Un bac de 6 mètres de long en bois par ADAM – 2ème partie

Les bacs de grande taille ou/et réalisations “exceptionnelles” sont parmi les sujets préférés de CICHLID@MERIQUE qui ne manque pas l’occasion de raconter le périple qu’accomplit souvent l’auteur de telles réalisations. 

Les bases du futur chantier de ce bac personnel “hors norme” sont posées…..

Ce n’est pas le bac d’Adam, simplement une idée de réalisation….

Il fut penser à l’environnement de l’aquarium….

L’éclairage

  • Pour l’éclairage, il faut déjà penser que ce bac ne sera pas un bac planté, tout au plus quelques plantes pas exigeantes, bien connues des cichlidophiles telles que les   :
  • Anubias,
  • Microsorium,
  • Cryptocorine,
  • Vallisneria

Mon choix se porte sur l’emploi de LED pour des raisons évidentes :

  • Ça éclaire bien et la consommation électrique est faible en regard aux autres possibilités (tubes néons, HQI…)
  • Ça éclaire longtemps sans changement de spectre si c’est bien refroidi.
  • C’est de moins en moins cher et donc abordable financièrement
  • Aujourd’hui beaucoup de rampes LED aquariophiles sont construites à base de rubans LED.

Si on prend une photo de rampe CHICHIRO (Une bonne marque selon le rapport qualité/prix):

On voit tellement bien que c’est du ruban LED, que l’on voit même les zones où l’on peut découper.

Dans les rubans LEDs, il y a différents types de LEDs md (5050, 5630, 2835, 3528).

Chacune à un rendement différent.

Si les 5630 et 5730 sont celle qui éclairent le plus, elles font aussi et malheureusement partie de celle qui chauffent le plus et qui consomment le plus.

De plus comme les Leds chauffent pas mal et j’ai peur de perdre en luminosité dans le temps.

Je vais donc prendre du ruban LED en 2835 ou 3528, qui consomme peu, chauffe très peu et à un bon rendement (autour de 110l/w contre 90 l/w pour les 5630 et 5730).

Il m’en faudra plus de longueur que si j’avais pris de la 5630 ou 5730, mais je priorise dans mon choix la durée de vie et la consommation électrique de ces rampes d’éclairage.

Avec plusieurs rubans entre 4 000 et 10 000 k en couleur, je devrais avoir un éclairage très correct pour une consommation électrique assez faible ou raisonnable.

Je ne prendrais pas de ruban étanche (norme IP), le bac sera fermé sans condensation, et la protection étanche en silicone empêche la LED de bien se refroidir. En outre, on observe souvent un jaunissement avec le temps.

Avec plusieurs rubans LED de 5 m au dessus de l’aquarium, je pourrais étaler les séquences d’allumage/extinction sur la journée afin d’avoir un pic de luminosité de quelques heures sur la période de midi.

Je me suis fixé pour objectif d’éclairer juste ce qu’il faut pour faire pousser les plantes (s’il y en a), et mettre en valeur les poissons quand on les regarde (pour ces derniers points, peut être que je mettrais quelque spot LED avec interrupteur en façade pour allumer plus le bac quand on sera devant).

 

La filtration

Pour la filtration, je vais faire 3 décantations internes avec des bacs de 80 cm de long. Je vais les mettre dans le sens de la hauteur pour qu’ils soient sur toute la hauteur d’eau bac.

En partie arrière, il y’aura 2/3 épaisseurs de mousse bleu de 5 cm en 30 et 10 ppi.

La circulation de l’eau dans ces filtres se fera avec des pompes de brassage comme on peut le voir dans certaines décantations internes sur des forums comme celui du Gtroph:

https://gtroph.fr/forum/viewtopic.php?f=5&t=4288

Avec des pompes EHEIM STREAMON + 6500, j’ai un débit de 6500 L/h pour une conso de 6.5 w.

Je filtrerais donc mon bac (d’environs 4.5 m3), avec un débit de 18 m3 pour une conso de 20 W.

Les filtres seront décorés avec l’apparence finale d’un tronc d’arbre réalisé à partir de mousse polyuréthane et de béton pour ressembler au maximum à des arbres d’une forêt inondée.

Le nettoyage des masses filtrantes sera réalisé en machine à laver, pas celle du ménage mais une machine à laver de “récup” qui sera utilisée uniquement à cet effet.

A voir par la suite si j’ai besoin d’autre pompe pour assurer un brassage supplémentaire dans le bac.

 

Les changements d’eau

Dans le plan initial, comme montré, le mur situé derrière le bac est mitoyen avec les WC. J’envisage donc d’optimiser cette proximité avec l’aquarium en utilisant l’eau de l’aquarium pour alimenter la chasse d’eau de WC. Ainsi, avec l’aide d’un robinet à flotteur, l’aquarium se remplira à chaque utilisation de la chasse d’eau de WC.

On est 4 à la maison, on peut supposer des changement d’eau à hauteur 300-400 litres par semaine (environs 10% par semaine en étant généreux et lors des épisodes de gastro).

Une solution envisagée, le recours à un système d’économiseur d’eau, à partir de l’expérience réalisée par un membre du forum “Cichlid@merique”:

 

Le chauffage de l’eau

C’est surement le principal poste de dépense dans le fonctionnement d’un aquarium, c’est évidement celui qui me fait le plus peur et celui qui me fait cogiter le plus !

J’avais déjà ouvert des discussions sur différents forums pour avoir un maximum de retours et de propositions :

Les bases sont donc posées, un panneau de chauffe-eau solaire maison DIY pour chauffer le bac jusqu’à la température “haute” de vie des poissons.

Un thermostat avec résistance en titane, adapté pour prendre le relais quand on arrive dans les températures basses des poissons.

Une bonne isolation thermique générale de l’aquarium pour perdre un minimum de calories viendra compléter cette installation.

Juste pour prouver que ce n’est pas un projet pour dans 5 ans, une photo du début de projet avec la destruction hier de la cheminée:

Pour le chauffage, il existe aussi la solution de prendre contact avec “stephane94” qui, pour son bac en béton de 5000 litres réalisé un chauffage fonctionnant à partir de sa chaudière de maison.

Cette option est bien séduisante et le branchement sur la maison est réalisable, mais ma chaudière n’est utilisée que pendant l’hiver et encore, elle tourne assez peu, car j’ai un gros poêle à bois qui tourne au centre de la maison, c’est lui qui chauffe le plus et le plus longtemps.

Du coup, la chaudière ne tourne que de novembre à mars-avril, suivant la météo.

 

Isolation thermique, acoustique et aux vibrations du bac

Un autre conseil donné par un lecteur du forum Cichlid@merique consiste à mettre en place une isolation sur les 3 murs du bac réalisée avec un du polystyrène expansé dont la particularité est d’offrir :

  • Une bonne isolation thermique et acoustique
  • Aux vibrations

L’isolation thermique et acoustique du bac seront assurée par ces plaques de polystyrène ou par des couvertures de survie posées sur les murs.

Il semble assez clair pour beaucoup de monde que d’avoir un support en bois, pour un bac dont la façade serait en partie fixé sur les murs en béton de la maison, ça risque de poser problème si le meuble bouge, mais il faut surtout s’assurer que la façade, elle, ne bouge pas et ne retransmette pas des éventuelles vibrations au bac.

Partant de là, si je fais le support en SIPOREX ou parpaing, le problème se pose il toujours?

Si je ne fixe pas ma façade dans la cornière, de façon à ce qu’elle puisse glisser de bas en haut, mais que la cornière fasse juste son travail pour la retenir, est que cela sera mieux ?

Sinon, je désolidarise tout des murs de mon habitation !

Pleins de nouvelles questions se posent à moi en abordant ce sujet :

  • De mon point de vue, la logistique du POLYFONT pour des plaques de cette taille va être une galère, trouver un camion pour me trimbaler des trucs de 6 m de long, avec mon permis B.
  • Construire l’aquarium dans la salle à manger, pour ensuite le faire glisser contre les murs : Travail titanesque !

Sur “Monsterfishkeeper“, nos amis des USA aiment bien travailler le bois, de nombreux bacs ont été réalisés par des particuliers avec ces matériaux.

J’ai vu un gars faire un bac énorme dans sont sous sols, avec ce qui ressemblait à des chevrons, il les empilait, vissait, collait…façon “LEGO” pour, au final, faire une structure résistante.

Un peu comme sur ce cette photo prise sur Internet

Ça me coûterait autour de 200 € de bois et surtout ce serait facile à mettre en place contre le mur de la pièce réservée pour cet aquarium. On peut faire le montage sur place, directement depuis l’emplacement définitif, et il n’y a pas de vis à mettre sur les cotés.

Ce serait très résistant, bien isolant (6.5 cm d’épaisseur de bois).

Il ne me resterait plus qu’à imperméabiliser ce bac en bois.