Une nourriture vivante : Les cloportes !

Une nourriture vivante : Les cloportes !

Mais qu’est-ce qui rend si appétissant, aux yeux de nos poissons, ce petit animal qui par nature est un marcheur impénitent, et qui n’est absolument pas tenté par les sports aquatiques ?

Les cloportes appartiennent à la grande classe des crustacés, plus connus pour ses représentants aquatiques, parmi lesquels, pour confirmer la règle, il constitue l’exception remarquable de terrien convaincu…

Plus sérieusement, ils font partie de l’ordre des Isopodes et de la famille des Oniscidés.

On les distingue par le nombre de segments des antennes et la forme des pattes arrière, plus quelques autres caractéristiques… L’identification précise des espèces reste une affaire de spécialistes mais ce qui permet de nous en sortir, c’est que les poissons sont encore plus mauvais que nous quand il s’agit de classification ; celle-ci se bornant à distinguer ce qui se mange de ce qui ne se mange pas.

Ils possèdent six à sept paires de pattes bien visibles, auxquelles il faut ajouter deux paires d’antennes : Pour un poisson difficile de résister.

Ils pondent des oeufs d’où sortent de minuscules cloportes. Une caractéristique qui nous intéresse, puisque selon l’âge et l’espèce, il est possible de trouver des sujets de quelques millimètres à plus de deux centimètres. De quoi satisfaire quasiment tous les appétits.

Où les trouver ?

Prioritairement sous le bois mort, et sous les amas de végétaux. Il est aussi possible de les trouver sous les déchets mêlant le végétal à l’animal. Par contre, il ne s’attaque jamais au bois sain (donc aucun risque pour votre salle à manger Louis XVI). En cherchant bien, on en trouve aussi bien au centre des grandes villes qu’en rase campagne (ce qui en dit long sur leur capacité d’adaptation).

Les cloportes sont de petits détritivores. De ce fait, ils ne sont pas strictement végétariens mais le plus souvent omnivores.

Avant de commencer à parler de l’élevage, il faut préciser que les cloportes, bien qu’étant détritivores, ne vivent pas dans la pourriture. Par conséquent, un élevage ne doit dégager aucune odeur (avantageux pour le cas d’un élevage en intérieur…). Si tel n’était pas le cas, cela dénoterait d’un déséquilibre du milieu qui ne pourrait que leur nuire.

Ils aiment les lieux humides mais fuient l’eau ; pourtant il en vaut mieux trop que pas assez !!! En effet, dans un lieu trop humide, ils arrivent à se réfugier en hauteur et à survivre. Par contre, dès que le milieu devient trop sec, le taux de mortalité est très important, voir total.

Le récipient idéal pour commencer un petit élevage doit avoir des bords lisses et abrupts. Si vous utilisez un récipient trop plat, n’oubliez pas de le recouvrir d’une moustiquaire afin d’éviter les promenades (le cloporte étant généralement mal perçu sur le tapis du salon !).

Disposez au fond une fine couche de terre (2 à 3 cm) sur laquelle vous placerez des morceaux de carton ondulé, du vieux bois non traité (très important) et des feuilles mortes.

Ensuite, arrosez de façon à ce que la terre soit bien humide. La température idéale pour l’élevage se situe au alentour de 20°C.

Obligatoirement, il vous faudra oublier votre élevage pendant au moins deux mois et ne surtout pas y toucher (les cloportes étant très sensible au stress). Par contre, le bruit ne les dérange pas.

Du côté de la nourriture, vous obtiendrez les meilleurs résultats en complétant la cellulose (bois…) avec une coupelle de nourriture lyophilisée en flocon pour poisson.

Il faudra compter, quand même, au moins deux mois avant de commencer à voir courir des tas de petits cloportes partout et encore autant pour qu’ils grandissent ; mais le jeu en vaut la chandelle. Avec ces petits animaux, vous obtiendrez une nourriture de qualité, qui redonnera à vos pensionnaires l’instinct de la prédation.

Quoi de plus attractif qu’un petit cloporte gesticulant de toutes ses pattes ?

Les cloportes géants de l’Atlantique ….ne vous trompez pas de cloporte !!!!!!

Un nouveau Vieja….pas si nouveau que cela !

Dans le présent document (en pièce jointe de cet article) est décrite une nouvelle espèce de cichlidés d’Amérique centrale, le Vieja coatlicue sp. nov., issu du bassin de la Rivière Coatzacoalcos (Oaxaca-Veracruz), Isthme de Tehuantepec, au Mexique. En lisant ces lignes, j’imaginais la découverte d’une nouvelle espèce de Vieja, un poisson inconnu encore à ce jour et tout fraîchement découvert : Une pépite !

Couple capturé pendant la nuit. A) Le, mâle adulte en état de reproduction, capturé sur la rivière Pinal, Santa Maria Chimalapa, oaxaca ; B) La femelle adulte en état de reproduction, capturée sur la rivière Pinal, Santa Maria Chimalapa, oaxaca.

En fait, il n’en est rien ou presque rien.

Ce Vieja qui jusqu’à maintenant a facilement été confondu avec le Vieja zonata lequel a été décrit par Meek (1905) sous le nom générique de « Cichlasoma » est en fait une espèce déjà connue du monde de l’Aquariophilie depuis un certain temps et qui l’avait appelé Vieja sp. « Coatzacoalcos».

De manière particulière et anecdotique, Vieja coatlicue sp. nov., a aussi souvent été confondu avec V. zonata,

A savoir : Les exemplaires utilisés à l’époque pour la description de V. zonata provenaient de Niltepec, d’Oaxaca,  au Mexique. Les auteurs avaient effectué une expédition dans la localité où le spécimen holotype avait été prélevé mais n’avaient  pas eu le succès d’en prélever dans la Rivière Niltepec. Quelques exemplaires avaient été capturés dans la Rivière Ostuta.

Parfois, à l’instar des anciennes espèces de Vieja, cette espèce avait été aussi affublé du synonyme Paratheraps ‘Werner et Stawikowski 1987) ou Paraneetroplus (Regan 1905,Nuttall, 2011 ; 2014).

Juvéniles de Vieja coatlicue, Rio Almoloya, el Ajal, Barrio de la soledada

Il ne faut pas oublier que le type Vieja avait été proposé par Fernández-Yépez (1969) avec Vieja panamensis comme exemplaire type. Étant donné l’incertitude taxonomique de différents organismes génériques (ex Cichlasoma), il avait été choisi de valider le type « Vieja » et de lui inclure divers organismes spécifiques (Allgayer 2002 ; Kullander 2003 ; Miller et chou.,2009). Toutefois, les spécialistes, par la suite, ont démontré que c’était un groupe constitué de plusieurs espèces qui, dans la foulée ont été renommées comme une partie du type Paraneetroplus (McMahan et chou., 2010)…

La non-existence d’une étude approfondie pour les types Vieja,  Paraneetroplus…provoque toujours une utilisation arbitraire et inconsistante de ces noms !

Ainsi, dans ce domaine et dans la grande famille des Vieja, les rebondissements taxonomiques sont nombreux : Ces poissons ont appelés successivement « Vieja »,  « cichlasoma », « Theraps », « Parathatheraps » et « Paraneetroplus »….

L’histoire ne s’arrêtera pas là : les spécialistes de la Taxonomie n’en ont pas encore fini !

Cependant, soyons clairs, tout le monde parle du même poisson quand il parle de « Vieja » ce qui n’est pas toujours le cas avec les noms courants qui ne sont pas les mêmes pour tout le monde et parfois attribués à plusieurs espèces différentes.

Récemment McMahan et chou. (2015) ont ressuscité le type Vieja, et avec Rícan et chou. (2016) et lui attrbuent aujourd’hui huit espèces :

  • V. bifasciata (Steindachner, 1864),
  • V. breidohri (Werner et Stawikowski, 1987),
  • V. fenestrata (Günther, 1860),
  • V. guttulata (Günther, 1864),
  • V. hartwegi (Taylor et Miller, 1980),
  • V. maculicauda (Regan, 1905),
  • V. melanura (Günther, 1862)
  • V. zonata (Meek, 1905).

Pour s’y retrouver face aux changements d’appellations, en qualité d’aquariophile non scientifique, je préfère avoir recours à ce document plus parlant et plus synthétique.

Mais revenons au petit nouveau du genre « Vieja », Vieja coatlicue sp. Nov, c’est lui la vedette et le sujet de cet article.

Le document en annexe nous décrit formellement cette espèce endémique du bassin de la Rivière Coatzacoalcos, augmentant ainsi à neuf le nombre d’espèces décrites dans le type Vieja.

La traduction très partielle de ce document livre quelques informations interessante sur ce poisson assez connu.

ÉTYMOLOGIE

L’épithète spécifique « coatlicue », dérive du mot d’origine maligne « Coatlicue » et le signifie « Celle du flanchet de serpents ». Dans la mythologie mexicaine (Aztèque), ce nom fait référence à la mère de tous les dieux et des hommes.

Coatlicue est la déesse de la vie et de la mort, le souverain de la terre et de la fertilité.

NOMS COMMUNS

Solotsowi, Yoktsowi, Tsowi (Zoque) ; Hmáh sá, Hmáh saih, Chi `hmáh yal, A hmáh saih

(Chinanteco) Mojarra noire, Mojarra foncée, Mojarra de la profondeur, Mojarra pocera (espagnol).

DESCRIPTION

C’est une espèce de taille moyenne appartenant au groupe Vieja (sensu McMahan et chou., 2015) ; elle est très apparentée avec V. zonata (espèce du versant du Pacifique).

Il se distingue du reste de ses des congénères Vieja par une bande longitudinale foncée complète qu’il court depuis la région operculaire jusqu’à la base de l’aileron débit, formant une tache.

La bande est coupée de manière transversale par six à huit barres foncées diffuses, avec des taches supraorbitales et supra-humérales diffuses.

Vieja coatlicue

Coloration en vie : Les Vieja coatlicue sp. nov présentent une palette de fonds de coloration variable, suivant :

  • les conditions environnementales,
  • l’état de maturité
  • l’heure du jour où les poissons sont capturés.

Toutefois, dans la région ventrale, il faut noter :

  • la présence d’une zone de couleur blanchâtre.
  • Les Veja coatlicue sp. nov. ont sur la partie dorsale des colorations jaunâtres, orange ou verdâtres ;
  • la coloration située entre ces deux sections peut présenter différentes tonalités et être saupoudrée par de petites taches de petites tailles comparables à celles écailles latérales.
  • Dans la région de la joue, on trouve des séries de petites taches de couleur brune ou orange. Ces couleurs sont plus intenses pendant les phases reproductrices.

Sur quelques exemplaires prélevés, il est possible d’observer une tache postorbital, plus marquée chez les adultes, prolongée par la bande longitudinale sombre.

Les exemplaires matures et de grande taille de Vieja coatlicue sp. nov. présentent généralement des colorations verdâtres et bleutées intenses, principalement dans la région céphalique (sur la tête) ; quelques cas ont mis en évidence une couleur bleue irisée autour des yeux.

Les nageoires pectorales ont une couleur jaune avec des tonalités verdâtres. Les autres nageoires ont des colorations qui vont des teintes blanchâtres, jaunes, verdâtres et foncées, dont l’intensité varie avec l’âge.

Veja coatlicue sp. nov. présente généralement des taches brun-foncées sur le corps.

Holotype de Vieja coatlicue sp. Nov. (taille adulte 326.7 mm) capturé dans le rio Uxpanapa, Veracruz, Mexique

 

Il est/sera difficile de faire la différence entre :

  • Vieja coatlicue sp. Nov
  • Viela zonata
  • Vieja Coatzacoalcos
  • Vieja sp.Coatzacoalcos

Faites votre choix !!!!

REPARTITION

La distribution des espèces du type Vieja inclut la région d’Amérique centrale. Dans le des côtes du Pacifique, est étendues depuis la Rivière Tequistlán (=Tequisistlán), Oaxaca, le Mexique, jusqu’au Lac Coatepeque à El Salvador. Tandis que dans les côtes du versant atlantique, ils vont depuis la Rivière Chachalacas, Veracruz, le Mexique, jusqu’à la Rivière Chagres en Panama (McMahan et chou., 2015). Dans le bassin de la Rivière Coatzacoalcos, une espèce de Vieja est aussi présente sans être décrite.

Veja coatlicue sp. nov. se trouve en grande abondance le long de son bassin supérieur et partie moyenne de la Rivière « la Coupe » et de la Rivière « Uxpanapa », outre la Rivière Almoloya et L’Ajal.

C’est une espèce qui est présente dans les rivières du versant pacifique de l’Isthme de Tehuantepec ; Vieja coatlicue sp. nov. est connu par les pêcheurs locaux comme « Chirri ». Ces pecheurs font mention de population en grande abondance dans la partie peu profonde de ces rivières.

 

Rio coatzacoalcos

  • Rivière au Mexique
  • 4,1146 avis Google
  • Longueur : 325 km
  • Débit : 28 090 m³/s
  • Superficie du bassin : 17 563 km²
  • Source : Sierra de Niltepec
  • Embouchure : Golfe du Mexique
  • Ponts : Antonio Dovalí Jaime Bridge

 

COHABITATION

Veja coatlicue sp. nov.  A été rencontré en compagnie d’autres espèces de cichlidés :

  • Maskaheros regani,
  • Paraneetroplus bulleri,
  • Thorichthys callolepis,
  • Thorichthys panchovilla
  • Trichromis salvini

Photos de Vieja coatlicue par Rubén Contreras

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Un bac spécifique pour Apistogramma par “BLURAMI”

Un bac spécifique pour Apistogramma

Article rédigé par BLURAMI le 22 décembre 2016

Cet article est écrit plus à l’attention d’aider ceux qui débutent avec ce genre de poissons et qui voudraient faire de la reproduction aboutie avec une maintenance en spécifique qu’aux spécialistes des Apistogramma.

Je vais donc vous montrer comment réaliser un bac pour Apistogramma : il y a rien de bien sorcier là-dedans mais on voit souvent sur le net des personnes qui ne comprennent pas pourquoi leurs Apistogramma sont stressés, hyper agressifs ou encore bien d’autres problèmes…

Et pourtant ils ont bien mis des caches (1 racine et 1 noix de coco!!!) mais rien n’y fait alors voyons cela ensembles pour commencer de la bonne façon et mettre toutes les chances de notre côté. 

BLURAMI

Généralités
Les apistogramma sont des poissons faisant partie de la grande famille des cichlidés, certes se sont des « modèles réduits » mais ils ont tout le tempérament de leurs grands frères.

  • Leurs tailles varient de 6 cm jusqu’à 10/12 cm pour les plus grands sujets.
  • Ils sont présents sur quasiment toute l’Amérique du Sud et vivent dans des petits cours d’eau sans trop de courant ou pièces d’eau résiduelles.
  • Les paramètres de maintenance sont fonction de l’espèce maintenu mais généralement cela va de Ph 7 à 4.5, température entre 22°C et 28°C et l’eau doit être la plus douce possible à part pour certaines espèces bien précises.

Voici tout l’intérêt de bien se renseigner sur l’espèce que l’on maintient.

  • Dans la nature, les mâles sont très souvent polygames mais en aquarium ce n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux à faire vu l’espace trop restreint de nos bacs.
  • Ce sont des poissons territoriaux qui demandent une plus grande surface au sol que de hauteur d’eau.
  • Ce sont aussi des pondeurs sur substrat cachés ; il faut donc que le bac présente de nombreuses cachettes pour ces deux raisons.
  • Ce sont des géophages : ils leurs faut donc du sable pour pouvoir chercher leurs nourritures.

Apistogramma-agassizii-3-4cm

Généralement un bac de 40×40 est le minimum pour un couple mais avec le temps je dirai qu’un bac de 50×50 voir mieux de 60×50 offre le plus de possibilités dans le choix de l’espèce et d’espace pour ces derniers. Mais pour beaucoup d’espèces faciles un bac de 54 litres standard (60×30) fait parfaitement l’affaire.

Les souches que l’on trouve dans le commerce sont soit très fragiles soit complètement dénaturées et du coup aussi très fragiles, plus fragiles que les souches exotiques !

Il est cependant facile de trouver des bonnes souches aussi bien auprès des particuliers que des professionnels. Il ne faut pas hésiter à commander auprès de vos enseignes qui peuvent généralement commander des espèces moins “trafiqués” que le cacatuoides triple red ou de l’agassizii fire red….

Il existe encore la solution de se fournir via les sites et forums spécialisés.

Voici une petite liste d’espèce assez facile pour commencer dans le genre ;

  • Apistogramma trifasciata
  • Apistogramma nijsseni
  • Apistogramma alacrina
  • Apistogramma panduro
  • ou même de l’Apistogramma agassiziipas trop trafiqué.

 

Le matériel

  • Un bac de 54L standard fait très bien l’affaire pour un couple, hormis quelques espèces bien précises.
  • Un chauffage de 50/75Watts fera l’affaire car ce sont des poissons qui aiment l’eau chaude hormis le cas des pantalone.
  • Un éclairage.
  • Un filtre exhausteur ou petit filtre intérieur font très bien l’affaire. Cependant je préfère les exhausteurs et certaines personnes qui font de la maintenance d’Apistogramma ne filtrent pas leurs bacs (attention ce genre de pratique n’est pas à faire par tout le monde!!).
  • Du sable neutre (sable de filtration de piscine, sable de Loire, silice,…).
  • Des racines.
  • Des pots de fleurs. Perso je prends des petits pots en terre cuite diam 8cm que je coupe en deux à la scie à métaux. Il faut les couper très tranquillement en lubrifiant un peu la lame.
    De la tourbe, des feuilles, des branches, des fruits d’aulne et tout ce qui pourra acidifier le milieu.

La mise en place du bac

Le bac 60x30x30 en place, nettoyé et avec l’éclairage (15watts).

Mise en place du sable (sable de filtration de piscine acheté chez Leroy Merlin 25Kg à 8 euros)

Mise en place du décor et du chauffage.

Détails sur les pots de fleurs.

Sur celui-là, j’ai cassé le “cul” pour faire une entrée plus petite

Mise en eau, ajout de pleins de débris (tourbe, tourbe fibreuse, fibre de coco, catappa et feuilles diverses…) et mise en route de l’exhausteur.

Le bac quelques jours plus tard et quelques vue détaillées.

Voilà juste pour ce bac, en décoration, il contient 6 racines et trois demi pots de fleurs sans compter les feuilles et la tourbe fibreuse !!

Depuis que je fais ce genre d’agencement je n’ai jamais eu de souci particulier en termes de stress ou d’hyper agressivité hors période de reproduction.

Pour les racines il faut essayer de les prendre les plus tortueuses possible et/ou présentant le plus de caches possibles.

Il faut aussi essayer d’éviter des caches avec une seule sortie, si c’est réalisable.

Pour ce qui est des feuilles et des branches il y a certaines espèces à éviter (surtout les résineux) mais généralement ces essences marchent bien (chêne, aulne, bouleau, hêtre, noisetier tortueux, catappa, érable, néflier…).

Dans ce bac je dois avoir à peu près une bonne petite douzaine de caches potentielles alors quand je lis j’ai mis une noix de coco et une racine pour mon couple mais ils ne s’entendent pas et le mâle harcèle ma femelle cela me fait sourire.

Un point important il ne faut pas “centraliser” toutes les caches au même endroit comme par exemple au centre de l’aquarium mais utilisé toute la surface disponible car le harceleur (se) comprendra facilement que toutes les cachettes sont là.

Si toutefois, malgré ces précautions, un des poissons du couple continue de harceler l’autre, il ne vous reste qu’une solution pas très agréable….Il faut complétement chambouler la décoration du bac. Ainsi le dominant perd toutes ces repères et généralement devient plus docile.

Pour les pondeurs sur substrat découvert comme les Ramirezi, Laetacara et Nannacara on remplacera les pots de fleurs par des pierres plates neutres ou des éclats de poterie.

Ce genre de bac peut aussi convenir pour des fluviatiles mais cependant il faudra une plus grande épaisseur de sable et des caches présentant la plus petite ouverture possible.

Apistogramma-nijsseni-3-4cm

D’autres articles très bien fait sur le sujet 

  • Sur les cichlidés nains sud-américains (article réalisé par l’équipe de CN)

http://cichlides-nains.forumactif.com/t1851-debuter-avec-les-cichlides-nains-d-amerique-du-sud#28388

  • Sur les fluviatiles d’Afrique de l’Ouest (article de Westafrica)

http://www.cichlidsforum.fr/debuter-avec-les-fluviatiles-africains-petites-especes-vt24259.html

Le projet BIOTOPE AQUARIUM (BAP) de Heiko BLEHER

Pour les passionnés d’Aquariophilie orientée sur les biotopes d’origine de nos cichlidés, je vous invite à consulter cette page intéressante du projet qu’a initié Heiko BLEHER.

Référence : https://www.advancedaquarist.com/blog/the-biotope-aquarium-project

Traduction du texte original

Le projet BIOTOPE AQUARIUM vise à créer la première application mobile interactive multilingue pour aider les aquariophiles à recréer des habitats aussi proches de la nature que possible.

La plupart des aquariophiles commencent leur voyage dans la pêche en mélangeant simplement des animaux au hasard dans un aquarium et en décorant l’aquarium en fonction de leur esthétique personnelle. Au fur et à mesure que nous en apprenons davantage, certains d’entre nous tentent de recréer des habitats naturels au lieu de communautés d’espèces de mash-mash provenant de différentes parties du monde parce que les animaux interagissent avec leur environnement comme le veut la nature. environnements naturels pour les poissons.

Le projet BIOTOPE AQUARIUM (BAP) est actuellement un fonds de “crowdsourcing” (financement collectif) (via Indiegogo) pour éduquer les aquariophiles sur les habitats aquatiques naturels du monde entier afin qu’ils puissent reproduire plus fidèlement ces communautés écologiques (biotopes AKA) dans leurs aquariums domestiques.

Le projet compilera de nombreuses photos d’habitats naturels et fournira des directives sur la façon de reproduire les paramètres naturels de l’eau ainsi que sur la façon de décorer les aquariums pour reproduire des biotopes spécifiques. Il fournira également une liste et des photos des espèces de poissons et des plantes qui se trouvent naturellement dans ces habitats ainsi que des alternatives appropriées provenant d’autres parties du monde.

Le BAP est une collaboration véritablement internationale de scientifiques, d’ichtyologistes et d’experts en biotopes. Avec votre soutien, ils espèrent promouvoir la recherche, l’éducation et la conservation pour rester en phase avec l’ère numérique.

BIOTOPE AQUARIUM Project est la start-up innovante en charge de créer la 1ère application interactive “BIOTOPE AQUARIUM” 100% dédiée à l’AQUARIUM BIOTOPE et sa promotion à travers la recherche aquatique, la conservation des habitats d’eau douce et l’éducation de la jeune génération mondiale.

Qu’est-ce qu’un BIOTOPE AQUARIUM en réalité ?

Avant d’en arriver là, nous devons comprendre ce qu’est un BIOTOPE. En référence à un BIOTOPE AQUATIQUE, nous parlons d’un espace vivant où de nombreux organismes différents comme les poissons, les crevettes, les escargots et les plantes constituent une communauté biologique. Ils interagissent et dépendent les uns des autres.

Ce comportement fascinant peut être observé dans l’aquarium. Mais seulement si c’est un BIOTOPE AQUARIUM!

Pourquoi ?

Parce qu’un BIOTOPE AQUARIUM est la réplication la plus proche possible de l’environnement naturel. Un micro-écosystème créé dans votre maison. C’est une symbiose parfaite entre la recherche scientifique et la passion de l’aquarium :  AUTHENTIQUE, UNIQUE et VIVANTE.

Dans le monde industrialisé et mondialisé d’aujourd’hui, de nombreuses espèces aquatiques luttent pour survivre dans la nature. Dans l’AQUARIUM BIOTOPE, ils ont une chance.

C’est pourquoi le projet BIOTOPE AQUARIUM est né. C’est l’endroit où tout le monde peut apprendre à construire un BIOTOPE AQUARIUM correct où les poissons, les crevettes et les escargots montreront leur comportement naturel et leurs plus belles couleurs. Parce qu’ils se sentent bien. Ils se sentent à la maison.

Le projet BIOTOPE AQUARIUM vise à :

  • créer une plateforme internationale multilingue avec un contenu unique offert sous une forme interactive et multimédia accessible à tous! Photos, vidéos, articles, témoignages, expertise recueillis au cours de plus de 50 années de recherches, d’aventures et de voyages à travers plus de 200 pays du monde,
  • réunir tous les passionnés d’aquarium, dans un lieu de rendez-vous 100% dédié à la passion BIOTOPE AQUARIUM,
  • consacrer une section spéciale à la jeune génération afin de lui faire comprendre l’importance des habitats d’eau douce et de tout ce qui y vit. En transmettant une vision de l’aspect réel des milieux aquatiques sous la surface des eaux. Utilisation interactive et simple: l’application BIOTOPE AQUARIUM,,
  • élaborer et rendre publiques les archives de Heiko Bleher afin de préserver les connaissances sur les habitats aquatiques, aussi bien ceux qui ont disparu que ceux que nous pouvons encore sauvegarder pour les générations futures,
  • rassembler des experts partageant leurs connaissances et leurs conseils; il y a des aquariophiles professionnels partageant leur expérience pratique, photos et vidéos,
  • partager les modèles BIOTOPE AQUARIUM de biotopes authentiques issus des 5 continents – du Nicaragua à l’Australie, de l’Indonésie à l’Amazonie. Basé sur des données GPS et certifié par Heiko Bleher et d’autres experts renommés.

Qu’espérons-nous accomplir ?
Les fonds que nous recevrons serviront à construire la première plate-forme internationale de promotion de l’BIOTOPE AQUARIUM et des habitats du monde.

D’ici janvier 2019, les 50 premiers modèles de configuration BIOTOPE AQUARIUM des 5 continents seront accessibles sur la plateforme.

Chacun d’entre eux comprendra:

  • des lignes directrices sur la façon de décorer un biotope aquarium en fonction de sa taille
  • une liste et des photos d’espèces de poissons et de plantes pouvant cohabiter pacifiquement dans cet BIOTOPE AQUARIUM spécifique
  • des suggestions pour des espèces de poissons alternatives, dans le cas où il y a la possibilité de remplacer une espèce rare par une espèce plus commune, ou d’ajouter plus d’espèces à une configuration programmée (options pour les réservoirs plus grands / aquariums publics),
  • les paramètres de l’eau dans chaque habitat,
  • l’état de la recherche et la documentation de l’habitat d’origine, le plus souvent accompagné de données GPS,
  • une liste des espèces de poissons et des plantes de chaque lieu de collecte avec des photos détaillées et des commentaires sur la biologie,
  • une description de l’expédition sur le terrain avec des remarques sur l’histoire, l’ethnologie, la situation politique et les conditions environnementales de la région.

D’ici juin 2019, nous prévoyons de lancer l’application BIOTOPE AQUARIUM pour smartphones.

De plus, de nombreuses autres étapes sont à venir !

Qui est derrière le projet BIOTOPE AQUARIUM ?
Le BAP est promu et mis en partenariat par de grands scientifiques, des ichtyologues éminents et des experts en biotopes tels que :

  • Olga Baranovska, Ukraine
  • Petra Bašić, Croatie
  • Heiko Bleher, Italie
  • Heiko Blessin, Allemagne
  • Philippe Chevoleau, France
  • Hudson Crisanto, Brésil
  • Hans-Georg Evers, Allemagne
  • Flavio Lima, Brésil
  • Chris Lukhaup, Allemagne
  • Ivan Mikolji, Venezuela
  • Evgenia Moiseeva, Russie
  • Michael Salter, Canada

Leurs commentaires :https : //www.youtube.com/channel/UCPPxsuWtgDFIUY …

Comment est né le projet BIOTOPE AQUARIUM ?
En septembre 2000, lors de la foire biannuelle Zierfische & Aquarium de Duisburg en Allemagne, Heiko BLEHER et Natasha Khardina ont été invitées par les membres du club d’aquariophilie belge DE ZILVERHAAI dans un très bon restaurant italien pour discuter de l’organisation de cet événement unique dans l’aquarium. – AquaXpo. Ce spectacle purement aquatique devait avoir lieu à Hasselt, en Belgique, un an plus tard, en juin.

Heiko a accepté d’aider. Il a proposé de décorer …

Devinez quoi ?

23 aquariums à biotope en 5 jours !

Ce fut un dur travail. Heiko a réalisé les décors des aquariums de toute taille pendant la journée bien qu’il souffrait de terribles attaques de paludisme la nuit. Chaque matin, il retournait au travail. Et ainsi, aidé de Natasha, il a réussi à terminer les 23 aquariums à temps.

Ils n’étaient pas aussi esthétiquement et artistiquement parfaits que nous en voyons beaucoup aujourd’hui. Mais ils ont donné une idée de la façon dont les habitats naturels authentiques ressemblaient.

Heiko BLEHER a fait comprendre aux visiteurs qu’était le concept de BIOTOPE AQUARIUM à domicile. Dans un tel aquarium, ses habitants se sentent instinctivement protégés, reconnaissent leur environnement et communiquent avec les espèces qu’ils connaissent. Comme ils ont l’habitude de faire dans leurs habitats d’origine.

De nombreuses autres expositions ont suivi. En Allemagne, Italie, États-Unis. Heiko a été invité à décorer des BIOTOPE AQUARIUMs en Chine, Pologne, Espagne, Suède, Indonésie, Australie, USA, Inde, Norvège, Danemark, France, Canada et de nombreux autres pays.

Le mouvement BIOTOPE AQUARIUM a commencé à se développer.

Pourquoi ?

Parce que le BIOTOPE AQUARIUM est une étape naturelle et incontournable dans le développement de l’aquarium, à l’échelle mondiale.

L’BIOTOPE AQUARIUM combine la perfection artistique de l’Aquascaping avec une recherche scientifique inconditionnelle. Il combine une beauté esthétique avec l’expression documentaire de la nature; La nature qui peut être partie en un rien de temps.

Nous, les aquariophiles modernes, prenons conscience que les endroits d’où viennent nos poissons et nos plantes disparaissent. Le monde change à un rythme incroyablement rapide. Regardons autour de nous.

Que voyons-nous?

Que savons-nous du vrai monde dans lequel nous vivons ?

Nous sommes submergés de nouvelles sur la politique, la crise économique, la mondialisation, la pollution, la surpopulation. Et ce ne sont pas toujours des nouvelles positives …

Arrêtons nous un instant !

Que savons-nous des environnements en EAU DOUCE (Freshwater) ?

Nous savons tous qu’il y en a très peu d’eau doucesur ce globe : Seulement 1% de la surface. Fait intéressant, plus de 40% de toutes les espèces de poissons connues vivent dans ce 1% : Incroyable, n’est-ce pas?

Jetons un coup d’œil à CE QUI SE PASSE AVEC L’EAU DOUCE.

La réponse est évidente et pas nouvelle: nous, les humains, détruisons les bases mêmes de notre vie – les habitats d’eau douce. Tout autour du globe. Pas très intelligent, non?

Alors, que pouvons-nous faire ?

Nous devons changer notre approche. Nos esprits. Nous tous. En éduquant les gens, en commençant par les plus jeunes, sur l’importance de la conservation de l’eau douce. Et tout ce qui vit dedans. C’est le plan à long terme.

Mais avant qu’il ne soit trop tard, nous devons rechercher et documenter chaque habitat d’eau douce en détail. C’est le plan à court terme.

Il y a des gens qui font ce travail depuis des décennies : Très peu de gens. Ils voyagent partout dans le monde en faisant leurs recherches étonnantes, le nez dans chaque plan d’eau, à la recherche de poissons, de plantes, de crustacés, les photographiant dans les moindres détails, documentant toutes les formes de vie aquatique. Heiko BLEHER est l’un de ceux – une sorte d’Indiana JONES des habitats aquatiques., une légende dans le monde aquariophile.

Connu dans plus de 200 pays, on lui doit une masse d’informations énorme à partir de  photos, vidéos, publications, avec une valeur historique énorme.

Mais il y a plus – Heiko BLEHER est la 3ème génération de la famille allemande aquariophile, avec un très long engagement dans l’exploration aquatique et d’eau douce. L’une des raisons pour lesquelles il a appelé à la vie cette nouvelle direction dans le passe-temps appelé BIOTOPE AQUARIUM, soutenu par de nombreuses personnes extraordinaires.

Comment pouvez-vous participer ?

Il existe bien des moyens : Si vous le souhaitez, faites circuler l’information, passer le mot et partager cela avec vos amis via email, Facebook, Instagram, LinkedIn et Twitter. Nous comprenons que tout le monde n’a pas les moyens financiers de contribuer.

En diffusant cela dans votre réseau, le peu que vous aurez fait aura un gros impact. MERCI, MERCI à l’équipe du projet BIOTOPE AQUARIUM, MERCI à nos sponsors officiels qui croient au potentiel de notre initiative et soutiennent notre start-up.

Histoire de l’Aquariophilie au XIX ème siècle – Episode 2

Le 19ème siècle : Le siècle des révolutions industrielles

Concevoir le contenant qu’est l’aquarium était une chose compliquée au regard des technologies du XIX ème siècle. L’ère industrielle en cours, le progrès des techniques et la maîtrise des matériaux nouveaux vont aider à franchir ce pas !

Mais plus que l’instrument qui venait de naître, le concept de l’aquarium devait à son tour être défini.

Après l’invention du nom, la découverte du concept de l’Aquarium.

Pierre CARBONNIER, 1864, “Guide pratique du pisciculteur”

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Histoire de l’Aquariophilie au XIX ème siècle – Episode 1

Le 19ème siècle : Le siècle des révolutions industrielles

 

Introduction

En commençant la rédaction des articles sur les origines et fondements de l’aquariophilie et sur celles de l’objet « Aquarium », j’étais bien loin de penser et m’imaginer qu’il y avait autant d’options, d’hypothèses, de revendications….sur qui, le premier, a inventé l’aquarium, à savoir qu’il y a tout autant d’auteurs qui ont aussi écrit à ce sujet !

En fait à cette époque, la vraie question qui se posait aux découvreurs et défricheurs de l’Aquariophilie, avant tout, était :

Quelle définition donne-t-on au « mot « aquarium » et surtout qu’entend-on par ce mot ?

 

Un rappel des faits…

Les tentatives pour retenir et observer des poissons vivants dans un contexte domestique ou urbain remontent à plusieurs milliers d’années. Continue reading

Histoire de l’Aquariophie au XVIIIème siècle

Le 18ème siècle : Le siècle des lumières

Le roi Louis XIV avait, lui aussi, manifesté beaucoup de de sympathie pour les poissons. A Fontainebleau il avait retrouvé les fameuses carpes que la légende prétendait amenés par François 1er.

En juin 1702, des carpes provenant des demeures royales de Meudon et de Fontainebleau furent envoyées à Marly pour empoissonner les bassins du parc. Un mémoire daté des 12 et 13 juin de cette année a gardé la trace des 92 poissons pêchés à Fontainebleau. Un vrai feu d’artifice que Louis XIV apprécia beaucoup, au point d’avoir élu sa carpe préférée. Continue reading

Histoire de l’Aquariophilie au XVII ème siècle

Histoire de l’Aquariophilie au XVII ème siècle.

L’Aquariophilie n’est pas vraiment née, au moins telle qu’on l’entend à nos jours, les prémices sont là et les bases sont posées. Les siècles et millénaires passés ont montré une chose, au moins : l’engouement des hommes pour les poissons à des fins autres que nourricières est bien présent et réel.

Conserver des poissons hors de leurs milieux naturels, qu’ils soient salins ou d’eau douce n’est pas une chose aisée, cela demande des moyens matériels et “financiers” qui ne permettent pas d’en faire une attractivité appelée aujourd’hui : Loisir.

Le 17ème siècle : Naissance de la science moderne…. Continue reading