Les poissons nettoyeurs….et les cichlidés !

Franchement en regardant cette image, nous aurions tous du mal à trouver un poisson assez audacieux pour pénétrer volontairement dans la bouche d’un super prédateur tel que le requin !

Pourtant c’est possible et c’est précisément ce que fait un humble poisson marin appelé le labre.

Ces poissons intrépides nagent directement dans la bouche intimidante remplie de dents des requins sans y réfléchir, et, fait surprenant, les requins adorent ça !

Beaucoup supposeraient que le requin profiterait d’un tel moment pour s’offrir un repas gratuit, sans effort de chasse, en grignotant d’un simple coup de mâchoire le labre, mais c’est le contraire qui se produit : c’est le labre qui gagne le repas gratuit.

En effet, ces petits poissons mangent les parasites qui résident sur le corps des requins, ce qui profite au requin en conséquence.

En outre, le nettoyeur trouvera également à l’intérieur de la bouche du requin les restes que le requin n’a pas déjà avalés.

C’est un peu surprenant que le requin ne profite pas d’un petit poisson audacieux comme le labre nettoyeur, mais le requin est bien conscient du travail fait par le labre nettoyeur qui assure l’élimination des parasites et des restes de nourriture ce qui, avant tout, est bon pour sa santé.

Les poissons nettoyeurs sont des poissons qui fournissent un service à d’autres espèces de poissons en éliminant les peaux mortes et les ectoparasites.

Ceci est un exemple de mutualisme, une interaction écologique qui profite aux deux parties.

Une grande variété de poissons montre des comportements de tels comportements de nettoyage.

Cela comprend, parmi d’autres les labres, quelques cichlidés, des poissons-chats et les gobies, ainsi que par un certain nombre d’espèces différentes de crevettes nettoyeurs .

Il y a aussi au moins un imitateur et à la fois un opportuniste prédateur :  le Blennie à dents de sabre : Le Blennie à dents de sabre (Plagiotremus tapeinosoma, BLEEKER, 1857).

Le blennie à dents de sabre imite un poisson nettoyeur mais, en fait, mord des morceaux de nageoire des poissons dont il est sensé faire le nettoyage !

Sa dentition est composée d’une rangée très dense de longues dents incisiformes par mâchoire et d’une paire de très grandes canines incurvées en partie antérieure de la mâchoire inférieure (les « dents de sabre »).

L’extrémité des incisives est fine et en forme de coin, de façon à pouvoir saisir et arracher des écailles.

En fait quand on parle de poissons nettoyeur en aquariophilie, on se réfère souvent à ceux qui recherchent un poisson ou un invertébré qui nettoierait l’aquarium à leur place sans que jamais, en tant qu’aquariophile il n’ait à faire l’entretien de leur bac…

Désolé vous vous mettez le doigt dans l’œil car cette créature mythique n’existe pas.

Cependant, de nombreux animaux font un excellent travail en mangeant les restes de nourriture, les algues, les feuilles de plantes mourantes et même les escargots nuisibles.

A savoir…

Les mangeurs d’algues

Votre bac est en route depuis quelques tems, vus avez donc franchi le premier obstacle et cyclé ce bac et au bout de quelques semaines survient un nouveau problème : les algues !

Vous vous rendez à la boutique d’aquariophilie la plus proche, souvent une grande enseigne, et vous vous renseignez sur ce problème d’algues embarrassantes, et là un gentil vendeur vous vend un poisson qui est réputé être le les algues !

La liste des mangeurs d’algues n’est pas très longue mais, ce qu’il faut savoir, c’est que ces poissons sont relativement peu efficaces !!!

Bien sûr, il y a des poissons qui grignotent les algues quand ils sont jeunes, et il y a des poissons avec de grandes bouches de ventouse qui semblent gratter les algues des rochers mais la vérité est que tous ces poissons oublieront très rapidement les algues quand on leur offrira une alimentation de qualité sous forme de flocons, granulés, lyophilisés, surgelés ou vivants.

Les charognards

Contrairement aux mangeurs d’algues, les charognards existent bien : ce sont, entre autres animaux aquatiques, des poissons qui se nourrissent sur le fond en ramassant la nourriture qui atteint le sol, sous toutes ses formes.

A cet égard, la présence de ces poissons de fond dans un aquarium et leur mode d’alimentation aideront à garder à maintenir le fond du bac…moyennant quelques réserves !

Le charognard est considéré comme une sorte d’aspirateur des fonds aquatique un éboueur général capable de tout mettre au propre, le touche-à-tout de l’aquarium.

Chaque aquarium qui se respecte doit avoir un ou deux de ces poissons nettoyeurs, dont la tâche est de maintenir le sol de l’aquarium propre, en libérant le réservoir de tous les restes de nourriture donnés aux autres poissons et également d’autres petits organismes.

Cependant, contrairement à ce que vous pourriez penser, ces poissons ne sont pas capables d’éliminer tous les déchets, comme les excréments et les feuilles flottantes, ce qui est un travail que nous devons assumer nous-mêmes.

De plus, la plupart des gens sont convaincus que ces petits poissons sont capables de se nourrir et de survivre grâce à ce qu’ils ingèrent lors du nettoyage du bac seul, mais ce n’est pas le cas: ce sont, après tout, des êtres vivants qui ont aussi leurs propres besoins et ils nécessitent une alimentation spécifique, sinon ils risquent de tomber malades.

Ces poissons ne mangeront aucune saleté et ils ne garderont pas le gravier ou le réservoir propre pour vous.

Il ne sera possible d’y arriver qu’en aspirant toutes ces saletés du fond de l’aquarium , c’est en sorte le travail ingrat de l’aquariophile !

En fait, il ne faut pas oublier que les poissons de fond ont surtout besoin d’une alimentation complète et variée, comme tout autre poisson.

Il ne faut pas présumer qu’ils reçoivent suffisamment de nourriture en ramassant les restes qui tombent au sol.

Les cichlidés mangeurs de terre « Eartheaters »

Ce groupe de cichlidés sud-américains se compose de plusieurs genres, tels que Gymnogéophagus, Geophagus et Satanoperca …

Ces cichlidés sont connus pour ramasser le substrat dans leur bouche et le filtrer à travers leurs branchies. Tous les restes comestibles sont avalés, digérés dans leur intestin et encore décomposés afin que les plantes puissent plus facilement absorber les sous-produits restants.

Là, on est « hors sujet » !

Ceux qu’on qualifie réellement de « poissons nettoyeurs » sont des poissons qui présentent une stratégie d’alimentation spécialisée qui consiste à fournir un service à d’autres espèces, appelées clients, en enlevant la peau morte, les ectoparasites et les tissus infectés de la surface du corps ou des branchies.

Ces associations temporaires se produisent entre une espèce qui agit en tant que nettoyeur et l’autre espèce en tant que client.

GENERALITES

Les poissons sont beaucoup nettoyés et les poissons nettoyeurs mangent de nombreux parasites (isopodes gnathiidés).

Les poissons nettoyeurs sont de petits poissons qui éliminent les écailles, le mucus et les parasites tels que le pou du poisson de la surface d’autres poissons, que les scientifiques appellent des clients. Depuis des années, les scientifiques tentent de comprendre la nature de la relation entre les poissons nettoyeurs et leurs clients.

Les nettoyages réguliers aident-ils les clients à vivre plus longtemps, en meilleure santé et plus heureux, ou les poissons nettoyeurs utilisent-ils simplement les clients pour obtenir un repas gratuit ?

Étant donné que les espèces de poissons clientes ont une durée de vie de plusieurs années, la question est posée de savoir si les poissons qui visitent régulièrement les nettoyeurs vivent plus longtemps que les poissons qui ne le font pas.

Les observations faites monteraient cependant un comportement assez atypique de la part de ces poissons de nature à indiquer que les poissons clients apprécient leurs nettoyages.

D’une part, les poissons qui veulent être nettoyés prennent ce qu’on appelle une pose d’invitation. Cela permet au poisson nettoyeur de savoir que les clients sont prêts pour leur rendez-vous.

Certains jours, en fait, il y a tellement de poissons à nettoyer qu’ils doivent faire la queue. De plus, certains poissons passent jusqu’à trente minutes par jour à être nettoyés.

C’est beaucoup de temps étant donné qu’ils doivent également s’inquiéter de l’alimentation, de la cour et de l’accouplement.

Enfin, les poissons qui ont plus de parasites ont beaucoup plus tendance à visiter les poissons nettoyeurs que ceux qui n’en ont pas.

En aquaculture, abandonnant au passage l’utilisation de produits chimiques, certaines fermes piscicoles utilisent des poissons nettoyeurs dans leurs enclos marins pour protéger leurs poissons contre les poux.

Saumon atlantique infesté de pou du poisson à différents stades de développement.

Cet exemple de symbiose de nettoyage représente le mutualisme et le comportement de coopération,  une interaction écologique qui profite aux deux parties impliquées.

Poux de mer femelles adultes portant des chaînes d’œufs.

Entre  1994 et 1996, il avait été constaté qu’un seul poisson nettoyeur Labroides dimidiatus pouvait inspecter plus de 2300 poissons clients par jour provenant de plus de 130 espèces et que, étonnamment, chaque poisson nettoyeur mange en moyenne environ 1 200 parasites par jour.

Fait intéressant, les nettoyeurs mangent préférentiellement les larves d’isopodes gnathiidés, des parasites similaires aux tiques terrestres.

Ceux-ci, sont l’un des parasites les plus courants des poissons de récif corallien, mais parce qu’ils sont si mobiles, ils avaient été manqués dans la plupart des enquêtes parasitaires précédentes sur les poissons.

En suivant les poissons sur le terrain, il a été déterminé que la plupart des poissons sont nettoyés quotidiennement, les individus d’une espèce (un poisson-lapin) cherchant des nettoyeurs environ 144 fois par jour.

Cela signifie qu’un individu est nettoyé toutes les 5 minutes!

Cependant, le poisson nettoyeur peut consommer du mucus ou des tissus, créant ainsi une forme de parasitisme appelée tricherie.

Les animaux clients sont généralement des poissons d’espèces différentes, mais peuvent également être des reptiles aquatiques (tortues marines et iguanes marins), des mammifères (lamantins et baleines) ou des poulpes.

Une grande variété de poissons y compris labre, cichlidés, le poisson-chat, syngnathe, lompes et gobies affichent des comportements de nettoyage à travers le monde que cela soit en eau douce, saumâtre,  ou marines.

Ces comportements sont concentrés spécifiquement dans les régions tropicales en raison de haute densité parasitaire.

Un comportement similaire est observé chez d’autres groupes d’animaux, comme les crevettes nettoyeuses

Il existe deux types de poissons nettoyeurs :

  • les nettoyeurs obligatoires à plein temps ;
  • les nettoyeurs facultatifs à temps partiel.

Différentes stratégies se produisent en fonction des ressources et de l’abondance locale de poissons. Le comportement de nettoyage a lieu dans les eaux pélagiques ainsi que dans des endroits désignés appelés stations de nettoyage.

La coloration visible est une méthode utilisée par certains poissons nettoyeurs, où ils affichent souvent une bande bleue brillante qui s’étend sur toute la longueur du corps.

D’autres espèces de poissons, appelées mimiques, imitent le comportement et le phénotype des poissons nettoyeurs pour avoir accès aux tissus de poissons des clients.

Comportement de nettoyage du cichlidé Mesonauta festivus dans les zones humides du Pantanal et la preuve d’une station potentielle de nettoyage d’eau douce

Les interactions de nettoyage sont connues parmi plusieurs groupes de poissons, avec un nombre plus élevé d’enregistrements pour les espèces de poissons marins.

La symbiose est la cohabitation de deux ou plusieurs taxons différents et inclut le mutualisme, le parasitisme et le commensalisme

La première observation enregistrée possible d’une symbiose de nettoyage entre deux espèces différentes a été faite par l’historien grec HERODOTE au cinquième siècle avant JC.

HERODOTE avait observé cette forme de nettoyage interaction entre un oiseau, qu’il avait appelé “le Trochilus” (à ne pas confondre avec le genre colibri Throchilus, Trochilidae) et un crocodile du Nil (Crocodylus niloticus, Crocodylidae) qui, ce dernier, pour se faire enlever les sangsues sur son corps autorisait à l’oiseau l’accès jusqu’à sa bouche.

Oiseau Pluvialis aegypticus nettoyant les dent d’un crocodile du Nil.

Bien que de telles symbioses soient signalées dans les écosystèmes terrestres, elles semblent plus ou moins diversifiées dans les milieux aquatiques, et se rencontrent, en particulier, dans les régions tropicales et environnements marins.

Le comportement de nettoyage est donc une forme de protocole temporaire établi entre 2 ou plusieurs animaux où une espèce prend le rôle de nettoyeur et l’autre celui de client.

Une telle interaction implique des avantages partagés, car le nettoyeur se nourrit principalement d’ectoparasites qu’il prélève sur les branchies, la bouche du client, qui a son corps nettoyé en retour.

Un comportement de nettoyage peut se produire entre les espèces du même groupe taxonomique, ou entre espèces de groupes différents, tels que les oiseaux et mammifères.

LE NETTOYAGE CHEZ LES POISSSONS D’EAU DOUCE

Environ 110 téléostéens marins agiraient comme nettoyeurs.

Les enregistrements d’espèces de poissons d’eau douce ne sont pas aussi nombreux et courants.

Pourtant, on connait quelques exemples…

Les Garra rufa

Ce nom est aussi donné aux Garra rufa, des petits poissons importés de Turquie parfois utilisés pour nettoyer la peau humaine en mangeant les peaux mortes.

Garra rufa, appelé communément Poisson-docteur ou Poisson-chirurgien d’eau douce, poisoon pédicure… est une espèce de poissons de la famille des Ciprinidés.

Il est originaire du Moyen-Orient et est notamment connu pour son action exfoliante.

Appartenant à la famille des cyprinidés, Garra rufa est une espèce grégaire qui doit être maintenue en groupe.

De coloration sombre avec un ventre plus clair, il a une bouche en forme de ventouse, tirée vers le bas, ainsi que deux barbillons.

Il peut habituellement atteindre 14 cm dans son habitat naturel mais dépasse rarement les 8-9 cm en aquarium.

De même, il peut vivre jusqu’à 15 ans mais, en captivité, sa longévité se réduit entre 6 et 8 ans.

Il se nourrit essentiellement de plantes aquatiques et de micro-organismes tels que du phytoplancton, mais c’est un omnivore qui a besoin d’un apport en protéines, végétaux, sels minéraux et vitamines.

Considérant le mode de maintenance de ces poissons, on peut dire qu’on s’approche – suivant certaines considérations – du domaine de l’aquariophilie mais on y est pas vraiment quand même !

On voit très peu d’aquariophiles monter un aquarium pour y plonger leur pieds ou le corps à l’intérieur afin de se faire une pédicure ou un décapage complet !

Et les cichlidés ???

La faune piscicole néotropicale d’eau douce est composée d’environ 4500 espèces, les rapports de comportement de nettoyage, dans cette zone, en eau douce, y sont très rares.

Pourtant….

Bien qu’environ 270 espèces de poissons soient actuellement connues se produire dans le Pantanal brésilien, il n’y a pas de signalement documenté impliquant un comportement de nettoyage…c’est là qu’on y a découvert un tel comportement de la part d’un cichlidé d’Amérique du sud !

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Salon aquariophile à Argenteuil le 6 mars 2021

Après 2 annulations en mars 2020 et novembre 2020, le salon aquariophile d’Argenteuil se tiendra le 6 mars dans la salle TRIUM d’Argenteuil. L’association AVOBACS vous attend nombreux pour son 15ème Salon aquariophile en région parisienne. Salle Atrium Route de Cormeille. ARGENTEUIL – 95100 En transports en commun Gare du Val d’Argenteuil – Ligne J Arrêt Gare du Val d’Argenteuil – Bus 164 En voiture Parking Gratuit Boulevard de la Résistance & Route de Cormeille. Parking Gratuit Val D’Argenteuil. (more…)

Satanoperca pappaterra – 3éme partie

Satanoperca pappaterra – HECKEL 1840

Une façon de se nourrir pour le moins caractéristique, une apparence frappante, un comportement en de nombreux points remarquable et une reproduction pour le moins intéressante…

C’est ainsi et avec ces quelques mots, que l’on définit et caractérise le mieux ces cichlidés appartenant au genre Satanoperca, qui, malheureusement ne sont pas des cichlidés les plus populaires dans en aquariophilie, mais pourtant ils mériteraient bien une attention plus soutenue de la part des aquariophiles pour leurs beauté et leur particularités qui seront évoquées dans cet article.

Pour commencer, il faut savoir que les Eartheaters sont répandus partout en Amérique du Sud.

Six genres composent ce groupe très riche en diversité :

  1. Les Acarichthys dans les rivières de l’Amazonie et Essequibo bassins ;
  2. Les Biotodoma de l’Amazone et l’Orénoque et des bassins versants des fleuves côtiers des Guyanes ;
  3. Les Geophagus répandus dans quatre bassins de grands fleuves ;
  4. Les Gymnogeophagus du bassin versant du Rio Parana ;
  5. Les Retroculus issus des rivières rapides de Guyanes françaises et les bras de l’Amazone ;
  6. Les Satanoperca de l’Amazone et l’Orénoque des bassins versants, et de la Guyane.

Les Satanoperca pappaterra appartiennent donc aux cichlidés d’Amérique du Sud, et sont trouvés dans les bassins fluviaux de l’Orénoque, de l’Essequibo, de la Nickerie, de l’Amazone et du Paraná – Paraguay.

Ils se trouvent principalement dans les zones avec des eaux lentes, mais certaines espèces ont également été enregistrées à partir de rapides.

Ils font partie d’un groupe populairement connu sous le nom de “Eartheaters” car ils se nourrissent en ramassant des bouchées de sable pour tamiser des aliments tels que des invertébrés, des matières végétales et des détritus (la seule exception est l’alimentation en milieu aquatique de Satanoperca acuticeps).

C’est une espèce endémique du bassin amazonien (Rio Guaporé) et du haut Paraguay qui pratique la couvaison buccale retardée.

Les Satanoperca se nourrissent souvent en petits groupes et un individu peut agir et se défendre de façon organisée avec un  gardien, qui chargera sans hésiter un piranha approchant avec sa bouche ouverte et ses nageoires dressées.

Dans la nature, certains poissons sont plus communs que d’autres.

Ainsi, par exemple, entre autres Satanoperca, Satanoperca daemon est très commun dans la plupart des ruisseaux sous la rivière Apure au Venezuela.

Les habitants les appellent “Horse Face” ou “Aspira Terra”.

Satanoperca pappaterra est communément connu sous le nom de « Pantanal eartheater » et localement connu sous le nom de “ cará ” ou “ acará ”.

Dans le bassin amazonien, cette espèce coexiste avec quatre autres espèces du même genre :

  • Satanoperca acuticeps (HECKEL, 1840),
  • Satanoperca daemon (HECKEL, 1840),
  • Satanoperca jurupari (HECKEL, 1840),
  • Satanoperca lilith (KULLANDER & FERREIRA, 1988)

Enfin, il faut le reconnaitre, ce Satanoperca papaterra est tout simplement magnifique.

Ils sont l’exemple vivant de la façon dont la morphologie et le comportement des poissons s’adaptent pour exploiter des niches biologiques particulières et coloniser avec succès des zones spécifiques de cours d’eau; dans leur cas, le fond des cours d’eau.

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Satanoperca pappaterra – 2éme partie

Satanoperca pappaterra – HECKEL 1840

Une façon de se nourrir pour le moins caractéristique, une apparence frappante, un comportement en de nombreux points remarquable et une reproduction pour le moins intéressante…

C’est ainsi et avec ces quelques mots, que l’on définit et caractérise le mieux ces cichlidés appartenant au genre Satanoperca, qui, malheureusement ne sont pas des cichlidés les plus populaires dans en aquariophilie, mais pourtant ils mériteraient bien une attention plus soutenue de la part des aquariophiles pour leurs beauté et leur particularités qui seront évoquées dans cet article.

Pour commencer, il faut savoir que les Eartheaters sont répandus partout en Amérique du Sud.

Six genres composent ce groupe très riche en diversité :

  1. Les Acarichthys dans les rivières de l’Amazonie et Essequibo bassins ;
  2. Les Biotodoma de l’Amazone et l’Orénoque et des bassins versants des fleuves côtiers des Guyanes ;
  3. Les Geophagus répandus dans quatre bassins de grands fleuves ;
  4. Les Gymnogeophagus du bassin versant du Rio Parana ;
  5. Les Retroculus issus des rivières rapides de Guyanes françaises et les bras de l’Amazone ;
  6. Les Satanoperca de l’Amazone et l’Orénoque des bassins versants, et de la Guyane.

Les Satanoperca pappaterra appartiennent donc aux cichlidés d’Amérique du Sud, et sont trouvés dans les bassins fluviaux de l’Orénoque, de l’Essequibo, de la Nickerie, de l’Amazone et du Paraná – Paraguay.

Ils se trouvent principalement dans les zones avec des eaux lentes, mais certaines espèces ont également été enregistrées à partir de rapides.

Ils font partie d’un groupe populairement connu sous le nom de “Eartheaters” car ils se nourrissent en ramassant des bouchées de sable pour tamiser des aliments tels que des invertébrés, des matières végétales et des détritus (la seule exception est l’alimentation en milieu aquatique de Satanoperca acuticeps).

C’est une espèce endémique du bassin amazonien (Rio Guaporé) et du haut Paraguay qui pratique la couvaison buccale retardée.

Les Satanoperca se nourrissent souvent en petits groupes et un individu peut agir et se défendre de façon organisée avec un  gardien, qui chargera sans hésiter un piranha approchant avec sa bouche ouverte et ses nageoires dressées.

Dans la nature, certains poissons sont plus communs que d’autres.

Ainsi, par exemple, entre autres Satanoperca, Satanoperca daemon est très commun dans la plupart des ruisseaux sous la rivière Apure au Venezuela.

Les habitants les appellent “Horse Face” ou “Aspira Terra”.

Satanoperca pappaterra est communément connu sous le nom de « Pantanal eartheater » et localement connu sous le nom de “ cará ” ou “ acará ”.

Dans le bassin amazonien, cette espèce coexiste avec quatre autres espèces du même genre :

  • Satanoperca acuticeps (HECKEL, 1840),
  • Satanoperca daemon (HECKEL, 1840),
  • Satanoperca jurupari (HECKEL, 1840),
  • Satanoperca lilith (KULLANDER & FERREIRA, 1988)

Enfin, il faut le reconnaitre, ce Satanoperca papaterra est tout simplement magnifique.

Ils sont l’exemple vivant de la façon dont la morphologie et le comportement des poissons s’adaptent pour exploiter des niches biologiques particulières et coloniser avec succès des zones spécifiques de cours d’eau; dans leur cas, le fond des cours d’eau.

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Satanoperca pappaterra – 1ère partie

Satanoperca pappaterra – HECKEL 1840

Une façon de se nourrir pour le moins caractéristique, une apparence frappante, un comportement en de nombreux points remarquable et une reproduction pour le moins intéressante…

C’est ainsi et avec ces quelques mots, que l’on définit et caractérise le mieux ces cichlidés appartenant au genre Satanoperca, qui, malheureusement ne sont pas des cichlidés les plus populaires dans en aquariophilie, mais pourtant ils mériteraient bien une attention plus soutenue de la part des aquariophiles pour leurs beauté et leur particularités qui seront évoquées dans cet article.

Pour commencer, il faut savoir que les Eartheaters sont répandus partout en Amérique du Sud.

Six genres composent ce groupe très riche en diversité :

  1. Les Acarichthys dans les rivières de l’Amazonie et Essequibo bassins ;
  2. Les Biotodoma de l’Amazone et l’Orénoque et des bassins versants des fleuves côtiers des Guyanes ;
  3. Les Geophagus répandus dans quatre bassins de grands fleuves ;
  4. Les Gymnogeophagus du bassin versant du Rio Parana ;
  5. Les Retroculus issus des rivières rapides de Guyanes françaises et les bras de l’Amazone ;
  6. Les Satanoperca de l’Amazone et l’Orénoque des bassins versants, et de la Guyane.

Les Satanoperca pappaterra appartiennent donc aux cichlidés d’Amérique du Sud, et sont trouvés dans les bassins fluviaux de l’Orénoque, de l’Essequibo, de la Nickerie, de l’Amazone et du Paraná – Paraguay.

Ils se trouvent principalement dans les zones avec des eaux lentes, mais certaines espèces ont également été enregistrées à partir de rapides.

Ils font partie d’un groupe populairement connu sous le nom de “Eartheaters” car ils se nourrissent en ramassant des bouchées de sable pour tamiser des aliments tels que des invertébrés, des matières végétales et des détritus (la seule exception est l’alimentation en milieu aquatique de Satanoperca acuticeps).

C’est une espèce endémique du bassin amazonien (Rio Guaporé) et du haut Paraguay qui pratique la couvaison buccale retardée.

Les Satanoperca se nourrissent souvent en petits groupes et un individu peut agir et se défendre de façon organisée avec un  gardien, qui chargera sans hésiter un piranha approchant avec sa bouche ouverte et ses nageoires dressées.

Dans la nature, certains poissons sont plus communs que d’autres.

Ainsi, par exemple, entre autres Satanoperca, Satanoperca daemon est très commun dans la plupart des ruisseaux sous la rivière Apure au Venezuela.

Les habitants les appellent “Horse Face” ou “Aspira Terra”.

Satanoperca pappaterra est communément connu sous le nom de « Pantanal eartheater » et localement connu sous le nom de “ cará ” ou “ acará ”.

Dans le bassin amazonien, cette espèce coexiste avec quatre autres espèces du même genre :

  • Satanoperca acuticeps (HECKEL, 1840),
  • Satanoperca daemon (HECKEL, 1840),
  • Satanoperca jurupari (HECKEL, 1840),
  • Satanoperca lilith (KULLANDER & FERREIRA, 1988)

Enfin, il faut le reconnaitre, ce Satanoperca papaterra est tout simplement magnifique.

Ils sont l’exemple vivant de la façon dont la morphologie et le comportement des poissons s’adaptent pour exploiter des niches biologiques particulières et coloniser avec succès des zones spécifiques de cours d’eau; dans leur cas, le fond des cours d’eau.

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Cribroheros rostratus – 2éme partie

Cribroheros rostratus – GILL, 1877

Cribroheros rostratus est une espèce endémique de l’Amérique centrale, qui ne se rencontre nulle part ailleurs.

Ce magnifique cichlidé originaire d’Amérique centrale est assez peu connu et présent dans nos aquariums pourtant il offre mille facettes intéressantes.

En effet, son comportement et son allure sont assez similaires aux “eartheaters” que sont les Géophagus d’Amérique du sud : il conjugue les spécificités des cichlidés d’Amérique centrale et de ceux d’Amérique du sud et peut vire dans un grand bac accompagné de gros cichlidés tels que des Parachromis dovii !

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Cribroheros rostratus – 1ére partie

Cribroheros rostratus – GILL, 1877

Cribroheros rostratus est une espèce endémique de l’Amérique centrale, qui ne se rencontre nulle part ailleurs.

Ce magnifique cichlidé originaire d’Amérique centrale est assez peu connu et tout aussi peu présent dans nos aquariums pourtant il offre mille facettes intéressantes.

En effet, son comportement et son allure sont assez similaires aux “eartheaters” que sont les Géophagus d’Amérique du sud : il conjugue les spécificités des cichlidés d’Amérique centrale et de ceux d’Amérique du sud et peut vire dans un grand bac accompagné de gros cichlidés tels que des Parachromis dovii !

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Mayaheros beani

MAYAHEROS BEANI – JORDANIE, 1889

Autrefois assez couramment répandu et élevé chez les aquariophiles, Mayaheros beani est maintenant l’un des cichlidés les plus rares, les plus désirables et souvent les plus difficiles à obtenir. Pourtant il est très connu comme sous l’appellation de « cichlidé de Sonora » ou celle de « guapote vert », mais aussi sous d’autres noms espagnols tels que « Mojarra de Sinaloa » et « Mojarra verde ».

Pendant de nombreuses années, et jusqu’à assez récemment, il était très facile de se procurer des spécimens de ce poisson.

Plusieurs zoos et autres aquariums publiques présentaient cette espèce ou faisaient des recherches sur elle comptaient de nombreux adultes qui se reproduisaient activement.

Souvent, les poissons se reproduisaient avec un tel succès que les éleveurs étaient confrontés à des centaines, voire des milliers, d’alevins dont ils ne savaient que faire ni comment les placer !

L’aspect « mode » de conservation de Mayaheros s’est estompé avec le temps !

Pourtant, il reste toujours une institution qui maintient encore une population reproductivement active de Mayaheros beani, « l’Arizona Desert Museum », situé à Tucson, Arizona.

Aujourd’hui, peut-être pour des raison de mode ou parce que les amateurs s’en sont lassés, aujourd’hui, ce poisson est devenu rare, et, paradoxe, en raison de sa rareté il est à nouveau très recherché par des amateurs passionnés qui souhaitent l’ajouter à leurs collections de cichlidés vivants.

Le cichlidé Cichlasoma beani est le seul indigène cichlidé dans le versant nord du Pacifique mexicain. Son habitat comprend des eaux claires à boueuses, parfois riches en algues eaux et jusqu’à 2 mètres de profondeur (Miller et al ., 2009).

Il représente une source de nourriture pour les communautés locales (MARTINEZ-CARDENAS) et offre un grand potentiel comme espèce ornementale.

Malheureusement actuellement les populations indigènes de Mayaheros beani, ainsi que d’ espèces de poissons peuvent connaître une réduction de leur nombre en raison des effets liés aux activités anthropiques (VITOUSEK et Al ., 1997; FOLEYET al ., 2005) qui peuvent nuire à la conservation de ces espèces.

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Hypselecara coryphaenoides – 1ère partie

HYPSELECARA CORYPHAENOIDES – HECKEL, 1840

INTRODUCTION

Même si un nombre considérable de poissons varient leur couleur selon l’humeur et l’émotion, le cichlidé au chocolat est remarquable, non seulement grâce à ses changements de couleurs, sa palette de couleurs mais aussi pour la vitesse à laquelle il réalise ces changements.

Dans des conditions normales, la couleur générale du corps va du brun pâle au brun foncé et le ventre est d’un beau brun-violet métallique.

Le corps est de couleur marron. D’où, bien sûr, le surnom – chocolat. Beau poisson brun avec des rayures brunes.

Sa forme ressemble à la plupart des héros, il a de belles nageoires qui virent au rouge.

Une tache sombre apparaît en haut du dos…

C’est l’une des espèces sud-américaines les moins connues. Il est inclus dans le groupe des héroïnes, comme le Heros severum; cependant, ce groupe n’est pas une classification scientifique. Il peut être maintenu avec d’autres cichlidés américains pacifiques.

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Andinoacara rivulatus – 5éme partie

Andinoacara rivulatus – Günther, 1860

INTRODUCTION

Attention avant de vous laisser charmer par les couleurs métalliques de ce très beau Cichlidé Américain. Le « Green Terror » rivulatus est un des plus beaux poissons avec une brillance métallique globale verte et bleue. Andinoacara rivulatus dit “la terreur verte”, appelée précédemment Andinoacara rivulatus, est un poisson d’eau douce des plus coloré de la famille des cichlidés, ils ont une magnifique gamme de couleurs allant violet, rose, rouge et / ou bleu électrique…et finalement peu de vert !

Ces raisons en font que celui qu’on surnomme malgré tout « La terreur verte » est un poisson extrêmement populaire auprès de nombreux détenteurs de cichlidés en raison de sa grande coloration et de son apparence, mais malheureusement, il a aussi la mauvaise réputation d’être trop agressif envers ses autres compagnons de bac.

L’Andinoacara rivulatus avec sa taille maximale de 30 centimètres devra être maintenu dans un aquarium adapté à sa morphologie impressionnante et surtout son caractère bien trempé.

500 litres, c’est le volume minimum correct pour espérer offrir à cette espèce un bac à sa convenance et en particulier, si on souhaite le faire cohabiter avec d’autres cichlidés, il va falloir prévoir beaucoup plus grand !

Les mâles sont les plus colorés de cette espèce et développent une bordure rouge brillant sur leur nageoire caudale, mais les femelles sont également assez frappantes.

Ce poisson provient du côté Pacifique de l’Amérique du Sud, plus précisément de la rivière Tumbes au Pérou et jusqu’à la rivière Esmeraldas en Équateur.

Il est polymorphe et peut avoir une bordure blanche ou or-orange à la queue et aux nageoires dorsales. Il a été historiquement confondu avec deux autres espèces qui ont toujours une bordure blanche étroite et clairement définie, la plus distribuée vers le sud Aequidens stalsbergi (souvent considérée comme la “vraie” terreur verte) et Andinoacara blombergi plus au nord ou Andinoacara stalsbergi.

La terreur verte est une espèce rustique originaire des eaux calmes et lentes d’Amérique du Sud. Connus pour leurs belles couleurs et leurs mauvaises attitudes, ils ajouteront beaucoup de couleur et de personnalité à n’importe quel aquarium.

Les Terreurs vertes sont souvent confondues avec leur parent moins agressif, le Blue Acara (Aequidens pulcher).

Aequidens pulcher

Les terreurs vertes ont une couleur de base beige avec des rayures verticales et foncées sur le corps et des marques bleu-vert irisées distinctives sur leurs opercules (couvertures branchiales) ainsi que des écailles bleu-vert irisées sur leurs flancs qui deviennent translucides à leurs nageoires.

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