ElTofi : Le collage des vitres ….et re-couacc !!!!

Les préparatifs préliminaires au collage des vitres

10 août 2011

Ce soir, je me suis amusé à coller des cales en mousse de tapis d’aquarium comme ces tapis de mousse qu’on utilise sous les bacs pour absorber les irrégularités d’un meuble et éviter les points saillants sur la vitre du fond.

Il sont siliconées directement sur le béton, après avoir été soigneusement découpées dans des bandes de 2 x 40 cm. Les angles et les rebords de l’embrasure ont été bien nettoyés, brossés et aspirés. Ils ont ensuite été légèrement enduits de silicone et appliqués à grands renforts de règle plate.

Je suis tout content de moi et je me dis que je vais poursuivre sur ma lancée en plaçant, “pour voir”, la petite vitre de 70 x 70 cm, juste pour estimer la largeur des joints à faire sur le devant et à l’intérieur.

Mais, constat amère, ma vitre est trop étroite, elle appuie à peine sur les rebords de l’embrasure !!!

J’avais, me semble-t’il, pourtant tout mesuré de façon précise !

Cette vitre est bien carrée ?

Deux solutions :

  • Solution n°1 : je me commande une vitre neuve de 70 x 70 en 15 mm (ce qui serait quand même le comble, après le cirque que j’ai fait pour récupérer mes vitres du 1600 litres.
  • Solution n°2 : je m’autorise l’apprentissage de la découpe au diamant sur une des longues vitres de 320 x 70 que j’ai en réserve : Là, j’avoue que je suis un peu plus inquiet.

Cette dernière solution se déclinent en :

  • Option 2a : je fais venir un vitrier qui me coupe sur place les dimensions dont j’ai besoin dans les vitres surnuméraires qu’il me reste.

ou

  • Option 2b : je charge une vitre de 320×70 et je l’amène chez un vitrier.

Purée, ça, c’était clairement pas prévu comme ça !!!

Renseignements pris auprès de 2 grosses vitreries régionales : ils coupent “à la main” jusqu’à du 19 mm d’épaisseur. Au-delà de ces dimensions courantes, j’en fais la découverte : le verre se scie !

Tout s’arrange MAIS (il y a forcément un mais), pour faire ces découpes, les vitriers préféreraient que j’amène les vitres à leur atelier où ils ont tous les supports adaptés plutôt que de travailler à domicile.

Je comprends fort bien leurs réticences mais il n’en demeure pas moins que des panneaux de 320 x 70 cm, ça se déplace pas si facilement que cela !

Pour y arriver, il va falloir recourir à une remorque de bonne dimensions et adaptée. Le déplacement d’un technicien reste envisageable, mais ils ne sont pas chauds.

Je vais rencontrer mardi prochain, au retour de mes vacances estivales, un 3ème vitrier, et voir s’il accepterait le job.

Tant qu’à faire, je me dis que je pourrais récupérer tout ce verre pour faire une cuve de quarantaine. Avec la vitre de fond (320 x 67) et les deux latérales (70 x 67), je devrais bien arriver à faire quelque chose du style 100 x 67 x 67.

Malheureusement et contrairement à tous mes espoirs, il n’y pas moyen de faire déplacer un “découpeur de verre” à domicile.

Nouvel argument avancé : Il semblerait qu’à partir de 15 mm d’épaisseur, ils doivent d’abord s’assurer de la nature du verre.

S’il s’agit de verre “trempé” (normal pour un aquarium, que le verre soit mouillé), ils ne font pas de découpe à la main et il faut envisager une découpe à la scie, ce qui n’est pas évident et demande un certain outillage autant que de doigté.

Il ne me reste donc plus qu’à me promener demain avec un “échantillon” de mon verre, une des petites vitres mesurant 67 x 70 cm, soumettre cet échantillon encombrant à l’examen des  “pros” qui détermineront sa nature réelle : Verre trempé ou non ?

En fonction du résultat, je me débrouillerai ensuite pour organiser un transport (remorque ? camionnette ?) de mes 3 plaques de verre jusqu’à l’atelier de l’entreprise en question.

Cela dit, ils m’ont paru très serviables et surtout professionnels et je sais par mon job, qui utilise souvent leurs prestations, qu’ils sont bons.

Autre sujet : l’électricien vient ce vendredi faire le raccord alimentation de la vanne de régulation du chauffage et le raccord de la sonde de température. ça, c’est facile et sans surprise.

Enfin, dernier sujet technique qui concerne la résine d’étanchéité et le silicone pour les vitres : A ce stade, je n’ai pas encore reçu de réponse du Papillorama (mais en même temps, je les ai sollicités jeudi passé seulement) quant à la couverture Sika vs MapelasticSMart.

Par contre, le représentant de Sika m’a rappelé et va me faire un calcul de combien de cartouches il me faut de Sika SG20, ainsi que de la quantité de primaire nécessaire pour mes joints.

Avec un petit calcul d’épaisseur théorique du joint nécessaire, il m’a validé le principe du “1 jour de séchage par mm de joint”.

 

Enfin, le collage de la grande vitre !

Encore une grande aventure solidaire romande !

Une équipe formidable, pilotée par un copain expérimenté dans la thématique, vient à la 3ème journée « soupe de chalet et bricolages aquariophiles » de l’année 2011.

Nous sommes le 3 septembre, il fait beau, les gens sont motivés et théoriquement, ce soir, le plus gros du travail sera finalisé.

La répartition des taches est la suivante :

  • Une 1 ère équipe au nettoyage haute pression + lames de cutter des deux vitres,
  • une 2ème équipe à la préparation du bassin avec les délimitations des joints par ruban de carrossier,
  • une 3ème équipe à la cuisine pour sustenter tout le monde… ça ne rigole pas, sur la demi-colline locale.

Bilan de la journée :

  • 9 cartouches de silicone utilisées pour la seule grande vitre,
  • environ 30 mètres de scotch de carrossier, 2 pistolets à silicone cassés, de gros éclats de rire, des grandes théories,
  • un minimum de directivité de la part du chef collage,
  • zéro blessé : c’est le principal.
  • et finalement , une vitre installée qu’il faut laisser sécher encore…

La petite vitre latérale, en 70 x 70, devra être collée plus tard car je veux profiter de l’ouverture latérale pour introduire tout le décor « lourd ».

A savoir :

  • Par exemple, les troncs et racines qui sont à tremper depuis le début de l’année dans un collecteur d’eau de pluie, derrière la maison,
  • les 40 litres de pouzzolane en gros morceaux qui vont s’accumuler sur la pompe de remontée d’un des filtres gravitaires…

Bon, et aussi, je l’avoue, parce que j’ai mal calculé mon coup… si la vitre frontale faisait bien 320 x 70 et que le maçon avait parfaitement dimensionné sa feuillure en béton, la vitre latérale, elle, ne faisait que 67 x 70… ben oui, forcément, elle était prise en sandwich entre la vitre frontale et la vitre arrière du bac en verre et du coup, ma feuillure est trop large pour accueillir la vitre prévue à cet effet !!!

Forcément, il me reste pas mal de verre, mais une découpe au diamant sur du 15 mm, c’est pas si évident que cela à faire et à faire réaliser !

 

Découpe et retouches…

Et hop, on appelle dès le lundi suivant un professionnel de la région pour une découpe aux bonnes dimensions en 70 x 70… « oui, pas de problème, mais il faut nous l’amener, on ne fait pas de découpe à domicile »… mais bien sûr !

……et comment je transporte seul une vitre de 320 x 70 en 15 mm d’épais qui pèse plus de 80 kg… même si c’était possible, comment je la place dans mon break ?

Bon, on fait déjà un essai de découpe sur une des vitres latérales qui est plus facile à manipuler et que je peux amener à l’atelier du vitrier…

1ère tentative : ratée !

 

Le verre part en biseau…

2ème tentative, plus au centre de la vitre latérale : cette fois-ci, c’est bon.

J’explique qu’il faudra procéder sur une vitre de 320 x 70 et qu’elle est intransportable… « bon, on va sur un chantier près de chez vous demain, ok pour vous ? »

Organisation professionnelle pour prendre quelques heures de libre, RdV avec le vitrier à domicile :

  • Création d’un établi à l’aide de table de jardin pliables (tout sauf stable).
  • Utilisation de serre-joints protégés par des serviettes éponges pour ne pas abimer le verre.
  • Arrivée du vitrier et de son commis,
  • déplacement à 3 de la vitre,

1ère tentative de découpe : ratée !

2ème tentative de découpe : On reprend depuis l’autre côté, et là, on obtient une découpe presque propre mais pas assez pour noyer le bord dans du silicone. Le mercredi suivant, direction l’atelier du vitrier pour réaliser un usinage qui rattrapera la mauvaise coupe, avec les bons outils et permettra finalement d’obtenir une vitre parfaite.

Enfin, je peux installer la 2ème vitre sur la petite fenêtre à droite du bassin… c’est pas dommage !

 

Couac d’étanchéité : le retour !

Nous sommes donc quelque part dans la première semaine de septembre 2011, et l’émotion est à son comble, la trouille aussi car je vais pouvoir procéder au remplissage de rinçage du bassin.  L’étanchéité a juste une semaine de séchage, les joints silicone environ 3 jours, le circuit de chauffage va connaître sa 1 ère mise en service.

Réglage de la sonde de température sur 26°C. En dessous de cette température de consigne, la vanne de régulation du circuit de chauffage fait circuler une eau à 40°C dans les serpentins de sol.  Théoriquement jusqu’à ce que l’eau atteigne 26°C, limite à laquelle la vanne coupe le circuit.

Dans cette première phase, je ne remplirai le bac qu’à 70% environ. Déjà, pour être sûr de l’étanchéité, mais aussi, parce qu’il s’agit d’une eau de rinçage. Je laisse tremper jusqu’à ce que la sonde de température soit recouverte.

En quelques secondes, le circuit de régulation s’ouvre et diffuse sa chaleur : ça a l’air impeccable !

Je laisse tremper sur la nuit, et le lendemain matin…

 AAAAAAAAAARRRRRRRGGGGGGHHHHHHHHHHH !

On dirait bien que malgré tout, mon bassin fuit… une jolie flaque s’alimente depuis le coin gauche inférieur du bac. Vous vous souvenez, juste là où sort la conduite pour un éventuel raccordement à un radiateur.

Mais c’est pas vrai !

J’appelle immédiatement mon spécialiste de l’étanchéité qui me promet de venir le soir même.

 

 

Mesures immédiates :

  • Vidange partielle à 4 000 litres d’eau qui partent dans les égouts
  • Arrive le soir, énième rentrée anticipée depuis le travail, RdV sur place avec l’étancheur… qui, sitôt arrivé dans la pièce, me dit d’un air préoccupé : « c’est bien ce que je pensais !».

Et en fait, il pensait à un truc moins grave qu’il n’y paraît.

C’est en fait une bête histoire de physique élémentaire : la condensation !

Explication : Quand vous faites circuler de l’eau chaude à 40°C dans un tube qui est noyé dans une chape qui elle, n’est pas tout à fait sèche et à température ambiante (20°C dans le local), il se produit un phénomène normal de condensation. Cette condensation s’écoule par la seule voie possible, c’est à dire l’extérieur du tuyau et vers le point bas. Ma pseudo fuite d’eau est en que de l’humidité résiduelle de ma chape, sous la couche d’étanchéité, qui suinte via le tuyau !

Je suis à moitié convaincu, mais après tout, c’est lui le professionnel.

Il est si sûr de lui qu’il me propose de ne pas me faire payer sa facture (près de 700 €) s’il a tort.

Sur ses conseils, en plus de l’extracteur de la pièce, j’installe un ventilateur d’appoint et au bout de 48 heures, la source d’eau se tarit, le ventilateur a fini d’évaporer l’humidité issue de la condensation : le problème est résolu ! 

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