Etude sur la filtration à décantation lamellaire – 2ème partie (suite et fin)

Il existe 3 types de décanteurs lamellaires 

  • Décanteurs à contre-courant : L’alimentation en eau se fait par le bas ainsi l’eau et les solides décantés circulent en sens inverse de la décantation de la boue..
  • Décanteurs à co-courant : l’eau et les solides décantés circulent dans le même sens.
  • Décanteurs à courant croisés : L’alimentation en eau se fait latéralement : l’eau et les solides décantés circulent selon des directions perpendiculaires aux lamelles.

 

EFFICACITÉ

Le décanteur particulaire est défini par :

  1. le débit maximum qu’il peut recevoir;
  2. la charge hydraulique souhaitée.

Plus la charge hydraulique est faible et plus le décanteur est efficace pour piéger les MES.

Ce principe de fonctionnement est tout simplement l’opposé de ce qui se fait en aquariophilie, où la valeur de l’efficacité d’une filtration est liée au débit de sa pompe. Plus la pompe a de débit, meilleur serait la filtration qui, par ailleurs est souvent contrainte par un petit volume.

Dans le cas de la filtration par décantation lamellaire, c’est un principe de fonctionnement totalement opposé qui est mis en évidence, on retient :

  1. Un grand volume pour la cuve de filtration par décantation lamellaire
  2. Une surface de place /tubes la grande possible pour le recueil des MES
  3. Un débit très faible et régulé de l’eau pour éviter au maximum les tourbillons parasites.

Le rendement de décantation des MES dépendra de la vitesse de chute choisie.

  • Plus la vitesse de chute des particules sera lente, plus le rendement de la décantation sera important.

Connaissant le débit nominal Q (ou débit maximum admis) du dispositif ainsi que sa surface de séparation S, on peut facilement déduire la vitesse de chute Vc et donc le rendement épuratoire espéré.

Ainsi, le taux d’abattement des MES avec un débit d’entrée régulé est directement fonction de la vitesse de chute retenue pour le dimensionnement :

  1. Entrée de l’eau brute
  2. ouverture de la zone de décantation
  3. Compartiment lamellaires
  4. Tuyaux perforées de récupération d’eau décantée
  5. Sortie de l’eau décantée

La décantation à contre courant

Avantages

Infrastructure et construction

  • Infrastructure et construction : simple à réaliser, n’exige pas trop d’aménagement et moindre coût.
  • Répartition de flux : performance de répartition atteint par des aménagements simples de l’ouverture de la zone de décantation.

Inconvénients

  • Évacuation de boues : l’évacuation de boue utilisant l’inclinaison du fond s’avère insuffisante quand l’eau est fortement chargée en matière en suspension.
  • Répartition de flux : les simulations montrent que le flux d’écoulement passe en grande partie dans les modules éloignées. Cette faiblesse est incontournable dans ce genre de configuration, à la limite on peut juste l’atténuer.
  • Performance limitée : moins de coalescence entre floc dans la zone de décantation,

L’adoption de la première variante se présente comme un bon départ dans l’application des lamelles. Cette variante est retenue dans le cas où les exigences en termes de qualité et débit de production ne sont pas trop accentuées et si le débit actuel peut assurer les besoins des consommateurs.

Vue son simplicité d’adaptation à l’ancien système, en affinant les calculs de simulation et en étudiant bien les dimensions d’entrée de l’eau dans la zone de décantation, on peut avoir une satisfaction du point de vue répartition de flux.

La décantation à courant croisé

Dans ce type de décanteur, l’effluent brut pénètre horizontalement sur l’un des flancs du bloc lamellaire. L’eau circule horizontalement entre les lames tandis que les particules plus denses que l’eau chutent. Les eaux claires sortent de l’autre coté de la structure lamellaire.

Avantages

  • Répartition de flux : meilleurs de toutes les possibilités;
  • Rôle tampon du lit de boue : pas de conséquence néfaste immédiate à cause d’un mauvais ajustage du taux de traitement ou une variation du pH de l’eau brute o économie de réactif;
  • Amélioration de la floculation : produit une absence de fines particules, un floc homogène et une réduction du temps de floculation;
  • Haute performance : combinaison des performances du décanteur à lit de boue et du décanteur lamellaire;
  • Boue : Aucune zone de dépôt de boue dans le fond de l’ouvrage, à cause des vitesses d’écoulement élevées engendrée par la sortie dirigé vers le bas o Evacuation plus efficace et plus rapide grâce au concentrateur.

 

Inconvénients

Complexité du système qui nécessite des surplus d’ouvrages et d’infrastructures.

Système de répartition de flux à l’entrée

Système d’évacuation de boue o Chambre à vide

Coût : Investissement considérable dans la phase de conception et dans la phase de réalisation.

Difficultés sur la maîtrise du fonctionnement du système.

Dimensionnement des éléments du système de distribution d’entrée :

  • Le collecteur général  doit être d’une grande section
  • Présences d’orifices sur les tuyaux de répartition d’entrée (calculés de telle sorte qu’un lit de boues homogène se constitue dans la moitié inférieure du décanteur,)
  • Hauteur d’implantation des lamelles : au-dessus du lit de boue.

La décantation à co-courant 

Le principe d’évacuation de boue reste le même que celui de l’ouvrage initial.

  1. Entrée eau brute injectée de réactif coagulant;
  2. Canal de distribution des tuyaux perforés pour l’alimentation de l’ouvrage;
  3. Tuyaux perforés pour l’alimentation de l’ouvrage;
  4. Concentrateur de boue;
  5. Compartiment lamellaire;
  6. Tuyaux perforés de récupération;
  7. Sortie de l’eau décantée.

Avantages

  • Répartition de flux : Le meilleur de toutes les possibilités proposées.
  • Rôle tampon du lit de boue : pas de conséquence néfaste immédiate à cause d’un mauvais ajustage du taux de traitement ou une variation du pH de l’eau brute o économie de réactif
  • Amélioration de la floculation : absence de fines particules, floc homogène et réduction du temps de floculation
  • Haute performance : combinaison des performances du décanteur à lit de boue et du décanteur lamellaire
  • Boue : Aucune zone de dépôt de boue dans le fond de l’ouvrage, à cause des vitesses d’écoulement élevées engendrée par la sortie dirigé vers le bas
  • Evacuation plus efficace et plus rapide grâce au concentrateur.

Inconvénients

  • Complexité du système qui nécessite des surplus d’ouvrages et d’infrastructures.
  • Système de répartition de flux à l’entrée
  • Système d’évacuation de boue o Chambre à vide
  • Coût : Investissement considérable dans la phase de conception et dans la phase de réalisation.
  • Difficultés sur la maîtrise du fonctionnement du système.

Dimensionnement des éléments du système de distribution d’entrée :

  • Le collecteur général  doit être d’une grande section.
  • Présences d’orifices sur les tuyaux de répartition d’entrée (calculés de telle sorte qu’un lit de boues homogène se constitue dans la moitié inférieure du décanteur).
  • Hauteur d’implantation des lamelles : au-dessus du lit de boue.

MAÎTRISE DE LA QUALITÉ DES BOUES

Le seul paramètre de la ” Turbidité ” visuelle s’avère insuffisant pour s’assurer de la maitrise du processus de floculation. D’autres essais et mesures sont indispensables, tels que “essai à l’éprouvette” qui permet, de façon très empiriques mais avec une certaines efficacité de se faire une bonne idée de la turbidité de l’eau issue de l’aquarium.

Pour mémoire, on citera :

  • la mesure du coefficient de cohésion de boue,
  • la mesure de l’indice de Mohlman.

L’indice de Mohlman (IM) est l’indice de décantation des boues : Cet indice définit (en millilitre) le volume de boue activée décanté en 1/2 heure par rapport à la masse de résidu sec de cette boue (en gramme de matières). Il est aussi appelé Indice Volumétrique de Lodo (IVL) ou indice de Boues (IB)

L’essai est exécuté dans une éprouvette de 1 litre que l’on remplit d’une liqueur mixte prélevée dans le bassin de traitement biologique, puis on note le volume de boue après 30 minutes. IM = V/P

Décantabilité

La décantabilité d’une boue est calculée à partir de la méthode de Kynch. On utilise une éprouvette de 10 litres, on mesure ensuite l’évolution de la hauteur du front de décantation en fonction du temps ce qui permet de calculer la vitesse terminale de chute libre, les indices n et k des modèles puissance et exponentiel, ainsi que l’indice de Mohlmann (SVI).

Un IVB faible indique que les solides biologiques ont de bonnes caractéristiques de décantation de sorte que la cause de la mauvaise efficacité du décanteur est d’ordre physique et peut être identifiée facilement.

Lorsque l’IVB est élevé, la mauvaise décantation est alors causée par un désordre de l’écosystème qui se traduit le plus souvent par une croissance excessive d’organismes filamenteux.

Les causes et les solutions d’un tel problème sont alors difficiles à identifier. Les problèmes dus à une mauvaise décantation des boues sont souvent imputables à un déséquilibre d’ordre biologique entraînent, à la limite, une baisse de la qualité de l’effluent des stations d’épuration. Les causes de tels problèmes sont variées et difficiles à déterminer et nécessitent des connaissances approfondies en chimie de l’eau….ce qui n’est pas forcément ni la vocation d’un aquariophile.

 

RÉSUMÉ

En résumé, en implantant des modules lamellaires de forme trapézoïdale dans l’ouvrage rectangulaire, on augmente la performance de 6 fois celle sans lamelle. Ces résultats s’appuient sur des hypothèses d’équi-répartition du débit dans chaque compartiment d’un module lamellaire.

Toute la difficulté est donc de trouver une configuration qui permet d’homogénéiser au maximum le partage du débit dans chaque module lamellaire.

Afin de pouvoir extraire en continu les solides décantés, et pour des raisons pratiques de fonctionnement et d’exploitation, les lamelles sont inclinées d’un angle, compris entre 30° et 60°, le bon compromis de départ sera un angle à 45° par rapport à l’horizontale.

Décantation à contre-courant (gauche) & Décantation à courant croisé (droite)

EFFICACITE

Le décanteur particulaire est défini par le débit maximum qu’il peut recevoir et par la charge hydraulique souhaitée.

  • Plus la charge hydraulique est faible et plus le décanteur est efficace pour piéger les MES.

Le rendement de décantation des MES dépendra de la vitesse de chute choisie.

Nous l’avons vu, plus la vitesse de chute des particules sera lente, plus le rendement de la décantation sera important.

Connaissant le débit nominal Q (ou débit maximum admis) du dispositif ainsi que sa surface de séparation S, on peut facilement déduire la vitesse de chute Vc et donc le rendement épuratoire espéré.

Ainsi, le taux d’abattement des MES avec un débit d’entrée régulé est directement fonction de la vitesse de chute retenue pour le dimensionnement :

Vitesse de chute en cm/s Vitesse de chute en m/h Rendement en %
0,0003 0,01 100
0,001 0,04 98
0,003 0,1 95
0,014 0,5 88
0,027 1 80
0,14 5 60
0,28 10 40
1,39 50 15
2,78 100 10
13,89 500 7
27,78 1000 5

Taux d’abattement des MES selon la vitesse de chute

ENTRETIEN

Comme tout filtre, une telle structure pour rester efficace doit faire l’objet d’un entretien constant. En effet, l’entretien devrait idéalement être réalisé très régulièrement, éventuellement à l’issue un gros changement d’eau de l’aquarium, de préférence des que les MES se sont accumulées en trop grande quantité, afin de ne pas réduire l’efficacité du décanteur et surtout afin d’éviter d’éventuels relargages.

La récupération des boues peut être effectuée par pompage ou par vidange, dans ce cas précis, ces dernières peuvent être évacuées directement dans le réseau d’eaux usées s’il n’est pas trop éloigné. Il appartiendra à l’aquariophile de prévoir une sortie de vidange pour se faciliter la tache et évacuer le plus facilement possible toutes ces particules indésirables dont l’accumulation serait néfaste  à l’équilibre chimique de l’eau de l’aquarium.

 Dans tous les cas, les décanteurs, comme n’importe quel filtre utilisé, doivent être entretenus soigneusement pour rester efficaces ce qui est aussi vrai pour les grosses installations industrielles l’est tout autant, sinon plus encore que pour celles qui nous préoccupent dans notre passion.

Ce type d’ouvrage nécessite, en outre, une vidange complète tous les 6 mois après la mise en service puis éventuellement par la suite si le rendement est stabilisé, au moins une fois par an. Bien que peu nombreuses, cette opération a aussi l’avantage de permettre de vérifier les pièces mécaniques (pompes,…) du filtre ainsi que son étanchéité.

La filtration lamellaire – 3ème partie

Optimisation de la forme des décanteurs lamellaires par la modélisation hydrodynamique 3D

 

Article inspiré d’une étude réalisée par l’Ecole nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg, Institut de mécanique des fluides et des solides de Strasbourg, Equipe « Hydraulique urbaine »

RÉSUMÉ

L’objectif de cet article est l’optimisation du fonctionnement hydraulique tridimensionnel d’un décanteur lamellaire à flux croisés. Le critère d’optimisation choisi consiste à avoir une répartition du débit la plus homogène possible entre les lames.

La modélisation 3D complète de l’ouvrage permet de montrer la répartition des vitesses, la localisation des zones de recirculations, de turbulences et les chemins préférentiels d’écoulement à l’amont, à l’aval, et entre les lames du décanteur. Plus précisément, ce sont les géométries d’alimentation et de sortie qui sont testées afin de satisfaire au mieux le critère d’optimisation.

L’optimisation des formes de l’ouvrage a montré que la tranquillisation et la répartition des flux est beaucoup plus importante sur la partie amont que sur la zone aval. Sans dispositif d’entrée particulier, un pourcentage très élevé (80%) du débit passe dans 20% des lames.

La répartition est médiocre et le décanteur ne peut donner les performances qui sont attendues compte tenu de la faible surface de décantation active mise en jeu.

La création de chicanes, de siphons ou de parois plongeantes permet de diminuer la vitesse à l’amont des lames. En modifiant peu à peu la géométrie, nous avons obtenu un modèle de décanteur lamellaire permettant d’homogénéiser au maximum la vitesse à travers les lames. Deux géométries sont recommandées

 

INTRODUCTION

Les décanteurs lamellaires décrits dans cet article, sont des ouvrages destinés au traitement des eaux de ruissellement polluées. Le procédé de traitement est la séparation gravimétrique entre deux lames juxtaposées et inclinées par rapport à un plan horizontal. Dans ce type de décanteur, l’effluent brut pénètre horizontalement sur l’un des flancs du bloc lamellaire. L’eau circule horizontalement entre les lames tandis que les particules plus denses que l’eau chutent. Les eaux claires sortent de l’autre coté de la structure lamellaire (voir figure 1).

Figure 1 : Décanteur lamellaire à flux croisés

Depuis les années 1990, de nombreux auteurs (Chebbo 1992, Chocat 1997, Ashley et al. 2004) ont montré que les matières polluantes entrainées par les eaux de ruissellement étaient majoritairement fixées sur de fines particules véhiculées en suspension.

Selon ces auteurs, environ 80 % de la masse de ces particules ont un diamètre inférieur à 100 microns ; le diamètre médian des particules avoisine les 30 microns.

Les vitesses de chute habituellement retenues pour le calcul du nombre de lames qui équipent les décanteurs sont donc très faibles. En pratique, cela signifie qu’il faut mettre en œuvre des surfaces de décantation très importantes pour pouvoir séparer ces très fines particules.

Le calcul du nombre de lames conduit donc à des ouvrages de grandes dimensions. Malheureusement cela ne facilite pas la répartition de l’eau dans la totalité de la structure lamellaire. Or, l’une des hypothèses utilisée pour le calcul du nombre de lames est la répartition homogène de l’eau entre toutes les lames : C’est l’une des clés du bon fonctionnement d’un décanteur lamellaire. Ce problème est d’ailleurs signalé par Chocat (1997) dans son “Encyclopédie de l’hydrologie urbaine et de l’assainissement“.

Celui-ci explique en effet que : pour les “décanteurs à courants croisés, si leur principe permet théoriquement de construire des ouvrages très compacts et de faible hauteur, les problèmes  d’équi-répartition hydraulique du débit sur les lamelles sont particulièrement difficiles à résoudre et aucune solution réellement satisfaisante à l’échelle industrielle n’a pu être dégagée.”

L’objectif principal de cette étude est l’optimisation du fonctionnement hydraulique tridimensionnel d’un décanteur lamellaire à flux croisés. Le critère d’optimisation consiste à avoir une répartition du débit le plus homogène possible entre les lames.

La modélisation 3D complète de l’ouvrage va permettre de montrer comment se répartissent les vitesses, de localiser les zones de recirculations, de turbulences, et les chemins préférentiels d’écoulement à l’amont, à l’aval, et entre les lames du décanteur.

Plus précisément, ce sont les géométries d’alimentation et de sortie qui seront testées afin de satisfaire au mieux le critère d’optimisation précédemment défini.

PRINCIPE DE MODELISATION ET METHODE DE COMPARAISON

Le code de calcul utilisé pour la modélisation 3D est le logiciel Fluent®. Il utilise la méthode des volumes finis pour résoudre les équations de Reynolds. Le modèle de turbulence utilisé pour nos simulations est le modèle RSM – Reynolds Stress Model (voir par exemple Versteeg & Malalasekera 1995).

Les conditions aux limites sont du type Dirichlet à l’entrée (vitesse imposée) et à la sortie (sortie de fluide à la pression atmosphérique). La surface libre a été modélisée par un plan de symétrie, approche couramment utilisée avec succès lorsque la surface libre est horizontale (Stovin et al. 1994, Adamsson et al. 2003, Dufresne et al. 2009).

La construction du maillage constitue la première étape de toute simulation numérique. Cette construction concerne non seulement le nombre de mailles mais aussi leur taille et leur forme.

Typiquement, on densifie le maillage dans les zones où de forts gradients sont attendus. Inversement, dans les zones où les gradients sont probablement faibles, des mailles plus grandes peuvent être utilisées. Concernant la forme, on privilégie les mailles hexaédriques.

Cependant, dans le cas de géométries complexes, de telles mailles ne sont pas toujours utilisables ; des cellules tétraédriques peuvent alors, par exemple, être utilisées. Pour obtenir des résultats de simulation corrects, le maillage doit être construit avec le plus grand soin. Le choix du nombre de mailles constitue un compromis entre le temps de calcul et la qualité des résultats.

En général, on constate que les résultats n’évoluent plus de façon significative au delà d’un certain nombre de mailles. Construire un maillage plus fin n’est donc pas nécessaire. Si la concordance avec les expériences est malgré tout mauvaise, il faut, non pas affiner le maillage, mais modifier le choix des modèles.

Le maillage qui a été choisi a fait l’objet d’une étude de sensibilité.

Trois maillages ont été testés :

  • 300 000 mailles,
  • 700 000 mailles
  • 1 500 000 mailles.

Les résultats ont montré qu’un maillage à 700 000 mailles est performant du point de vue des résultats et du temps de calcul (Vazquez et al. 2009).

Nous avons choisi de réaliser les comparaisons en prenant pour référence le débit d’alimentation des lames. Celui-ci a été choisi comme indiqué sur la figure suivante :

Figure 2 : Débit de comparaison

Comme illustré sur la figure 2, les lames sont regroupées par paquets de 10 (sauf le dernier qui en comporte 7). On dispose ainsi de 9 débits d’entrée.

CARACTERISTIQUES DU DECANTEUR LAMELLAIRE A FLUX CROISES

L’objectif de cette partie est la comparaison des performances des décanteurs ayant différents modes d’alimentation des eaux brutes et différents modes de sortie des eaux claires. On rappelle que le principal critère de performance consiste à avoir une alimentation des lames la plus homogène possible. Le taux de recirculation avec le fond est également un critère de qualité, plus le taux est faible et moins il y aura de remise en suspension.

Une répartition homogène dans chaque lame représente 1,15% du débit d’entrée c’est-à-dire pour un paquet de 10 lames nous avons 11,5% du débit d’entrée et pour les 7 dernières lames 8.05%. Ces valeurs constituent une répartition idéale du débit.

Les lames ont les dimensions suivantes : 3,20 m de largeur x 2,0 m de hauteur. La surface de décantation est constituée par des plaques planes, ce qui les différencie des plaques utilisées pour fabriquer les lames de décanteurs lamellaires à contre-courant (plaques nervurées).

Nous avons retenu les caractéristiques géométriques et hydrauliques suivantes :

  • Débit de traitement dans le compartiment lamellaire : 0,088 m3/s
  • Hauteur des lames : 2,00 m
  • Largeur des lames : 3,20 m
  • Espaces entre lames : 0,09 m
  • Angle d’inclinaison : 55 °
  • Vitesse de sédimentation retenue : 1 m/h
  • Nombre de lames : 87
  • Hauteur minimale sous lamelles : 0,80 m
  • Largeur du couloir d’alimentation : 1,20 m
  • Largeur du couloir d’évacuation : 1,20 m
  • Surface de décantation pour le compartiment décanteur : 557 m2
  • Surface de décantation projetée : 319 m2
  • Vitesse d’écoulement moyen : 0,43 cm/s

  

LES TESTS

Huit configurations ont été testées :

TEST 1

Entrée directe sans canal d’alimentation et sans déversoir de sortie

 TEST 2

Entrée directe sans canal d’alimentation et avec 5 déversoirs de sortie

TEST 3

Entrée avec canal d’alimentation percé de 5 baies, et sortie par 5 déversoirs

 TEST 4

Entrée indirecte sans canal d’alimentation et sortie par 5 déversoirs

TEST 5

Entrée avec canal d’alimentation percé de 8 baies et sortie par un déversoir unique

 TEST 6

Entrée avec canal d’alimentation percé de 8 baies avec déflecteur et sortie par un déversoir unique

 TEST 7

Entrée indirecte sans canal d’alimentation avec déflecteur et sortie par 5 déversoirs

 TEST 8

Entrée indirecte avec voile siphoïde, puis canal comportant 8 seuils d’alimentation suivis de manchettes plongeantes, et sortie avec un déversoir unique

RESULTATS

La figure suivante montre l’évolution du débit d’entrée pour chaque groupe de lame et pour les 8 cas testés.

Figure 4 : Evolution des débits d’entrée pour l’ensemble des cas

Les deux premiers tests montrent des débits négatifs à travers les 30 premières lames. Ces re-circulations engendrent une élévation du débit par rapport à la solution idéale pour les groupes de lame les plus éloignés de l’entrée. Les figures 5 et 6 montrent les lignes de courants pour les cas 1 et 2.

Figure 5 : Lignes de courant pour le cas 1

Pour ces deux tests, l’effluent brut pénètre dans le couloir d’alimentation avec une vitesse de l’ordre de 0,5 m/s. Le flux percute le voile placé au fond du couloir, puis repart en sens inverse, ce qui crée une grande recirculation dans le canal d’entrée. Dans cette configuration, il sera difficile d’avoir une répartition homogène des débits dans chaque groupe de lames. Plus de 80% du débit transite dans les 17 dernières lames.

Les recirculations horizontales à travers les lames du décanteur représentent au maximum 46.9% du débit d’entrée pour le test 2.

Figure 6 : Lignes de courant pour le test 2

L’ajout des déversoirs de sortie ne permet pas de réduire la recirculation dans le canal d’entrée ni d’améliorer la répartition de l’eau entre les lames.

Pour les tests 3 et 4, on compare essentiellement la forme de l’alimentation. Dans cette configuration, on constate que la répartition des vitesses est plus homogène que précédemment. Pour le test 3, on remarque que les lames qui sont en face des baies d’entrée profitent bien de l’écoulement ; en revanche, celles qui sont en quinconce ont l’effet contraire. Les recirculations horizontales représentent 33.1% du débit d’entrée.

Figure 7 : Lignes de courant pour test 3

Dans le test 4, on a cherché à « casser » la vitesse en entrée afin de ralentir l’écoulement et d’homogénéiser la répartition du flux entre chaque lame. La canalisation d’entrée a ainsi été décalée pour que le flux vienne percuter le mur. On observe une nette amélioration de la répartition du débit entre les différentes lames.

Les recirculations horizontales ne représentent plus que 8.9% du débit d’entrée. La tranquillisation du flux en entrée permet une meilleure répartition des débits dans les différentes lames. Le test 4 est plus performant que le test 3.

Figure 8 : Lignes de courant pour le test 4

Le test 5 cherche à améliorer le test 3 en ajoutant 3 baies supplémentaires en entrée. On dispose ainsi de 8 baies d’entrée. Les déversoirs de sortie ne permettant pas d’améliorer la répartition homogène des débits dans les lames, il a donc été décidé de ne disposer qu’un seul déversoir de surverse plus large en sortie.

Figure 9 : Lignes de courant pour le test 5

On remarque que la répartition – qui n’est pas encore suffisamment homogène – s’améliore par rapport aux tests 1 et 2. Les recirculations horizontales représentent 24.6% du débit d’entrée. Elles sont meilleures que dans le cas du test 3.

Les recirculations horizontales représentent 24.6% du débit d’entrée.

Le test 6 reprend le modèle précédent mais avec en plus un déflecteur en tête pour « casser » les vitesses en entrée (comme pour le test 4).

Figure 10 : Lignes de courant pour le test 6

On constate une légère amélioration par rapport au test 5. En effet, la valeur maximum de débit dans les lames passe de 26.1% (entrée 71-80 figure 69) à 21.9% (entrée 71-80 figure 80). Les recirculations horizontales représentent 15.5% du débit d’entrée.

L’objectif du test 7 est de reprendre la modélisation 4 et d’ajouter une paroi déflectrice en entrée avec toujours pour même objectif de réduire les vitesses en entrée.

Figure 11 : Lignes de courant pour le test 7

Concernant le test 7 par rapport au cas 4, on remarque qu’il n’y a plus de recirculation entre les lames. Le débit n’est pas « parfaitement homogène » mais il représente toutefois un écart faible par rapport à la répartition homogène de 11.5% pour 10 lames.

Le test 8 reprend le principe des modélisations 6 et 7 mais en disposant des seuils au lieu de baies en entrée et en ajoutant des manchettes siphoïdes derrière les 8 seuils.

Figure 12 : Lignes de courant pour le test 8

Concernant le test 8, la répartition des débits d’entrée est quasiment identique au cas test 6.

On remarque également que l’évolution des débits dans les lames est inversement proportionnelle au débit dans chaque seuil d’entrée, ce qui démontre l’utilité des manchettes siphoïdes pour améliorer la répartition de l’eau brutes dans les lames.

On remarque que le dernier test est le plus performant en termes de débit homogène sur l’ensemble des lames.

Le graphique suivant représente le pourcentage de recirculation verticale avec le fond (rapport du débit re-circulé sur le débit d’entrée) en fonction des différents tests. La recirculation est limitée (< 20%) pour l’ensemble des cas testés à l’exception des cas 2 et 5.

Figure 13 : pourcentage de recirculation avec le fond

CONCLUSION

L’objectif de cette étude a été d’optimiser les configurations d’entrée et de sortie d’un décanteur lamellaire à flux croisés. Nous avons pu montrer l’intérêt de la modélisation tridimensionnelle en termes de compréhension hydrodynamique de l’ouvrage de décantation.

L’optimisation des formes de l’ouvrage a montré que la tranquillisation et la répartition des flux est beaucoup plus importante sur la partie amont que sur la zone aval. Sans dispositif d’entrée particulier, un pourcentage très élevé (80%) du débit passe dans 20% des lames. La répartition est médiocre et le décanteur ne peut donner les performances qui sont attendues compte tenu de la faible surface de décantation active mise en jeu.

La création de chicanes, de siphons ou de parois plongeantes permettent de diminuer la vitesse à l’amont des lames.

En modifiant peu à peu les modèles testés, nous avons obtenu un modèle de décanteur lamellaire permettant d’homogénéiser au maximum la vitesse à travers les lames. Parmi les huit cas testés, nous retiendrons les cas 7 et 8 comme étant les plus performants par rapports au critère retenu.

Un argument en faveur des décanteurs lamellaires à flux croisés que l’on trouve dans les documentations commerciales est que la zone de stockage des boues est protégée des phénomènes de réentrainement puisqu’elle est délimitée par deux murs. On constate dans notre étude, que les recirculations avec le fond des lames génèrent des vitesses verticales locales inférieures à 2,5 cm/s.

Ces faibles vitesses ne vont « probablement » pas générer de recirculation de matières en suspension. Toutefois, des données expérimentales permettraient de justifier la tranquillisation hydrodynamique de cette partie de l’ouvrage.

En conclusion, les simulations numériques ont permis de tester différents concepts de décanteur. Les modèles numériques arrivent à prédire si un ouvrage fonctionne de manière satisfaisante du point de vue hydraulique. Mise à part une campagne de mesure en entrée et en sortie sur de longues séries d’épisodes pluvieux, la modélisation numérique permet de donner à l’investisseur une garantie de fonctionnement hydraulique et donc de traitement, préalablement à la réalisation d’un ouvrage.

 

GLOSSAIRE

Définition des principaux termes liés à la sédimentation ou à la centrifugation :

  • Suspension : système constitué par une phase solide dispersée dans une phase fluide
  • Emulsion : système constitué par une phase liquide dispersée dans une autre phase liquide
  • Phase continue : phase fluide dans laquelle s’effectue la dispersion
  • Sédimentation : séparation sous l’influence de la gravité d’une phase dispersée solide ayant une densité plus grande que la phase fluide continue qui la contient
  • Epaississement : terme employé en sédimentation lorsque l’on s’intéresse spécifiquement à la phase solide (boues)
  • Clarification : terme employé en sédimentation lorsque l’on s’interresse spécifiquement à la phase liquide (liquide clarifié ou liquide clair)
  • Décantation : terme utilisé en remplacement de sédimentation lorsqu’il s’agit d’une émulsion, ou plus généralement pour la séparation de 2 phases liquides non miscibles (voir extraction liquide-liquide)
  • Floculation : association de particules solides en flocs, de plus grosse taille que les particules initiales et sédimentant à une vitesse supérieure. La floculation est en général provoquée par l’adition d’agents floculants.
  • Flottation : procédé qui consiste à enrober les particules solides d’une couche d’air, ce qui conduit à une densité moyenne particule-air plus faible que le liquide, et au phénomène inverse de la sédimentation.
  • Force centrifuge : si r est la distance par rapport à l’axe de rotation et ω la vitesse de rotation en rad.s-1, une masse m est soumise à une accélération rω2et à une force mrω2 analogue à g, accélération de la pesanteur et mg, poids. Le nombre de g s’exprime par rω2/g.
  • Temps de séjour : temps moyen que met le fluide pour traverser l’appareil concerné. Ex : un réacteur contenant un volume de liquide de 5m3et alimenté à raison de 1m3.h-1 présente un temps de séjour moyen de 5h. Le temps de séjour d’une particule de fluide quelconque est proche du temps de séjour moyen dans le cas d’un écoulement piston avec profil de vitesse plat. Le temps de séjour d’une particule de fluide quelconque peut être très différent du temps de séjour moyen dans le cas d’un profil de vitesse parabolique (régime laminaire), ou d’un réacteur parfaitement agité. On parle alors de distribution de temps de séjour.

  

BIBLIOGRAPHIE

  • Adamsson, Å., Stovin, V.R. & Saul, A.J. (2003). Bed shear stress boundary condition for storage tank sedimentation. Journal of Environmental Engineering, 129(7), 651-658.
  • Ashley, R.M., Bertrand-Krajewski, J.L. &Hvited-Jacobsen, T. (2004). Solids in sewers. IWA publishing, Scientificand technical report n°14.
  • Chebbo, G. (1992). Solides des rejets urbains par temps de pluie : caractérisation et traitabilité. Thèse dedoctorat, Ecole nationale des ponts et chaussées, Paris, France.
  • Chocat, B. (1997). Encyclopédie de l’hydrologie urbaine et de l’assainissement, Bassins de retenue p. 95,Eurydice 92, Ed Tec&Doc Lavoisier, Paris, 1997, 1121 p.
  • Dufresne, M., Vazquez, J., Terfous, A., Ghenaim, A. & Poulet, J.B. (2009). Experimental investigation and CFD modelling of flow, sedimentation, and solids separation in a combined sewer detention tank. Computers &Fluids 38(5), 042-1049.
  • Fluent (2001). Fluent 6.0 software User’s Guide. Fluent Inc.
  • Lipeme-Kouyi, G. (2004). Expérimentations et modélisations tridimensionnelles de l’hydrodynamique et de laséparation particulaire dans les déversoirs d’orage. Thèse de doctorat, Université Louis Pasteur (Strasbourg1), Strasbourg, France.
  • Stovin, V.R. & Saul, A.J. (1994). Sedimentation in storage tank structures. Water Science and Technology, 29(1-2), 363-372.
  • Vazquez, J., Morin, A., Wertel, J. & Dufresne, M., (2009) Optimisation Hydrodynamique des décanteurs lamellaires à flux croisés, Rapport de convention d’étude pour la société Hydroconcept.
  • Versteeg, H.K. &Malalasekera, W. (1995). An introduction to computational fluid dynamics. Prentice Hall.

Vidéos

blob:https://www.youtube.com/d4ab7d18-701b-475a-813d-b3055e86c852

https://youtu.be/GnPURjyABWo

Imitons le cas des moules et de leur système de respiration dont les branchies lamellaires ont aussi la vocation de filtrer l’eau. 

Chaque jour une moule filtre de 20 à 25 litres d’eau de mer, ingérant et accumulant ainsi des particules de plastique qui regorgent dans les océans, soit plus de 9.000 litres d’eau filtrée par moule.

Les moules contiennent ainsi 300 particules par portion de 300 grammes. Autant de plastique qui se retrouve donc dans l’assiette du consommateur de moules (et de crustacés).

Certaines sortes de moules peuvent être cultivées dans des bassins. Leur présence est considérée comme une valeur ajoutée pour l’équilibre naturel.

Les moules se nourrissent de micro-organismes présents dans le bassin. C’est pourquoi nous leur donnons le surnom de « filtre naturel ». Les moules peuvent contribuer à une eau plus claire, et ce, la plupart du temps, en combinaison avec une installation filtrante ou de nombreuses plantes appropriées.

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Crenicichla tesay

CRENICICHLA TESAY, Jorge CASCIOTTA & Adrian ALMIRON, 2008

Crenicichla tesay vit dans le drainage de la rivière Parana et a été décrit par les ichtyologues argentins Jorge Casciotta et Adriana Almiron.

Crenicichla tesay a été capturé dans la rivière en amont Iguazu des chutes d’Iguazu en Argentine, un environnement marqué par des chutes et des piscines à l’eau courante claire et rapide. Le fond de cet habitat est constitué de pierres, de boue et de sable.

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Crenicichla sp. “Venezuela” (Mataguaro)

Crenicichla lugubris sp. “Venezuela” (Mataguaro)

Cette espèce géante est exportée d’Amérique du Sud depuis des années et, comme la plupart des poissons du groupe strigata / lugubris, elle est généralement vendue sous le mauvais nom de Crenicichla strigata. Le vrai Crenicichla strigata ne se trouve que dans l’est du Brésil, près de la région de Rio Tocantins.

Le vrai Crenicichla strigata est aussi un poisson plus vert avec une tache humérale distincte ocellée. Ce poisson ne présente pas beaucoup de taches humérales.

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Un bac de 6 mètres de long en bois par ADAM – 4ème partie

Les bacs de grande taille ou/et réalisations “exceptionnelles” sont parmi les sujets préférés de CICHLID@MERIQUE qui ne manque pas l’occasion de raconter le périple, le “tour de force”, parfois qu’accomplit l’auteur de telles réalisations. 

Ce n’est pas le bac d’Adam, simplement une idée de réalisation….

La construction de cet aquarium est atypique pour plusieurs raisons :

  1. Elle est l’oeuvre d’un bricoleur seul.
  2. Les techniques employées sont uniques et sortent des habitudes classiques…

Mise en place de la bâche

Une première couche d’isolant réflecteur mince, qui permet d’éviter tout risque de poinçonnement ou autre danger, et qui réduit encore plus les risques de perte de chaleur.

Avec la bâche 3D, on a une petite notice explicative, du coup ça se déroule tout seul:

La bâche est très souple, ça sent bien le caoutchouc, j’ai eu l’impression d’habiter dans le hall d’expo de Norauto !!!

Mise en place de la bâche, c’est un peu plus long que prévue, peut être due à l’élasticité du truc, donc quelques plis sur les coté, rien de bien embêtant.

Avec l’éclairage à fond:

Découpe du futur emplacement de la vitre et collage du pourtour de la bâche sur le support bois avec de la colle néoprène.

Pour la colle, je vais faire des tests avec la colle néoprène, 11fc, TEC 7 en ponçant et dégraissant la bâche.

Il y a aussi des primer d’adhérence sur EPDM pour que ça colle encore mieux, histoire de faire les choses au mieux.

Après une petite pose dans la fabrication du bac consacrée à la réalisation d’une piscine correcte pour les gamins,  la construction reprend et,la commande du verre est envisagée !

Pour la colle, le SIKA 11Fc, il faut prendre le colle POLYU 11FC+

https://www.manomano.fr/p/sika-mastic-colle-multi-usages-noir-380-g-5902309

Pas le mastic pro 11fc:
https://www.manomano.fr/p/12-colles-mastic-sikaflex-ton-noir-pro-11-fc-a-prise-rapide-300-ml-sika-8265395

Sinon, le groupe de 17 Geophagus sveni rio Parana arrivé en février 2019 grandissent gentiment dans le 250 litres en attendant leur futur bac:

18 Juillet 2019, les 2 vitres sont arrivées !!!!

Aucun avertissement pour la livraison, pas de prise de rendez vous, le livreur a appelé 40 minutes avant d’arriver: Débrouillez vous quand vous êtes au boulot.?
J’ai du mettre ça vite fait dans la maison….bien galère:

Bac de 6m en DIY - Page 5 20

Maintenant faut trouver du monde pour la mettre en place et m’aider à la coller.
En période de vacance, c’est dur….des volontaires,

BBQ offert pour ceux qui aideront ?

Crenicichla saxatilis inpa

GENERALITES

Les Crenicichla inpa ont la réputation d’être des prédateurs agressifs et voraces qui ne conviendraient pas aux bacs communautaires, mais pourtant, en raison de leur comportement, ils sont reconnus par les aquariophiles souvent spécialisés dans la maintenance des Crenicichla comme étant des poissons intéressants, souvent capables d’inspirer deux formes d’émotions chez les amateurs: soit l’amour obsessionnel, soit l’indifférence totale.

Comme les autres cichlidés, ce poisson fera la connaissance de son propriétaire et s’engagera facilement dans des comportements espiègles, tels que mendier de la nourriture, se précipiter pour attirer l’attention et même se faire valoir.

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Etude sur la filtration à décantation lamellaire – 2ème partie

La décantation lamellaire est l’un des procédés que l’on peut mettre en œuvre pour séparer la pollution véhiculée dans les eaux de ruissellement.

Les décanteurs lamellaires présentent l’avantage d’être à la fois des ouvrages compacts comparativement aux bassins de retenues, mais également, d’offrir des performances élevées du fait de leur surface de décantation très étendue. L’optimisation de leur fonctionnement hydraulique devrait permettre d’obtenir un écoulement homogène sur toute la surface de décantation, et des conditions d’écoulement proche d’un régime laminaire.

Si leur usage est principalement industriel, il y toujours moyen de les convertir à un usage aquariophile ; c’est le but de cette série d’articles dédiée à la filtration lamellaire.

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Crenicichla lugubris percna

Crenicichla percna, Kullander, 1991

Crenicichla percna s’appelait à l’origine Crenicicha sp. “Xingú IV” et donc la provenance géographique de ces Crenicichla est bien rappelée dans ce nom originel : Ils viennent du Rio Xingu.

Aucune description scientifique de ce poisson n’a été diffusée à ce jour. L’explication de cette situation en est assez simple, ce poisson est peu répandu, sa grande taille en réduit la diffusion dans le monde aquariophile.

En revanche, il faut l’admettre, une description de la couleur n’est probablement pas nécessaire car le motif de dessin de ce Crenicichla percna est quelque peu atypique parmi toutes les autres espèces de Crenicichla. Un schéma similaire de dessin est également identifié auprès du le soi-disant “cichlidé endormi”, Nimbochromis livingstonii, provenant du lac Malawi.

Nimbochromis  livingstonii

Comme Nimbochromis  livingstonii, Crenicichla percna est souvent posé sur le substrat de son habitat, guettant sa proie pour l’attaquer rapidement !.

REPARTITION

L’habitat de Crenicichla percna comme son ancien nom l’indique bien, c’est le Rio Xingu.

Cette rivière était peu connue jusqu’à son exploration par Karl von den Steinen en 18841887. Parti de Cuiabá, il parcourut d’abord 380 km avant d’atteindre le rio Tamitataoba, 55 mètres de large, issu d’un lac de 40 km de diamètre. Ensuite, l’explorateur descendit cette rivière jusqu’au rio Romero qui, par l’ouest, reçoit le rio Kuliseu dont les eaux viennent de la Serra do Roncador. Ces trois rivières, en se réunissant, forment le Xingu, qui descend ensuite vers le nord, jusqu’à l’Amazone.

Après 120 kilomètres de navigation tranquille, le voyageur franchit une succession de rapides pendant plus de 640 kilomètres. À 170 kilomètres de son embouchure, la rivière fait une courbure à l’est puis trouve son chemin à travers une barrière rocheuse. Ensuite, elle descend sur un plan incliné pendant 5 kilomètres, la grande cataracte d’Itamaraca. Celle-ci aboutit alors à un saut final appelé la chute d’Itamaraca.

Près de son confluent, la rivière devient un immense lac dont les eaux finissent par se mélanger à celles de l’Amazone à travers un labyrinthe de canaux naturels.

Les rivières alimentant le Xingu au sud découlent du cerrado (la savane tropicale) mais, plus on monte vers le nord, plus le paysage devient forestier. La grande savane herbeuse laisse alors la place à la grande forêt amazonienne.

L’explorateur Percy Fawcett a arpenté la région, notamment à la recherche d’une cité perdue dite “cité perdue de Z”. C’est dans cette région du Xingu qu’a été mis au jour un complexe archéologique qui confirmerait les dires de Francisco de Orellana sur des cités amazoniennes (Kuhikugu). Enfin c’est dans cette région qu’a été redécouverte la terra preta, une sorte de terreau.

Mais le Rio Xingu est aussi bien connu des aquariophiles, non pas à cause de ces cichlidés mais en particliers en raison d’une espèce qui actuellement a le vent en poupe dans le loisir : Le pléco-zébre (Hypancistrus zebra) qui est une espèce de poisson endémique du Rio Xingu.

La menace des barrages sur l’écosystème

Les régions au nord du Parc Indigène Xingu sont également menacées par les activités des entreprises aux priorités mercantiles. Durant les années 1980, la compagnie électrique Electronorte a voulu construire un complexe de six barrages sur le Xingu et son affluent, le rio Iriri. En 1989, une mobilisation internationale menée par les Indiens de la région a arrêté le projet.

Electronorte n’a pas dit son dernier mot. Cete société construit aujourd’hui un nouveau barrage, appelé Belo Monte, situé le long de la grande courbure. Les communautés indigènes de la région, dont les Kayapos et l’emblématique Chef Raoni, voyant leur survie et celle de la région menacées, manifestent sans retour.

Ce barrage provoquera aussi la déforestation d’une partie de la forêt amazonienne… Des études ont aussi repris concernant le barrage de Barbaquarra, qui inonderait à l’année plus de 3 860 km2 de forêt tropicale.

Tous ces barrages affecteront directement le Parc Indigène du Xingu et d’autres réserves de cette région d’Amazonie.

TAILLE

40 cm de taille maximum

 

COMPORTEMENT

Le comportement de Crenicichla percna appelle quelques réserves et rend surtout sa maintenance assez difficile sinon réservée à des experts et en même temps de propriétaires de très grands bacs.

Ce comportement si particulier peut même être observé chez les jeunes animaux.

C’est pourtant un poisson relativement calme et actif à la fois, en apparence et au premier abord. Ce poisson est généralement un poisson plutôt pacifique, mais peut agir de manière territoriale et agressif envers les autres poissons. Ce sont également et avant tout des poissons prédateurs et ne doivent donc pas être conservés avec d’autres poissons suffisamment petits et qui pourront, pour leur plus grand malheur servir de nourriture.

Dans les aquariums, il est préférable de les garder par couples ou avec d’autres poissons robustes, au moins de la même taille.

Si la proie est suffisamment proche, elle est dévorée avec une vélocité fulgurante. Crenicichla percna montre également ce comportement de chasse dans l’aquarium lorsqu’il nourrit des poissons vivants, tant que les poissons fourrage survivent pendant les premières minutes dans l’aquarium. Parce que Crenicichla percna est normalement aussi gourmand que n’importe quel autre Crenicichla et est bien entendu, se tient immédiatement prêt à l’approche de son nourrisseur apportant la nourriture !

Donc, il dépend de son propriétaire de ne pas toujours le mettre en situation de faire preuve de sa remarquable et sophistiquée technique de chasse dans l’aquarium. En effet, Crenicichla percna peut être nourri de manière adéquate, même avec de la nourriture morte.

Bien entendu, les prédateurs, d’une longueur pouvant aller jusqu’à 40 centimètres, doivent être conservés dans des aquariums de dimensions suffisantes, et les aquariums de 800 litres ou plus sont en réalité la limite minimale pour la conservation ces espèces. Il existe beaucoup de Crenicichla plus agressifs, mais Crenicichla percna n’en est pas nécessairement un.

D’une manière ou d’une autre, d’autres grands cichlidés semblent avoir peur de cette espèce de Crenicichla, car leur simple présence, pour quelque raison que ce soit, provoque une sorte de gêne. Ce changement d’attitude a été constatée avec une autre espèce mise ne présence et ce phénomène se s’est reproduit avec aucune autre espèce que Crenicichla percna.

Par conséquent, une éventuelle socialisation devrait être choisie judicieusement. Ils peuvent même être le compagnon idéal des raies ou du poisson-chat géant.

A l’intérieur du bac, l’agressivité n’est pas excessive, mais il ne sera probablement pas possible de conserver plusieurs spécimens dans un aquarium pendant une longue période. Pour cela, il faudrait que le bac atteigne la taille d’une piscine et devrait alors contenir plusieurs milliers de litres d’eau avec un décor astucieusement réalisé et une eau aussi peu claire que possible…ce qui rend compliquée la maintenance d’un tel poisson !

Le point essentiel est la nature profondément agressive de ces cichlidés que leur réputation leur confère, mais beaucoup des faits rapportés à ce sujet, sinon tous, sont transmis exagérés, surtout, les rumeurs qui entourent ces poissons et qui se perpétuent trop souvent !

Un autre signe de son “calme” peut-être l’observation suivante rapportée par un aquariophile passionné de cichlidés :

“Au fond, j’ai déjà vu beaucoup de cichlidés-brochets plus agressifs, mais Crenicichla percna n’en est pas nécessairement un.exemplaire parfaitement inoffensif. D’une manière ou d’une autre, d’autres grands cichlidés semblent avoir peur de cette espèce de Crenicichla, car leur simple présence, pour quelque raison que ce soit, provoque une sorte de gêne chez une autre espèce que je n’ai vue chez aucune autre espèce de Crenicichla.

Par conséquent, une éventuelle socialisation devrait être choisie judicieusement. Ils peuvent même être le compagnon idéal des raies ou du poisson-chat géant. A l’intérieur, l’agressivité n’est pas excessive, mais il ne sera probablement pas possible de conserver plusieurs spécimens dans un aquarium pendant une longue période.”

Pour cela, la piscine devrait alors contenir quelques milliers de litres d’eau et être garnie en cachettes avec un décor astucieux et son eau devra être aussi peu claire que possible….tout e que n’aiment pas la majorité des aquariophiles !!!

 

REPRODUCTION

Peu de gens ont réussi à multiplier plusieurs grandes espèces de façon permanente dans un aquarium.

Quelques expériences font état de relations difficiles au sein de couples formés qui ont été résolues ne retirant la femelle encore pendant un certain temps, car elle était simplement intimidée et tenait à l’écart du mâle dans un coin. C’est à peine si elle quittait son refuge pour manger !

Au passage, il noter que d”autres cichlidés ou même des poissons-chats étaient souvent attaqués en dehors de la saison de reproduction, mais aucune blessure grave ne s’est encore matérialisée après mes observations.

L’espèce est un creuseur de grottes; Les œufs peuvent être pondus sur une surface telle qu’une pierre ou une racine, ou dans une grotte, puis gardés par les parents jusqu’à leur éclosion. Pour la reproduction en aquariums, il est recommandé de placer un seul couple dans un aquarium suffisamment grand, décoré de cachettes pour pouvoir se cacher les uns des autres si nécessaire, lorsque des agressions peuvent survenir entre les couples.

Bien entendu, dans un tel cas, tous les spécimens ne nagent pas côte à côte en parfaite harmonie des leur introduction dans le bac. Il est préférable de laisser un couple se former au sein d’un groupe de jeunes qui auront grandi ensembles. Bien sûr, même s’ils ont réussi à grandir ensembles à grandir en tant que jeunes animaux dans un aquarium il ne faut pas oublier qu’au sein du groupe, il a pu se former une hiérarchie.

 

EAU

En ce qui concerne la qualité de l’eau, Crenicichla percna a des exigences relativement faibles, mais préfère les eaux douces, acides et chaudes jusqu’à 30 ° C selon leur région d’origine. Pour le bien-être de l’espèce, l’environnement devrait être constitué d’eau bien acidifiée et d’un débit d’eau assez bon. Les poissons vivent dans des eaux où le pH est compris entre 5,5 et 7 et sans grande salinité (eau douce pure).

Une eau plus dure et alcaline est également tolérée, mais les couleurs sont un peu plus pâles et vous n’avez probablement pas besoin de penser à la reproduction.

D’après les quelques expériences acquises jusqu’à présent dans les soins de Crenicichla percna dans l’aquarium, il semblerait que la maintenance de ce cichlidé-brochet dans une eau plus dure et / ou biologiquement contaminée ait tendance à causer des lésions cutanées dans la région de la tête et le long de la ligne de touche. En contrepartie, il semble que l’eau douce issue d’un traitement à base d’eau osmosée provoque la disparition de ces lésions cutanées après une période relativement courte.

Température : 28-30 ° C

 

AQUARIUM

En raison de la taille finale attendue de 35 à 40 centimètres, bien entendu, seuls les aquariums d’un strict minimum de 500 litres pour débuter avec des jeunes devraient être utilisés pour l’hébergement permanent.

Rapidement il faudra prévoir des bacs de plusieurs milliers  de litres pour permettre une bonne maintenance de ces poissons aux dimensions peu courantes.

Bien entendu, les prédateurs, d’une longueur pouvant aller jusqu’à 40 centimètres, doivent être conservés dans des aquariums de dimensions suffisantes, et les aquariums de 800 litres ou plus sont en réalité la limite inférieure.

 

ALIMENTATION

Dans la nature, les poissons mangent principalement d’autres poissons plus petits, mais aussi des insectes ainsi que des crevettes et des crustacés.

Si la proie est suffisamment proche, elle est dévorée avec une avance fulgurante. Crenicichla percna montre également ce comportement de chasse dans l’aquarium lorsqu’il nourrit des poissons vivants même si les poissons destiné à son alimentation peuvent survivre survivent pendant les premières minutes dans l’aquarium.

  

Crenicichla percna est normalement aussi gourmand que n’importe quel autre Crenicichla et, bien sûr, lorsque vous ouvrez la trappe immédiatement, il est déjà prêt à bondir sur la nourriture que vous apportez !

Donc, cette attitude démontre qu’il n’a pas forcément besoin de pratiquer constamment sa technique de chasse sophistiquée dans l’aquarium : il accepte facilement les nourriture qu’on lui propose. Crenicichla percna peut être nourri de manière adéquate, même avec de la nourriture morte.

En captivité, il est conseillé de consommer une alimentation variée comprenant par exemple du poisson, des crevettes et des crustacés, des moules et des pellets destinés aux poissons prédateurs.

Ces espèces semblent être sensibles à la maladie du trou et devraient donc être nourries plus souvent avec des crevettes que des éperlans.

L’aquarium doit être conçu de manière à ce que le poisson possède une partie décente pour nager et quelques cachettes.

Alors, est-ce un poisson pour l’aquariophilie ?

 

CONCLUSION

Certains diront oui d’autres réfuteront cette hypothèse. Crenicichla est un poisson qui demande une certaine expérience et un bac de plusieurs milliers de litres : ces deux critères sont réducteurs pour la maintenance de ce poisson hors normes….mais quel défi !

Crenicichla lacustris tapii

Crenicichla tapii Piálek, Dragová, Casciotta, Almirón & Říčan, 2015

Cinq espèces de Crenicichla ont été répertoriées jusqu’à présent dans la partie inférieure du fleuve Iguazú. Quatre d’entre elles sont endémiques (membres du complexe d’espèces Crenicichla mandelburgeri du groupe Crenicichla lacustris) et vivent en sympatrie.

La cinquième espèce (Crenicichla lepidota) appartient à un groupe d’espèces centré sur l’Amazonie / Orinoco, Crenicichla saxatilis et n’est apparentée que de loin aux espèces restantes.

Les quatre espèces sympatriques diffèrent substantiellement par leur morphologie, en ce qui concerne la tête, les dents et l’utilisation connexe des niches écologiques.

Spécimens vivants des quatre espèces sympatriques de la partie inférieure du fleuve Iguazú.

(A, B) => Crenicichla tuca sp. n. (A, mâle; B, photo féminine par Ariel Puentes). Noter l’absence de taches dans le corps chez les femelles, comme chez Crenicichla tapii, contrastant avec les taches chez les deux sexes chez Crenicichla iguassuensis et Crenicichla tesay.

(C, D) => Crenicichla tapii sp. n. (C, mâle; D, femelle). Notez le dimorphisme de la coloration sexuelle dans la coloration du fond du corps, semblable à Crenicichla yaha et Crenicichla iguassuensis.

Notez une coloration corporelle différente, des barres doubles verticales, un manque de taches sur la tête et le corps, une bande suborbitale étroite et bien formée, une petite bouche et une petite tête et l’absence de lèvres épaisses qui le distinguent de Crenicichla tuca sp. n.

Notez également la bande suborbitale qui, en combinaison avec les barres doubles verticales et le manque de points sur le corps, le distingue facilement du Crenicichla tesay à petite tête similaire.

(E, F) => Crenicichla tesay (E, mâle; F, femelle en préparation à la reproduction; notez les mâchoires courtes, la petite bouche et la tête et une bande suborbitale différente de celle de Crenicichla iguassuensis, par ailleurs similaire).

(G, H) => Crenicichla iguassuensis (G, mâle; H, femelle non reproductrice).

Ces espèces représentent tous les écomorphes connus de Crenicichla.

Deux d’entre elles sont :

  • Crenicichla tuca

Crenicichla tuca

La première, Crenicichla tuca, de ces deux espèces atypiques est un “ramasseur”, une espèce que l’on pourrait qualifier du sobriquet “d’excavatrice”, en raison de sa grande bouche à cavités épaisses équipé d’une petite bouche et est grégaire.

et

  • Crenicichla tapii

Groupe de Crenicichla tapii

La seconde, Crenicichla tapii, possède une grande bouche à cavités épaisses en forme d’excavatrice.

Ces deux Crenicichla décrits récemment sont considérés comme de nouvelles espèces…mais nous nous intéresserons plus particulièrement, dans cet article à Crenicichla tapii.

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Crenicichla missioneira hadrostigma

Crenicichla missioneira hadrostigma, C. Lucena, V. Bertaco, E. Pereira & J. da Silva, 2006.

Deux nouvelles espèces du genre Crenicichla du haut bassin de l’Uruguay ont récemment été décrites : Crenicichla hadrostigma et Crenicichla empheres (qui fera l’objet d’un prochain article).

Ces deux espèces font partie du groupe d’espèces Crenicichla missioneira qui compte aussi :

  • Crenicichla missioneira,
  • Crenicichla minuano,
  • Crenicichla tendybaguassu,
  • Crenicichla igara,
  • Crenicichla jurubi.

Il faut savoir que toutes ces espèces  sont présentes dans les bassins hydrologiques du haut et du milieu de l’Uruguay.

Crenicichla hadrostigma se distingue par une tache post-temporale bien visible ocellée, l’absence de tache humérale et de bande latérale, ainsi que par la présence chez les mâles de neuf à 16 barres verticales étroites s’étendant du dos à une ligne horizontale passant par le bord inférieur de l’aisselle pectorale.

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