Gymnogeophagus balzanii – 3éme partie

Gymnogeophagus balzanii – PERUGIA, 1891

Avec plus de 2400 espèces décrites et une distribution mondiale répartie dans toute l’Afrique, l’Asie et les Néotropiques, la famille des Cichlidae fait partie du groupe le plus diversifié du monde des vertébrés.

Au sein de cette grande famille si riche, il existe un groupe de poissons, les Gymnogeophagus sont des cichlidés très colorés et affublés du nom de “Eartheaters”, des poissons spécialisés sur le plan écologique et comportemental.

Ce nom pas très flatteur de «Eartheaters» se rapporte à l’habitude qu’ont  ces poissons de prendre constamment des bouchées du substrat et d’en tamiser dans leur bouche le contenu à la recherche de nourriture.

Les Eartheaters “Gymnogeophagus” appartiennent à une sous-famille de cichlidés néotropicaux nommés Geophaginae.

Les Gymnogeophagus ont l’une des distributions les plus méridionales parmi les cichlidés des Néotropiques.

D’autre part, il existe plusieurs formes de couleurs disponibles, en fonction de la localité.

Dans les biotopes où ils sont capturés, on les rencontre souvent en présence de Crenicichla, d’autres  espèces de Geophagus, d’Apistogramma…

Les Gymnogeophagus se distinguent des autres cichlidés par des différences ostéologiques: ils possèdent une colonne vertébrale dirigée vers l’avant au-dessus du premier ptérygophore dorsal (support osseux de la nageoire dorsale).

Les Gymnogeophagus  sont une espèce très intéressante de cichlidé particulièrement intéressante en aquariophilie, en particulier pour l’aquariophile qui sera  capable de fournir les conditions spécifiques de maintenance de cette espèce pour sa santé à long terme.

La maintenance de ce type de poisson en fait malheureusement une pratique peu recommandée pour l’aquariophile débutant car pour assurer une certaine longévité à ces poissons que sont les Gymnogeophagus balzanii, il faudra peut être bousculer les habitudes aquariophiles et envisager une maintenance en aquarium à la maison, peut-être en extérieur, qui sait même dans un étang de jardin qui peut être occupé par ces poissons tropicaux pendant la période estivale.

Les Gymnogéophagus ne font pas partie de ces cichlidés que l’on trouve souvent dans les aquariums amateurs.

C’est probablement dû au fait que ces “mangeurs de terre”, pour être pleinement heureux, ont besoin d’une baisse périodique de la température de l’aquarium, ce qui est directement lié à l’environnement naturel dont ils proviennent.

Cependant, ces poissons, pour ceux qui en prendront bien soin, seront récompensés par de belles couleurs, des comportements intéressants et la volonté de se reproduire.

Dans ces conditions, la maintenance de  Gymnogeophagus balzanii en fait le poisson idéal pour vous.

DIMORPHISME SEXUEL

Comme toutes les espèces uruguayennes qui pratiquent l’incubation buccale tardive, Gymnogeophagus balzanii présente un dimorphisme sexuel assez extrême.

Les mâles présentent une énorme bosse nucale adipeuse et ils se parent de couleurs très vives pendant leur période de reproduction, tandis que les femelles sont incolores et restent plus petites.

A taille égale et quand ils sont jeunes, le dimorphisme sexuel secondaire n’est pas toujours visible. Il faut attendre la croissance et l’écart de taille se creuse entre mâles et femelles pour constater ce dimorphisme sexuel de cette espèce.

Les grands mâles possèdent des extrémités des nageoires anales et dorsales légèrement plus longues que les femelles qui, à leur tour, sont généralement plus pâles que les mâles.

C’est seulement à partir de la taille de 5 centimètres que  les jeunes mâles commencent à développer leurs grosses bosses nucales qui couvrent tout leur front.

L’origine exacte et les aspects comportementaux relatifs à cette bosse mériteraient des études complémentaires.

Cette bosse est parfois sis grande qu’elle peut donner au poisson une apparence plutôt comique et carrée, en tous les cas, elle confère à ce poisson une allure assez peu commune !

Au sein d’un groupe comprenant plusieurs mâles, le mâle dominant développe une bosse nucale assez spectaculaire, plus visible que celle des autres mâles, en effet, si plusieurs mâles sont présents, seul l’individu dominant développera une telle bosse qui disparaîtra si un autre mâle prend l’ascendant sur le groupe.

De plus, au même âge, les femelles sont beaucoup plus petites que les mâles et leurs nageoires sont plus courtes.

COMPORTEMENT

CARACTERE

Ce n’est pas un poisson pour bac communautaire…même si ce genre de maintenance peut parfois réussir !

Les mâles, en particulier, peuvent être très intolérants envers d’autres cichlidés, mais surtout ils sont très belliqueux avec leurs rivaux et il est préférable de ne conserver qu’un seul mâle par bac.

Les femelles, en revanche, sont beaucoup plus paisibles et se supportent parfaitement entre elles.

Gymnogeophagus balzanii est une espèce polygame.

Par conséquent, il est impératif d’offrir un petit harem compris entre 2 et 6 femelles à un seul mâle.

Cela aidera à éviter notamment qu’une femelle soit prise en grippe et harcelée quand le mâle est en état de frai.

Comme déjà évoqué, les Gymnogeophagus balzanii peuvent être très intolérants à l’égard des autres cichlidés, en revanche, les autres espèces leurs sont généralement indifférentes.

Ils tolèrent facilement la présence de characins de taille moyenne et autres espèces vivant en bancs qui habitent les niveaux supérieurs du bac et qu’ils laisseront généralement indemnes.

Dans le cas d’une maintenance des Gymnogeophagus balzanii en bac communautaire, il faudra s’assurer que tous les partenaires choisis pour cohabiter avec ces poissons sont en mesure de résister aux conditions de vie particulières dont les Gymnogeophagus balzanii  ont besoin.

Les mâles sont très querelleurs avec leurs rivaux et il est préférable de n’en garder qu’un par bac.

Les femelles, en revanche, sont beaucoup plus paisibles les unes avec les autres.

Les “Eartheaters” du Paraguay sont très souvent décrits comme des cichlidés semi-agressifs qui devraient de préférence être maintenus seuls, en couple compatible, ou en un seul mâle avec un harem de plusieurs femelles.

Les poissons mâles montreront une grande hostilité territoriale envers les autres mâles, en particulier lorsqu’ils sont prêts à frayer.

Les coéquipiers des Gymnogeophagus balzanii doivent être choisis avec soin, en évitant les petits poissons.

Les compagnons idéaux doivent être de taille et de tempérament similaires, occuper les niveaux supérieurs de la colonne d’eau et capables de prospérer sous la même température de l’eau subtropicale.

Les espèces Gymnogeophagus qui couvent en bouche sont en général moins agressives que les Gymnogeophagus reproducteurs sur substrat, mais quoi qu’il en soit, toutes ces espèces qui ont tendance à être territoriales ne seront pas trop agressives à la condition qu’elles soient maintenues dans des environnements captifs appropriés.

COHABITATION

Certains des Danios asiatiques seraient probablement de meilleurs choix en tant que partenaires que la plupart des characins couramment disponibles.

Les characins de taille moyenne et autres espèces de poissons de ce type vivant en banc et qui habitent les niveaux supérieurs du bac peuvent faire de bon partenaires et resteront généralement indemnes.

Rien n’interdit l’introduction de tétras de Buenos Aires, d’Hyphessobrycon anisitsi…de poissons qui  proviennent d’une zone géographique similaire et qui devraient permettre une bonne cohabitation.

Hyphessobrycon anisitsi

Les coéquipiers des Gymnogéophagus balzanii doivent donc être choisis avec soin, en évitant les petits poissons.

Les compagnons idéaux doivent être de taille et de tempérament similaires, occuper les niveaux supérieurs de la colonne d’eau et capables de prospérer sous la même température de l’eau subtropicale.

Rappel : Gymnogéophagus balzanii n’est pas un poisson idéal pour aquarium communautaires !

Avant l’introduction de partenaires pour les Gymnogéophagus balzanii, assurez-vous que tous ces futurs compagnons de leur bac seront bien en mesure physiologiquement de résister aux conditions de vie plus fraîches requises.

Les mâles en particulier peuvent être très intolérants les autres cichlidés qui seraient appelés à cohabiter avec les Gymnogéophagus balzanii.

Les mâles sont très querelleurs avec leurs rivaux et il est préférable de n’en garder qu’un par bac.

Les femelles, en revanche, sont beaucoup plus paisibles les unes avec les autres et peuvent très vivre en groupe.

L’espèce est polygame, il est donc préférable de fournir au mâle un petit harem de 2 à 6 femelles.

Cela aidera à éviter qu’une femelle en particulier ne soit victime de harcèlement lorsque le mâle est en état de frai.

Gymnogéophagus balzanii est une espèce territoriale, mais une espèce foncièrement pacifique et tolérante qui peut être combinée, moyennant un certain nombre de précautions avec d’autres poissons calmes.

Pour ce faire, les compagnons potentiels sont à choisir parmi la liste suivante :

  • Loricaridés / Poissons-chat ;
  • Pimelodidés ;
  • Doradidés, Poisson-chat blindé ;
  • Characins / Silver Dollars, Headstanders, gros tétras ;
  • Cichlidés / Géophagus, Gymnogéophagus, Heros severum, Mesonauta festivum, Acarichthys heckeli, Géophagus surinamensis ou Gymnogéophagus brachybranchus ;

Les autres résidents appropriés de Gymnogéophagus balzanii sont tout simplement ceux que l’on trouve dans les biotopes où vit Gymnogéophagus balzanii.

Lorsque des Gymnogéophagus balzanii sont conservés dans des aquariums communautaires, ils constituent un contraste intéressant avec les poissons plus petits, au comportement et à la taille différents : il ajoute une note de diversité et d’originalité au bac ainsi composé.

Lorsqu’ils sont conservés dans des aquariums composés principalement de cichlidés, un groupe de Geophagus Balzanii peut intimider ces partenaires en empêchant les cichlidés plus agressifs d’essayer de créer de vastes territoires dans le réservoir, pendant qu’ils accompliront des tâches ménagères et de nettoyage utiles en passant au crible le substrat de l’aquarium pour y manger les restes de nourriture.

Gymnogeophagus Balzanii est cependant moins agressif que la plupart des autres espèces de Geophagus, donc ne se porte pas bien lorsqu’il est conservé avec d’autres espèces de Geophagus plus grandes et plus agressives dans des aquariums de taille moyenne.

Les cichlidophiles possédant un grand aquarium permettant la réalisation d’un mélange de poissons et de décor peuvent souvent se livrer à cet exercice combinatoire pour garder Geophagus Balzanii avec d’autres espèces de Geophagus…ce n’est pas sans risque !

Cependant, cela se fait au cas par cas et obligera souvent l’amateur à faire des ajustements dans la composition des poissons introduits dans son aquarium et en même temps sur l’aquascaping de cet aquarium pour que les choses fonctionnent bien et qu’une certaine harmonie s’installe.

Quoiqu’il en soit, Gymnogeophagus Balzanii est un poisson assez calme en temps normal, discret et retiré qui ne s’épanouira en aucun cas avec des espèces agressives.

Au risque de trop le répéter, les mâles sont très agressifs les uns envers les autres et doivent donc toujours être séparés, et pour l’amateur qui tentera l’expérience de cette maintenance, il devra garder plusieurs femelles pour chaque mâle, sinon la femelle peut être stressée par la cour oppressante du mâle.

EAU

ENVIRONNEMENT

La filtration de l’aquarium qui accueillir des Gymnogéophagus devra être efficace tout en respectant un mouvement de l’eau qui dans l’ensemble devra rester assez doux et donc conforme aux biotopes d’origine de ces animaux.

Des changements d’eau partiels fréquents aideront à maintenir le nitrate au minimum, ce qui est particulièrement important car cette espèce est sensible à la détérioration des conditions de l’eau.

Ce poisson, comme les autres espèces de Gymnogeophagus des climats plus froids, préfère que l’eau soit un peu plus fraîche que la plupart des autres cichlidés sud-américains : idéalement la température idéale se situera en moyenne dans une fourchette de 21 à 25°C).

Mais la température n’est pas la seule contrainte imposée pour cette maintenance.

En effet, pour le métabolisme des Gymnogéophagus balzanii, il est fortement souhaitable de leur fournir un “hiver artificiel” d’une durée moyenne de 3 mois qui participe grandement à la longévité du Gymnogeophagus.

À cette fin, pendant cette période de 3 mois, la température de l’eau doit être abaissée à 16-18°C pendant ces 3 mois consécutifs, et l’opération doit être répétée chaque année de façon cyclique.

Pour y parvenir, certains amateurs utilisent différents stratagèmes :

  • Le recours à un refroidisseur d’aquarium ;
  • La mise en bassin extérieur des que les températures ambiantes extérieures le permettent ;
  • L’installation de l’aquarium dans une pièce non chauffée ou fraiche ;

Dans la nature, en particulier au Paraguay, les Gymnogeophagus balzanii peuvent tolérer parfois des températures de l’eau aussi basses que 15°C mais le reste du temps ces poissons doivent être conservés dans de l’eau à une température de 21-25°C.

La plupart des experts s’accordent à dire que l’espèce a besoin d’une période “d’hibernation” de 3-4 mois, durant lesquels la température est maintenue autour de 16-18 °C.

Cela simule les changements de saisons dans ses eaux naturelles subtropicales.

On pense que la durée de vie du poisson peut être réduite sensiblement sans cet “hiver” artificiel.

Il peut être intéressant d’investir dans un refroidisseur programmable pour un bac contenant cette espèce ou dans le cadre d’un élevage, afin de maintenir ces conditions très particulières.

Évidemment, cela un tel investissement ajoute un coût important pour l’installation, des frais supplémentaires de fonctionnement, ce qui en fait un choix coûteux.

Remarques: S’il est important d’offrir à Gymnogéophagus son hiver, il est tout aussi important de ne pas l’exposer le “Paraguay Mouthbrooder” à une température trop chaude trop longtemps car cela rendrait aussi le poisson plus sensible.

Dans leur milieu naturel, de fortes élévations de températures peuvent être constatées en journée mais elles sont modérées par la fraicheur des nuits.

L’Uruguay est un pays tempéré caractérisé par des hivers frais et des étés étouffants.

En règle, générale, tous les poissons de cette région seront mieux dans les aquariums non chauffés, et les réservoirs tropicaux chauffés semblent brûler la plupart des espèces de Gymnogeophagus du sud.

Lorsqu’ils sont conservés à des températures trop chaudes pendant trop longtemps, ces cichlidés seront apathiques, ternes et ne vivront pas longtemps.

Dans les climats doux, de nombreux poissons prospèrent dans les aquariums et les étangs extérieurs.

De tous les Gymnogéophagus, Gymnogeophagus balzanii est peut-être le plus résistant à la chaleur, car ils ne se trouvent que dans l’extrême nord du pays.

Au cours de l’hiver, la température de l’eau peut chuter jusqu’à 40 ° F dans la nature.

Si ces poissons sont maintenus à l’extérieur dans des zones douces, les poissons récompenseront leurs éleveurs avec des parures de reproduction aux couleurs intenses et de grandes bosses nucales lorsque la température de l’eau commencera à augmenter au printemps.

CHIMIE DE L’EAU

  • pH 6,5-7,5 (7,0 valeur moyenne) ;
  • dH (8).

L’eau doit être bien entretenue avec des changements d’eau partiels fréquents car ce cichlidé est très sensible à l’accumulation de composés toxiques.

Lorsque la qualité de l’eau diminue, les poissons sont sensibles à la maladie du trou dans la tête.

Paramètres de l’eau et aménagement:

Un aquarium de 300 litres est assez grand pour accueillir confortablement une paire ou un trio (un mâle avec deux femelles) de ces géophages.

Un grand groupe aurait besoin d’un aquarium bien plus grand.

L’utilisation de sable fin, comme du sable de Loire, comme substrat est essentiel pour lui permettre de s’alimenter naturellement.

Le bac doit être très bien filtré car les géophages sont sensibles à la maladie des trous dans la tête.

De grands changements d’eau réguliers et fréquents sont un must pour ces raisons.

Si le pH peut être légèrement acide ou neutre, avec des valeurs absolues comprises entre 6,2 à 7,7.

Il ne faut surtout jamais oublier que Gymnogeophagus balzanii préfère une eau un peu plus froide que la plupart des autres Cichlidés d’Amérique du Sud, dans la plage de températures de 21 à 25 °C.

ZONE DE VIE

Fond de l’aquarium ou du bassin.

ALIMENTATION

EN MILIEU NATUREL

Dans la nature, Geophagus Balzanii se nourrit principalement comme un tamis de sable broutant le long du fond et tamisant les aliments à base de viande et les matières végétales des ruisseaux et affluents sableux dans lesquels ils habitent.

Cependant, ils mangeront certainement de la nourriture flottant dans la colonne d’eau si l’occasion se présente.

Le Gymnogeophagus balzanii est omnivore. Il trouve sa nourriture en fouillant le substrat. Un apport en végétaux est fortement recommandé.

EN AQUARIUM

Dans l’environnement de l’aquarium, les Geophagus Balzanii se nourriront d’aliments en flocons et de granulés comme évier à travers la colonne d’eau, puis passeront au crible le substrat de l’aquarium à la recherche des restes de nourriture.

Idéalement, ils devraient être conservés dans des aquariums avec un substrat moyen à fin pour leur permettre de nombreuses possibilités de pâturage au tamisage du sable.

Des aliments vivants ou des aliments surgelés peuvent être donnés sous forme de nourriture, des aliments secs ou des comprimés alimentaires peuvent également être donnés.

REGIME

C’est un omnivore qui se nourrit d’aliments de petites tailles malgré sa taille généreuse, même une fois devenu adulte.

Essayez de le garder varié avec des flocons de carnivore et d’herbivore de bonne qualité, de petits granulés qui coulent et un mélange d’aliments congelés tels que des larves de moustiques blancs, des vers de vase, des larves de moustiques noirs, des saumures enrichies en vitamines et des daphnies.

Ils doivent être nourris avec une alimentation variée composée d’aliments de haute qualité en flocons, en granulés, lyophilisés ou congelés conçus pour les omnivores d’eau douce.

Ils apprécieront également les vers de vase, les vers de terre hachés ou d’autres articles similaires.

Gymnogeophagus balzanii n’est pas pointilleux sur la nourriture !

La nourriture du Gymnogeophagus balzanii doit être un bon mélange de nourriture vivante et de nourriture sèche.

Les larves d’insectes et les escargots conviennent principalement comme aliments vivants.

Les animaux ne sont pas difficiles et mangent presque tout ce qui leur est offert.

Préfère un régime charnu de granulés et d’aliments vivants / congelés tels que les crevettes de saumure , le tubifex et ils peuvent également manger des escargots.

Ne nourrissez les Gymnogéophagus qu’une à deux fois par jour.

Le régime doit être composé d’aliments vivants et surgelés de toutes sortes ainsi que d’un aliment de base en gros flocons.

Les grands spécimens peuvent être nourris avec des vers de terre, des grillons de jardin et des restes de cuisine.

Ce sont des poissons qu’il est facile d’alimenter, à condition que tout ce qui soit offert coule rapidement, car il se nourrira rarement de n’importe où autre que le substrat.

Les aliments granulés de bonne qualité, les flocons et les petits aliments vivants et surgelés sont tous recommandés.

Attention à l’alimentation car ce géophage ne va que rarement se nourrir ailleurs qu’à partir du substrat.

Une bonne qualité d’aliments en granulés, paillettes et de petites nourritures vivantes et congelées, est recommandée.

Pour leur assurer un régime équilibré, leur alimentation devra comprendre une part de matière végétale.

Les flocons de spiruline, les épinards blanchis ou les pois surgelés décortiqués fonctionnent bien.

Essayez de vous assurer que ces poissons prennent bien régulièrement cet apport de matière végétale et surtout que cette nourriture ne soit pas absorbée par les autres occupants de leur bac.

En respectant tous ces principes, l’éleveur se rendra vite compte que l’alimentation est la partie de la maintenance la plus aisée de la maintenance de ces “Mangeurs de terre”.

Ce sont des détritivores, sauf Gymnogeophagus brasiliensis, qui consomment toutes les parties comestibles rencontrées sur ou dans le substrat.

Ils répugnent à monter vers la surface de l’eau pour y chercher la nourriture.

Par contre les paillettes ou toutes autres nourritures flottantes un moment à la surface, souvent considérées comme des gourmandises seront recherchées.

Dans le cas d’une association avec une espèce gloutonne comme les Astronautus (Oscars), il convient d’abord de satisfaire ceux-ci, par exemple avec des moules entières ou des crevettes, puis dans un second temps de distribuer ces mêmes nourritures mais écrasées en particules plus petites, qui pour la plupart sont ignorées par les Astronotus.

Il est important de veiller à cette concurrence alimentaire dont pourront souffrir les “Mangeurs de terre” lors d’une cohabitation avec une espèce “vorace”.

La cohabitation avec des petits characidés d’une taille inférieure à 6-8 centimètres n’est pas souhaitable non plus.

Bien que n’étant pas piscivore, les Gymnogéophagus balzanii pourraient de temps à autre s’offrir un petit extra bien tentant.

AQUARIUM

L’aquarium doit être biologiquement mature et spacieux, avec une grande étendue de substrat de sable mou car ces poissons aiment passer au crible le substrat dans leur recherche continue de produits alimentaires.

il faudra fournir à ces cichlidés de nombreuses cachettes parmi les enchevêtrements de bois flotté, les grottes rocheuses et les plantations robustes cultivées sur le bois (comme les Anubias sp. ou mousse de Java).

Ces Cichlidés néo-tropiques nécessitent un espace assez vaste en rapport à leur taille adulte.

Dans ce type de maintenance, où il faut faire attention au volume du bac, il faudra surtout privilégier la surface au sol par rapport à la hauteur de la colonne d’eau du bac.

La longueur frontale devra être de 120 à 150 centimètres, pour une hauteur d’eau d’au moins 50 centimètres.

Une largeur de bac de 60 centimètres sera un minimum et plus tendra ver l’idéal !

Le fond du bac est couvert de sable de Loire pour les filtreurs spécialisés du substrat, et de gravier plus grossier pour les autres espèces.

La réalisation d’un aquarium typiquement géographique est parfaitement possible en utilisant des racines de tourbière, et des plantes plus ou moins fragiles.

La végétation plantée dans le substrat est susceptible d’être déterrée, il vaut donc mieux l’éviter. La filtration doit être efficace, mais le mouvement de l’eau est assez doux.

Des changements d’eau partiels fréquents aideront à maintenir le nitrate au minimum, ce qui est particulièrement important car cette espèce est sensible à la détérioration des conditions de l’eau.

Ce poisson, comme les autres espèces de Gymnogeophagus des climats plus froids, préfère que l’eau soit un peu plus fraîche que la plupart des autres cichlidés sud-américains (idéalement 21-25°C.

De plus, on pense qu’un hiver artificiel de 3 mois est nécessaire pour la longévité du Gymnogeophagus.

À cette fin, la température de l’eau doit être abaissée à 16-18°C pendant 3 mois consécutifs chaque année, de sorte qu’un refroidisseur d’aquarium peut être nécessaire pour y parvenir.

En raison de leur comportement agressif, le bac de ces cichlidés doit être aussi grand que possible, sa longueur et sa sont plus critiques que sa hauteur, ce qui signifie que plus les dimensions seront importantes, mieux cela sera.

Dans le bac, il doit y avoir des lieux de refuge.

Il peut s’agir de grottes rocheuses, de gros morceaux de bois flotté ou même de pots de fleurs inversés.

La plupart des grandes espèces de cichlidés déterreront le matériau du substrat et, à l’occasion, retireront les plantes du substrat.

Afin de se sentir chez eux dans l’environnement de l’aquarium, les amateurs doivent fournir:

  • un bon débit d’eau ;
  • un substrat de sable ou de gravier fin ;
  • du bois submergé ;
  • des formations rocheuses ;
  • certaines plantes ;
  • des zones d’éclairage filtré ou tamisé ;
  • des compagnons de bac paisibles à semi-agressifs.

Comme beaucoup de poissons qui passent une grande partie de leur temps sur le substrat de l’aquarium à se nourrir ou à se reposer, les Gymnogéophagus sont sensibles aux infections bactériennes si trop de déchets organiques ont réussi à s’accumuler sur le substrat de l’aquarium ou dans les recoins du décor de cet aquarium.

Une inspection visuelle régulière de leur aquarium ou bassin sera un gage de la réussite de leur maintenance

En effet, un débit d’eau insuffisant, qui entraîne un manque de filtration mécanique, peut permettre aux déchets de s’accumuler sur le substrat et entre les roches, puis de se décomposer, ce qui réduit la qualité de l’eau.

C’est un phénomène trop courant au niveau du substrat d’aquarium de nombreux réservoirs, car de nombreux aquariums d’eau douce ne disposent pas d’un débit d’eau suffisant pour garder les déchets solides en suspension dans la colonne d’eau et éliminés par l’équipement de filtration de l’aquarium.

POPULATION

Une espèce territoriale, mais pacifique et tolérante qui peut être combinée avec d’autres poissons calmes.

La cohabitation avec d’autres Cichlidés de taille similaire ou inférieure mais aux mœurs différentes est souhaitable.

Un exemple d’une cohabitation et d’une maintenance réussie dans un bac de 500 litres donné par un aquariophile qui en a fait l’expérience est le suivant :

  • 5 Satanoperca ;
  • 10 Astronotus ;
  • 5 Aequidens tetramerus ;
  • 10 Corydoras.

Le nombre élevé  d’Oscars permet de maintenir un climat “serein” dans le bac entre ces Cichlidés réputés pour leurs mœurs bourrues.

On notera au passage qu’une telle population est un peu trop importante pour un bac de 500 litres et conviendrait beaucoup mieux dans un bac de 1000 litres au moins.

Le manque de possibilité de formation de territoire inhibe toute velléité agressive réciproque mais nuit aussi à l’expression du comportement de ces animaux.

Suite à cette expérience, il faut noter que les Satanoperca (jurupari) se maintenaient la plupart du temps près du substrat, tandis que les Astronautus occupaient la pleine eau, les Aequidens étaient parmi les plantes.

En la matière, il n’existe pas de règle d’association des espèces de poissons entre eux, trop de facteurs déterminants entrent en jeu pour la composition et la réussite du fonctionnement d’un tel bac communautaire.

Il appartiendra aux aquariophiles qui essaieront une maintenance communautaire avec des Gymnogéophagus de procéder en douceur et par associations successives de partenaires.

CONFIGURATION DE L’AQUARIUM

Un aquarium de 200 litres est le strict minimum pour accueillir un trio de Gymnogéophagus balzanii.

Ce bac sera constitué de sable de Loire, de racines et de pierres.

Il faut toujours utiliser pour ces poissons un substrat de sable ou de gravier fin.

Seules des plantes robustes en pot doivent être utilisées car ce poisson est un fouisseur.

A savoir que les plantes ne sont pas indispensables.

La filtration doit être efficace et les changements d’eau réguliers.

Attention, les Gymnogéophagus balzanii sont très sensibles à la maladie des trous dans la tête.

Le Gymnogeophagus balzanii n’est pas fait pour vivre en aquarium communautaire, celui-ci est agressif avec ses colocataires.

Il doit être maintenu de préférence en aquarium spécifique.

Il faudra installer dans cet aquarium quelques pierres plates car ce poisson aime se reposer dessus et surtout penser à installer des cachettes avec des racines et du bois.

DECOR & AQUARIUM BIOTOPE

Ce poisson creusera si bien qu’un substrat sableux mou ou du gravier fin doit être utilisé.

Pour cette raison, seules les plantes en pot ou les plantes liées au décor sont celles qui ont le plus de chance de survivre en présence des Gymnogéophagus balzanii.

Ils aiment se reposer sur de grandes pierres plates et des cachettes dans les tourbières.

PLANTES

Comme cela a déjà été évoqué, il faut retenir que seules des plantes robustes, de préférence mises en pot, devraient être installées dans l’aquarium des Gymnogéophagus balzanii dont le comportement en a clairement fait des fouisseurs du substrat à la recherche de nourriture.

A l’exception de ce défaut lié à leur mode d’alimentation, ces poissons ne portent aucun intérêt aux plantes et n’essaieront pas de les manger ou de les abimer, tout comme il est bon de savoir que les plantes ne sont pas indispensables dans leur aquarium…elles constitueront toujours un apport visuel au décor du bac !

FILTRATION

Sur l’arrière du bac un décor en polystyrène isolé de l’eau par une résine type alimentaire teintée dans la masse en brun-sombre et saupoudrée de poussière de quartz, sera installé.

Vivant en groupe de type “harem” et s’agissant d’un poisson assez gros quand il est adulte, la présence d’une telle densité de population impose une filtration énergique.

Celle-ci est assurée par un bac de décantation à trois compartiments où l’eau est collectée à la surface pour le compartiment avant, près du fond à travers le décor (tunnel) pour le compartiment arrière.

L’eau traverse dans chacun des deux compartiments une masse filtrante en polyester sur toute la hauteur du bac de décantation.

Après son passage sur les mousses, elle est collectée dans le compartiment central pour être expulsée dans le bac par une pompe de remontée.

Dans l’un des compartiments d’entrée sera placé le diffuseur d’eau et le chauffage.

Cette méthode de filtration exclusivement mécanique permet d’obtenir une eau limpide.

Les Gymnogéophagus sont des Cichlidés qui soulèvent beaucoup de particules à partir du substrat en raison e leur mode de vie et d’alimentation.

Les changements d’eau ainsi que les nettoyages des mousses seront fréquents.

Un changement d’eau massif (moitié du bac) et le rinçage d’une des mousses par semaine sont impératifs.

Bien qu’originaire d’Amérique du Sud, la maintenance de ces poissons peut se faire dans l’eau de conduite, elle ne devra toutefois pas être trop calcaire.

Une eau au pH de 7,0 à 7,8 et d’une dureté de 15 à 20°TH, à une température de 25-28°C, convient pour la maintenance en bac d’agrément.

Si l’eau douce, peu minéralisée, est disponible en grande quantité, il est évident qu’elle aura la préférence pour la maintenance de ces espèces.

Un débit d’eau insuffisant, qui conduit à un manque de filtration mécanique, peut permettre aux déchets de s’accumuler sur le substrat et entre les roches, puis de se décomposer, ce qui réduit la qualité de l’eau.

C’est un phénomène trop courant au niveau du substrat d’aquarium de nombreux réservoirs, car de nombreux aquariums d’eau douce ne disposent pas d’un débit d’eau suffisant pour maintenir les déchets solides en suspension dans la colonne d’eau et éliminés par l’équipement de filtration de l’aquarium.

REPRODUCTION

Dans leurs milieux naturels, les Gymnogeophagus Balzanii s’accouplent de fin octobre à début mars, pendant la période qui correspond au printemps et à l’été dans les zones néo-tropicales.

L’espèce est un incubateur buccal maternel retardé.

Les Gymnogéophagus Balzanii forment des couples d’accouplement “temporairement” monogames (pour ne pas dire polygame) et, comme de nombreuses espèces de cichlidés sud-américains, sont initialement des reproducteurs sur substrat qui pratiquent une incubation buccale retardée (incubateurs larvophiles).

Avantages de l’incubation buccale retardée

La couvaison tardive en bouche donne au Gymnogeophagus Balzanii, comme à tous les cichlidés pratiquant cette reproduction, un avantage par rapport aux reproducteurs sur substrat : elle améliore  considérablement le taux de survie des alevins.

En effet, dans le cas de l’incubation buccale retardée, la femelle (cette pratique est en majorité exercée par les femelles) prend les œufs dans sa bouche dès qu’ils sont fécondés, ou parfois juste avant l’éclosion des œufs.

Ce mode d’élevage, chez Gymnogeophagus Balzanii permet au mâle de s’accoupler avec plusieurs femelles de son harem et laisser la/les femelle(s) s’occuper seule(s) de leurs progénitures respectives.

Passant d’une femelle à une autre, le mâle est ainsi libre de se reproduire avec d’autres femelles tout en gardant et surveillant son territoire.

A la moindre alerte, les jeunes alevins se réfugieront dans la bouche de leurs parents lorsqu’ils seront menacés.

Le signal d’une «menace» proche ou imminente des parents à l’intention des alevins, invitant par la même occasion les alevins à se réfugier dans la bouche du parent se formalise semble être un cercle visuel sombre, visible dans la bouche ouverte des parents.

Préparation du bac de reproduction

Le bac de frai doit être installé à l’avance et offrir eau identique au bac de vie des reproducteurs..

Déclencher la reproduction de ces cichlidés n’est pas trop difficile.

Le bac de frai doit être installé comme suggéré ci-dessus.

Ajoutez des structures en forme de grotte ou de grands pots de fleurs en argile pour servir de refuges pour les femelles.

Le couple se reproduira en utilisant un pot de fleur en argile retourné, une grotte ou un morceau d’ardoise.

Il suffit d’utiliser une eau neutre avec une dureté de 8 à 12 dH et une température de l’eau de 24 à 27° C.

Détermination des reproducteurs

Il faut savoir que tous les Gymnogéophagus uruguayens se reproduisent de novembre à janvier, période qui correspond à  la majeure partie de l’été uruguayen.

Le mâle est un polygéniste et cela signifie qu’il se reproduira avec n’importe quelle femelle prête à frayer.

La maturité sexuelle est atteinte à l’âge de 1 an lorsque la longueur du poisson est d’environ 6 centimètres .

À 5 centimètres de longueur, les mâles commencent à développer leurs grandes bosses nucales qui couvrent tout leur front.

Les mâles sont plus grands et plus colorés que les femelles, et ils développent des nageoires impaires pointues avec l’âge.

La maturité sexuelle est atteinte à l’âge d’un an lorsque les poissons mesurent environ 6 – 7 centimètres.

Si les poissons en vente sont sexables, il convient de se procurer un seul et beau mâle et au strict minimum 2 femelles, sachant que de préférence le harem de Gymnogéophagus balzanii se compose plus facilement de 3 à 6 femelles.

A défaut, un groupe de 6 juvéniles devrait aboutir au rapport de sexes souhaité.

Il suffira de veiller à retirer les mâles excédentaires au fur et à mesure de leur développement et toujours maintenir le ratio idéal de 1 mâle pour 4 à 6 femelles.

Conditionner le poisson avec une alimentation variée et de haute qualité.

Une fois mature et en condition, le mâle tentera de frayer avec des femelles presque constamment.

Un tel territoire peut avoir un rayon de 25 à 100 centimètres.

Compte tenu de la taille de la zone, un grand aquarium est nécessaire.

Au fur et à mesure que la femelle nettoie le terrain de jeu et que la papille génitale se développe, le mâle deviendra de plus en plus impatient.

La parade nuptiale

Lorsque le couple est prêt pour frayer, il se livre à une parade nuptiale typique composée de mouvements en cercles, de frémissements des nageoires, de parades latérales avec la bouche béante.

La cour implique beaucoup de mouvements saccadés, parfois brusques avec des coups de queue et parfois des morsures.

Dans un tel contexte, La raison pour laquelle l’espèce se reproduit le mieux dans une situation de harem devient vite très claire.

Un mâle désireux de se reproduire pourrait blesser une femelle seule à cause de ses ardeurs à vouloir se reproduire et presser la femelle à le faire !

On observe aussi souvent que quand les femelles ne sont pas prêtes à se reproduire ou qu’elles ne sont pas réceptives suite aux avances du mâle, celles-ci sont souvent harcelées au point de devoir se cacher pour échapper au mâle amoureux.

A l’inverse, quand une femelle est en condition pour se reproduire, elle le manifestera en choisissant un petit territoire qui lui sera propre, au centre duquel se trouve généralement un rocher ou une surface similaire.

Ce site choisi par la femelle sera ensuite utilisé comme site de frai et jusqu’au moment de la ponte, la femelle passera la majorité de son temps à le nettoyer.

Souvent, il faut aussi remarquer qu’elle peut également être vue en train de creuser des fosses dans les environs  de ce nid.

Au fur et à mesure que la femelle nettoie le lieu choisi pour la ponte et que la papille génitale se développe, le mâle deviendra de plus en plus impliqué.

La ponte

Au moment le plus imminent de la ponte, la femelle changera de couleurs  et deviendra plus foncée avec un motif de couleur qu’elle conservera par la suite pour les soins donnés à sa portée.

Au dernier moment, juste avant le frai, le mâle sera autorisé à entrer sur le territoire de la femelle pour l’accouplement.

Ce moment se remarque chez le mâle par l’apparition de son ovipositeur qui devient clairement visible.

Il commencera à traîner de plus en plus sur son territoire et pourrait parfois participer au nettoyage du site de frai.

À ce stade, son canal spermatique doit également être prolongé.

Comme il est courant avec de nombreux substrats fraie cichlidés, le couple effectue généralement une série de « passages à vide » sur le frai site avant de vraiment commencer à pondre les premiers œufs.

Finalement, la femelle pond entre 200 et 500 œufs qui sont ensuite immédiatement fécondés par le mâle.

L’incubation

Puis, une fois son travail de fécondation effectué, le mâle est immédiatement expulsé hors du territoire de la femelle et à partir de cet instant, son rôle dans la reproduction s’arrête et il n’assure plus aucun soin donné à la couvée.

A ce stade, Ici, il est très important que les femelles puissent faire éclore leurs œufs en paix.

C’est pour cette raison, entre autres,  que cette espèce ne doit pas être conservée avec des espèces de poissons plus agressives, car dans ces conditions, le risque que la jeune couvée soit détruite/dévorée par un prédateur opportuniste, dans un délai très court, est trop important.

La femelle reste avec les œufs, elle les “ventile” avec ses nageoires pectorales.

A ce stade, les œufs restent attachés au site de frai pendant les 1-2 jours suivants.

En effet, elle les prend ensuite directement dans sa bouche, où ils continueront d’être incubés pendant une semaine supplémentaire.

C’est pourquoi cette stratégie de reproduction particulière est connue sous le nom de couvaison buccale «retardée».

Pendant toute la durée de cette incubation, la femelle ne mange pas pendant cette période.

Elle est donc vulnérable et pour la protéger, il est préférable de l’isoler des autres poissons de l’aquarium, y compris de son conjoint.

La meilleure façon d’y parvenir est de diviser l’aquarium en 2 en installant une cloison de séparation ou la déplacer – avec un maximum de précautions prises  vers un second aquarium.

Les femelles gardent les petits dans leur bouche et lorsqu’elles sont capturées et cela peut durer plusieurs semaines et 2 à 3 mois au maximum. Quand elles se déplacent, elle le fait sans ouvrir la bouche à aucun moment en y conservant ses jeunes.

Il est arrivé à plusieurs reprises à des aquariophiles qui n’avaient pas détecté la reproduction de ces poissons, de déplacer une ou plusieurs femelles d’un bac vers un autre, si bien qu’en relâchant la femelle dans son nouvel aquarium, sans savoir qu’elle incubait ses alevins, celle-ci recrachait plus tard, parfois longtemps plus tard, dans l’aquarium, un nuage de petits alevins très développés.

Le même phénomène s’est aussi produit à l’occasion de collecte en milieu naturel !

Quand la femelle lâche les alevins, c’est le moment où ils auront absorbé leurs sacs vitellins et seront prêts à manger la nourriture qu’ils trouveront ou qui leur sera proposé.

L’éclosion

L’éclosion des œufs intervient pendant la phase d’incubation qui pourrait être divisée en 2 séquences :

La première séquence liée à l’incubation normale des œufs suite à la fécondation du mâle ;

La seconde séquence liée à la période d’incubation buccale effectuée par la femelle.

Ces 2 séquences sont séparées par l’éclosion des œufs décrites ci-dessous :

A ce stade, quand les œufs sont matures pour libérer les larves après 2 à 3 jours la femelle, la femelle aide les alevins à éclore, pour y parvenir elle utilise sa bouche pour les arracher des œufs.

L’éclosion des alevins qui seront sont libérés de leur coquille est faite par la femelle qui les “mâche” d’une certaine façon.

La nage libre

Après 24 à 48 heures, les œufs sont repris par la femelle dans la bouche où ils sont incubés pendant encore 6 à 8 jours.

Pendant ce temps, la femelle continue d’être agressive et garde tous les poissons, y compris le mâle, à distance.

Des qu’ils sont en mesure de nager librement, en fait, une fois qu’ils sont libérés de la bouche maternelle, les alevins peuvent se voir offrir des naupliies d’Artémias sous réserve qu’ils soient en mesure d’avaler cette nourriture.

En effet, au moment de la première libération par la femelle, les alevins de Gymnogéophagus sont encore très petits et parfois les artémias fraîchement écloses peuvent être trop grosses.

C’est une des difficultés de l’élevage de ces poissons et une complication certaine pour l’éleveur car les alevins pourraient avoir besoin de la plus petite nourriture pour survivre les premiers jours !

Dans ces conditions, le recours à une nourriture en flocons réduits en fine poudre, distribuée au plus prêt du nid de la femelle et des alevins est une solution potentielle jusqu’à ce que les alevins puissent manger les naupliies d’Artémias.

Lorsque les alevins sont libérés, ils mesurent 3-4 millimètres de longueur et doivent être nourris avec de petits aliments tels des infusoires.

Après deux à trois semaines de croissance, les alevins mangent sans difficulté des artémias.

Les alevins grandissent lentement, un poisson âgé de 10 à 12 mois ne mesure que 5 à 8 cm, mais est déjà sexuellement mature.

La garde parentale

Chez cette espèce, la prise en charge parentale assurée exclusivement par la femelle est excellente et se poursuit pendant plusieurs semaines, avec pour consignes sécuritaires données aux alevins de se rassembler rapidement dans sa bouche au premier signe d’une menace.

Si la reproduction a été entreprise au sein d’un “harem” de Gymnogéophagus balzanii (1 mâle et plusieurs femelles), il sera possible d’observer plusieurs femelles en train d’incuber buccalement ou/et exercer la garde parentale de leurs alevins tandis que le mâle poursuit ses efforts de parade nu immédiatement après ses multiples frais avec une femelle disponible et réceptive.

D’une certaine façon, les deux parents garderont diligemment les alevins après leur éclosion, puisque la femelle gardera ses alevins étroitement dans son propre territoire, tandis que le mâle montera la garde “plus élargie” dans le voisinage général qu’il considère comme son territoire.

Les alevins ont une croissance lente et sont difficiles à élever.

Ou peut-être avez-vous un bac ou bassin à l’extérieur, ou même un étang de jardin, qui peut être occupé par des poissons tropicaux pendant la période estivale.

Si tel est le cas, Gymnogeophagus balzanii serait le poisson idéal pour vous.

Ce poisson est originaire du sud de l’Amérique du Sud et tolérera les basses températures et en a même besoin pour son bien-être.

Malgré une taille adulte de 20 centimètres, ce cichlidé est très paisible et acceptera des températures comprises entre 10 et 30°C, à condition que les températures extrêmes ne soient que pour de courtes périodes.

En effet, ces poissons, compte tenu de leur capacité à supporter des températures fraiches peuvent très facilement vivre pendant quelques mois de l’années dans un étang de jardin.

Cette maintenance est parfaitement adaptée à leur rythme de vie et contribuera à leur développement et peut être réalisée dans nos régions pendant la période estivale.

Ce poisson est originaire du sud de l’Amérique du Sud et tolérera les « basses températures » qui seraient fatales pour d’autres cichlidés d’Amérique du sud, il a même besoin de ce type de séjour au « frai » pour son bien-être.

Pour l’aquariophile qui est en mesure de lui offrir une maintenance conventionnelle en aquarium et en extérieur, Gymnogéophagus balzanii est vraiment le cichlidé idéal.

Malgré une taille adulte de 20 centimètres, ce cichlidé est très paisible et acceptera des températures comprises entre 10 et 30 degrés Celsius, à condition que les températures extrêmes ne soient que pour de courtes périodes.

CONSERVATION

INTRODUCTION EN DEHORS SON BIOTOPE

Sans objet.

USAGES HUMAINS

Pêche locale occasionnelle.

MENACE POUR LES HUMAINS

Sans danger.

MARCHE AQUARIOPHILE

Commerce aquariophile et aquariophilie.

STATUT DE CONSERVATION

Statut de la Liste rouge de l’UICN ( Réf.120744 ) :  Non évalué

CITES ( Réf.118484 ) : Non évalué.

CMS ( Réf.116361 ) : Non évalué.

Gymnogeophagus balzanii en raison de son apparence, de son comportement et de sa taille est une excellente espèce pour les cichlidophiles  avertis qui recherchent un cichlidé sud-américain à placer avec d’autres Gymnogeophagus, ou même avec des Geophagus.

D’après l’expérience de certains aquariophiles et les retours d’expérience faits, il s’avère que cette espèce est très sensible à la détérioration des conditions de l’eau de l’aquarium, il faut donc maintenir un bon système de filtration et effectuer régulièrement des changements d’eau.

Ils apprécieront les conditions d’aquarium qui reproduisent au moins un peu leur habitat naturel.

Afin de se sentir comme chez eux dans l’environnement de l’aquarium, tout aquariophile qui se lancera dans la maintenance de Gymnogéophagus balzanii doit procurer à ces poissons :

  • un bon débit d’eau,
  • un substrat de sable ou de gravier fin,
  • du bois submergé,
  • des formations rocheuses,
  • certaines plantes,
  • des zones d’éclairage filtré ou tamisé
  • des compagnons de réservoir paisibles à semi-agressifs.

Comme beaucoup de poissons qui passent une grande partie de leur temps sur le substrat de l’aquarium à se nourrir ou à se reposer, les Gymnogéophagus balzanii sont sensibles aux infections bactériennes qui pourraient survenir dans un bac si trop de déchets organiques y sont accumulés sur le substrat de l’aquarium, en particulier dans des zones où ces déchets peuvent facilement s’entasser.

Gymnogéophagus balzanii est une espèce très intéressante qui n’est malheureusement recommandée qu’au spécialiste capable de lui fournir les conditions spécifiques dont elle a besoin pour sa santé à long terme.

La maintenance des Gymnogéophagus balzanii doit être rigoureuse, permanente…mais, en récompense, elle est gratifiante !

REFERENCES

AUTRES LIENS

Littérature

Geophagus balzanii PERUGIA, A., 1891: 623 (Villa Maria, Matto Grosso, Rio Paraguay).

Geophagus duodecimspinosus BOULENGER, G.A., 1895: 524 (Paraguay).

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Geophagus balzanii HASEMAN, J.D., 1912: 62-63.

Gymnogeophagus cyanopterus Ribeiro, A. de MIRANDA, 1918: 790.

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Geophagus balzanii FOWLER, H.W., 1954: 309- Geophagus duodecimspinosus Fowler, H.W., 1954: 312, fig. 898.

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Geophagus balzani RINGUELET, R.A. & ARAMBURU, R.H., 1962.

Geophagus balzanii, RINGUELET, R.A., ARAMBURU, R.H. & ARAMBURU, A.A., 1967: 522 (Esteros laguna Oca, cuenca del Pilcomayo, Formosa; San Martin, Salta; Curuzu Cuatia, Corrien- tes; Rio Santa Fé, Lago artificial ciudad Sta Fé, Laguna Vargas en el Depto. San Javier, Santa Fé. Ademâs: Rio Paraguay Supe- rior en Mato Grosso; Uruguayana en Rio Grande do Sul, Brasil).

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