Comment utiliser l’éclosoir « HOBBY » ?

Voilà comme Pifaumage me le demande je vais progressivement mettre tous mes articles ici. Je dois dire que si j’avais eu ce machin miraculeux à l’époque de mon élevage de Discus, j’aurais sûrement réussi bien des élevages…

Auteur : Sylwingeï 

L’éclosoir HOBBY c’est quoi ?

Probablement un des meilleurs produits qui ai pu sortir si à l’époque de mon élevage de Discus j’avais pu avoir ce machin miraculeux je pense que je serais encore dedans. Mais bref.

Qu’apporte t-il comme avantages par rapport à un éclosoir classique?

Je dirais qu’il répond à pas mal de critères.

C’est un éclosoir extrêmement facile à utiliser même pour les non-initiés à la culture des nauplies aliment fort utile pour de jeunes poissons voir même indispensable pour une réussite d’élevage. Il apporte également un très bon complément alimentaire à de petits poissons en périodes mortes ou mes poubellariums ne peuvent offrir daphnies et moustiques en quantité comme actuellement.

Ses avantages

  • son prix fracassé (moins de 20€!)
  • aucun achat supplémentaire n’est à prévoir sauf le sel et les œufs d’artemias.
    faiblement encombrant on peut le mettre quasiment partout.
  • taux d’éclosion très bon et étalé dans le temps (jusqu’à 7 jours sans recharger).
  • Facile d’emploi : C’est vraiment un jeu enfantin de s’en servir et je n’exagère à peine.
  • ne nécessite pas du tout l’utilisation d’un bulleur contrairement aux idées reçues ce qui est sans contestation possible, un gros plus.

Son seul désavantage est qu’il convient seulement pour une utilisation immédiate des nauplies et non un élevage de grossissement où dans ce cas présent il faudra recourir à utiliser un petit bac complémentaire.

Présentation du modèle (ici c’est un éclosoir d’une autre marque mais le principe est le même).

Il se compose de :

  • Une cuve principale lieu de vie des œufs.
  • Un double-anneau cet outil fait en sorte que les œufs n’aillent pas dans le centre. Ainsi pas de tri à prévoir au moment de la récolte.
  • Une cuillère  (non visible sur photo) la cuillère sert juste à doser les œufs et le tamis se place au centre il sert par la suite à récolter les artémias.
  • Un couvercle troué en son centre ce couvercle sert à attirer les nauplies tout juste écloses en son centre afin de ne pas avoir à les chasser.
  • Un tamis qui se place au centre qui joue surtout un rôle d’épuisette au final.

Préparation & Accessoires

Si presque tout vous est fournis avec il est nécessaire de rajouter à la facture deux éléments.

  • Du sel de Guérande ou du sel marin SANS IODE! Inutile d’acheter du sel pour aquarium d’eau de mer non plus.
  • Des œufs d’artémias forcément. La marque hobby est plutôt pas mal mais pour de grosses quantités je sais qu’il y a moyen de se fournir auprès de l’éleveur aux US. Privilégiez des marques réputées pour afficher un taux d’éclosion acceptable. Je conserve mes œufs dans un placard frais mais la encore chacun sa technique. Une fois tout ceci fait on peut commencer la préparation.

Mode opèratoire

Rincer l’éclosoir avant sa première utilisation pour le débarrasser d’éventuelles poussières ou solvants du à l’emballage.

Remplir jusqu’au trait indiqué d’eau du robinet ou de votre aquarium au choix (si vous n’y mettez pas de produits divers comme des engrais attention aussi à d’éventuels traitements effectués il y a peu.)
Rajouter 30grs de sel environ (ça fait une demi-cuillère à soupe environ),

Laisser le sel dissoudre.

Une fois le sel dissous, placez le double-anneau correctement et vérifiez également que la ligne de flottaison ne passe pas par dessus les anneaux sinon les œufs pourraient se retrouver dans le centre.

Dans le cas contraire vous pouvez vider un peu d’eau via l’encoche présente dans l’éclosoir.

Une fois l’emplacement de l’éclosoir définitif (dans mon cas directement dans ma fishroom sur une étagère) vous pouvez mettre les œufs dans l’anneau extérieur. Fermer et laisser faire. L’éclosion intervient environ 48h plus tard mais dans ma pièce à 30 degrés, c’est plutôt de l’ordre de 24 heures en moyenne.

Pour une utilisation en continue (cas d’une portée de jeunes poissons à nourrir) il vaut mieux disposer de deux éclosoirs qui tournent à intermittence pendant que l’un prépare une nouvelle couvée de nauplies l’autre dois pouvoir en fournir et ce afin que les alevins soient en permanence nourrit.

 

Récolte des nauplies

Passées 24h, les premières nauplies commencent à se montrer on peut rapidement voir qu’un beau nuage c’est amassé juste au dessus du tamis.

Rien de plus simple pour la récolte : Il suffit de remonter le tamis via la languette avant distribution, il faudra rincer les daphnies pour cela rien de plus simple. Je tiens le tamis toujours dans le sens normal et je passe un mince filet d’eau de mon robinet dessus quelques secondes.

Ensuite il ne reste plus qu’à donner pour ça je mets le tamis dans l’aquarium et je décris un arc de cercle afin de libérer toutes les nauplies dans le sens contraire de capture.
Dans le cas d’un endroit très précis à cibler dans l’aquarium (nuage d’alevins) je rince puis je mets le tamis dans une tasse tout en gardant les nauplies dedans et j’aspire le contenu à l’aide d’une seringue. Il ne me reste plus qu’à les libérer à l’endroit voulu directement dans l’assiette des alevins.

En général je peux avoir jusqu’à 6 jours de récolte je ne remets pas d’œufs entre chaque, préférant recommencer et car l’eau salée + les nombreuses coquilles d’œufs qui s’amoncellent ont tendance à rapidement dégager une odeur de crevettes avariées en plus il n’est pas possible de récupérer toutes les nauplies. D’autre part, les artémias mortes polluent rapidement l’eau de l’éclosoir.

Dans le cas d’un élevage pour alevins (et non dans mon cas ou je le fais à titre de friandise) prévoyez-en deux que vous faîtes tourner en différé afin de ne jamais manquer de nauplies.

L’artémia salina est un petit invertébré dont l’habitat se situe dans les lacs salés, les lagunes ou les marais salants.

L’artémia produit des cistes dans les milieux ou la vie n’est plus favorable, il se réhydrate et donne naissance à des larves appelés nauplies d’artémias. Ces larves peuvent survivre à des températures extrêmement froides (- 190°c) mais résistent néanmoins dans des lieux extrêmement chauds jusqu’à des températures supérieures à 100°c durant près de 2 heures : il s’agit donc incontestablement d’une espèce extrême.

Les nauplies d’artémias possèdent des qualités nutritionnelles : Elles sont riches et naturelles dans le choix de la nourriture des poissons d’élevages.

Le cycle de vie des artémias ( naissance, croissance et reproduction) est très rapide et varie de 24h à  48h selon la température de l’eau dans laquelle se trouveront les œufs d’artémias au moment de la période primaire d’éclosion, ce qui, mathématiquement, en fait une base alimentaire peu cher ,très productive mais surtout très nutritive. En aquariophilie, ce sont le plus souvent les adultes qui sont les plus utilisés soit frai ou sous forme congelée. Il est bon de savoir que les œufs d’artémias peuvent se conserver très longtemps à condition de préserver des forts taux d’humidité combinés à des températures élevées (inverses aux conditions d’éclosion).

 

L’ARTEMIA EN BREF….

L’Artémia est un très petit invertébré qui mesure de 8 à 15 mm à la taille adulte selon son environnement et du phytoplancton disponible et nécessaire à sa croissance et à son auto reproduction dans son habitat naturel.

L’Artémia peut être de couleur pale, blanc ou rose, il a une durée de vie de quelques mois et possède un corps allongé divisé en pas moins d’une vingtaine de segments tout en comportant 10 paires de pattes qui lui permettent de nager à un rythme soutenu et régulier.

 

Crenicichla Missioneira celidochilus (Article révisé)

DISTRIBUTION ET HISTOIRE NATURELLE

Plusieurs collectionneurs uruguayens du Musée d’histoire naturelle de Montevideo, non identifiés, ont recueilli pour la première fois neuf spécimens de cette espèce en février 1954. Les poissons ont été capturés à “Arroyo de la Invernada” (département d’Artigas), dans le nord de l’Uruguay, le long de la frontière brésilienne.

Quatre ans plus tard, A. MONE, appartenant probablement à cette même institution, a trouvé un spécimen dans l'”Arroyo Tres Cruces“.

Arroyo Tres Cruces

http://www.oocities.org/vinnykutty/uru2006/trescruces.html”.

Puis, Jorge CASCIOTTA a finalement décrit Crenicichla celidochilus en 1987 en lui attribuant comme  provenance de l’Arroyo de la Invernada.

C’est l’une de ces nombreuses criques rocheuses qui se jettent dans le Rio Cuareim qui définit une partie de la frontière de 600 milles entre l’Uruguay et le Brésil. Arroyo de la Invernada est revendiqué par les deux nations : Cet arroyo fait partie d’un différend frontalier en grande partie oublié entre les deux pays depuis 1851.

CASCIOTTA a également utilisé des échantillons d’Arroyo Tres Cruces Grande, situés à l’extérieur de la ville d’Artigas.

Quelques années après sa description, l’espèce n’était connue d’aucune autre manière.

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Crenicichla saxatilis cincta

Crenicichla cincta, REGAN, 1905

REPARTITION

Cette espèce est répartie dans tout le Rio Amazonas, près d’Iquitos, du Pérou à Belém, au Brésil, près de l’embouchure du fleuve. Les spécimens observés là-haut ont été recueillis dans le nord du Rio Amazonas, à quelques kilomètres à l’est de Rio Napo, au Pérou. Comme on le constate, Crenicichla cincta est présent surtout le fleuve Amazone, y compris même dans certains de ses affluents, d’Iquitos au Pérou à Belém au Brésil en passant par la jungle équatorienne.

C’est un cichlidé amazonien qui vit dans des zones de rapides dans lesquelles il trouve des refuges, à partir desquels il surveille ses proies, mais dans une moindre mesure, il vit également dans des eaux plus calmes, en particulier dans les lacs et les zones inondables.

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Crenicichla Lugubris dandara

Crenicichla Lugubris dandara, Henrique R. VARELLA, Priscila MADOKA et M. ITO – 2018

Auparavant appelée “Crenicichla sp. Xingu III“, surnommée aussi le “jacundá noir du Rio Xingu“, Crenicichla dandara est une nouvelle espèce de Crenicichla qui vient récemment d’être décrite.

Le 6 avril 2018, un article fut publié à l’Académie des sciences naturelles de Philadelphie dans lequel Henrique R. VARELLA, Priscila MADOKA et M. ITO décrivaient un nouveau Crenicichla : Crenicichla dandara, anciennement connu sous le nom de “Crenicichla sp. Xingu III”, endémique du Rio Xingu, situé au-dessus des gorges du Belo Monte et de sa plus grande rive gauche du Rio Iriri. Continue reading