Cleithracara maronii – 1ère partie

Cleithracara maronii – STEINDACHNER, 1881

L’Acara maronii ou plus exactement Cleithracara maronii est un petit cichlidé d’eau douce d’Amérique du Sud, natif du bassin inférieur du fleuve Orénoque au Venezuela et dans les bassins fluviaux des Guyanes.

Le nom scientifique de genre provient d’ailleurs du grec “Kleithron” signifiant “serrure”.

Cleithracara maronii fait partie des quelques rares Cichlidés français puisqu’on le trouve en Guyane.

Malgré une coloration relativement terne, il a longtemps fait partie des espèces les plus maintenues en aquarium.

Aujourd’hui, malgré le constat de voir qu’il est un peu oublié, on trouve néanmoins de jolies souches qui souvent ont fait leur réapparition dans les milieux spécialisés grâce à des prélèvements faits par des passionnés, directement dans les lieux où il est présent.

REPARTITION

L’aire de répartition de Cleithracara maronii est vaste puisque se situe en Amérique du Sud, s’étend d’ouest en est  du plateau guyanais, dans le bassin du Rio Orinoco, au fleuve Approuague (sa présence dans l’Oyapock est à vérifier).

On rencontre Cleithracara maronii  dans les pays suivants :

  • Venezuela ;
  • Guyane ;
  • Surinam ;
  • Guyane française.

Le Cleithracara maronii est un cichlidé originaire d’Amérique du Sud.

Son aire de répartition est plus particulièrement située au nord du continent sud-américain (au niveau du plateau des trois Guyanes), sur les territoires du Venezuela, de la Guyane, du Surinam, et de la Guyane Française.

Comme son nom l’indique, l’espèce a été décrite à partir du fleuve Maroni en Guyane, c’est une hypothèse qui est remise en doute !

L’aire de répartition inclus la plupart des fleuves côtiers de Guyane, du Guyana, du Surinam ainsi que le delta du Rio Orinoco au Venezuela.

Il a aussi été trouvé à Trinidad, mais on ne fait plus état de sa présence dans l’île depuis 1960.

Son aire de répartition plus en détail…

Cleithracara maronii en Guyane Française

Il est présent dans le delta de l’Orénoque, dans les rivières de la Guyane, plus particulièrement la rivière Barima en Guyane à la rivière Ouanary en Guyane française.

Le Fleuve MARONI

Le Maroni (néerlandais : Marowijne) est un fleuve d’Amérique du Sud. Sous le nom d’Itany, il prend sa source près du massif du Mitaraka, et devient la Lawa lors de sa confluence avec l’Inini et enfin Maroni lors de sa réunion à Grand-Santi avec la rivière Tapanahoni.

Il fait partiellement office de frontière entre le Surinam à l’ouest et la Guyane française à l’est. C’est le premier fleuve de Guyane avec une longueur de 520 Km.

Son bassin versant s’étend sur 65.830 km².

C’est le fleuve frontière avec le Surinam sur la totalité de son cours. Steindachner qui a fait la première description scientifique de Cleithracara maronii l’a découvert dans le bassin du Maroni en 1881.

Le Maroni prend naissance dans la région des Tumuc-Humac au Surinam sous le nom de l’Itany qu’il conserve jusqu’à la confluence avec l’Inini.

Ensuite, il prend le nom de Lawa (ou Awa) puis Maroni lorsqu’il reçoit la Tapanahoni.

 Les affluents de l’Itany

L’Itany est une rivière tributaire du Maroni qui marque une partie de la frontière entre la Guyane et le Suriname et porte le nom de Lawa sur son cours moyen.

Cette partie de la frontière est disputée, le Suriname réclamant du territoire à l’est de cette rivière.

Cleithracara maronii est présent dans trois criques de faible importance sur la rive droite de l’Ytani :

  • Saramou,
  • Alama
  • Coulé-Coulé.

Lawa

La rivière Lawa est une rivière tributaire du Maroni en Amérique du Sud qui sert de frontière entre la France et le Suriname, également connue comme le Litani ou Itany en Guyane française, son cours moyen est connu comme Lawa ou Aoua.

Des pirogues peuvent remonter son cours pendant 60 kilomètres à partir de son embouchure. Au-delà les rapides (chutes) rendent la navigation impossible. 

Les affluents du Maroni

En aval de Grand Santi se rejoignent la crique guyanaise Abounamy et le fleuve surinamien le Tapanahoni. Après Langa Tabiki (« la grande île » en nenge tongo), le Maroni reçoit trois criques guyanaises (la Sparouine, la Serpent et la Balaté) avant de se jeter dans l’Océan Atlantique où son embouchure se confond partiellement avec celle de la Mana dans un estuaire large de 5 km.

De nombreuses îles jalonnent le cours du fleuve :

  • Les iles surinamiennes : Stoelmans, Loca-Loca, Langa Tabiki , Pinkin Tabiki …
  • Les Iles guyanaises : Iles des Lépreux, île de la Quarantaine.

 La Mana : la rivière aux 99 sauts

La Mana est un fleuve de Guyane dont l’embouchure est proche de celle du Maroni au nord-ouest de la Guyane.La Mana est le 3ème fleuve de Guyane.

Long de 430 Km, son bassin versant s’étend quand a lui sur 12.090 km². Il est connu comme le plus sauvage des fleuves de Guyane.

Ce fleuve est encore privilégié par les orpailleurs avec notamment des chantiers de plus de 1000 personnes.

La Mana descend du massif central guyanais. Ses sources sont voisines de celles de l’Inini dans la région de Saül.

Le bassin versant comprend notamment les criques Arouany, Lézard, Kokioko, Portal, Acarouany.

L’Approuage est le 4ème fleuve de Guyane

 Sa longueur est de 270Km, son bassin versant fait 10 250km2.

L’Approuague draine un bassin contigu à ceux de la Mana, du Sinnamary et de l’Inini dans la zone de ses sources près de Saül. Après le Saut Gran Canori, le plus haut de Guyane (19m), le fleuve reçoit notamment l’Arataye long de 90 km.

La présence de Cleithracara maronii dans le bassin de l’Approuague n’est attestée que par une seule référence scientifique (LULLANDER et NIJSSEN, 1986), en 2001 cette espèce a néanmoins été capturée dans une petite crique rejoignant le cours principal de l’Approuague au niveau de saut Athanase (Naneix, Com. pers.).

Le Sinnamary est le 5ème fleuve de Guyane

Sa longueur est de 262 Km et son bassin versant de 6.565 km².

Le Sinnamary prend sa source au nord de Saül et coule plein nord.

Il reçoit en rive gauche le Courcibo, grossi par la crique Leblond et plus loin la crique Tigre.

Son cours est retenu par un barrage hydroélectrique au niveau de petit saut. Le Sinnamary est célèbre pour le barrage de Petit-Saut qui fournit en électricité le centre spatial de Kourou.

En amont du barrage, et à une journée seulement de Cayenne, le haut du fleuve reste sauvage grâce aux obstacles naturels que sont les sauts (rapides) qui souvent doivent être franchis à la cordelle, ce qui augmente la difficulté d’accès.

Ouanary

L’Ouanary est une rivière associée au bassin versant de l’Oyapock (leurs embouchures sont presque communes), cependant la présence de Cleithracara maronii est seulement citée dans cette rivière et non dans le bassin de l’Oyapock au sens strict.

L’Iracoubo et La Comte

L’Iracoubo prend sa source au pied de la Montagne des 3 Roros, au Nord-Ouest de Saint-Elie.

Il reçoit sur sa rive gauche les Criques Eau-Blanche et Florian qui descendent des Montagnes de Fer.

La rivière de la Comté prend sa source à la Hauteur du Sinnamary, au sud de Bélizon et se grossit des criques Grand Galibi et Roche Fendé. Après le saut Biet et le Dégrad Edmond, la Comté reçoit l’Orapu qui descend de la Montagne Tortue. De ce confluent jusqu’à Roura, elle prend le nom de Oyac.

Cleithracara maronii au Surinam

L’espèce est citée (d’est en ouest) des systèmes du Maroni, de la Surinam river, de la Saramacca river, de la Nickerie river et de la Corantijn river (frontière politique avec le Guyana).

Le fleuve Corentyne aussi appelé Courantyne ou Corantijn est un fleuve situé au Nord de l’Amérique du Sud entre le Guyana et le Suriname.

Les trois premiers bassins font partie de la même province faunistique que le Maroni et la Mana, alors que les deux derniers sont sous l’influence du Guyana. Son absence de la Coppename river est apparemment due à un manque de prospections.

Cleithracara maronii en Guyana

Au Guyana, elle est cité de rares points : Georgetown, Kumaka, Mackenzie, Wismar tous dans la partie basse de la Demerara river et dans le bassin de la Barima river (au niveau de sa confluence avec l’Aruka river (EIGENMANN, 1912 et Lowe-McCONNELL 1969).

Elle semble absente du bassin de l’Essequibo qui est pourtant bien prospecté.

Cleithracara maronii au Vénézuela

Au Venezuela, l’espèce n’est présente que dans le delta de l’Orénoque et encore, avant 1989 (KULLANDER et NIJSSEN.

The Cichlids of Surinam 1989), il n’en était pas cité, seul l’Atlas des poissons d’eau douce de Guyane française du MNHN (2000) parle de sa présence sans toutefois donner leur référence…

Pour la petite histoire, il y avait une population de Cleithracara maronii vivant à l’état sauvage sur l’île de Trinidad (au large du delta de l’Orénoque).

La présence de cette population, notée par Price (in Axelrod, 1958), a été vérifiée en 1965. Mais en 1974, il a été impossible de la retrouver (Kenny, 1979).

L’Orénoque prend sa source dans la Sierra Parima (Massif Guyanais) et se jette dans l’océan Atlantique par un delta de 25 000 km2.

Il traverse les villes de Ciudad Bolívar et Ciudad Guayana.

L’Orénoque est l’un des fleuves ayant le débit le plus important au monde après l’Amazone (175 000 m3/s) et le Congo (39 000 m3/s).

L’Orénoque est relié naturellement à l’Amazone par le canal de Casiquiare, qui franchit la ligne de partage des eaux.

Le canal de Casiquiare est le canal reliant l’Orénoque à l’Amazone, via le rio Negro, faisant ainsi communiquer deux fleuves et deux bassins versants en franchissant la ligne de partage des eaux..

MILIEU NATUREL & HABITAT

Il est très fréquent dans le bas des fleuves où il occupe les zones peu profondes encombrées de bois mort des petites criques claires à courant lent. En cas de danger, Il se plaque contre les troncs et adapte sa coloration au substrat.

Cleithracara maronii est endémique d’Amérique du Sud, Rios Sinnamary & Kourou, Rios Ouanary, Maroni, Comté & Approuague, Guyane Française; Rio Barima, Guyane; parties inférieures des affluents de l’est du Rio Corantijn au Rio Marowijne, Suriname & au Vénézuela; à noter que Cleithracara maronii a selon toute vraisemblance disparu de Trinidad depuis 1960.

L’habitat naturel se compose de petits ruisseaux et affluents côtiers clairs avec peu de courant et une abondance de bois en décomposition, des racines submergées et, dans certaines régions, une végétation marginale dense.

L’eau est souvent tachée d’une couleur de thé à partir des tanins formés à partir de la matière organique en décomposition dans l’eau.

Cleithracara maronii fréquente les petits ruisseaux des zones côtières aux eaux claires et au courant faible.

Son biotope est riche en bois & racines en décomposition.

Les substrats sont généralement jonchés de feuilles mortes, de branches et de racines d’arbres submergées bien que dans certains endroits, des plantes aquatiques de genres tels que Cabomba, Marsilea ou Pistia  peuvent être trouvées.

L’eau dans ces endroits est généralement de couleur brunne marquée par les acides humiques et d’autres produits chimiques libérés par la matière organique en décomposition.

La teneur en minéraux dissous de ce type d’eau est généralement négligeable et elle atteint très souvent un pH aussi bas que 4,0-5,0.

On retrouve cependant toujours Cleithracara maronii dans une eau très limpide, principalement présent dans le bas des fleuves, dans des zones peu profondes comme des ruisseaux ci-dessus habités de bois mort et donc à faible courant.

On trouve généralement dans la nature dans les ruisseaux à faible écoulement, «eaux noires», sur les bords des grandes rivières, dans les marais, dans les étangs et aussi dans les lacs, mais rarement, voire jamais, dans les eaux stagnantes.

Cleithracara maronii habite aussi des criques avec de faibles courants situées près de l’embouchure des rivières, avec toujours des eaux claires riches en bois en décomposition.

Cleithracara maronii est très fréquent dans le bas des fleuves où il occupe les zones peu profondes encombrées de bois mort des petites criques claires à courant lent.

En cas de danger, Il se plaque contre les troncs et adapte sa coloration au substrat.

TAXONOMIE

HISTORIQUE

Les cichlidés nains du genre Nannacara (REGAN, 1905), et ses parents, les genres Ivanacara (RÖMER & HAHN, 2007) et Cleithracara KULLANDER & NIJSSEN, 1989 représentent une lignée évolutive bien définie d’acaras (clade NIC de la tribu Cichlasomatini, MUSILOVA et Al. 2008) répartis principalement dans les rivières du bouclier guyanais, ainsi que dans le bassin du Rio Negro, et les deltas de l’Amazone et de l’Orénoque.

Ce groupe comprend sept espèces connues, quatre dans le genre Nannacara, puis deux espèces récemment extraites de Nannacara au genre Ivanacara (RÖMER & HAHN, 2007), et le genre monotypique Cleithracara, qui est basal pour tous les autres.

La cytogénétique de ce clade reste mal connue puisque seules deux espèces de ce groupe, Cleithracara maronii (STEINDACHNER, 1881 et MARESCALCHI 2004) et Nannacara anomala (REGAN, 1905 et THOMPSON, 1979) ont été précédemment étudiées.

Le genre de poissons d’eau douce « Cleithracara » ne contient finalement qu’une seule espèce originaire d’Amérique du Sud, présente dans le grand bassin amazonien et endémique du bassin du fleuve Orénoque, du Guyana à la Guyane française.

CLASSIFICATION

  • Ordre: Perciformes.
  • Famille: Cichlidae (Cichlidés).
  • Sous-famille: Cichlasomatinae.
  • Tribu: Cichlasomatini.

Le Cleithracara maronii a été décrit pour la première fois en 1882 par STEINDACHNER sous le genre « Acara ».

Plus tard, cette espèce a été classée dans le genre « Aequidens ».

Cette espèce est actuellement la seule du genre « Cleithracara ».

Le genre a été créé en 1989 par KULLANDER & NIJSSEN après une révision du genre Aequidens.

La classification et l’identification de toutes les espèces de la famille des Cichlidae est difficile, pour ne pas dire quasi impossible, car soit lors de la nouvelle classification elles ont changé de genre et de nom tout en restant dans la même famille, soit beaucoup d’espèces ne sont pas encore reconnues scientifiquement donc non classifiées définitivement, soit issues d’hybridations et d’élevages intensifs et elles portent alors un nom commercial qui ne correspond généralement pas aux espèces d’origine.

La classification phylogénétique des espèces progresse en permanence, elle impliquera certainement une évolution des espèces identifiées « Cleithracara ».

RAPPEL SUR LES …..

En termes de taxonomie, Cleithracara est monotypique et Cleithracara maronii était auparavant inclus dans les genres Acara et Aequidens avant d’être séparés par KULLANDER et NIJSSEN (1989) sur la base d’une combinaison de caractères morphologiques comme suit:

  • préopercule à deux écailles sur le membre horizontal ;
  • squamation prédorsale disposée en trois rangées ;
  • nageoires molles non appariées largement écaillées ;
  • un supraneural;
  • deux articulations ethmoïdales palatino-latérales ;
  • encoche profonde dans la marge dorsale du ceratohyal antérieur ;
  • bras antérieur relativement élargi sur l’épibranchie 1 ;
  • petit processus ventral sur le quadrate à peu près à mi-chemin entre la tête et le niveau de l’extrémité antérieure du préopercule ;
  • lignes latérales accessoires de la nageoire caudale ;
  • parhypurapophyses[1];
  • cartilage interarcual ;
  • dents sur cératobranchial 4 ;
  • foramen mésial sur deuxième infraorbitaire tous absents.

Au sein de la famille des Cichlidae, Cleithracara est souvent incluse dans la tribu putative des Cichlasomatini, et la majorité des études récentes conviennent qu’elle est la plus étroitement liée à Nannacara.

NOMS

Il serait peut-être bon de rappeler que Cleithracara maronii est une appellation trompeuse, car l’espèce ne se rencontre pas vraiment dans le cours principal du fleuve Maroni mais dans les petits affluents de bien moindre importance et à priori dans l’ensemble des fleuves entre l’Oyapock à l’est et le delta de l’Orénoque à l’ouest (avec des doutes sur l’Oyapock et l’Essequibo).

Ce sont des espèces de ruisseaux lents au pH assez acide.

NOM COMMUNS

On l’appelle communément cichlidé « Trou de serrure » (à cause de sa marque sur l’arrière du corps qui peut ressembler à la forme d’un trou de serrure ou juste à un point) ou encore « Acara maronii ».

 

Cleithracara maronii (STEINDACHNER, 1881)

  • Acara maroni, Acara du Maroni, Cichlide trou de serrure – (Français )
  • Keyhole cichlid – (Anglais)
  • Prapra – (Créole de Guyane française, Guyane)
  • Pakawete boko olekopo – (Galibi Carib [= Kaliña], Guyane)
  • Pakilali, Awalipa – (Wayampi [= Oyampi, Wajapi, Amapari Wayampi, Oiyapoque Wayampi], Guyane)
  • Agudédé, Kolobia, Awifi – (Eastern Maroon Creole [= Aluku, Aukan, Boni, Businenge Tongo, Ndyuka, Nenge, Nenge Tongo], Guyane)
  • Krobia, Oeroe wefi – (Sranan Tongo [= Surinamais, Taki taki], Guyane)
  • Acará – (Portuguais / Brésilien, Guyane)

Noms communs : cichlidé trou de serrure ou maroni.

Appellations régionales (Surinam et ouest de la Guyane française) : « aweyfi » et « akolobia » en businenge tongo (langue businenge).

Son nom vernaculaire en créole est “Prapra”.

SYNONYMES

  • Acara maronii, STEINDACHNER, 1881
  • Aequidens maronii, STEINDACHNER, 1881
  • Cleithracara maronii, STEINDACHNER, 1881

ETHYMOLOGIE

C’est l’un des rares poissons dont le nom générique actuel est dérivé du nom commun popularisé dans le passe-temps de l’aquarium avec “Cleithracara” une combinaison du grec “kleithron”, qui signifie serrure, et, “acará”, le mot guaraní pour les cichlidés.

Maronii est nommé d’après l’emplacement de l’holotype.

Le taxon actuel de Cleithracara maronii a succédé à Acara maronii (jusque 2003), Aequidens maronii (jusque 1989).

Son importation en Europe date de 1936.

Le nom d’espèce comporte bien 2 “i” à la fin.

DESCRIPTION

C’est un poisson de taille moyenne (10-12 centimètres) et de couleur crème.

Le corps est assez trapu.

Les nageoires dorsales et anales se terminent en pointe (caractéristique sensée être plus accentuée chez le mâle).

Une bande noire traverse son œil.

Il possède une marque sur l’arrière du corps qui peut ressembler à la forme d’un trou de serrure ou juste à un point (c’est cette marque qui lui a donné certain de ces noms “communs” et son nom anglais “keyhole cichlid”).

Sa coloration change suivant son humeur.

On ne peut distinguer les sexes de ces poissons à l’état juvénile.

CLE DES ESPECES

Le genre est monospécifique.

MORPHOLOGIE

Ce n’est pas un gros cichlidé car il existe de nombreuses autres espèces qui poussent beaucoup plus gros mais il atteint néanmoins environ 10 centimètres de longueur.

Les mâles ont tendance à être plus gros et à avoir des nageoires plus pointues, sinon, il y a très peu de différence visuelle entre les sexes de ce poisson.

Les nageoires dorsales et anales se terminent en pointe et cette caractéristique est sensée être plus accentuée chez le mâle.

Il a un corps robuste, de forme ovoïde, comprimé latéralement.

La tête est grande et arrondie, elle est reliée par un front et une gorge légèrement convexes.

Sur la tête il y a une paire de narines qui n’ont pas de fonction respiratoire mais olfactive.

La bouche est allongée et placée en position terminale, elle se compose de grandes lèvres charnues.

A l’intérieur de la bouche, il y a deux autres mandibules pharyngées avec des dents robustes.

La disposition des muscles à mâcher permet de déplacer indépendamment les doubles mâchoires pour mâcher des aliments, souvent trop gros pour être avalés en une seule bouchée.

Cette conformation détermine l’étrange façon de manger de Cleithracara maronii qui semble toujours être sur le point de cracher la nourriture alors qu’au contraire, il la passe simplement d’un jeu de mâchoires à un autre.

Le pédoncule caudal est large mais bien distinct.

La nageoire dorsale, qui couvre une grande partie du dos, se termine par un long lobe postérieur dont l’apex supérieur, pointu, se prolonge en un long filament.

La nageoire anale est de forme trapézoïdale et se termine également par un long lobe postérieur, avec un sommet pointu qui se prolonge en un long filament; les deux filaments dépassent la nageoire caudale qui est de forme trapézoïdale et avec une marge arrondie.

Les nageoires pectorales et trapézoïdales, sont très larges et avec une marge légèrement arrondie, tandis que les nageoires ventrales sont de forme triangulaire, très allongées et dont l’apex pointu se termine par deux longs filaments.

TAILLE

Le Cichlidé Cleithracara maronii est de taille moyenne, atteignant 10 à 12 centimètres pour les mâles.

La femelle est à peine plus petite.

COLORATION

La livrée est tout à fait semblable chez les deux sexes et n’est pas très colorée.

Essentiellement de couleur crème, le corps de Cleithracara maronii a une apparence assez trapue, avec un dos légèrement plus foncé.

Une ligne transversale sombre passe au-dessus de l’œil tandis qu’au centre du côté se trouve une tache en forme de huit ou de trou de serrure.

Le marquage en forme de “trou de serrure” noir est bordé de jaune pâle qui le distingue également et ajoute à l’effet visuel saisissant.

Les cichlidés en trou de serrure ont également des rayures noires incurvées qui traversent leurs yeux, ce qui en fait un poisson attrayant à regarder même si la couleur de leur corps est assez terne.

Les nageoires ont de légers reflets turquoise.

La coloration de Cleithracara maronii change suivant son humeur, ce petit cichlidé devient très foncé en cas de stress.

En effet, lorsqu’il est stressé il change de couleur pour prendre un aspect irrégulier de brun moyen à foncé au niveau de sa robe, donnant l’impression d’un poisson mort et allant jusqu’à se laisser aller sur le flanc pour accentuer cette impression !

S’ils changent de coloration à de tels moments et deviennent tachetés, ils reprendront leur apparence normale lorsque le danger, ou le danger perçu, sera passé.

C’est un poisson vraiment très timide qui perd tout son éclat s’il est stressé, restera terne et tacheté en permanence si cet état de stress persiste… affaiblissant ainsi leur système immunitaire et les rendant plus sujets aux maladies.

SIGNES DISTINCTIFS

Une bande noire traverse l’œil de Cleithracara maronii mais un caractère distinctif se démarque: il possède une marque sur l’arrière du corps qui peut ressembler à la forme d’un trou de serrure ou juste à un gros point; c’est cette marque qui lui a donné certain de ces noms communs et son nom anglais “keyhole cichlid”.

DUREE DE VIE

En milieu naturel, son espérance de vie est estimée jusqu’à 6 ans.

En aquarium, il a une espérance de vie moyenne d’environ huit à dix ans s’il est bien entretenu et s’il est bien nourri.

DIMORPHISME SEXUEL

Les nageoires dorsales et anales du mâle sont censées être plus “pointue” que celle de la femelle (cette méthode semble aléatoire).

Le mâle est plus grand et plus trapu que la femelle à l’âge adulte.

Il est très difficile de distinguer les 2 sexes même à l’âge adulte.

Mâle devant et femelle derrière : la différence de sexe n’est pas évidente !

Un autre constat qui est fait en lisant les fiches technique des poissons de différents sites Internet :  Le critère pour différencier mâle et femelle est donné comme est celui des nageoires dorsales et anales qui sont plus longues et effilées chez le mâle par rapport à la femelle !

Selon ce critère, le male a des nageoires plus longues et effilées que la femelle.

Un magnifique mâle.

Selon plusieurs observations, ce critère semblerait plutôt aléatoire…

Comment reconnaître alors le mâle de la femelle ?

La deuxième solution demande plus de patience : attendre que le couple se forme et observer les appareils reproducteurs de ceux-ci lors de la ponte.

Attention, deux femelles ensembles peuvent pondre…

La “retournette” consiste tout simplement à observer les orifices génitaux des poissons, c’est simple à dire, pas toujours facile à réaliser.

En effet si l’observation est aisée chez certaines espèces, pour d’autres la différence entre les sexes est moins évidente.

Quand, de plus, on a affaire à des sujets jeunes, le problème se corse encore.

Comme son nom l’indique, la “retournette” consiste à retourner le poisson.

Comme il le fera rarement de lui-même (ou alors, dans ce cas, connaître son sexe n’a plus grand intérêt !) il faut d’abord le pêcher.

Après s’être soigneusement mouillé les mains de façon à ne pas retirer le mucus qui recouvre son corps, on le prend délicatement le dos contre la paume de la main de façon à avoir le ventre face à soi.

La tête côté poignet, la caudale du côté des doigts de façon à pouvoir éventuellement presser très légèrement l’abdomen en avant de l’anale.

En fait, tant que les poissons sont dans leur aquarium ou dans l’eau, il n’y a pas de solution miracle !

Le Cleithracara maronii est un cichlidé au dimorphisme sexuel peu apparent.

Ce qu’il faut savoir quand même…

On ne peut pas significativement distinguer le sexe à l’état juvénile, et même au stade adulte, le dimorphisme sexuel n’est pas toujours très marqué; le plus fréquemment, la nageoire dorsale, et parfois la nageoire anale, du mâle sont plus effilées que celles de la femelle.

À âge équivalent, le mâle est toujours plus grand et plus trapu que la femelle à l’âge adulte.

Il est assez facile de distinguer le sexe des Cleithracara maronii seulement quand ils sont adultes car le mâle adulte est beaucoup plus gros et a une couleur plus profonde, en particulier au moment de la reproduction.

L’arrière de la nageoire dorsale du mâle est plus étendu et pointu que celle de la femelle et sa nageoire caudale est également plus longue.

La femelle est également plus corsée lorsqu’elle est vue d’en haut, en particulier lorsqu’elle porte des œufs (gravides).

La femelle a un ovipositeur visible (canal de l’œuf) juste devant la nageoire anale.

Oviducte de la femelle, seulement visible en période de reproduction.

Le mâle Maronii est plus grand que la femelle et possède une dorsale plus allongée.

Spermiducte du mâle, seulement visible en période de reproduction.

Ces différences ne sont pas cependant très marquées, il n’est donc pas toujours évident de les différencier.

COMPORTEMENT

CARACTERE

Espèce très paisible, timide voir craintive.

Cleithracara maronii est un cichlidé très paisible par nature. Un peu timide, mais d’un autre côté, ils peuvent aussi être très curieux.

En raison de leur comportement calme, l’espèce est bonne à garder en groupe, mais c’est également bien de le faire par couples.

Lorsqu’un danger est détecté, le motif de couleur s’assombrit considérablement et les poissons se mettent à l’abri parmi les plantes, les structures ligneuses submergées ou la litière de feuilles.

Les juvéniles sont grégaires, mais une fois qu’ils ont atteint la maturité sexuelle, ils commenceront à former des couples dont chacun commandera un territoire de quelques mètres de diamètre lors de la reproduction.

C’est un poisson inoffensif sauf en période de reproduction où son agressivité envers les mâles de la même espèce est accentuée, mais à aucun moment son agressivité ne doit nous faire craindre pour la vie d’un autre habitant de l’aquarium.

Son activité est diurne et il se sent à l’aise en se réfugiant parmi les plantes aquatiques, les troncs et les zones d’eaux troubles ou sombres.

COHABITATION

Cleithracara maronii est un cichlidé calme, voire timide.

Il ne pose aucun souci dans un aquarium communautaire.

Cependant il peut y avoir un peu de tension entre eux si vous introduisez plusieurs couples, le temps que la hiérarchie se mette en place.

Le Cleithracara maronii est un cichlidé assez sociable.

Il est néanmoins souhaitable de prévoir un bac d’au moins 200 litres pour plusieurs couples, mais 80-120 litres bien aménagés suffisent pour un seul couple.

En effet, les comportements sont parfois houleux entre-eux, les relations intra-spécifiques dégénèrent parfois, surtout lorsque des batailles entre mâles éclatent au cours de la saison de reproduction.

Les relations inter-spécifiques sont plutôt bonnes et Cleithracara maronii peut être conservé en bac communautaire car il est paisible.

Les Cleithracara maronii cohabitent très bien avec la plupart des Cichlidés nains comme les Apistogramma ou Mikrogeophagus ramirezi.

Mikrogeophagus ramirezi

Apistogramma cacatuoides.

Tous les tétras sud-américains font de parfaits cohabitants, et même certains grands cichlidés comme les Scalaires ou Discus conviennent.

Des poissons de fond tels que les Corydoras ne posent aucun souci de tolérance.

Les juvéniles sont grégaires mais une fois qu’ils atteignent la maturité sexuelle, les poissons vont commencer à former des couples et chaque couple défendra un territoire.

Cleithracara maronii n’est pas un poisson agressif en dehors de la période de reproduction.

Ce petit cichlidé timide peu donc convenir à moult aquariums communautaires et les colocataires possibles sont nombreux dès lors qu’ils ne sont pas trop grands ou trop teigneux.

Cleithracara maronii juvénile est grégaire, les couples se formant à la maturité sexuelle;.

Les territoires ne sont définis que pendant la période de reproduction.

Le Cleithracara maronii est un poisson territorial mais non agressif.

Il ne pose pas de problèmes de cohabitation avec les autres espèces, on l’associera de préférence avec des espèces de tailles semblables ou plus petites.

Cleithracara maronii ne doit surtout pas être associé à des espèces agressives.

Cleithracara maronii cohabite bien avec la plupart des Cichlidés nains et avec tous les Tétras d’Amérique du Sud.

Dans la nature, Cleithracara maronii vit en groupes lâches d’une dizaine d’individus parfois en compagnie de Krobia, mais dès qu’il entre en période de reproduction, les couples se (re)forment, ce qui laisse supposer que les liens au sein d’un couple de Cleithracara maronii soient assez durables entre les deux partenaires.

EAU

ENVIRONNEMENT

Eau : Douce, Saumâtre.

Cleithracara maronii vit les cours d’eau de plaine, au débit faible où l’eau est très faiblement minéralisée et le pH de l’ordre de 4,0 à 5,0.

Le substrat est généralement recouvert de feuilles mortes, de branches et de racines d’arbres submergées.

L’eau est donc généralement chargée en tanins et acides humiques libérés par la décomposition de ces matières organiques.

On peut localement y trouver des plantes aquatiques appartenant à des genres tels que Cabomba, Marsilea ou Pistia.

La propreté est assurée par une bonne filtration de 2 à 3 fois le volume par heure avec rejet en surface, cette méthode augmente l’oxygénation du milieu.

Des changements d’eau régulier de 30% minimum semaine, avec un nettoyage mensuel des masses filtrantes participe à maintenir l’espèce dans de bonnes conditions.

Une bonne qualité de l’eau est indispensable elle doit être limpide et si possible avec  peu de Nitrates (prévoir dans certains cas un dénitrateur pas osmose).

Paramètres de maintenance

  • PH optimal : 4,0 à 8,0 ;
  • Gh optimal : 5 à 20° ;
  • Température idéale : 22 à 25°C ;
  • Dureté : faible à moyenne
  • Hydro-dynamique : eau courante.

L’ammoniac, les nitrites et nitrates…

Le sujet de l’ammoniac, des nitrites et des nitrates doit être pris au sérieux avec Cleithracara maronii.

Dans sa forme la plus simple, ces composants chimiques sont tous un sous-produit des déchets de poisson : déjections des poissons, nourriture non consommée…et surtout, ils sont toxiques pour les cichlidés et plus particulièrement les Cleithracara maronii.

En conséquence, vous devez vous assurer que leur aquarium a :

  • Une concentration d’ammoniac de 0 à 0,2 mg /Litre ;
  • Une concentration de nitrite de 0 à 0,2 mg /Litre ;
  • Une concentration de nitrate de 0 à 20 mg / Litre.

Maintenez idéalement les Cleithracara maronii dans une eau légèrement acide avec pH de 5,5 à 6,5, dans une eau très douce avec GH de 1 à 8.

La température de l’eau doit être centrée autour de 25-26 °C, même s’ils supportent des pics à 29 à 30 °C sans problème.

ZONE DE VIE

Zone occupée de l’aquarium : Milieu et fond

Cleithracara maronii habitera généralement près du bas de la colonne d’eau et jouira d’un substrat fin, car il s’agit d’un “tamis” lors de l’alimentation en ce qu’il prendra une bouchée du substrat et tamisera toute nourriture, expulsant le substrat restant.

L’hydrodynamisme de l’eau est un paramètre important pour la meilleure maintenance de Cleithracara maronii.

Un minimum de courant dans son aquarium imitera au mieux ses biotopes d’origines, souvent des cours d’eau un peu agités.

Dans leur milieu naturel originel, ces poissons sont présents dans des eaux noires, ou couleur thé, car les cours d’eau habités sont entourés de végétation et leur eau se colore avec les feuilles, les branches et tout ce qui tombent dans l’eau qui se décomposent et acidifient celle-ci.

Toutefois, les poissons d’élevage supportent une plus large plage de valeurs.

C’est donc une eau typique du nord de l’Amérique du Sud qui conviendra le mieux aux Cleithracara maronii, une eau toujours acide et douce.

ALIMENTATION

EN MILIEU NATUREL

Dans la nature, le Maroni est insectivore et vermivore.

Cleithracara maronii est omnivore, cette espèce se nourrit d’invertébrés benthiques et de détritus organiques trouvés au fond des cours d’eau dans la nature.

C’est un grand mangeur de larves d’insectes et de petits crustacés.

EN AQUARIUM

En aquarium, il est un omnivore et les poissons acceptent les aliments industriels assez facilement, surtout que la plupart des poissons disponibles dans le commerce viennent d’élevage.

Mais des distributions de nourriture vivante, ou congelée, sous la forme de vers de vase, daphnies, toute proie à la taille de leur bouche, du zooplancton…tous ces aliments stimuleront le métabolisme de ces cichlidés qui ainsi auront des couleurs plus vives.

Il mange aussi des coléoptères qui peuvent lui être distribués dans son bac et apprécie particulièrement les proies vivantes telles que les daphnies et les vers de vase.

Cleithracara maronii accepte facilement tout ce qui lui sera proposé : paillettes, artémias, vers de vase, cyclopes, etc..

La seule condition à respecter est de lui fournir une alimentation constituée de petites particules car sa bouche est petite !

REGIME

Les aliments vivants sont très importants pour mettre Cleithracara maronii en condition de reproduction.

En milieu naturel les Cleithracara maronii sont omnivores et se régalent d’invertébrés.

En aquarium Cleithracara maronii accepte les aliments secs (granulés pour cichlidés), les Artémias, les végétaux (épinards) faisant aussi partie du régime alimentaire.

Dans l’aquarium, il est simple et accepte la majorité des aliments préparés, bien qu’une alimentation variée contenant à la fois des produits séchés de qualité et des vers de vase vivants ou congelés, de l’artémia, des daphnies, etc. devrait être proposée pour que les poissons développent des conditions optimales.

Les recettes maison à base de purée broyée faite à partir d’un mélange de poisson séché, de crustacés en purée, de fruits et de légumes frais….

Ces repas “maison” sont appréciés de Cleithracara maronii et sont avérés efficaces lors de la croissance de ces poissons.

Ces préparations peuvent être distribuées sous la forme de petits “granulés” ou “cubes” enfilés sur une tige en bois qui sera mise à disposition des poissons qui viendront grignoter cette pitance.

Dans les aquariums, ils sont très tolérants à tous les types d’aliments, mais il est conseillé, comme pour toutes les espèces, de maintenir une alimentation variée dans laquelle il est important d’y inclure des insectes ou des aliments vivants.

Attention à ce qu’ils ne prennent pas trop d’embonpoint !

REFERENCES

Hardman, M., LM Page, MH Sabaj, JW Armbruster et JH Knouft, 2002 – Ichthyological Exploration of Freshwaters 13 (3): 225-238

Une comparaison des relevés de poissons effectués en 1908 et 1998 dans le Potaro, Essequibo, Demerara, et les drainages des rivières côtières de Guyane.

KULLANDER, SO et H. NIJSSEN, 1989 – EJ Brill, Leiden: i-xxxii + 1-256

Les cichlidés du Surinam. Teleostei: Labroidei.

Reis, RE, SO KULLANDER et CJ Ferraris, Jr. (eds), 2003 – EDIPUCRS, Porto Alegre: i-xi + 1-729

Liste de contrôle des poissons d’eau douce d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale. CLOFFSCA.

KENNY, JS 1979. Quelques colonisations animales récentes. Living World, Journal of the Trinidad and Tobago Field Naturalists’s Club 1978-1979: 27.

KULLANDER, SO & H. NIJSSEN.1989. Les cichlidés du Surinam. EJ Brill, Leiden et autres villes, XXXIII + 256 pp.

LASSO, C. 1993. Primer registro de Cleithracara maronii (Steindachner, 1882) para Venezuela: consideraciones biogeográficas. Memoria, Sociedad de Cienciad Naturales La Salle 53: 149-157.
STEINDACHNER, F. 1881. Beiträge zur Kenntniss der Flussfische Südamerika’s II. Denkschr. k. Akad. Wiss. Wien Math.-natw. Cl. 43: 103-146.

VIDEO

AUTRES LIENS

[1] Extensions latérales osseuses appariées au large de l’arc hémal du parhypural. Aussi connu sous le nom d ‘«hypurapophyse». L’hypapophyse est une projection présente sur la surface ventrale des vertèbres[1]. Ce trait de caractère est propre aux sauropsides[2].

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