ses cages utilisées pour l’étude de l’Argonaute.

Mme Jeanne de VILLEPREUX-POWER, qui étudie les nautiles en Sicile, utilise une cuve en verre qui lui permet de mieux observer ses spécimens en plongeant le conteneur dans la mer puis en le remontant et en utilisant un système de pompage pour faire circuler l’eau.

Le concept d’aquarium n’était pas totalement là même si l’idée d’observer la faune et la flore aquatique via ces cages était bien présente, il manquait encore la notion de conservation de la vie, de reproduction…du milieu vivant dans un espace clos.

Au même moment, le chirurgien anglais Nathaniel WARD découvre que des plantes aussi délicates que les fougères peuvent se développer dans des cloches de verre fermées quasiment de manière hermétique.

Nathaniel Bagshaw WARD (1791-1868, né à St-Léonard, dans le Sussex), médecin anglais qui a popularisé l’usage d’une serre pour la culture et le transport des plantes qui a été appelée « caisse de Ward ».

Intensément utilisée comme jardin miniature et comme moyen de faciliter la circulation de plantes à l’échelle mondiale, la caisse de WARD est à partir de 1841 remplie d’eau, de plantes aquatiques et de poissons. Il n’est désormais plus besoin d’avoir un apport en eau oxygénée extérieure à l’aquarium, qui peut s’installer à l’intérieur des terres.

Outre–manche, peut être le fruit d’une vieille rivalité franco-britannique, les opposants de Mme de VILLEPREUX attribuent plutôt le mérite de cette invention à Mme Anna THYNNE et son vase dans lequel un biotope avait été reconstitué. Elle est reconnue pour avoir introduit ce passe-temps marin à Londres en 1846. Elle avait  également réussi à faire fonctionner un aquarium marin quelque peu équilibré, dans un salon d’Ashburnham House, près de L’abbaye de Westminster.

Le Dr. Stephen H. WARD a parlé de cette femme remarquablement novatrice.

Anna THYNNE (née BERESFORD, 1806–1866) était une biologiste britannique

« L’individu à qui est due le mérite d’avoir introduit des vivariums marins à Londres est Mme THYNNE qui a acheté des madrépores vivants à Torquay, à l’automne. en 1846, elle les a mis dans de l’eau de mer dans une bouteille recouverte d’une vessie, et les a amenés en ville, puis transférés dans deux bols de verre, l’aération de l’eau de mer étant quotidienne et répétée. Au printemps de 1847, Mme THYNNE envoya chercher des morceaux de roches, de coquillages, etc., auxquels étaient attachées des algues vivantes, et dépendit par la suite de l’action de celles-ci pour la purification de l’eau. »

Mme THYNNE continua cependant à aérer son eau de mer, craignant que les algues ne produisent pas suffisamment d’oxygène pour les animaux.

« A partir de ce moment, je plaçai régulièrement des algues dans mes bols de verre, mais comme je craignais de ne pas garder l’équilibre exact requis, j’avais encore l’eau rafraîchie par aération.  »

Grâce à sa méthode, elle a pu garder en vie ses algues et invertébrés, y compris des coraux pierreux pendant environ trois ans, un exploit impressionnant à l’époque. Elle a nourri ses coraux durs (Caryophyllia smithii) avec des crevettes bouillies pour les garder en bonne santé. Elle a également observé la libération d’ovules et de spermatozoïdes par ces coraux.

« … les Caryophyllia jettent régulièrement leurs ovules à la saison habituelle. Pendant la journée, sept de mes adultes Madrépores ont par moments éjecté un fluide blanchâtre, ressemblant à la fumée du bois. »

Bien qu’il fût difficile pour une femme d’être remarquée dans un temps si conservateur dominé par les hommes, elle réussit à publier ses observations en 1859, grâce à l’aide de Philip Henry GOSSE.

Philip Henry GOSSE, né le 6 avril 1810 à Worcester et mort le 23 août 1888 à Torquay, est un naturaliste britannique. Il fut un actif vulgarisateur des sciences naturelles : il est l’un des inventeurs de l’aquarium d’eaux de mer et, par ses magnifiques illustrations, l’un des propagandistes de la biologie marine.

En fait, même si l’une ou l’autre ont revendiqué avec plus ou moins de succès cette paternité de l’aquarium, elle ne leur revient pas totalement bien qu’elles y aient considérablement contribué: Pour être l’inventeur de l’aquarium, il leur aurait fallu en assimiler le concept et bien comprendre ce qu’est l’Aquarium.

1838-1854: Poursuite des expériences et développement de l’eau de mer artificielle

En 1838, Félix DUJARDIN (1802-1860) établit un aquarium marin un peu plus sophistiqué, moins dépendant des changements d’eau (La définition de l’aquarium pour inclure des bocaux ou des vaisseaux similaires est impropre).

Félix DUJARDIN (5 avril 1801 – 8 avril 1860) était un biologiste français né à Tours. Il est renommé pour ses recherches sur les protozoaires et les invertébrés.

Félix DUJARDIN est un zoologiste et botaniste français, qui a gardé dans un « bac » divers invertébrés qu’il a recueillis au large des côtes bretonnes et a utilisé des algues (Ulva lactuca) pour purifier l’eau. En plaçant plusieurs frondes de laitue de mer dans chaque pot, les plantes pourraient produire de l’oxygène pendant la journée et séquestrer les nutriments libérés par les animaux, si la lumière était suffisante. Il a aussi été l’un des premiers à garder des méduses. Comme il n’a pas publié sur son travail sur les aquariums marins, son nom est quelque peu obscur dans les milieux scientifiques et on ne se souvient surtout de lui que pour son travail sur les protozoaires, organismes unicellulaires.

En 1842, le Dr George JOHNSTON (1797-1855) écrivit sur la mise en place d’un « aquarium », plus ou moins équilibré, dans lequel il réussit à conserver une algue coralline et divers invertébrés. Il rapporte ces faits dans son livre « HISTORY OF BRITISH SPONGES AND LITHOPHYTES ».

George JOHNSTON (20 juillet 1797 – 30 juillet 1855) était un médecin et naturaliste écossais. Ses travaux de naturalistes ont particulièrement porté sur la botanique et les invertébrés marins.

A cette époque, le Dr George JOHNSTON étudiait les corallines et les algues macroscopiques, et il avait remarqué que ces plantes primitives contribuaient à maintenir les invertébrés en bonne santé.

 « Était-il nécessaire d’ajouter une preuve supplémentaire de la végétabilité des Corallines, une expérience que je suis maintenant en mesure de fournir? Il y a huit semaines que j’ai placé dans un petit pot de verre contenant environ six onces d’eau de mer pure, une touffe de Corallina officinalis vivante, à laquelle étaient attachées deux ou trois minutes de Confervae (branches), et la très jeune fronde d’un Ulva verte, tandis que de nombreuses Rissocae, plusieurs petites Moules et Annelides, et une étoile de mer rampaient au milieu des branches.

Le pot était placé sur une table, et était rarement dérangé, bien qu’occasionnellement regardé, et au bout de quatre semaines, l’eau a été trouvé pour être encore pure, les mollusques et autres animaux tous vivants et actifs, les conferves étaient devenus perceptibles, et le coralline lui-même avait jeté quelques nouvelles pousses, et plusieurs articulations supplémentaires.

Maintenant que l’expérience a commencé, l’eau est restée inchangée, la coralline grandit, et n’a apparemment rien perdu de sa vitalité; mais les animaux ont sensiblement diminué en nombre, bien que beaucoup d’entre eux continuent à être actifs, et ne montrent aucune aversion pour leur situation.

Qu’est-ce qui peut être plus concluant?

Je n’ai pas besoin de dire que si un animal, ou même une éponge, avait été si confiné, l’eau aurait longtemps été privée de son oxygène, serait devenue corrompue et ammoniacale, et toxique pour la vie de tout être vivant ».

En 1853, Philip Henry GOSSE (1810-1888), à son tour, se déclare être « l’inventeur » de l’aquarium. Dans l’année qui suit, (1854) il écrit un livre populaire sur les aquariums dans lequel il a expliqué tout ce qu’il y avait à savoir à leur sujet, et c’est ainsi que son nom a été  associé au mot.

Le concept de l’Aquarium doit être clairement défini : C’est une collection autonome, auto-rénovatrice, au sein d’un récipient ou réservoir dans lequel la vie animale et végétale s’équilibrent durablement, se préservent et croissent ensemble. Un simple bac, ou vase avec un poisson  n’est pas un aquarium au sens indiqué.

En effet, pour conserver et faire vivre le poisson pendant un certain temps, il comprend que l’eau doit être changée régulièrement et  fréquemment. Passé ce stade vital du renouvellement de l’eau, il faudra lui encore apporter d’autres éléments nécessaires à son bien-être et sa vie dans le moyen et long terme.

Le principe de cet équilibre biologique entre des animaux qui exhalent du dioxyde de carbone et des plantes qui produisent de l’oxygène a été expérimenté, décrit et analysé par Robert WARINGTON, un autre anglais, membre de la « Société de Chimie » de Londres, en 1850.

Avec la collaboration du, naturaliste, Philip Henry GOSSE, Robert WARINGTON popularise et vulgarise alors le terme d’aquarium, qui désigne dorénavant un environnement équilibré rassemblant une communauté d’animaux et de plantes aquatiques.

Ce terme prend progressivement la place de celui de « terrarium aquatique » qui correspondait au système inventé par WARD.

En marge, il ne faut pas non plus oublier un autre facteur, d’ordre économique de l’époque : Le verre, importé de France en Angleterre était frappé d’une taxe spécifique. Avec l’avènement de l’ère industrielle et sa montée en puissance de la production industrielle, cette taxe disparait en 1845 et surtout de nouveaux usages de ce matériau sont découverts et se développent. Ainsi, pour la petite histoire, le gigantesque Crystal Palace de l’Exposition universelle de Londres de 1851 et les grands aquariums se verront dotés de aux parois en verre larges et solides.

Philip Henry GOSSE a donc effectivement bien créé le mot «aquarium». Il l’a certainement fait à partir de la  contraction des termes  «vivarium » et « aquatique».

Mais au départ, un aquarium, ce  n’est pas un «lieu» à visiter, ni une «chose», encore moins l’objet que nous connaissons.

Philip Henry GOSSE pensait que c’était un moyen d’exploiter, au sein d’en récipient (peu importe lequel) les propriétés des plantes et des animaux pour maintenir les deux vivants sans changer l’eau. En d’autres termes, un aquarium était d’abord une démonstration d’un principe sur «l’équilibre» physiologique ou l’équilibre entre les propriétés des plantes et des animaux. Créer un aquarium était une expérience que tout le monde pouvait faire.

Le nom de vivarium a été d’abord appliqué au récipient contenant une collection de spécimens de la vie aquatique, et le premier vivarium d’un tel genre, sur quelque chose comme une échelle étendue, était celui ouvert à l’exposition publique dans les jardins zoologiques de Regent’s Park.

Beaucoup de naturalistes avaient déjà fait des expériences pour déterminer une certaine méthode de conservation des animaux aquatiques dans un état vivant et sain; et le vivarium, qui est le résultat de ces expériences, peut être considéré comme une imitation des moyens employés par la nature elle-même dans la conservation et la perpétuation des diverses formes de vie animale et végétale qui peuplent les océans et les cours d’eau.

Comme l’ont montré les articles précédents, le vivarium n’est donc pas une découverte récente ou soudaine du XIXème siècle : c’est le fruit d’une évolution logique qui s’est exercée et manifestée au fil des siècles, des années et sous l’impulsion de tous ceux qui se sont impliqué dans la maintenance d’animaux aquatiques. Son évolution actuelle est le fruit de nombreuses recherches patientes, d’essais et de tentatives plus ou moins fructueuses, de déceptions et de déterminations pour réussir.

En fait, un terme s’est appliqué pendant longtemps à toute collection d’animaux terrestres, aquatiques et aériens… : c’est celui de vivarium !

Au prémices de la naissance de l’aquarium moderne, ses co-inventeurs ont senti le besoin d’exprimer à la fois cette notion de vivarium et d’y associer le milieu aqueux pour donner l’idée d’un récipient spécial et spécialisé : on a ajouté l’affixe « aqua », pour rappeler l’idée du milieu aqueux dans lequel les spécimens sont immergés, ce qui a donné un nom composé , trop long et peu pratique d’usage « aqua-vivarium » qui est devenu par la suite « AQUARIUM ».

L’eau nous rappelle toujours le vieil Aquarius, cet ingénieur de la Rome antique chargée de la construction des aqueducs, ou au Moyen-âge, ce moine  désigné dans les communautés pour l’entretien des eaux et la gestion de la pêche. Ainsi dans la Mythologie et histoire des constellations, la constellation du Verseau est associée à Aquarius en raison des pluies qu’il était supposé occasionner à son lever « verseau = verse eau ».

Le récipient qui sert donc à confiner  des animaux et plantes aquatiques a acquis son nom et est né ainsi le terme d’aquarium.

Mais n’oublions pas que dans un aquarium, l’eau n’est pas changée du tout, ou du moins seulement à de longs intervalles. Aujourd’hui encore, malgré tous les moyens à notre disposition, ces changements d’eau réguliers sont obligatoires. L’aquarium est donc une imitation de la nature à petite échelle. Le réservoir est un microsystème, en équilibre chimique instable et contenant des plantes aquatiques et des animaux.

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