Un siphon silencieux pour filtre à décantation

On a tous connu ce bruit peu important au début puis devenant pénible et lié au passage de l’eau dans un tuyau amplifié par l’air absorbé au passage ! Un des moyens d’alimenter une décante externe, est l’utilisation d’un siphon. Mais les principaux inconvénients d’un siphon sont d’inonder la pièce en cas de coupure de courant ou de se désamorcer parce qu’une bulle d’air s’est formée et là aussi, d’inonder la pièce ! Ce bricolage vous permettra d’avoir les avantages d’un siphon, sans risquer les fuites Quelques réglages restent néanmoins nécessaires ! Principaux avantages de ce montage Eviter de percer une cuve ; Fixation rapide par simple accrochage sur le bord de l’aquarium ; Régulation automatique lors de l’arrêt de la pompe de remontée ; L’écoulement d’eau s’arrête et se réamorce une fois que la pompe redémarre. Cout très faible de fabrication.   Montage Le siphon est réalisé en PVC alimentaire avec 10 coudes à 90° + 1 té + 1 morceau de tuyau PVC de diamètre identique + 1 bouchon à vis PVC + 1 gros robinet PVC (diamètre 10) + 2 Un petit robinet (type robinet pour les tuyaux de bulle air)   Points importants à respecter Les collages doivent être étanches: c’est la règle de base ! Donc, il n’est pas question de bidouiller avec de la colle silicone sinon on n’arrivera pas à amorcer le siphon. La hauteur A, sur le plan, doit être inférieure à la hauteur maximum de l’eau en fonctionnement (Aide au calcul de la hauteur A : Hauteur maximum souhaitable moins le diamètre du té. Exemple : Hauteur eau souhaitée = 55cm ; Diamètre du té 40mm. Soit Hauteur A = 55-4=51cm). Lors du fonctionnement, si le niveau d’eau maximum dans l’aquarium doit être remonté, Relevez l’ensemble en plaçant des cales sous les coudes du siphon (more…)

Etude sur la filtration à décantation lamellaire – 2ème partie (suite et fin)

Il existe 3 types de décanteurs lamellaires  Décanteurs à contre-courant : L’alimentation en eau se fait par le bas ainsi l’eau et les solides décantés circulent en sens inverse de la décantation de la boue. Décanteurs à co-courant : l’eau et les solides décantés circulent dans le même sens. Décanteurs à courant croisés : L’alimentation en eau se fait latéralement. L’eau et les solides décantés circulent selon des directions perpendiculaires aux lamelles.   EFFICACITÉ Le décanteur particulaire est défini par : le débit maximum qu’il peut recevoir; la charge hydraulique souhaitée. Plus la charge hydraulique est faible et plus le décanteur est efficace pour piéger les MES. Ce principe de fonctionnement est tout simplement l’opposé de ce qui se fait en aquariophilie, où la valeur de l’efficacité d’une filtration est liée au débit de sa pompe. Plus la pompe a de débit, meilleur serait la filtration qui, par ailleurs est souvent contrainte par un petit volume. Dans le cas de la filtration par décantation lamellaire, c’est un principe de fonctionnement totalement opposé qui est mis en évidence, on retient : Un grand volume pour la cuve de filtration par décantation lamellaire Une surface de place /tubes la grande possible pour le recueil des MES Un débit très faible et régulé de l’eau pour éviter au maximum les tourbillons parasites. Le rendement de décantation des MES dépendra de la vitesse de chute choisie. Plus la vitesse de chute des particules sera lente, plus le rendement de la décantation sera important. Connaissant le débit nominal Q (ou débit maximum admis) du dispositif ainsi que sa surface de séparation S, on peut facilement déduire la vitesse de chute Vc et donc le rendement épuratoire espéré. Ainsi, le taux d’abattement des MES avec un débit d’entrée régulé est directement fonction de la vitesse de (more…)

Etude sur la filtration à décantation lamellaire – 2ème partie

La décantation lamellaire est l’un des procédés que l’on peut mettre en œuvre pour séparer la pollution véhiculée dans les eaux de ruissellement.

Les décanteurs lamellaires présentent l’avantage d’être à la fois des ouvrages compacts comparativement aux bassins de retenues, mais également, d’offrir des performances élevées du fait de leur surface de décantation très étendue. L’optimisation de leur fonctionnement hydraulique devrait permettre d’obtenir un écoulement homogène sur toute la surface de décantation, et des conditions d’écoulement proche d’un régime laminaire.

Si leur usage est principalement industriel, il y toujours moyen de les convertir à un usage aquariophile ; c’est le but de cette série d’articles dédiée à la filtration lamellaire.

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Etude sur les filtres à décantation lamellaires – 1ère partie

La décantation lamellaire est l’un des procédés que l’on peut mettre en œuvre pour séparer la pollution véhiculée dans les eaux de ruissellement.

Les filtres à décantation lamellaires présentent l’avantage d’être à la fois des ouvrages compacts comparativement aux bassins de retenues, mais également, d’offrir des performances élevées du fait de leur surface de décantation très étendue. Profitant des avantages qu’ils offrent au niveau de l’industrie, leur usage peut largement être transposé à l’Aquariophilie moyennant d’en connaitre un peu mieux le fonctionnement.

En effet, l’optimisation du fonctionnement hydraulique de ces filtres à décantation lamellaires permet d’obtenir un écoulement homogène sur toute la surface de décantation, et des conditions d’écoulement proche d’un régime laminaire….au final des résultats bien plus probants que les traditionnels filtres du commerce aquariophile.

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DOSSIER GENERALITES SUR LA FILTRATION – 5ème partie

Les organismes vivants et leur rôle dans le traitement des eaux usées

Les organismes vivants sont utilisés par l’Homme comme agents de dépollution et de production. Les micro-organismes et leurs voies métaboliques variées permettent de « faire tourner » les cycles de la matière. La nature assure ainsi un important phénomène de recyclage de l’élément carbone et de l’élément azote.

L’Homme a appris à exploiter les capacités de ces micro-organismes vivants et à les adapter à ses besoins.

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DOSSIER GENERALITES SUR LA FILTRATION – 4ème partie

LES TRAITEMENTS ÉPURATOIRES DANS LES STATIONS D’ÉPURATION…et l’AQUARIOPHILIE !

Ces traitements, en général assez peu connus, sont une chaîne de 4 phases qui peuvent être effectuées de différentes manières. Toutes les installations d’assainissement des eaux usées reposent sur tout ou partie de cette chaîne. Les explications ci-dessous sont aussi générales que possible.

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DOSSIER GENERALITES SUR LA FILTRATION – 3ème partie

Les différents types de filtration

Les différentes formes de filtration présentent des avantages mais aussi quelques inconvénients. Il est donc indispensable de faire un tour d’horizon avant de se décider.

Lors de la construction d’une pièce d’eau ou de la mise en place d’un aquarium, le choix de la technique pour filtrer le bassin/aquarium est crucial et déterminant.

La filtration peut être réalisée en mode « pompée » ou « gravitaire » et suivant ce qui sera fait, le choix retenu conditionnera l’architecture de l’installation.

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DOSSIER GENERALITES SUR LA FILTRATION – 2ème partie

Principes généraux de la filtration & mécanismes de filtration

Quelques rappels & définitions sur les mécanismes de filtration

Pour bien appréhender ce qu’est la filtration au sein des microcosmes que sont les aquariums et les bassins, un rappel théorique est nécessaire. En la matière, je pense que reprendre ce qui se fait à échelle plus grande en ce qui concerne de traitement de l’eau courante est certainement la meilleure approche qui puisse être faite sur ce sujet :

Ce qui est valable pour filtrer notre eau de consommation sera aussi valable pour la filtration de nos bacs.

 

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