La saga du Lepisosteus : Lequel de ces poissons vais-je acheter ? [5ème partie]

Lequel de ces poissons vais-je acheter ?

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Les « aliens » ont atterri à Calcutta !

The aliens have landed in Calcutta !

TRADUCTION : Les « aliens » ont atterri à Calcutta !

Des plantes et des espèces animales non originaires de Calcutta prennent le contrôle des écosystèmes de la ville.

Ce qui a fait surface il y a deux mois n’était que la partie visible de l’iceberg !

Les circonstances

Shibu Mondal, un pêcheur de Beliaghata, pêchait dans les eaux de Subhash Sarovar quand il a accroché une prise qui, sortie de l’eau, ressemblait à quelque chose hors du monde normal : un extraterrestre !

Avec un museau semblable à un alligator, il était loin des poissons qui habitaient le lac et lui mordait presque le bout du doigt.

Bien que terrifié à la vue du monstre aquatique, de ce poisson inconnu, Mondal saisit sa hache et tue le monstre avant qu’il ne lui prenne son doigt. Plus tard, une équipe de scientifiques du Zoological Survey of India (ZSI) a identifié le la silhouette du poisson comme étant celle d’un alligator fantasmagorique ou plutôt un «Cuban Gar» – originaire d’Amérique centrale, un poisson réputé très carnivore :

Un poisson de la famille des Lepisosteus !

Bien qu’il n’y ait aucune explication sur la façon dont cet habitant des cours d’eau de l’Amérique centrale éloignée est venu habiter le lac, les experts soupçonnent qu’il a été lâché dans les eaux par un amoureux insouciant des animaux. Cependant, la découverte fortuite d’un petit pêcheur à la ligne a mis en lumière une menace pour l’écosystème et la biodiversité de la ville.

L’invasion des «espèces exotiques» a déjà fait perdre à plusieurs pays occidentaux des milliards de dollars en détruisant l’approvisionnement alimentaire et d’autres avantages que les gens tiraient de l’écosystème local et de la biodiversité et menacent maintenant l’environnement.

Une enquête a révélé qu’au plus profond des plans d’eau de la ville, une invasion massive se préparait : Une armée de vilaines créatures noires, équipées d’un bouclier protecteur d’épines et d’écailles, envahit progressivement chaque centimètre des plans d’eau.

Ces créatures affreuses, populairement connu comme le poisson de crocodile, ont infesté presque chaque étang et lac dans la ville. Que ce soit Subhash Sarovar à Beliaghata ou Lal Dighi à BBD Bag, ils sont partout. Les pêcheurs rapportent régulièrement des rencontres étranges avec ces créatures lorsqu’ils pêchent. Ils sont attirés par la nourriture sur l’hameçon et viennent dans des dizaines. Comme ils ne sont pas comestibles, les pêcheurs jettent ces poissons chaque fois qu’ils sont accrochés à leurs lignes de pêche ».

« Même les oiseaux et les chiens refusent de les traiter comme des proies », a déclaré Subrata Sen, trésorière de l’Association des pêcheurs du West Bengal.

Les poissons de crocodile sont élevés dans des aquariums domestiques. Ils poussent jusqu’à 3 à 4 pieds, et les gens les libèrent dans les étangs et les lacs une fois qu’ils deviennent trop grands pour les aquariums.

Alors, comment ces créatures effrayantes sont-elles venues infester les plans d’eau de l’inde ?

Originaires d’Amérique centrale, ils sont souvent amenés en Inde comme poissons d’aquarium. Sentant une demande, les commerçants d’aquarium reproduisent ces poissons par milliers.

Une visite aux marchés de poissons d’ornement dans les rues Howrah et Galiff a fait ressortir toute l’image sordide.

«Ceux qui gardent des aquariums achètent souvent des juvéniles de crocodiles ou des silures vermiculés. Cependant, quand ils deviennent trop grands pour les aquariums, leurs propriétaires les relâchent dans les cours d’eau, totalement inconscients des graves conséquences qu’ils pourraient avoir pour la vie aquatique locale. Une fois dans ces eaux, ils se reproduisent de manière exponentielle et deviennent une menace majeure pour la biodiversité locale », a déclaré Subhrendu Sekhar Mishra, un scientifique des poissons au ZSI, à HT.

Les scientifiques préfèrent appeler ces types d’animaux et de plantes les «espèces exotiques envahissantes» (EEE) car elles sont d’origine étrangère. Ils envahissent progressivement les  écosystèmes et commencent à produire des animaux et des plantes indigènes. Ils sont robustes et peuvent s’adapter à n’importe quel environnement.

Partout dans le monde, l’IAS est considérée comme une menace majeure pour la biodiversité qui peut même conduire à l’extinction de nombreuses espèces locales.

Le lama cubain est originaire du sud et de l’Amérique centrale et se nourrit d’autres poissons.

« On pense que le commerce florissant d’aquarium est singulièrement responsable de l’invasion de telles espèces exotiques en Inde. Les commerçants apportent souvent des races exotiques qui, lorsqu’elles sont relâchées dans la nature, font des ravages sur la vie aquatique ».

Une étude récente de S. Sandilyan, un scientifique de l’Autorité nationale de la biodiversité, a révélé qu’au moins 27 espèces de poissons d’aquarium exotiques qui ont été trouvées dans les plans d’eau de l’Inde. Une quinzaine d’entre eux ont déjà peuplé ces endroits au point de devenir une menace pour les espèces indigènes.

La tendance a été et a seulement repris dans un passé récent, mais étrangement est passée inaperçue. Au fil du temps, ces espèces se sont bien adaptées au climat indien et ont commencé à se reproduire rapidement.

Bien qu’ils ne soient pas connus pour nuire directement aux humains, ces espèces constituent une menace majeure pour l’écosystème et la biodiversité qui soutiennent l’humanité. Cela entraîne même d’énormes pertes financières pour les pays qu’ils envahissent.

« Ces aliens sont maintenant en concurrence avec nos poissons locaux pour la nourriture, l’espace et même l’oxygène. Leurs excréments et l’ammoniac sortant de leurs branchies rendent l’eau plus toxique. Nos poissons locaux, dans des conditions stressantes, deviennent vulnérables aux maladies. Les poissons-crocodiles sont cependant très rustiques. Ils sont même équipés pour survivre à toute épidémie, tandis que les carpes sont les premières à périr », a déclaré TK Ghosh, professeur agrégé de département d’aquaculture à l’Université des sciences animales et de la pêche du Bengale occidental.

Ces dernières années, un pic alarmant dans les incidents de poissons morts en grand nombre a été signalés dans les étangs et les lacs de la ville. Très récemment, des centaines de poissons morts ont été trouvés flottant dans le lac Rabindra Sarobar.

Les experts craignent que les décès puissent être les retombées directes de la montée d’espèces exotiques telles que le crocodile et l’alligator.

« Les goûts de l’Alligator Gar et du Cuban Gar ont fait des ravages dans les zones humides de Calcutta est le long de la voie de contournement au cours de ces dernières années. Comme ces espèces se nourrissent d’algues trouvées sur les lits des lacs et des étangs, elles sont engagées dans une bataille pour la survie contre des poissons autochtones ayant des habitudes alimentaires similaires ».

Des Guppys sont souvent libérés dans les étangs et les drains pour contrôler les moustiques, mais ils deviennent envahissants et mangent des œufs d’autres poissons.

Les fonctionnaires du département des pêches ont affirmé que l’invasion extraterrestre dans des eaux est largement responsable de la disparition de certains poissons indigènes populaires du plateau Bengale. Jusqu’à 39 de ces espèces ont été classées comme en danger et ont besoin de conservation

Les experts ont déclaré que les mâles du Crocodile Fish sont connus pour creuser des terriers et des tunnels dans les rives en terre du plan d’eau où les femelles pondent leurs œufs. Ces terriers affaiblissent les berges et entraînent une érosion accrue des berges. Les experts sont loin d’avoir trouvé le moyen d’inverser cette tendance alarmante. Attraper et tuer ces espèces exotiques n’est pas une solution réalisable car elles se reproduisent de manière exponentielle.

« Il y a des jours où nous en attrapons 50 à 100 kilos. Nous les appelons aussi Kargil Fish alors qu’ils commençaient à infester nos eaux après la guerre de Kargil. Ces poissons ne peuvent pas être mangés et même les oiseaux et les chiens ne se nourrissent pas d’eux. Nous les coupons en morceaux et les nourrissons au poisson-chat nord-africain ou thaïlandais qui sont cultivés dans les bheris », a déclaré un ouvrier à Sardar bheri de Chingrihata.

Certains suggèrent que la seule façon de s’en débarrasser est de vider ces lieux de toute l’eau, là où ils se reproduisent et ensuite de les tuer systématiquement. Cependant, si l’idée semble séduire au mieux, certains appellent à la nécessité d’une plus grande sensibilisation du public sur la détention de ces espèces.

Les scientifiques prévoient maintenant de mener une étude dans les plans d’eau de la ville pour avoir une idée de leur nombre de ces espèces actuel et évaluer les dommages qu’elles ont déjà causés à l’habitat aquatique.

Les écologistes en Inde ont identifié plus de 30 plantes et animaux qui entrent dans cette catégorie des espèces indésirables et envahissantes. La liste comprend des créatures apparemment inoffensives et pathogènes causant des maladies telles que le pigeon, l’escargot géant africain, le vibrio cholerae, le poisson tilapia et la jacinthe d’eau, entre autres. Des espèces de cerfs tachetés, de poissons Magur et de rats noirs, originaires de l’Inde, ont, eux aussi, envahi les rivages étrangers.

Ce fait divers survenu en Inde montre à quel point la responsabilité des aquariophiles, passionnés d’espèces indigènes de tous les continents doivent exercer leur passion dans le respect de la nature qui leur est proche. Le simple rejet d’une plante (Cas de la Taxifolia caulerpa par l’Aquarium de Monaco), d’une espèce animale (les exemples sont nombreux…) peut avoir des répercutions dont les conséquences sont mal mesurées et ont toujours un impact sur la faune et la flore locale pouvant même impacter l’économie locale.

 

Ce sujet, même traité avec humour dans ces lignes doit interpeller tout aquariophile digne de ce nom !

….Faites passer le message !

[2ème partie] La phytothérapie, pour les poissons aussi !

La phytothérapie, pour les poissons aussi !

Les fruits d’aulne

Les fruits d’aulne ont la particularité de baisser très efficacement le PH, compter un fruit pour 15L.

Les fruits d’aulnes sont très utilisés en aquariophilie et notamment dans la maintenance de crevettes.

Ils ont des propriétés antifongiques, et antibactériennes, permette de baisser légèrement le Ph, et facilitent la mue des crevettes et autres.

Les cônes d’aulne nommé aussi fruit d’aulne contiennent des acides humiques et tanniques de qualité qui protègent naturellement vos poissons d’aquarium de nombreuses maladies.

Ils sont recommandés pour les poissons originaires des zones tropicales à eau “noire”, comme les Discus, les cardinalis, les scalaires, les cichlidés nains, mais aussi les crevettes qui en plus d’apprécier les tannins aiment venir manger la micro-faune et flore qui se

développe sur le fruit.

Caractéristiques des cônes :

  • Créent une eau d’aquarium proche de celle où vivent à l’état naturel les poissons tropicaux
  • Favorisent le bien-être, la vitalité et stimule le frai
  • Préviennent les mycoses des poissons et les moisissures des œufs
  • Acidifient l’eau et baisse le pH
  • Ce sont des produits 100% naturel.

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4ème Bourse aquariophile de Ronchin le 22 avril 2018

L’association LAC a le plaisir de vous annoncer sa 4ème bourse aquariophile et terrariophile le dimanche 22 avril 2018 à Ronchin. Cette bourse aux poissons et aux reptiles se tiendra dans la salle des fêtes de Ronchin, située place de Halle.

La salle Alfred Colin sera ouverte au public de 10h à 17h. L’entrée est gratuite.

Pour tout contact : assolac59@gmail.com
07.50.31.49.00 (Christian) ou 06.23.46.55.56 (Laurent)

Le site : http://lac59.fr/

La fiche d’inscription : http://lac59.fr/4eme-bourse-aquario-et-terrario-du-lac-le-22-avril-2018-a-ronchin/

Loisirs Aquaterrariophiles Club (alias LAC) est une association loi 1901 existant depuis 2008 dans le département du Nord (59), département intégré dans la région Hauts-de-France. Le club aquariophile est située à Ronchin, au cœur de la métropole lilloise.

Bourse aquariophile à Angers (49) le 3 juin 2018

L’Association Angevine des Amis Aquariophiles (alias les 4A) organise une bourse aquariophile le dimanche 3 juin 2018 à Angers, dans le Maine-et-Loire (49). Cette bourse aux poissons sera ouverte de 10h à 17h dans la salle du Doyenné.
Durant cette manifestation, une tombola et une restauration seront mises en place. L’entrée est gratuite.
Lieu : Salles municipales du Doyenné
58 Boulevard du Doyenné
49100 Angers

Site : https://www.facebook.com/AssociationAngevinedesAmisAquariophiles/

[1ère partie] La phytothérapie, pour les poissons aussi !

La phytothérapie, pour les poissons aussi !

 

Phytothérapie – une médecine douce pour soigner nos poissons

Après plusieurs heures de recherche sur Internet, dans les livres et revue spécialisées, j’ai finalement réussi à glaner quelques informations, pas assez à mon goût mais je souhaite quand même partager avec vous le fruit de mes recherches … ça nous change de l’allopathie que tout le monde connait et qui malheureusement utilise pas mal de produits chimiques et qui selon moi n’est pas forcément bénéfique pour notre organisme.

Parfois, malheureusement nous n’avons pas le choix et il nous faut suivre des traitements dits traditionnels.

Qu’est-ce que la médecine douce ?

C’est une médecine alternative à la médecine allopathie et qui est dîtes naturelle. On utilise donc les vertus (préventives ou curatives) des plantes dîtes médicinales, celles-ci peuvent se situer dans les racines, les fruits, les bourgeons, les feuilles, l’écorce etc.

On la trouve sous diverses formes : gélule, comprimé, granulés, teinture mère, huiles essentielles, eau florale, décoction, jus, cataplasme…

La médecine douce est très vaste, les plus connues sont la phytothérapie, l’homéopathie mais aussi la gemmothérapie, l’argilothérapie, l’acupuncture et bien d’autres encore. Rassurez-vous il n’est pas question de vous proposer des bains de boues à pratiquer sur vos petits poissons ni vous apprendre à manier des aiguilles…

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1ère Bourse aquariophile du Groupe Aqua-Terrariophile Montalbanais le 6 mai 2018

Le Groupe Aqua-Terrariophile Montalbanais 82 organise dimanche 6 mai à 10:00 – 17:00 sa première bourse d’échange NAC.  Venez y découvrir des poissons, des plantes et animaux en tout genre….

Salle des fêtes CARREYRAT

Clos du Carrerat

8200 MONTAUBAN

15 éme salon de l’Aquariophilie et Terrariophilie à ANTIBES le 5 et 6 mai 2018

Samedi 5 et Dimanche 6 Mai 2018, l’association Aquario-passion organise sa 18ème Bourse aux Poissons et Coraux, dans le cadre du 15ème  Salon Azuréen de l’Aquariophilie et de la terrariophilie.

Programme :
08.00 – 11.00 : Accueil des Poissons et Coraux
10.00 : Ouverture salon au public
12.00 – 13.00 : Contrôle sanitaire de la bourse
13.00 : Ouverture de la bourse aux membres AP et AFC (vente des Poissons et Coraux)
13.15 : Ouverture de la bourse au public (vente des Poissons et Coraux)
18.00 : Fermeture du Salon
Uniquement Dimanche 6 Mai 2018
17.00 : Tirage des gagnants des bons de soutien à l’Association
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Organisé par l’association Aquario-Passion. Sur place, les visiteurs trouveront poissons et plantes d’eau douce, poissons marins et coraux, reptiles, araignées, et matériels divers. De nombreux aquariophiles et terrariophiles, amateurs ou professionnels, présenteront animaux et matériels. Chaque jour, une bourse aux poissons d’élevages amateurs se déroule à partir de 13h15. Une tombola est aussi organisée avec vente de bons au profit de l’association (tirage au sort le dimanche à 17h)
Buvette et restauration sur place en continu. Entrée libre.
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Renseignements et réservations :
Aquario-passion au 04 93 33 50 53 (entre 18h30 et 21h SVP).
E-mail sur site :

www.aquario-passion.com ou titus06@9online.fr ou aquariopassion06@gmail.com

Site

http://www.antibesjuanlespins.com/fr/evenements/15e-salon-azur%C3%A9en-daquariophilie-et-de-terrariophilie

Bourse aquariophile de Lanester le 28 avril 2018

Le club aquariophile de Lanester organise sa bourse aquariophile le 28 avril 2018 de 10h00 à 17h00.

Adresse : FOYER LAIQUE LANESTER

4, Rue Gerard PHILIPE

56600 LANESTER

Tel: : 02 97 76 11 50

Pérou, les poissons du District de Jenaro Herrera

Le mot de l’auteur

Comme je maintiens diverses espèces de cette région, je me suis intéressé à ses caractéristiques, et peu à peu, j’ai réuni de quoi constituer un mini-dossier sur ce district péruvien.

C’est au 16ème siècle que les espagnols de Pizzaro découvrirent le Pérou des incas, incas qui furent rapidement balayés par les conquistadores.
Aujourd’hui, le Pérou comprend 30 millions d’habitants, dont un tiers résident dans la capitale, Lima.
Le Pérou est grand comme deux fois la France, et plus de 70% de sa surface est une jungle dense, à l’est de la cordillère des Andes.

Carte du Pérou

Cette jungle, de type amazonienne, dissimule encore de nombreux secrets, et la présence d’indiens bravos, c’est-à-dire sans contact avec les péruviens, n’est pas des moindres.

Bien que comme partout le progrès rogne peu à peu sur la forêt, on estime que subsistent encore une quinzaine de tribus sans aucun contact avec la « civilisation », citons parmi celles-ci les Cacataibos, les Isconahua, les Matsigenka, les Mashco-Piro, les Mastanahua, les Murunahua (ou Chitonahua), les Nanti et les Yora.

La partie Est du pays, la jungle donc, est encore très peu peuplée, avec par exemple 2,4 habitants par km2 dans la région de Loreto, au nord-est, et 1,3 habitants  par km2 dans la région de Madre de Dios.

Les anciens départements du Pérou ont été transformés en régions, ce qui peut générer une confusion dans la localisation.
Dans cette fiche, c’est la région de Loreto qui nous intéresse, de  loin la plus grande, au nord-est, recouvrant une partie de la jungle péruvienne.

Emplacement de la région de Loreto

La capitale régionale est Iquitos, essentiellement accessible par avion et  bateau.
C’est dans le Loreto que se trouve le Parc national de la Sierra del Divisor, l’un des plus grands parcs nationaux mondiaux.

Le district qui nous intéresse ( un district est la plus petite division administrative au Pérou) est Jenaro Herrera, souvent orthographié Gennaro Herrera.
C’est la première orthographe qui est la bonne, le district tirant son nom de la ville de Jenaro Herrera, ainsi nommée en mémoire de Ernesto Herrera Torres Jenaro, écrivain et avocat.

C’est l’un des 11 districts de la Province de Requena, située dans la région de Loreto.
La capitale éponyme du district est située sur les bords du río Ucayali, qui provient bien évidemment de la Cordillère des Andes.

Le rio Ucayali

Jenaro Herrera est situé en amont de la confluence du rio Ucayali et du rio Maranon, qui iront ensuite alimenter l’Amazone.

Carte de Jenaro Herrera

Le district est situé au sud de la Réserve nationale Allpahuayo  Mishana, qui protège de nombreuses richesses, qu’il s’agisse de la faune ou de la flore.

A l’ouest, c’est l’immense réserve nationale Pacaya Samiria qui borde Jenaro Herrera.

A noter, ces deux réserves sont visitables, et il est possible d’y loger.

Les poissons constituent une base alimentaire importante dans cette partie du Pérou, et on y rencontre, plus au nord vers Iquitos, des sites de pêche sportive.

Gamitana

Tucunare

Recenser les poissons du district est un véritable casse-tête. 

Notons que de plus, l’ensemble de la région comprend plus de 300  espèces endémiques, dont une bonne partie est constituée de poissons maintenus en aquariophilie.

La majeure partie des exportations s’effectue vers les USA et l’Asie, la France représente 2% du total des exportations (6% pour l’Allemagne).
Hélas, pour des raisons alimentaires, les Tilapia ont été introduits au Pérou, et leur croissance est exponentielle, toutefois moins dans le Loreto que dans les autres régions.

Le biotope

Eau blanche : visibilité faible, du fait des minéraux et sédiments  dissous dans l’eau. Fréquemment il n’y a que du bois et des feuilles mortes. L’eau blanche affiche souvent les valeurs suivantes :
pH  compris entre 6.2 et 7.2
kH  compris entre 0.2 et 0.4
GH  inférieur à 1°

Eau claire : peu de sédiments dissous, donc meilleure visibilité, l’eau provient de massif montagneux.  Nombreuses roches, dépourvue de végétation.
Le pH est compris entre 4.5 et 7.8
Le kH est inférieur à 0.3
La dureté totale, GH est comprise entre 0.3 et 0.8°

Eau noire : eau colorée et chargée de tanins ainsi que de divers acides humiques dus à la décomposition des feuilles et branches d’arbres, un exemple : le Rio Negro. Les rivières coulent sous le couvert des arbres, et comme elles reçoivent peu de lumière et que l’eau est acide et faiblement minéralisé, elles sont généralement dépourvues de végétation. L’eau est transparente, bien que de couleur thé. Les poissons se cachent dans les racines des grands arbres, et dans les branchages tombés. 
Le pH est compris entre 3.8 et 4.7
Le kH est non-mesurable (faible quantité de carbonates)
La dureté totale : 0.1° GH
Les eaux noires se rencontrent le plus souvent au nord du bassin amazonien, les eaux blanches à l’ouest, et les eaux claires à l’est, mais c’est bien évidemment une généralité souffrant d’exceptions.

Les rios les plus représentatifs, et fréquemment cités, sont :
Eaux noires : Rio Negro, le Rio Abacaxis, le haut Rio Trombetas et le haut Rio Nhamunda.
Eaux blanches : Rio Solimoes, le Rio Amazonas, le Rio Madeira et le Rio Branco.
Eaux claires : Rio Tapajós, le rio Xingu, le rio Guaporé et le Rio Tocantins.

Pour la région qui nous intéresse, Jenaro Herrera, le cours d’eau principal est l’Ucayali.

Ce Rio coule sud-nord, en provenance de la région de l’Ucayali, rejoignant le Rio Maranon, pour constituer la source principal de l’Amazone.
Le Rio Ucayali provient de la confluence du Río Tambo et du Río Urubamba à la hauteur d’Atalaya.

Ces deux derniers Rios viennent des Andes, et plus précisément du système glaciaire andin.

Mais le Tambo et l’Urubamba parcourent plus de 800 kms en forêt avant de créer l’Ucayali.

Ce dernier a de nombreux affluents, fréquemment en provenance des Andes, qu’il longe du sud au nord.

 L’Ucayali.

Le bassin de L’Uacayali est complexe, avec d’innombrables îles sur le cours principal, des affluents d’origine diverses, et de nombreux bras morts.

C’est bien souvent dans ces derniers, riches en eaux noires, que nous allons trouver des espèces de cichlidés, soit endémiques, soit répandues sur de plus vastes biotopes.

De manière générale, les biotopes abritant des cichlidés dans cette région vont se caractériser par l’absence de plantes aquatiques, avec par contre beaucoup de plantes flottantes (je mets des lentilles d’eau dans mes bacs, afin de filtrer la lumière, mais attention , il convient de prévoir leur ramassage régulier, tant l’expansion est rapide)

Le substrat est sablonneux, souvent de sable blanchâtre et très fin ( important pous la conservation des apistos), avec du limon le recouvrant, et sur ce limon, des couches importantes de feuilles et de brindilles (bien sûr, j’utilise de la catappa)

Pas ou peu de roches, dans le milieu naturel, et cela va de soi, les racines immergées sont nombreuses.

Toutefois, d’autres familles sont représentées dans ce biotope, bien évidemment, et nombre d’espèces sont également endémiques.
Etablir une liste précise des 5000 espèces qui vivent au Pérou (espèces connues à ce jour !) voir même des 1800/2000 endémiques serait fastidieux, et inutile.

D’innombrables Characidés, des Callichthyidae également..

Planète Catfish a  une longue liste d’autres poissons-chats , et notamment des espèces du bassin du Rio Ucayali.

Pour les cichlidés, je suis parti de la base solide que constitue le livre «  Cichlids fishes of the Amazon drainage of Peru », de Sven Kullander, publié en 1986, que j’ai actualisé bien évidemment.

Bien sûr, impossible de citer les cichlidés du Pérou sans évoquer Patrick de Rham, que Kullander cité à différentes reprises.
A cette époque, Kullander parle de 55 espèces de cichlidés présentes au Pérou.

Il va de soi que ceci évolue sans cesse, par exemple en octobre de cette année, deux nouvelles espèces d’apistos ont été découvertes dans le Loretto.

Kullander avait en effet noté la présence intéressante de ces cichlidés endémiques, et je vais tenter d’insister plus particulièrement sur le bassin de l’Ucayali, et de la région de Jenaro Herrera.


Le port de Jenaro Herrera.

Cichlidés a priori endémiques.

Genre : Aequidens Espèce : patricki, endémique d’une zone limitée aux rivières Rio Aguaytía et Rio Pachitea ( cf fiche sur cet Aequidens sur le forum)
Genre : Aequidens Espèce : sp. Jenaro Herrera, bassins Ucayali et Nanay,secteur du bas Ucayali (cf fiche sur cet Aequidens sur le forum)
Genre : Andinoacara Espèce : stalsbergi, biotope : les rivières et les lacs trans-andins de la côte Pacifique.
Genre : Apistogramma Espèce : allpahuayo, Rio Nanay
Genre : Apistogramma Espèce : amoena, Río Ampiyacu dans le bassin du Rio Amazonas.
Genre : Apistogramma Espèce : atahualpa, Rio Nanay
Genre : Apistogramma Espèce : baenschi, Rio Shanushi, dans la zone inférieure du bassin du Rio Huallaga
Genre : Apistogramma Espèce : barlowi, bassin du Río Ampiyacu
Genre : Apistogramma Espèce : cinilabra, 78 Km au sud d’Iquitos, entre Iquitos & Nauta, 4°00’46”.2″S, 7327’47.7″W,lacs et étangs
Genre : Apistogramma Espèce : eremnopyge, Rio Pintuyacu, un affluent du Rio Itaya près 
d’Iquitos
Genre : Apistogramma Espèce : feconat, Rio Pucacuro, district de Loretto
Genre : Apistogramma Espèce : Huascar, Rio Nanay
Genre : Apistogramma Espèce : nijsseni, Río Carahuayte et Río Yavarí, affluents du Río Ucayali
Genre : Apistogramma Espèce : ortegai, petits cours d’eau affluents de la rivière Ampiyacu près de Pebas
Genre : Apistogramma Espèce : panduro, Río Tahuayo et Río Tamshiyacu, bassin du Río Ucayali 
(cf fiche sur cet Apistogramma sur le forum)
Genre : Apistogramma Espèce : paulmuelleri, Rio Quebrada, entre Iquitos et Nauta
Genre : Apistogramma Espèce : sp Alto Tapiche, Rios Ucayali et Tapiche
Genre : Apistogramma Espèce : urteagai, bassin du Rio Madre de Dios
Genre : Apistogramma Espèce : wolli, Origine : Cabo Pontoja,district de Loretto
Genre : Bujurquina Espèce : apoparuna, Rio Ucayali
Genre : Bujurquina Espèce : cordemadi ; Madre de Dios
Genre : Bujurquina Espèce : eurhinus, ville de Pilcopata, partie supérieure du Madre de Dios, Parc national de Manu, Rio Colorado et rio Marcapata
Genre : Bujurquina Espèce hophrys,   Rio Pachitea et Rio Aguaytía , Bassin supérieur du Rio Ucayali
Genre : Bujurquina Espèce : huallagae, Rio Huallaga, un affluent du río Marañón,près de la ville de Tingo Maria, et  à Tarapoto (sur le rio Shilcayo ?)
Genre : Bujurquina Espèce : labiosa, Rio Chinipo  bassin supérieur du Rio Ucayali  
Genre : Bujurquina Espèce : megalospilus,   Rio Pachitea et Rio Aguaytía , Bassin supérieur du Rio Ucayali
Genre : Bujurquina Espèce moriorum, Rio Quebrada Carahuayte,bassin de l’Ucayali,et dans la région de  Mazam au bord du Rio Napo 
Genre : Bujurquina Espèce : ortegai,   Rio Mayo, bassin du Rio Huallaga
Genre : Bujurquina Espèce : robusta, Rio Chinipo  bassin supérieur du Rio Ucayali  
Genre : Bujurquina Espèce : syspilus, Rio Pacaya, bassin du Rio Ucayali, et Rio Yavarí
Genre : Bujurquina Espèce :tambopatae, Rio Tambopata (bassin Río Madre de Dios). 
Genre : Crenicichla Espèce :Anthurus, Rios Ucayali, Huallaga (affluent du Río Marañon), Putumayo, Napo et Amazone (au Pérou). 
Genre : Tahuantinsuyoa Espèce : macantzatza, Rio Aguaytía, dans le Haut Ucayali


Apistogramma allpahuayo


Bujurquina peregrinabunda,photo A.Stalberg


Crenicichla anthurus

Cichlidés non-endémiques

Genre : Acarichthys Espèce : heckelii
Genre : Acaronia Espèce : nassa
Genre : Aequidens Espèce : diadema
Genre : Aequidens Espèce : tetramerus
Genre : Andinoacara Espèce : rivulatus
Genre : Apistogramma Espèce : agassizii (cf fiche sur cet Apistogramma sur le forum)
Genre : Apistogramma Espèce : aguarico
Genre : Apistogramma Espèce : bitaeniata
Genre : Apistogramma Espèce : cacatuoides (très présent dans le bassin de l’Ucayali)
Genre : Apistogramma Espèce : cruzi
Genre : Apistogramma Espèce : eunotus
Genre : Apistogramma Espèce : juruensis
Genre : Apistogramma Espèce : luelingi
Genre : Apistogramma Espèce : moae
Genre apistogramma Espèce : rubrolineata
Genre Apistogrammoides Espèce : pucallpaensis ( se rencontre dans l’Ucayali)
Genre : Astronotus Espèce : crassipinnis
Genre : Astronotus Espèce : ocellatus
Genre : Biotodoma Espèce : cupido
Genre : Bujurquina Espèce : peregrinabunda
Genre : Chaetobranchus Espèce flavescens
Genre : Cichla Espèce : monoculus
Genre : Cichlasoma Espèce : amazonarum
Genre : Cichlasoma Espèce boliviense
Genre : Cichlasoma Espèce : festae
Genre : Crenicara Espèce : punctulatum ( se rencontre dans l’Ucayali)
Genre : Crenicichla Expèce : cincta
Genre : Crenicichla Espèce :cyanonotus
Genre : Crenicichla Espèce :johanna
Genre : Crenicichla Espèce : lucius
Genre : Crenicichla Espèce : proteus ( se rencontre dans l’Ucayali)
Genre : Crenicichla Espèce : reticulata
Genre : Crenicichla Espèce : sedentaria ( se rencontre dans l’Ucayali)
Genre : Geophagus Espèce : proximus ( se rencontre dans l’Ucayali)
Genre : Heros  Espèce : efasciatus
Genre : Hypselecara Espèce : temporalis ( se rencontre dans l’Ucayali)
Genre : Laetacara Espèce : flavilabris
Genre : Laetacara Espèce : thayeri
Genre : Mesonauta Espèce : festivus
Genre : Mesonauta Espèce : mirificus
Genre : Pterophyllum Espèce : scalare
Genre :Satanoperca Espèce :jurupari ( se rencontre dans l’Ucayali)
Genre : Symphysodon Espèce : aequifasciatus

Cette liste n’est sans doute pas complète, et qu’elle sera obsolète au fur et à mesure de la découverte de nouvelles espèces. 

Ce qui est frappant en consultant cette liste c’est l’hyper représentativité de certains genres, comme Bujurquina, par exemple.

Dans les endémiques, on relève 2 Aequidens, 1 Andinoacara, 16 Apistogrammas, 12 Bujurquina, 1 Crenicichla et l’oiseau rare, 1 Tahuantinsuyoa.
Dans les non-endémiques, j’ai noté : 1 Acarichthys , 1 Acaronia , 2 Aequidens ;1 Andinoacara ; 10 Apistogramma, Genre 1 Apistogrammoides , 2 : Astronotus, 1 : Biotodoma , 1Bujurquina ; 1Chaetobranchus , 1Cichla, 2 Cichlasoma , 1 Crenicara, 7 Crenicichla, 1 Geophagus, 1 Heros, 1 Hypselecara, 2 Laetacara, 2 Mesonauta, 1 Pterophyllum, 1 Satanoperca, et 1 Symphysodon.
Soit 74 espèces.

En faisant un mini-organigramme, on obtient donc : Pérou > Loretto, Ucayali, et enfin Jenaro Herrera.

Inutile de revenir sur les conditons générales de maintenance des espèces issues de ce biotope, mais attention aux Bujurquina, qui bien souvent présentent des conditions de maintenance assez différentes.

Pour les espèces du biotope Jenaro Herreara, si l’on souhaite respecter ce biotope, on peut les maintenir en bac communautaire avec Corydoras panda et Corydoras trilineatus, qui se trouvent dans l’Ucayali.

Brochis multiradiatus sera également un compagnon sensiblement du même biotope.

Toujours chez les siluriformes, Ancistrus. Rio Ucayali porte un nom qui me dispense de tout commentaire.

Chez les Plecos, Panaqolus albivermis fera très bel effet.

Parmi les tetras de l’Ucayali, on trouve Hyphessobrycon frankei, Hyphessobrycon loretoensis, Hyphessobrycon peruvianus.

Plus commun, Paracheirodon innesi ne sera pas dépaysé non plus. Nannostomus trifasciatus serait également à son aise.


Panaqolus albivermis

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Uaru